Soukhoï Su-30

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Soukhoï Su-30
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Un Soukhoï Su-30 de l'armée de l'air russe.
Un Soukhoï Su-30 de l'armée de l'air russe.

Constructeur Drapeau : Russie Soukhoï
Rôle chasseur multirôle
Statut En production
Premier vol 1989
Mise en service 1996
Date de retrait Toujours en service
Coût unitaire 75 millions d'USD (MKI, en 2014)[1]
Nombre construits > 509
Équipage
2
Motorisation
Moteur Saturn / Lyulka AL 31FL
Nombre 2
Type turboréacteur
Poussée unitaire à sec : 74,5 kN
avec PC : 122,58 kN
Dimensions
Szu-30.svg
Envergure 14,70 m
Longueur 21,94 m
Hauteur 6,36 m
Surface alaire 62,04 m2
Masses
À vide 24 900 kg
Carburant 9 400 kg
Avec armement 34 500 kg
Maximale 33 500 kg
Performances
Vitesse maximale à basse altitude 1 350 km/h (Mach 2+ à haute altitude)
Plafond 18 000 m
Vitesse ascensionnelle 18 300 m/min
Rayon d'action 3 000 km
Armement
Interne Canon automatique GSh-30-1 (calibre de 30 mm)
Charge offensive de 6 000 kg sur 10 points d'ancrage externes

Le Soukhoï Su-30 (Code OTAN Flanker-C) est un avion de combat à réaction multirôle soviétique puis russe.

Historique[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée aux États-Unis de nouveaux missiles de croisière, l'Armée de l'air soviétique devait pouvoir disposer d'un avion de supériorité aérienne capable, entre autres, d'intercepter toute menace loin des frontières de l'Union soviétique. Un vol de plusieurs heures étant nécessaire à une interception lointaine, on décida de rajouter un membre d'équipage en tandem et une perche de ravitaillement en vol à un avion déjà existant. Les ingénieurs choisirent le Su-27UB (version biplace d'entraînement) rebaptisé Su-27PU, comme base pour le nouvel avion, et les travaux débutèrent en 1986 à l'usine Soukhoï IAPO à Irkoutsk.

Du Su-27PU au Su-30[modifier | modifier le code]

Les travaux portèrent sur la modernisation du cockpit, l'installation d'un récepteur GLONASS et de systèmes de navigation lointaine Oméga, LORAN et « Mars ». L'avion modifié fit son premier vol début 1987 et le de la même année effectua un vol Moscou-Komsomolsk-sur-l'Amour-Moscou d'une distance de 13 440 km et d'une durée de 15 h 42, qui nécessita quatre ravitaillements en vol. Les résultats se montrant positifs, on procéda à l'amélioration des paramètres offensifs. Ce Su-27PU (désignation d'usine : T10PU-5) s'éleva dans les airs le , à la suite des essais, l'État donna son accord pour la production en série de la machine, finalement désignée Su-30.

Nouvelles versions[modifier | modifier le code]

Le manque de financement conduisit l'OKB Soukhoï à développer une version à l'exportation baptisée Su-30K (K pour komercheski, c'est-à-dire commercial), sa version modernisée, le Su-30MK, bénéficia d'une modernisation du radar et de l'accroissement de ses capacités d'emport de charge. La version modernisée non destinée à l'export se nomme Su-30M. Soukhoï profita de son expérience du programme Su-35, notamment en matière d'avionique, pour faire du Su-30M(K) un chasseur redoutable pour les adversaires aériens, terrestres et marins.

En Inde, le Su-30MKI est produit sous licence par Hindustan Aeronautics Limited (HAL). Le Su-30MKI est facilement reconnaissable des autres variantes, notamment par l'ajout de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle.

Un Soukhoï Su-30MKI indien en premier plan.

En Algérie, le Su-30MKA est un dérivé du Su-30MKI indien avec un système de navigation franco-russe au lieu d'un système israélien.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Su-30 est un avion de combat multirôle. Il est doté d'un cockpit biplace, derrière lequel se trouve un aérofrein de grandes dimensions, assez similaire à celui équipant le chasseur américain F-15. Il se différencie du Su-27UB de base par l'adoption d'un nouveau système d'armement, comprenant un capteur optronique frontal analogue à celui du Su-27 et permettant l'acquisition de cibles à longue portée. Il possède des capacités tout-temps, un radar à balayage électronique, suivi de terrain, etc…

Le Su-30 assure des missions de supériorité aérienne, dissuasion nucléaire, frappe stratégique, interdiction, CAS, suppression de défenses antiaériennes, lutte anti-navire.

