Khaled Nezzar

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Khaled Nezzar
Naissance 25 décembre 1937
Seriana, Algérie
Origine Algérie
Allégeance Drapeau de l'Algérie Algérie
Arme Armée nationale populaire
Grade Général-major
Autres fonctions Homme politique

Khaled Nezzar (arabe : خالد نزّار), né le 25 décembre 1937 à Mechta "Lamtaras" localité de la commune de Seriana, est un général major et un ancien ministre algérien de la Défense entre 1990 et 1993. Il est actuellement à la retraite.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille chaouie (Aïth Bella) de la commune de Seriana des Aurès, fils d'un sous officier de l'armée française ayant fait la Première Guerre mondiale, il rejoint, en 1955 (fin de sa scolarité), l'école de Strasbourg puis celle de St Maixent d'où il sort sous-officier d'active. Il simule une désertion de l’armé française avec le groupe DAF, à la fin de l'année 1957, enseigne à l'école des cadres de l'Armée de Libération nationale, puis rejoint la zone 1 de la Base de l'Est pour devenir l'adjoint de Chadli Bendjedid.

En 1964, il intègre l' Académie militaire Frounzé, en Union soviétique, puis en 1975, l’École de Guerre à Paris. Il mène ensuite une carrière militaire, qu'il achève au poste de chef d'état-major et ministre de la Défense algerienne.

Le 12 janvier 1992, Khaled Nezzar est le principal artisan du coup d'état qui interrompt le processus électoral qui aurait certainement conduit le Front Islamique du Salut (FIS), parti islamique extrémiste, au pouvoir. Le président Chadli Bendjedid est destitué le même jour et sa fonction remplacée par un Haut Comité d'État (HCE). C'est le coup d'état des janvieristes. De 1992 à 1994, Khaled Nezzar a été l'un des cinq membres de ce Haut Comité d’État (HCE). Cette junte militaire est présidée par Mohamed Boudiaf . Après l'assassinat de Mohamed Boudiaf, le 29 juin 1992, Ali Kafi, représentant du FLN le remplace à la présidence du HCE, dont le général Nezzar reste le principal membre. l'Algérie a connu alors une période de guerre civile qui dura environ 10 ans[1]. Cette guerre civile, fit selon les estimations, entre 60 000 et 200 000 morts ou disparus.

Khaled Nezzar échappe à un attentat en 1993 et se retire de la vie politique à l'arrivée de Liamine Zeroual la même année.

Il publie ses Mémoires en 2000.

Par ailleurs, le général Nezzar a porté plainte pour diffamation contre Habib Souaïdia, l'auteur présumé d'un livre pamphlétaire et accusateur. Le tribunal n'a pas déclaré Souaïdia coupable.

Arrêté à Genève le 20 octobre 2011 suite à une dénonciation de TRIAL (Association suisse contre l’impunité), puis à la plainte de deux victimes, l’accusant de crimes de guerre commis durant les premières années de la guerre civile algérienne (1992-2000). Khaled Nezzar a été entendu deux jours durant par le Ministère public de la Confédération (MPC). Il a été remis en liberté sur la promesse de participer à la suite de la procédure [2]. Invoquant son immunité, M. Nezzar a contesté la procédure ouverte à son encontre.

Le 25 juillet 2012, le Tribunal pénal fédéral suisse a rendu une décision historique en considérant qu’il était exclu d’invoquer une immunité pour des faits si graves qu’ils pourraient constituer des crimes internationaux, en l'occurrence des crimes de guerre. L'affaire suit donc son cours et verra peut-être, à terme, un procès pour crimes de guerre se tenir en Suisse à l'encontre de M. Nezzar[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Journal de guerre - Éditions Publisud, Paris, 2004 (ISBN 2-8660-0835-9)
  • Algérie : échec à une régression programmée - Éditions Publisud, Paris, 2004 (ISBN 2-8660-0796-4)
  • Algérie, arrêt du processus électoral, enjeux et démocratie - Éditions Publisud Paris, Alger, 2001 (ISBN 2-86600-948-7)
  • L'Armée algérienne face à la désinformation - Édition Médiane, Paris, 2003 (ISBN 2-915161-01-1)
  • Sur le front égyptien - Édition Alpha, Alger, 2010 (ISBN 9947-886-58-8[à vérifier : ISBN invalide])
  • Le sultanat de Bouteflika - Éditions Apic (Alger), Transbordeurs (Paris), 2003 (ISBN 2-912728-07-X)
  • La mafia des généraux - Hichem Aboud - Éditions JC Lattès, Paris, 2002 (ISBN 2-7096-2337-4)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]