Liamine Zéroual

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Liamine Zéroual
ليامين زروال
Image illustrative de l'article Liamine Zéroual
Fonctions
4e président de la République algérienne
démocratique et populaire

(6e chef de l'État algérien)
30 janvier 199427 avril 1999[1]
(&&&&&&&&&&&019135 ans, 2 mois et 27 jours)
Élection 16 novembre 1995
Premier ministre Mokdad Sifi
Ahmed Ouyahia
Smail Hamdani
Prédécesseur Ali Kafi
(président du Haut Comité d'État)
Chadli Bendjedid
(indirectement)
Successeur Abdelaziz Bouteflika
4e ministre de la Défense algérien
10 juillet 199311 avril 1994
Président Ali Kafi
(président du Haut Comité d'État)
Gouvernement Abdesslam I
Malek I
Prédécesseur Khaled Nezzar
Successeur Abdelaziz Bouteflika
(indirectement)
1er Secrétaire général du Rassemblement national démocratique
21 février 199715 décembre 1998
Prédécesseur Poste créé
Successeur Ahmed Ouyahia
Biographie
Date de naissance 3 juillet 1941 (73 ans)
Lieu de naissance Batna, Algérie.
Nationalité algérienne
Profession Militaire
Général d'armée
Religion Islam sunnite
Résidence Palais d'El-Mouradia (Alger)

Liamine Zéroual
Présidents de la République algérienne
démocratique et populaire

Ministres de la Défense algériens
Officier général francais 5 etoiles.svg Liamine Zéroual
Image illustrative de l'article Liamine Zéroual

Origine Algérie
Allégeance Armée de libération nationale
Algérie
Grade Général d'armée
Conflits Guerre d'Algérie
Autres fonctions Homme politique
Chef de l'État (1994-1995)
Président de la République (1995-1999)

Liamine Zéroual (en arabe : اليامين زروال ), né le 3 juillet 1941 à Batna, en Algérie, est un général et un homme d'État algérien. Il dirige l'Algérie de 1994 à 1999.

Élevé au rang de général en 1988, il est promu à la tête des forces terrestres de son pays en 1989 et devient ministre de la défense en 1993 dans le Haut Comité d'État.

Nommé en période de crise, chef de l'État le 30 janvier 1994, il remporte l'élection présidentielle de 1995 avec 61,34 % des voix et devient du 16 novembre 1995 au 27 avril 1999, le 4e président de la République algérienne démocratique et populaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation militaire[modifier | modifier le code]

Liamine Zéroual est né à Batna dans une famille originaire du massif de l'Aurès. Inscrit à l'école du Stand (allées Ben Boulaïd, ex-allées Bocca), il participe très tôt à la révolution algérienne; en 1957, âgé de 16 ans, il rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN), branche armée du Front de libération nationale (FLN), pour combattre l'ordre colonial français (armée française)[2]. Après l'indépendance de l'Algérie, Liamine Zéroual suit une formation militaire au Caire en Égypte, puis à Moscou en Union soviétique (1965-1966) et enfin à Paris. Diplômé de l’École Militaire de Moscou et de l’École de Guerre de Paris, il exerce différentes fonctions au sein de l’Armée nationale populaire (ANP)[2].

D’abord commandant de l'École d'Application des Armes de Batna (1975), puis de l'Académie militaire interarmes de Cherchell (1981), il devient commandant d'importantes régions militaires : en 1982 au SaharaTamanrasset) puis à Béchar sur la frontière marocaine en 1984 et enfin à Constantine en 1987[3]. Élevé au rang de général en 1988, il est promu à la tête des forces terrestres en 1989. Il est cependant remercié dès 1990 par le président Chadli Bendjedid, en désaccord, notamment avec le général Khaled Nezzar, à propos d'un plan de réorganisation de l'armée algérienne. Liamine Zéroual est alors muté en Roumanie comme ambassadeur d’Algérie, mais quitte rapidement le poste et retourne s'installer à Batna en se retirant de la vie publique.