Caractéristiques de vol[modifier | modifier le code]

La configuration aérodynamique de l'appareil, combinée avec les capacités de contrôle apportées par le poussée vectorielle, résultent en une manœuvrabilité et une agilité sans précédents dans le monde des intercepteurs à réaction, ainsi que des performances au décollage et à l'atterrissage particulièrement impressionnantes. Équipé d'un système de commandes de vol électriques numérique, le Su-30 est capable d'effectuer certaines manœuvres particulières, telles que le Cobra de Pougatchev ou le « tail slide ». Ces manœuvres brutales, causant un très fort ralentissement de l'appareil, ont pour but de se laisser dépasser par un potentiel poursuivant en situation de combat (bien que cela n'ait jamais pu être vérifié)[2].

Motorisation[modifier | modifier le code]

La propulsion de l'avion est assurée par deux turboréacteurs AL 31FL à double flux et dotés de postcombustion. Produisant une poussée de 12 500 kgp (123 kN) avec PC, ils permettent à l'avion de tenir une vitesse de Mach 2,0 en palier, 1 350 km/h à basse altitude et un taux de montée de 230 m/s.

Avec une capacité de carburant de 5 270 kg, le Su-30MK est capable d'assurer une mission de combat de 4 heures et demie avec une distance franchissable de 3 000 km. Une perche de ravitaillement en vol permet de porter ce rayon d'action à 5 200 km, ou la durée de vol à 10 heures en palier.

Avionique[modifier | modifier le code]

Le pilote automatique de l'appareil peut assurer sa fonction à tous les niveaux de vol, y compris en mode de suivi de terrain, et des engagements de combat contre des cibles aériennes, terrestres ou maritimes, que ce soit individuellement ou au sein d'un groupe. Relié au système de navigation, le pilote automatique permet de voler en suivant des points de passages précis, approcher une cible, retrouver sa base, ou même effectuer une approche finale totalement automatique.

Versions[modifier | modifier le code]

  • Su-30K : Version d'exportation du Su-30 de base ;
  • Su-30KI : Proposition de Soukhoï d'améliorer le Su-27S monoplace de l'armée de l'air russe. Il s'agit également d'une version proposée à l'exportation pour l'Indonésie. 24 exemplaires avaient été commandés mais annulés, suite à la crise financière asiatique de 2007[3] ;
  • Su-30KN : Projet d'amélioration des avions de combat biplaces opérationnels, les Su-27UB, Su-30 et Su-30K. Ce projet fut annulé en Russie puis relancé sous la désignation Su-30M2. La Biélorussie envisage de porter ses Su-30K d'origine indienne au standard Su-30KN[4] ;
  • Su-30MK : Version commerciale du Su-30, révélée pour la première fois en 1993. Ces version d'exportation contiennent des équipements de navigation et communication provenant d'Hindustan Aeronautics Limited (HAL)[5] ;
  • Su-30M2 : Une version du constructeur Komsomolsk-on-Amur Aircraft Production Association (KnAAPO), basée sur le Su-30MK2. La force aérienne russe à passé une commande pour cette variante en 2009 et les tests à l'usine ont été achevés en [6],[7],[8]. 20 avions ont été commandés : 4 en 2009 et 16 en 2012[9]. Au-moins 12 avaient été produits en août 2014 : les quatre du premier contrat de 2009 et huit de celui de 2012[9] ;
  • Su-30MKI : MKI signifie « Modernizirovannyi, Kommercheskiy, Indiski », ou en français : « Modernisé, Commercial, Indien ». Développé conjointement avec Hindustan Aeronautics Limited (HAL) pour la force aérienne indienne, il est équipé de la poussée vectorielle et de plans canards. Son électronique provient d'Inde mais également de multiples sources extérieures : Israël, Russie et France[10] ;
  • Su-30MKK : Version d'exportation pour la Chine. MKK signifie « Modernizirovannyi, Kommercheskiy, Kitaysk », ou en français : « Modernisé, Commercial, Chine ». Sa désignation OTAN est « Flanker-G » ;
  • Su-30MKM : Version dérivée du Su-30MKI indo-russe[11], le MKM est une version hautement spécialisée pour la Royal Malaysian Air Force. L'avion est équipé de poussée vectorielle et de plans canards, mais son avionique provient de plusieurs pays différents. Les écrans tête-haute, FLIR et le pod de désignation laser Damoclès proviennent du groupe français Thales, tandis que le système de détecteurs de départ de missile MAW-300 et RWR-50 et le détecteur d'alerte laser proviennent de SAAB AVITRONICS, en Afrique du Sud[12]. Le radar à balayage électronique NIIP N011M BARS, les système de guerre électronique, le système de localisation optique et la verrière sont d'origine russe[13] ;
  • Su-30MKA : Version d'exportation du Su-30MKI pour l'algérie, doté des systèmes russes et français[14] ;
  • Su-30SM : Version spécialisée de la version à poussée vectorielle Su-30MKM, destinée à l'armée russe, produite par la société Irkut[15],[16]. La nouvelle version a été améliorée selon les demandes des militaires russes concernant le radar, les systèmes de radiocommunications, le système d'identification ami-ennemi IFF, les sièges éjectables, les armements et d'autres systèmes internes de l'avion[17],[18]. L'avion est équipé du radar Bars-R et de l'écran tête-haute à angle large[16],[18],[19],[20],[21]. Un contrat a été signé en , pour la livraison de 60 appareils vers 2016[22]. Le Su-30SM a effectué son premier vol le [23] ;
  • Su-30MKV : Version d'exportation pour le Venezuela ;
  • Su-30MK2V : Variante du Su-30MK2 destinée au Viêt-Nam, ayant subi des modifications mineures[24].

