T-72

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T-72
T-72M2 bulgare lors d'une parade.
T-72M2 bulgare lors d'une parade.
Caractéristiques de service
Service de 1973 à présent
Production
Concepteur Kartsev-Venediktov
Année de conception 1967-1971
Constructeur Uralvagonzavod
Production plus de 25 000 exemplaires construit entre 1973 et 2005
Caractéristiques générales
Équipage 3 personnes
Longueur de 6,86 m à 6,95 m (caisse)

9,53 m (avec le canon)

Largeur 3,59 m
Hauteur de 2,19 m à 2,23 m
Masse au combat T-72 Ural : 41 t

T-72A : 41 5 t
T-72B  : 44 5 t

Armement
Armement principal canon à âme lisse de 125 mm 2A46 (39 à 44 obus dont déjà 22 préchargés)
Armement secondaire mitrailleuse coaxiale PKT de 7.62 mm

mitrailleuse lourde antiaérienne NVS de 12,7 mm sur la coupole du chef de char

Mobilité
Moteur V-46 diesel 12 cyl 780 ch (573 kW)

V-84 diesel 12 cyl 840 ch (617 kW)

Transmission synchrone assistée hydrauliquement 7 rapports avant et 1 rapport arrière
Suspension barre de torsion
Vitesse sur route de 60 à 70 km/h suivant les modèles

35 à 45 km/h en tout-terrain suivant les modèles

Puissance massique 21,6 ch/tonne
Réservoir 1 200 ℓ
Autonomie 550 km 700 km avec réservoirs largables

Le char d'assaut T-72 est un char de combat principal soviétique de la Guerre froide qui a largement équipé l'Armée rouge. Les versions les plus récentes ont également porté le nom T-90.

Présentation[modifier | modifier le code]

Conçu au milieu des années 1960, concurremment au T-64, il constituait un char beaucoup plus conservateur dans les choix technologiques, en particulier au niveau du moteur et du blindage, que l'on destinait à la production de masse du fait de son coût moindre. L'équipe de conception était celle de l'usine de chars de l'Oural, dirigée par L. Kartsev, puis après la mort de celui-ci, par V. Venidiktov.

Le T-72 conservait donc la motorisation traditionnelle des chars soviétiques, avec un lointain dérivé du V-2 du T-34, le V-46. Il n'incorporait également aucun blindage composite, sauf sur le glacis. Par contre, il reprenait le canon à âme lisse de 125 mm 2A26M, même si le chargeur automatique était d'un modèle radicalement différent, avec un fonctionnement électromécanique.

La suspension, reprise de l'objet 167, concurrent délaissé du T-64, comporte six roues de route et trois galets de retour, un barbotin à l'arrière et des roues tendeuses à l'avant. Le moteur, monté transversalement à l'arrière, développe 785 chevaux et peut employer trois types de carburant (gazole, essence et kérosène). En cas d'offensive à l'Ouest, il était prévu pour pouvoir refaire le plein dans les cuves à mazout des immeubles à chauffage central.[réf. nécessaire]

Positions des membres de l'équipage dans un char soviétique T-72. Le conducteur (1) est assis à l'avant du véhicule, le commandant (2) et le tireur (3) sont placés dans la tourelle, directement au-dessus du carrousel (4), qui contient les munitions pour le mécanisme de chargement automatique.

À l'avant, on trouve le compartiment du conducteur, protégé par un blindage laminaire de 200 mm fournissant l'équivalent de 600 mm en acier. La tourelle arrondie et assez basse, centrée sur le châssis, est biplace. Elle abrite le chef de char à droite, avec sa coupole et sa mitrailleuse antiaérienne NSV de 12,7 mm et le tireur à gauche, disposant lui d'une simple trappe. Elle est coulée en acier homogène avec une épaisseur de 280 mm. Sur son plancher est monté le chargeur automatique en carrousel embarquant 24 coups (charge et obus) prêts au tir. Deux casiers de rangement en tôle sont montés sur la tourelle (un à l'arrière et l'autre à droite), à gauche est rangé le snorkel, montable en vingt minutes et permettant de franchir un cours d'eau à 5,5 mètres de profondeur. À droite du canon, on trouve la mitrailleuse coaxiale PKT de 7,62 mm.

Il fut accepté en service durant l'année 1973, date de l'arrêt de la production du T-62 et put donc être fabriqué en grandes séries. Il fut par la suite régulièrement amélioré et perfectionné, pour combler ses défauts, principalement au niveau de la protection de la tourelle.

En 1979 apparut le T-72A qui embarquait le nouveau canon 2A46 pointé grâce un télémètre laser TPDK-1, et améliorait les équipements de visée de nuit avec, à droite du canon, un projecteur infrarouge L4 servant d'illuminateur pour le tir de nuit avec le viseur TPN3-49.