Dirigeant politique[modifier | modifier le code]

En juillet 1993, il est rappelé au poste de ministre de la Défense nationale dans le gouvernement du Haut Comité d'État (HCE) créé à la suite de la démission du président Chadli et de l'interruption du processus électoral en janvier 1992[4], remplaçant ainsi Khaled Nezzar. Partisan d'un dialogue avec tous les partis politiques du pays pour trouver « une solution consensuelle à la crise », il rencontra plusieurs fois les principaux dirigeants du Front islamique du salut (FIS) emprisonnés.

Présidence[modifier | modifier le code]

Au sein du commandement militaire, entre les « réconciliateurs », favorables au dialogue et les « éradicateurs », partisans de n'accorder aucune concession aux islamistes et à lutter sans faille contre le terrorisme, la personne de Liamine Zéroual apparait comme un compromis, et c'est à ce titre qu'il est désigné le 30 janvier 1994 à la tête de l'État par le HCE, remplaçant Ali Kafi, pour assurer la période de transition[3].

Le 15 janvier 1995, il exprime son courroux en jugeant intolérables les pressions diplomatiques internationales engendrées notamment par le contrat de Rome, dit de San Egidio, signé par les leaders politiques de l'opposition dénonçant une mainmise militaire de l'État. Ainsi, dans le but mettre fin à la période de transition, il organise une élection présidentielle en 1995, la première à scrutin pluraliste en Algérie[5]. C'est également lui qui, après son accession au pouvoir et suite aux attentats du Maroc où le roi Hassan II provoqua l'Algérie en pointant du doigt son voisin algérien, sans preuve, comme responsable, fermera la frontière algéro-marocaine en 1995. Depuis, la frontière algéro-marocaine est toujours fermée[6].

Remportant le scrutin, il est élu président de la République le 16 novembre 1995 avec 61,3 % des voix. Ayant fait le constat de l'échec du rapprochement avec les représentants modérés du FIS dissous, eux-mêmes dépassés par l'émergence d'importants groupes terroristes, meurtriers, comme le GIA, Liamine Zéroual rompt le dialogue avec les islamistes et mène une politique d'« éradication des groupes terroristes »[3].

La révision constitutionnelle de novembre 1996 augmente considérablement les pouvoirs du président de la République même si elle limite le nombre de mandat à deux. Des proches du président, et sous sa direction, fondent le 21 février 1997 le Rassemblement national démocratique (RND), à la veille des élections législatives algériennes du 5 juin 1997. Le parti RND y remporte une large majorité, et appuie le pouvoir de Liamine Zéroual. Mais des tensions de plus en plus présentes au sommet de l'État amènent Liamine Zéroual à se retirer. Il annonce ainsi, le 11 septembre 1998, dans son discours à la nation la tenue d’élection présidentielle anticipée pour février 1999 (normalement prévue pour 2000), auxquelles il déclare ne pas se présenter[2]. Il quitte la présidence de la République le 27 avril 1999. Son successeur est un ancien ministre et proche de Houari Boumédiène, du FLN, Abdelaziz Bouteflika.

Suite à l'hospitalisation du président Abdelaziz Bouteflika en mai 2013, des rumeurs persistantes le désignent comme son probable successeur à la présidence de la République[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chef de l'État algérien du 30 janvier 1994 au 16 novembre 1995.
  2. a, b et c Liamine Zéroual), portrait sur le site de la Présidence de la République algérienne.
  3. a, b et c ZEROUAL, Liamine, Institut européen de recherche sur la coopération méditerranéenne et euro-arabe, juin 1999.
  4. Par le Haut Conseil de sécurité (HCS), haut commandement militaire, après que le FIS, parti islamiste, ait remporté une large majorité lors du 1er tour des élections législatives.
  5. Élection présidentielle cependant boudée par des grandes formations de l'opposition (FFS, FIS et FLN).
  6. http://www.elwatan.com/Ouverture-de-la-frontiere-algero
  7. http://www.liberte-algerie.com/actualite/le-president-bouteflika-va-mieux-mais-le-parisien-evoque-la-sante-du-chef-de-l-etat-algerien-201091

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]