National missile defense

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Logo de la Missile Defense Agency ayant succédé à l'IDS; il a été modifié en 2010.
Logo de 2002 à début 2010 de l'agence de la garde nationale des États-Unis chargée de la défense antimissile
Logo de l'Aegis Ballistic Missile Defense System; Division de la MDA chargé de la lutte antimissiles depuis les navires équipés de système Aegis.

La Missile defense, anciennement « National missile defense », appelé communément « bouclier antimissile », est un système de défense antimissile comprenant des radars et des missiles, et qui a pour but de détecter et de détruire les missiles balistiques ennemis dirigés vers le territoire des États-Unis et de certains de leurs alliés (Japon et OTAN, entre autres). En fonction depuis novembre 2004, le programme s'étend jusqu'aux années 2020.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Un des quatre sites de lancement en Dakota du Nord destiné aux Sprint qui ne sera en service que quelques mois en 1975.


La protection du territoire des États-Unis contre une éventuelle attaque de missile balistique est une idée datant de l'apparition des premiers ICBM réapparaissant régulièrement.

En 1957, c'était le programme Ballistic Antimissile Boost Interceptor (Bambi), avec 3 600 satellites en orbite basse et des missiles sol-air Nike-Zeus (en). Il sera abandonné en 1964 après des dépenses de 3,5 milliards de dollars américains (valeur 2000). Il sera remplacé par le Nike X

En 1967, lui succède le Safeguard (en) (d'abord baptisé Sentinel), avec 2 500 missiles intercepteurs LIM-49A Spartan et Sprint prévu au départ que la signature du traité ABM le 26 mai 1972 limitera à la protection d'un seul site, la base d'ICBM de Grand Forks AFB. Mis en service en 1975, il sera désactivé dès janvier 1976 en raisons des doutes pesant sur l'efficacité du système face aux missiles soviétiques à têtes multiples et l'analyse des effets que produirait la détonation des charges nucléaires de l'intercepteur comme du missile intercepté. Il aura couté 23,1 milliards de dollars[1].

Les installations radar et de surveillance spatiale construites pour ces divers programmes seront intégrées à la défense américaine.

Le projet renait en pleine Guerre froide, alors que Reagan est président des États-Unis. Le 23 mars 1983, celui-ci crée l'Initiative de défense stratégique (IDS), projet surnommé « Guerre des étoiles » qui vise à protéger les États-Unis d'une attaque massive de missiles nucléaires soviétiques.

Le financement des programmes antimissiles aux États-Unis s’établit alors en moyenne à 3,5 milliards de dollars par an entre 1986 et 2000, budget auquel il faut ajouter les programmes (spatiaux notamment) poursuivis en dehors du cadre strict de l’agence officiellement chargée de la protection antibalistique.

Mais, à la fin de la guerre froide en 1991, le programme perd sa raison d'être et est mis de côté ; le président George H. W. Bush recentre, le 29 janvier 1991, l'initiative de défense stratégique sur la défense contre une attaque non autorisée, accidentelle ou limitée, le programme étant baptisé Global Protection Against Limited Strikes. En 1993, il est officiellement aboli par Clinton et l'administration américaine décide de donner la priorité à la défense antimissiles de théâtre contre les engins de courte portée (Scuds entre autres)[2].

Le cout des programmes depuis l'annonce de l'IDS en 1983 à 1999 est estimé à 68,7 milliards de dollars (valeur 2000) et le financement de l'ensemble des programmes antimissiles de 1957 à 1999 à 122 milliards de dollars[3].

Le programme actuel[modifier | modifier le code]

Territoires couverts par le Ground-Based Midcourse Defense face à une attaque balistique iranienne selon une projection de 2007.

C'est pourtant sous son mandat que le 23 juillet 1999, Clinton accepte de signer le National Missile Defense Act adopté à la quasi-unanimité par la Chambre et le Sénat des États-Unis ; cette loi indique qu'il est dans les intentions des États-Unis de construire un bouclier antimissile limité aussitôt que la technologie le permettra.

Le National missile defense, programme semblable au précédent, a cependant un objectif moins ambitieux : défendre le pays contre une offensive mineure (une vague d'une vingtaine de missiles balistique intercontinentaux et d'une centaine d'ogives), non contre une attaque massive. La seconde démarcation du projet de Reagan est que l'arsenal ne se trouve non pas dans l'espace, mais au sol. Mais les essais ne sont pas concluants et, en janvier 2001, Clinton quitte la présidence en laissant le soin à son successeur de trancher sur l'avenir du projet.