De ce modèle furent dérivées des versions particulièrement destinées à l'exportation, comme le T-72M pour les pays du Pacte de Varsovie, dont le blindage et la protection NBC étaient réduits. Ce dernier, après montage d'une plaque de blindage supplémentaire sur le glacis et le toit de la tourelle, devint le T-72M1.

Char T-72 réformé de l'armée finlandaise

Le T-72A céda sa place en production au T-72B en 1985, le blindage frontal de tourelle fut renforcé par des appliques BDD en aluminium remplies de caoutchouc, les briques Kontakt-1 étaient montées en série, le canon 2A46M avec un stabilisateur 2E42-2 fut monté : il peut tirer le missile 9K120 « Svir » (code OTAN « AT-10 Bastion »), mais uniquement quand le char est à l'arrêt. Le T-72B1 est rigoureusement identique, mais ne dispose pas de la capacité de tir de missile. De ces deux versions sont dérivées les versions de commandement T-72BK et T-72B1K et les versions d'exportation T-72S et T-72S1.

Puis la variante BM, avec son blindage réactif Kontact-5 servit de base au développement du nouveau char russe T-90 (T-72BU), qui incorpore aussi de nombreuses caractéristiques du T-80 qui devait assurer la relève. Cependant la production du T-90 est restée très limitée du fait des difficultés budgétaires de la Russie après le démantèlement de l'Union soviétique.

En 2013, le T-72B3 entre en service à 150 unités, équipé en autre de nouveaux calculateurs balistiques et systèmes de visée, il commence à remplacer le T-80 en cours de retrait de service.

Emploi[modifier | modifier le code]

Contrairement aux T-64 et aux T-80, il fut largement exporté et fabriqué sous licence, bien avant l'écroulement de l'URSS. Les T-72 seraient en service dans de nombreux pays :

Char T-72 de la nouvelle armée irakienne en 2006. 77 de ces engins ont été donnés par la Hongrie après remise à niveau en 2005[2]

À plusieurs reprises, il a été confronté aux modèles occidentaux avec des résultats plutôt mauvais, par exemple lors de l'invasion du Liban par l'armée israélienne en 1982 et la guerre du Golfe en 1991. Il faut relativiser cependant ces résultats par plusieurs facteurs :

  • comme toujours l'entraînement et la motivation des équipages ;
  • les modèles engagés étaient plutôt anciens, principalement des T-72M avec des blindages homogènes en acier, dépourvus souvent de blindages réactifs ou autres moyens de protection modernes comme ceux qui sont déployés sur les chars en service dans l'armée russe. Des rapports allemands et américains montrent qu'un T-72BM est impénétrable aux obus occidentaux en service au début des années 1990 (DM-53 allemand et M829A1 américains), lorsqu'il est touché sur les parties couvertes par la protection Kontakt-5[3] ;
  • les munitions employées étaient moins qu'efficaces et âgées, généralement avec des pénétrateurs en acier. Les munitions russes 3B42 et 3B42M avec un noyau en tungstène sont d'une autre facture car elles rivalisent avec leurs équivalents occidentaux et peuvent même perforer le blindage du M1A2 ;
  • le bon fonctionnement du système de chargement automatique dépend énormément de son état d'entretien et de vétusté. Il est probable que les unités de gardes de l'armée russe ont du matériel en bien meilleur état que les troupes irakiennes ou syriennes.

Il n'en reste pas moins que ce char souffre de nombreux défauts traditionnels aux chars russes :

  • incapacité de pointer le canon assez en dépression pour tirer en position défilé à contre pente ;
  • exiguïté du compartiment de combat et fatigue excessive des équipages ;
  • stockage des munitions dans la tourelle sans protection adéquate, provoquant la destruction de celle-ci et la mort de l'équipage en cas de pénétration.

Même si le T-90 a remédié partiellement à ces faiblesses, les concepteurs de blindés russes semblent s'acheminer vers une nouvelle révolution dans l'architecture interne des blindés, en regroupant l'équipage en caisse, laissant la tourelle inhabitée et les munitions bien à l'écart, ce qui devrait augmenter la survavibilité, sans entrer dans une inflation de la masse comme celle qui touche le M-1 Abrams.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Le 25 septembre 2008, un navire ukrainien, le Faina, transportant quelque 33 T-72 officiellement destinée au Kenya est pris en otage par des pirates somaliens. Après une remise de rançon, les chars parvinrent au Soudan du Sud.