Accidents[modifier | modifier le code]

Le , au salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget, un Su-30MKI s'écrase lors d'un vol d'entraînement, peu de temps avant l'ouverture des démonstrations publiques[25],[26].

L'avion sort d'une série de tonneaux serrés effectués à basse altitude sur une pente descendante et effectue sa ressource trop près du sol. Le pilote cabre fortement et tente d'éviter l'impact avec la pelouse de la piste, mais les tuyères de ses réacteurs touchent la piste et s'arrachent en partie[25]. Sur sa lancée, et grâce à la puissance de ses moteurs, l'appareil parvient à se relancer et reprendre un peu d'altitude, mais il est trop tard, le mal est fait : les tuyères déformées par l'impact et une conduite de carburant percée[26] font cabrer exagérément l'avion et il devient hors de contrôle, en proie aux flammes. Les deux pilotes, Vyacheslav Aver'yanov et Vladimir Shendrik ont tout juste le temps de s'éjecter, tête en bas, avant que l'appareil ne retombe au sol et se transforme en une boule de flammes[25]. Les deux membres d'équipage s'en sortent indemnes et personne n'est touché à terre, l'appareil étant tombé en plein milieu de l'aire destinée aux démonstrations aériennes, et donc dépourvue de spectateurs.

Le crash est attribué à une erreur de pilotage. Les deux pilotes ont affirmé avoir été gênés par le soleil, l'éblouissement leur ayant fait avoir une appréciation erronée de l'altitude à laquelle évoluait l'avion[26].

Pays utilisateurs[modifier | modifier le code]

Pays utilisant le Su-30 en 2007.
  • Drapeau de l'Angola Angola : 10 Su-30K commandés en octobre 2013, initialement indiens, repris en 2007 par Soukhoï[27] ;
  • Drapeau de l'Algérie Algérie : 44 Su-30 MKA/MKR (La variante MKR est une version de reconnaissance et guerre électronique spécifique a l'Algérie) + option pour 28 autres appareils à confirmer[28],[29],[30] ;
  • Drapeau de la Biélorussie Biélorussie : 18 Su-30K ex-Indiens achetés en septembre 2012[31] ;
  • Drapeau de la République populaire de Chine Chine : 127 Su-30MKK[32] et 23 Su-30MK2 ;
  • Drapeau de l'Inde Inde : 200 Su-30K/MKI (pour « Modernizirovanniy Kommercheskiy Indiskiy ») réceptionnés (août 2014) depuis 1996. Total prévu en 2018 de 330 appareils[33]. 50 Su-30MKI avec empennages canards et poussée vectorielle ont été achetés en Russie, les autres sont fabriqués sous licence ;
  • Drapeau de l'Indonésie Indonésie : 11 Su-30MK2 ;
  • Drapeau de la Malaisie Malaisie : 18 Su-30MKM :
  • Drapeau de l'Ouganda Ouganda : 3 Su-30MK2 ont été livrés au mois d', sur une commande de huit appareils[34] ;
  • Drapeau de la Russie Russie : 16 Su-30M2 ;
  • Drapeau du Venezuela Venezuela : 24 Su-30Mk2 ;
  • Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam : 24 Su-30MK2V et 12 Su-30 MK-2 supplémentaires ont été commandés pour 450 millions dollars. La livraison est prévue entre 2014 et 2015[35].