Le nouveau président élu, George W. Bush, relance l'idée d'un bouclier antimissile lors d'un discours le 1er mai 2001. Après les attentats du 11 septembre 2001 qui incitent à une sanctuarisation du territoire, le président Bush se retire du traité ABM, qui interdisait le déploiement d'un système global de défense antimissile.

Le 17 décembre 2002, le gouvernement fédéral américain annonce officiellement la relance du National missile defense sous le contrôle de la Missile Defense Agency, branche du Département de la Défense des États-Unis.

En date de 2008, le programme prévoit une centaine d'antimissiles pour pouvoir intercepter une vague d'une vingtaine de missiles balistiques provenant d'Eurasie et d'« États voyous » tels l'Iran ou la Corée du Nord. Mais, en 2009, le commandant du Space and Missile Defense Command estime raisonnable à s'en tenir aux trente exemplaires qui seront en service à la fin de cette année[4].

En 2009, l'administration Obama réévalue à la baisse la menace d'ICBM iraniens et, le 17 septembre 2009, le président constatant la prolifération de missiles balistiques à courte et moyenne portées souhaitent désormais protéger ses intérêts en Europe contre ces vecteurs[5] dans le cadre d'une Approche européenne adaptative progressive ((en) : European Phased Adaptive Approach). Lors du sommet de l'OTAN de Lisbonne en novembre 2010, il est décidé de développer une capacité de défense antimissile pour protéger les pays européens de l'Alliance avec des intercepteurs SM-3 en mer à partir de 2011, à terre en Roumanie en 2015 et en Pologne en 2018[6]. En janvier 2013, il annoncé la mise en place de 14 intercepteurs supplémentaires et un troisième site, sans doute sur la Côte Est des États-Unis, est envisagé.

Opposition[modifier | modifier le code]

Deux grandes puissances nucléaires autres que les États spécifiquement désignés par les États-Unis s'estiment visées par ce système d'arme : la Chine[7] et la Russie.

La Russie qui estime que ce programme est dirigé contre elle déploie de façon temporaire en représailles le 10 septembre 2008 2 bombardiers stratégiques Tu-160 au Venezuela[8] et signe avec la Biélorussie le 2 novembre 2008 un accord bilatéral sur la création d’un système commun de défense antimissile[9]. Le 5 novembre 2008, le président russe Medvedev estime durant son adresse annuelle devant l'Assemblée fédérale que « le conflit dans le Caucase a servi de prétexte pour introduire en mer Noire des navires de guerre de l'OTAN et imposer à l'Europe des systèmes de défense antimissile. Cela ne manquera pas d'entraîner des mesures de rétorsion russes », qu'il détaille :

En février 2009, le président américain Obama écrit à Medvedev pour lui proposer l'arrêt du programme de bouclier. En échange, il réclame l'appui de la Russie sur la demande d'arrêt du programme nucléaire iranien. « J'attends que ces signaux positifs se transforment en propositions concrètes »[11], répondit le Kremlin. La Maison Blanche annonce le 18 septembre 2009 l'arrêt de l'implantation du radar à longue portée en Tchéquie et de la batterie de dix Ground Based Interceptor (en) en Pologne.

Lors du sommet de Lisbonne de novembre 2010, la Russie annonce qu'elle acceptait de coopérer au projet mais qu'elle doit néanmoins « encore se faire une idée définitive de ce que sera le système antimissile européen »[12].

Le plan de développement[modifier | modifier le code]

Celui-ci a évolué dans le temps en fonction des impératifs techniques, politiques et financiers.