Variantes[modifier | modifier le code]

T-72M1M
T-72M1M

Russie / URSS[modifier | modifier le code]

première génération[modifier | modifier le code]

  • objet 172 premier prototype, moteur V-45.
  • objet 172M deuxième prototype, moteur V-46.
  • T-72 première version de série équipée d'un télémètre à coïncidence TPD-2-49,canon 2A26M.
  • T-72K dérivé de commandement, deux variantes:
    • pour les compagnies avec deux radios R-123M ou R-173
    • pour les bataillons et les régiments avec une R-123M ou R-173 et une R-130M avec une antenne télescopique de 10 m.
  • T-72V première version rééquipée avec des briques de blindage réactif.
  • T-72M variante exportée et fabriquée sous licence dans les pays du Pacte de Varsovie.télémètre laser TPD-K1.
  • T-72M1 variante exportée et fabriquée sous licence dans les pays du Pacte de Varsovie, blindage renforcé par des plaques rajoutées sur le glacis et la tourelle.

seconde génération[modifier | modifier le code]

  • T-72A variante fabriquée de 1979 à 1985, canon 2A46 et télémètre laser TPD-K1, montage de jupes de protection en plastique sur les côtés.
  • T-72AK dérivé de commandement.
  • T-72AM T-72A avec télémètre à coïncidence retiré.
  • T-72AV montage de briques de blindage réactif.
  • T-72AM Banan modernisation avec montage du moteur 6TD-2 et bonne couverture par un blindage réactif de la première génération.

troisième génération[modifier | modifier le code]

  • T-72B version améliorée fabriquée à partir de 1985, moteur V-84, canon 2A46M, avant de la tourelle surblindée avec des appliques BDD, montage d'une plaque applique de 20 mm sur le glacis, refroidissement du moteur amélioré, surnommé Dolly Parton aux États-Unis, désigné SMT M1981/3 par l'OTAN, capacité de tir du 9K119 « Svir ».
  • T-72B SMT 1984, snorkel monté à l'arrière de la tourelle et adjonction d'un troisième casier à droite.
  • T72-B1 sans capacité de tir missile.
  • T-72BK et T72-B1K dérivé de commandement.
  • T-72BV et T72-B1V désignation officieuse des T-72B et T-72B1 lorsqu'ils sont munis de leur blindage réactif.
  • T-72S et T72-S1 versions d'export des T-72B et T-72B1, nombre de briques Kontact réduit à 155.
  • T-72M1M variante exportée et fabriquée sous licence dans les pays du Pacte de Varsovie.

quatrième génération[modifier | modifier le code]

blindage de la tourelle encore renforcé et du type NDZ, missile 9M119 Svir (AT-11 Sniper), 227 briques de blindage Kontact connu comme Super Dolly Parton aux États-Unis.

  • T-72BM T-72B1 équipé avec un blindage réactif de deuxième génération Kontakt-5, désignation OTAN SMT M1990.
  • T-72BU version modernisée du BM, fabriquée par la Russie, sous la désignation de T-90.

véhicules dérivés[modifier | modifier le code]

  • MTU-72 poseur de pont
  • BREM-1 véhicule de dépannage dérivé du T-72B, avec une grue de 12 tonnes et un treuil capable d'en tracter 100.
  • BREM-2 véhicule de dépannage avec une grue de 13 tonnes et un treuil capable d'en tracter 110.
  • IMR-2 véhicule de combat du génie, avec une grue et une lame de bulldozer.
  • IMR-2 version améliorée.
  • TOS-1 lance-roquettes multiple du système « Smerch », 30 tubes de 220 mm[4].
  • TZM-T véhicule de rechargement du précédent.
  • BMT72 véhicule de combat d'infanterie lourd avec un compartiment de transport d'infanterie (5 fantassins) créé, derrière celui de combat, grâce à un changement de moteur
  • BMO-1 véhicule de transport d'équipe antichar, 2 hommes d'équipage et fantassins.
  • BMR-3 véhicule d'escorte de convoi avec système anti-mine KMT-7.
  • BMR-3M véhicule d'escorte de convoi avec système anti-mine KMT-7, blindage réactif Kontakt-1.
  • BMP-T ou objet 199, véhicule d'escorte armé d'un canon automatique de 30 mm 2A42 (500 obus), 1 lance-grenade automatique de 30 mm AG30 ou AGS17A dans une tourelle centrale et deux pods latéraux contenant soit 2 missiles 9M133 « Komet » soit 1AGS17A soit une mitrailleuse PKT de 7,62 mm, soit un système anti-mine KMT-8 en option.
  • 2S19 obusier automoteur de 152 mm 2A65.