Galerie photo[modifier | modifier le code]


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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Aéronefs comparables

Su-7 - Su-9/Su-11 - Su-15 - Su-17/Su-20/Su-22 - Su-24 - Su-25 - Su-27 et dérivés - Su-47

Variantes

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ajai Shukla, « Air force to get full Sukhoi-30MKI fleet by 2019 », Broadsword,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  2. (en) R. E. Smith, B. A. Dike et B. Ravichandran, Discovering Novel Fighter Combat Maneuvers in simulation : Simulating test pilot creativity, 14 p. (lire en ligne [PDF])
  3. (en) « Sukhoi Su-27 – Operator List », MilAvia.net,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  4. (en) « Belarus may buy outdated Su-30 fighters from Russia » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), RIA Novosti
  5. (en) « Sukhoi SU-30M technical data », AIR Recognition,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  6. (en) « First serial Su-30M2 completed test flights », Soukhoï,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  7. (en) « Su-27 Flanker Variants Overview », Milavia,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  8. (ru) « Авиабаза в Краснодарском крае получит десять истребителей Су-30М2 », Lenta.ru,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  9. a et b (ru) « Новые Су-30М2 », BMPD,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  10. (en) « SU30MKI » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Aircraftinaction.co.uk
  11. (en) Sandeep Dikshit, « India, Russia to make fighter variant for Malaysia », The Hindu,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  12. (en) Andrey Fomin, « Su-30MKM - In service with RMAF », Take-Off, no spécial Lima 2013,‎ , p. 40 (lire en ligne [PDF])
  13. (en) « The first two serially produced Su-30MKM fighters for the Royal Malaysian Air Force has been demonstrated » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Irkut Corporation, 24 mai 2007, consulté le 23 janvier 2015
  14. (en) Mariusz Wojciechowski, « Algeria - Sukhoi Su-30MKA » (consulté le 23 janvier 2015)
  15. (en) Vladimir Karnozov, « Russian air force orders thrust-vectoring Su-30SM fighters », Flight Global,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  16. a et b (en) « Malaysia's SU-30MKMs – Will a New Competition Bring More ? », Defense Industry Daily,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  17. (en) « Russia's SU-30SM to be showcased at KADEX-2014 », Global Aviation Report,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  18. a et b (en) Andrey Fomin, « Su-30SM's fielding to start in autumn », Take-Off, no spécial Dubai Airshow 2013,‎ , p. 49 (lire en ligne [PDF])
  19. (en) Thomas Newdick, « Russia's new air force is a mystery », The Week,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  20. (en) Andrey Fomin, « Su-30MKM - In service with RMAF », Take-Off, no spécial Lima 2009,‎ , p. 32 (lire en ligne [PDF])
  21. (en) Andrey Fomin, « Su-30MKM - Already in service with RMAF », Take-Off, no spécial Lima 2007,‎ , p. 48 (lire en ligne [PDF])
  22. (en) « Russian military to get 30 more Su-30SM fighter jets », RIA Novosti,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  23. (en) Vladimir Karnozov, « PICTURES : Irkut launches Su-30SM test campaign », Flight Global,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  24. (en) « Russia, Vietnam ink submarine, arms deal », SpaceWar,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  25. a, b et c Vincent Lamigeon, « Les crashes qui ont marqué l'histoire du salon du Bourget », Challenges,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  26. a, b et c (ru) [vidéo] Su-30MKI crash at Paris Air Show Le Bourget 1999 sur YouTube
  27. « Contrats du mois », Défense et Sécurité internationale, no 97,‎ , p. 33 (ISSN 1772-788X)
  28. Mathieu Courtemanche, « Sukhoi : Des chasseurs pour l'Algérie et l'Ouganda », AeroWeb-fr.net,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  29. (en) Константин Макиенко (Konstantin Makienko), « Another successful year », ATO.ru,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  30. (ru) « Отчет России в Регистр обычных вооружений ООН за 2011 год », BMPD,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  31. (ru) « Белоруссия купит у России эксплуатировавшиеся в Индии самолеты Су-30 », sur www.aex.ru,‎ (consulté le 2 octobre 2012)
  32. (en) Dr Eric C. Anderson et Jeffrey G. Engstrom, Capabilities of the Chinese People's Liberation Army to Carry Out Military Action in the Event of a Regional Military Conflict,‎ , 66 p. (lire en ligne [PDF]), p. 39 et 41
  33. (en) Suman Sharma, « Centre clears deal for 42 more Sukhois », Daily News & Analysis,‎ (consulté le 16 août 2010)
  34. [image] (en) « Picture of the Sukhoi Su-30MK2 aircraft », airliners.net,‎ (consulté le 23 janvier 2015)
  35. Laurent Lagneau, « Le Viêt Nam commande 12 avions Su-30 de plus », sur opex360.com, Zone Militaire,‎ (consulté le 23 janvier 2015)

Sources[modifier | modifier le code]

  • (ru) Valerii Bagratinov, Avions supersoniques du monde

Liens externes[modifier | modifier le code]