Mise en place dans son silo d'un Ground Based Interceptor dans le cadre du Ground-Based Midcourse Defense en 2004.
Arrivée en 2006 à Pearl Harbor d'une plate-forme radar à bande X devant être déployée dans l'Océan Pacifique
  • L'US Army utilise des radars Cobra Dane sur l'île de Shemya en Alaska, à la base américaine de Beale, en Californie, et à la base britannique de Fylingdales, au Royaume-Uni construit durant la guerre froide;
  • En novembre 2004, les six premiers missiles intercepteurs à longue portée Ground Based Interceptor (en) (GBI) dépendants du 100th Missile Defense Brigade dont le QG se trouve à Colorado Springs sont déployés sur terre à Fort Greely en Alaska à partir du 22 juillet 2004 et mis en œuvre par le 49th Missile Defense Battalion[13] et deux en décembre sur la Vandenberg Air Force Base en Californie; Ces deux centres de conduites de tir sont relié par 21 000 km de fibres optique.
  • En 2005, 14 autres missiles antimissiles et des missiles Patriot viennent s'ajouter en Alaska. 20 missiles SM-3 intercepteurs de missiles de courte et de moyenne portée sont ajoutés sur des navires de l'US Navy équipés du système de combat Aegis ;
  • Un radar mobile d'alerte avancée à bande X AN/TPY-2 Transportable Radar Surveillance/Forward Based X-band Transportable (FBX-T) est déployé en 2006 au nord du Japon sur la base aérienne de Shariki dans la ville de Tsugaru[14] ;
  • Démarrées en 2007, des discussions pour l'installation d'un radar près de Prague en République tchèque aboutissent le 8 juillet 2008 et le Sénat tchèque vote en sa faveur le 27 novembre 2008 en attendant le vote de la Chambre des députés à la fin 2008. De son côté, le 14 août 2008, la Pologne paraphe l'accord sur le déploiement d'une dizaine de missiles intercepteurs GBI. La Russie y voit une sérieuse provocation[15]. Le 17 septembre 2009, l'administration Obama annonce l'abandon du projet du bouclier antimissile en Europe[16] ;
  • En août 2008, vingt-et-un GBI sont en service en Alaska et trois en Californie[17]  ;
  • En septembre 2008, un radar AN/TPY-2 FBX-T est déployé sur la base aérienne de Nevatim au sud-est de Beersheba en Israël[18];
  • l'installation du laser COIL sur un Boeing YAL-1 qui devait devenir un système opérationnel devient un démonstrateur technologique en 2009
  • Un grand nombre de satellites de détection sont développés, tout cela devant être achevé en 2012 ;
  • Plusieurs destroyers et croiseurs Aegis équipés de radars SPY-1 (21 équipé en 2010, 27 en 2013) et armés de SM-3 doivent protéger les zones stratégiques en permanence à partir de 2011. 4 navires sont prévus pour l'Europe. Les SM-3 doivent évoluer dans les années 2010 pour étendre la zone de protection.
  • En remplacement du site d'ABM en Pologne, l'administration Obama propose d'installer dans les Balkans une version basée à terre du SM-3. En février 2010, la Roumanie donne son accord de principe pour un site sur son territoire qui devrait être en service en 2015.
  • Début mars 2011, le croiseur USS Monterey devient le premier navire à commencer une mission de six mois en Méditerranée avec pour objectif la protection de l'Europe[19].
  • Début mai 2011, la Roumanie annonce que la base aérienne de Deveselu a été choisie. Elle abritera 24 SM-3 et un contingent de 200 militaires américains en 2015[20].
  • 15 septembre 2011, la Turquie signe un mémorandum pour l’implantation d'un radar à bande X Raytheon AN/TPY-2 dans l'ancienne base-radar de Kürecik[21] qui sera opérationnel à la fin de l’année. Il sera contrôlé par le centre de commandement Command, Control, Battle Management and Communications (C2BMC) de Ramstein Air Base[22].
  • 5 octobre 2011, annonce officielle que 4 navires Aegis américains seront basés à Rota en Espagne[23].
  • 2012 :
    • 26 Ground Based Interceptor (en) (GBI) sont déployés sur terre à Fort Greely en Alaska, 4 autres a Vandenberg Air Force Base en Californie.
    • Huit navires Aegis à capacité ABM sont déployés par la seconde flotte, huit par la troisième flotte, trois par la cinquième flotte, deux par la sixième flotte, cinq par le septième flotte.
    • le centre du bouclier anti-missile déployé par l'OTAN en Europe est installé à Ramstein Air Base fin 2012
    • Projet d'installation d'un second radar à bande X au sud du Japon, et éventuellement un autre aux Philippines[24]
  • 2017 : 44 Ground Based Interceptor (en) déployés. Un troisième site, sans doute sur la Côte Est des États-Unis, envisagé[25].
  • 2018 : le bouclier en Europe devrait être totalement opérationnel[26]
Présentation des éléments de la défense antimissile des États-Unis en 2010.