RDA / Allemagne[modifier | modifier le code]

  • T-72G variante est-allemande du T-72.
  • T-72GM variante est-allemande du T-72M.
  • T-72GM1 T-72G upgradé aux standards T-72M
  • T-72TK véhicule de dépannage basé sur le BREM-1

Pologne[modifier | modifier le code]

  • Goryl prototype avec une tourelle très anguleuse.
  • Wilk premier projet de modernisation en 1986, abandonné au profit du Twardy.
  • PT-91 Twardy production polonaise développée à partir du T72-M1, blindage réactif domestique ERAWA-1, détecteurs d'illumination laser, conduite de tir informatisée, moteur de 850 cv.
  • PT-91A Twardy prototype en 1997 avec une nouvelle conduite de tir SAGEM SAVAN-15.
  • PT-91Z Twardy (PT-91M, T-72M1Z) version destinée à l'exportation avec une conduite de tir SAGEM SAVAN-15 et un powerpack SESM ESM350-M de 1000cv. 48 vendus à la Malaisie.
  • PT-91-120 version équipée d'un canon Rh-120 allemand de 120 mm.
  • PMC-90 pont de 20 m sur châssis de PT-91.
  • WZT-3 véhicule de dépannage, dérive du T72-M1, avec une grue de 15 tonnes et deux treuils.
  • WZT-3M véhicule de dépannage amélioré, intégrant des éléments du PT-91.
  • MID « Maszyna Inżynieryjno-Drogowa » véhicule de combat du génie permettant la construction de routes sous le feu adverse.
  • SJ-09 version d'entraînement des conducteurs, avec une cabine vitrée où prennent place l'instructeur et un deuxième pilote et un canon factice.
  • Jaguar simulateur statique de conduite.
  • Beskid simulateur statique de conduite.
  • BLP-72 pont pliant en trois sections.

Irak[modifier | modifier le code]

  • T-72 Lion de Babylone (Asad Babil) - Version assemblée en Irak du T-72M, avec blindage laminé amélioré et contre-mesures electro-optique ;
  • Saddam - T-72M modifié en Irak pour les conditions locales. Certains des amortisseurs de suspension ont été enlevés et un projecteur sur le côté droit de la tourelle a été ajouté

Yougoslavie[modifier | modifier le code]

  • M-84 version yougoslave.
  • M-84A deuxième version yougoslave, moteur de 1000 ch et une protection améliorée.

Roumanie[modifier | modifier le code]

  • TR-125 version roumaine, blindage avant renforcé, sept roues de route sur le train de roulement et un moteur de 880 chevaux, poids 48 tonnes.
Obus BM-15 de 125 mm

Corée du Nord[modifier | modifier le code]

Renseignements techniques (T-72BM)[modifier | modifier le code]

  • Équipage de trois hommes :
    • chef de char
    • conducteur
    • tireur
  • Moteur: V12 diesel polycarburant V-84-1 compressé mécaniquement développant 840 chevaux.
  • Performances
    • vitesse maximale sur route 60 km/h.
    • vitesse maximale en tout terrain 45 km/h.
    • ratio de puissance 18 chevaux par tonnes.
    • autonomie 500 kilomètres.
    • pression au sol 0,9 kg/cm².
    • capacité de guéer à 1,2 mètre sans préparation et 5 mètres avec son snorkel.
    • traversée une tranchée de 2,8 mètres de large.
    • franchissement d'un obstacle vertical de 0,8 mètre.
    • pente maximale 30°.
  • Armement
    • canon à âme lisse de 125 mm 2A46M avec stabilisateur hydraulique 2E42-2 Jasmin et chargeur carrousel de 22 coups, cadence de tir 6 à 8 coups par minute, 45 coups embarqués.
    • mitrailleuse coaxiale PKT de 7,62 mm avec 2 000 coups.
    • mitrailleuse anti-aérienne NSVT de 12,7 mm avec 300 coups.
    • 8 mortiers fumigènes 902B de 82 mm.
  • Équipement
    • vision de nuit TPN-3-49 ou TPN-4 et TVN-4 pour le conducteur.
    • contrôle de tir 1A40-1 capable de guider les missiles 9K120 Svir (AT-11 Sniper b) lancés à travers le canon.
    • calculateur balistique 1V528.
    • sonde anémomètrique.
    • radio R-173.
    • système anti-incendie 3ETs13 Inej.
    • protection NBC.
    • optionnellement un système de déminage KMT-6.
  • Protection
    • blindage composite NDZ et blindage réactif Kontact-5.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Philippe Rémy, « WikiLeaks : la folle saga des T-72 ukrainiens destinés au Soudan sud », Le Monde,‎ 4 décembre 2010.
  2. (en) Rebuilt T-72 Tanks for the Iraqi Army, Defense industry daily, 20 mai 2005
  3. Jane's International Defence Review ,7/1997, pg. 15: Impenetrable russian Tank armour strands up to examination
  4. « Le lance-flammes lourd TOS-1 "Buratino" », RIA Novosti,‎ 2011 (consulté le 2 août 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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