Les étapes de neutralisation d'un missile[modifier | modifier le code]

Tir d'un missile mer-air SM-3

Selon le programme, une fois lancé, le missile balistique ennemi et son ou ses ogives sont neutralisé en 30 minutes au plus.

  • Le missile ennemi est lancé.
  • Les satellites de détection avancée détectent la menace.
  • L'état-major est alerté.
  • Les destroyers et croiseurs équipé du système de combat Aegis détectent le missile avec leurs radars pour déterminer sa trajectoire et tirent des Standard SM-3.
  • Les intercepteurs situés en Alaska, en Californie sont lancés.
  • Si toutes ces mesures ont échoué, des camions-remorques munis de radars et de lanceurs traquent le missile.
  • En cas d'échec, les batteries de missiles sol-air Terminal High Altitude Area Defense et les SM-3 basé au sol font feu.
  • Toujours en cas d'échec, ultime tentative de destruction avec les batteries de missiles Patriot PAC-3.
  • Le missile et son ogive est (idéalement) détruit.

Budget alloué au programme[modifier | modifier le code]

Voici le budget en milliards de dollars consacré à ce programme[27] :

Année fiscale requis accordé
2001 4,5 4,8
2002[28] 8,3 7,8
2003 6,7 7,4
2004 7,7 7,7
2005 9,0 9,2
2006 7,8 7,8
2007 9,3 9,4
2008 8,8 8,7
2009 9,3 9
2010 7,8 7,9
2011[29] 8,4

Le budget total, en dollars courant, affecté aux différentes organisations qui se sont succédé dans cette mission de lutte anti-missile - SDIO, BMDO et à MDA - a été, de 1985 à 2010, de 132,6 milliards.

En 2009, certaines sources affirment qu'un budget de 200 milliards a été dépensé[30].

Coût et rythme de production des systèmes[modifier | modifier le code]

Voici les prix à l'unité des missiles sol-air américains en 2009 [31] et leur rythme de production maximum annoncé en 2008 :

Deux radars AN/TPY-2 peuvent être produit par an[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) la défense antimissiles du territoire (NMD) aux États-Unis, Rapport d'information au nom de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, 14 juin 2000, Sénat français
  2. (fr) La National Missile Defense aux États-Unis ou de la difficulté à bâtir un nouvel ordre mondial, Xavier Pasco, Ministère français des affaires étrangères, 2000 [PDF]
  3. Source : Atomic Audit, S. Schwartz - Brookings Institution Press (1998), mis à jour par L. Heeter, Center for Strategic and Budgetary Assessments, mars 2000
  4. (en) Martin Matishak, « Deployment of U.S.-Based Missile Interceptors Cut Off at 30 », sur http://www.nti.org/index.php, Nuclear Threat Initiative,‎ 22 mai 2009 (consulté en 28 mai 2009)
  5. Guillaume Steueur, Antimissile : l'Europe à l'heure des choix, Air et Cosmos no 2206, 19 février 2010
  6. (en) Martin Matishak, « United States European Phased Adaptive Approach (EPAA) and NATO Missile Defense », sur http://www.state.gov/, Bureau of Arms Control, Verification and Compliance,‎ 3 mai 2011 (consulté en 17 septembre 2011)
  7. (en) « China's Opposition to US Missile Defense Programs », sur cns.miis.edu, James Martin Center for Nonproliferation Studies,‎ 2000 (consulté en 6 novembre 2008)
  8. (fr) « Venezuela : Déploiements russes massifs de concert avec Chávez », Défense et Sécurité internationale, no 41,‎ octobre 2008, p. 10 (ISSN 1772-788X) :

    « Ce qui a rapidement été perçu comme une réponse de la Russie aux déploiements américains dans le port géorgien de Poti cache cependant d'autres réalités. Premièrement, le fait que la Russie cherche à s'opposer aux États-Unis dans une zone où ces derniers tentent, avec la remise en place de la 4e Flotte, de ré-institutionnaliser dans leur architecture de défense. Deuxièmement, le déploiement des Tu-160 fait suite au refus cubain d'abriter des bombardiers stratégiques sur l'île, en représailles à l'accord américano-polonais sur le « bouclier » antimissile »

  9. (fr) « Regard sur la Biélorussie », sur ttu.fr, Ttu,‎ 29 octobre 2008 (consulté en 3 novembre 2008)
  10. (fr) « ABM: Dmitri Medvedev dévoile son plan de riposte », sur rian.ru, RIA Novosti,‎ 5 novembre 2008 (consulté en 6 novembre 2008)
  11. « USA/Russie - Bouclier antimissile : l'offre d'Obama à Moscou », sur lci.fr, LCI,‎ 2009 (consulté en mardi 3 mars 2009)
  12. « Bouclier-Russie: Pas de oui inconditionnel », sur Europe1.fr,‎ 20 novembre 2010 (consulté le 21 novembre 2010)
  13. (en) Mike R. Smith, « Guardsmen hone in on successful missile defense test », sur http://www.ng.mil/, Garde nationale des États-Unis,‎ 9 décembre 2008 (consulté en 15 avril 2010)
  14. (en) Jennifer H. Svan, « Army Shows Off New X-Band Radar in Japan », sur http://www.military.com, Stars and Stripes,‎ 7 juin 2006 (consulté en 6 septembre 2009)
  15. (fr) Le torchon brûle entre la Pologne et la Russie - Le Nouvel Observateur, 15 août 2008
  16. L'abandon du bouclier antimissile facilitera les relations avec la Russie Dépêche de l'AFP citée par http://www.cyberpresse.ca le 17 septembre 2009
  17. (fr) Le projet de bouclier antimissile américain - Le Nouvel Observateur, 15 août 2008
  18. (en) Gayle S. Putrich, « EuCom deploys radar, troops to Israel », sur http://www.armytimes.com,‎ 29 septembre 2008 (consulté le 6 septembre 2009)
  19. (en) Associated Press, « U.S. Warship to Mediterranean for Euro Missile Shield », sur http://www.missilethreat.com, Missile Threat,‎ 1er mars 2011 (consulté le 14 avril 2011)
  20. AFP, « Roumanie et USA: un pas de plus vers le bouclier antimissile », sur http://www.lexpress.fr/, L'Express,‎ 3 mai 2011 (consulté le 4 mai 2011)
  21. (en)« 50 American soldiers to protect shield team in Turkey », sur http://www.todayszaman.com/, Today's Zaman,‎ 15 septembre 2011 (consulté le 15 septembre 2011)
  22. « Ankara dans le bouclier européen », Air et Cosmos, no 2279,‎ 16 septembre 2011, p. 43
  23. « Bouclier antimissile : L'US Navy va baser 4 bâtiments Aegis en Espagne », sur Mer et Marine,‎ 10 octobre 2011 (consulté le 17 octobre 2011)
  24. (en)Adam Entous, Julian E. Barnes, « U.S. Plans New Asia Missile Defenses », sur The Wall Street Journal,‎ 23 août 2012 2012 (consulté en 25 août 2012)
  25. « Les États-Unis se tiennent prêts à une attaque nord-coréenne », sur Libération,‎ 15 mars 2013 (consulté le 16 mars 2013)
  26. « Le centre de commandement du bouclier antimissile européen sera en Allemagne », sur Le Point,‎ 2 mars 2012 (consulté le 3 mars 2012)
  27. (en) Budget Information, Funding Missile Defense
  28. (en) Overview of the Fiscal Year 2010 Ballistic Missile Defense Budget Request, Jenny Shin, 20 mai 2009, Center for Defense Information [PDF]
  29. (en) Missile Defense Agency FY2011 Budget Submission [PDF]
  30. Documentaire Pax americana 2009, Denis Delestrac, diffusion le 2 mars 2010 sur Arte.
  31. (en) Colin Clark, « Likely Winners From Euro Missile Cut », sur http://www.dodbuzz.com,‎ 17 septembre 2009 (consulté le 16 septembre 2009)
  32. « Ballistic Missile Defense System [2001-2008] », sur Global Security,‎ 2008 (consulté le 17 octobre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Philippe Baulon, L’Amérique vulnérable ? (1946-1976), Economica, Paris, 2009, (ISBN 978-2-7178-5634-7)
  • Benjamin Bord, Du bouclier antimissile aux nouvelles relations Americano-Russes 2000-2011, L'Harmattan, Paris, 30 avril 2012, (ISBN 978-2296962309)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]