Président de la République algérienne démocratique et populaire

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Président de la République algérienne démocratique et populaire
(ar) رئيس الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية
(ber)Aselway n Tagduda tamegdayt taɣerfant tazzayrit
Image illustrative de l'article Président de la République algérienne démocratique et populaire

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Titulaire actuel
Abdelaziz Bouteflika
depuis le 27 avril 1999
15 ans, 7 mois et 29 jours

Création 15 septembre 1963
Mandant Suffrage universel
Durée du mandat 5 ans, renouvelable
Premier titulaire Ahmed Ben Bella
Résidence officielle El Mouradia, Wilaya d'Alger
Site internet www.elmouradia.dz
Politique en Algérie
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Le président de la République algérienne démocratique et populaire est à la tête de l'État et chef de l'exécutif algérien.

La fonction est actuellement occupée par Abdelaziz Bouteflika depuis le 27 avril 1999.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Tripoli programme, qui a servi de constitution à l'Algérie après son indépendance en 1962 a créée la fonction de président comme chef de l'État, ainsi que celle de Premier ministre comme responsable de la coordination du gouvernement. Par la suite, des manœuvres politiques interne ont entraîné l'adoption d'une nouvelle constitution en 1963. Cette dernière a aboli la fonction de premier ministre et confié l'ensemble du pouvoir exécutif au président. Durant les quatre premières décennies de son indépendance, l'Algérie fut un régime a parti unique sous l'égide du Front de libération nationale (FLN). La présidence fut alors systématiquement confiée à des membres du FLN : Ahmed Ben Bella, Houari Boumédienne et Chadli Bendjedid.

La Constitution de 1976 a maintenu la présidence et lui a donné la possibilité facultative de nommer un premier ministre. Avec la révision constitutionnelle de 1979 la nomination d'un premier ministre devient obligatoire. Ce dernier, conformément à l'article 113 de la constitution révisée : l'assiste [le président] dans la coordination de l'activité gouvernementale et la mise en œuvre des décisions prises en Conseil des ministres et exerce ses attributions dans le cadre des pouvoirs qui lui sont délégués par le président de la République. La révision constitutionnelle de 1988 remplace la fonction de premier ministre par celle de chef du gouvernement. Ce dernier devient le véritable détenteur du pouvoir exécutif et il devient responsable devant l'Assemblée populaire nationale. Les prérogatives du président sont alors largement réduites.

Vers la fin des années quatre-vingt il y avait une libéralisation de la FLN régime. Toutefois, lorsque le Front islamique du salut a remporté les élections législatives en 1991, l'armée forcée du président Chadli Bendjedid à dissoudre le Parlement et de démissionner le 11 janvier 1992. L'armée a déclaré l'état d'urgence et a pris sur le gouvernement du pays, l'établissement d'un cinq membres Haut Comité d'État. Le conseil a nommé un président, Mohammed Boudiaf, de prendre son poste pour un mandat de trois ans afin de faciliter un transfert à des élections normales pour le bureau. Cependant Boudiaf a été assassiné, et remplacé par Ali Kafi. En attendant, le pays a sombré dans une période de guerre civile, entre le gouvernement militaire et la guérilla islamique. Kafi a été remplacé en 1994 par Liamine Zéroual, qui a appelé la première de ces élections en 1995, remportant un mandat complet de cinq ans. Cette élection a été contestée en raison de la poursuite de la guerre civile. Il a appelé une autre élection au début de l'année1999, avec l'insurrection islamique principalement supprimée.

Abdelaziz Bouteflika a gagné l'élection de 1999 après que tous les autres candidats aient abandonné. Il a remporté l'élection présidentielle algérienne de 2004 et celle de 2009, relativement incontestée, son mandat se terminant en 2014. Le président sortant Abdelaziz Bouteflika a été réélu à nouveau pour un quatrième mandat en avril 2014[1].

Pouvoirs[modifier | modifier le code]

Le chef de l'État est le président de la République, qui est élu au suffrage universel, direct et secret pour un mandat de cinq ans. Depuis 2008, le nombre de mandats n'est plus limité. Le président est le chef du Conseil des ministres, et du Haut Conseil de sécurité. Il est également le chef des armées, il est responsable de la défense nationale, il arrête et conduit la politique extérieure de la Nation, il préside le Conseil des ministres, il nomme le Premier ministre et peut également mettre fin à ses fonctions, il signe les décrets présidentiels, il dispose du droit de grâce, du droit de remise ou de commutation de peine. Il peut également organiser des référendums, décerner des décorations et conclure et ratifier des traités internationaux.

Le président nomme :

  1. le président du Conseil d’État.
  2. le Secrétaire général du gouvernement.
  3. le gouverneur de la Banque d’Algérie.
  4. les magistrats.
  5. les responsables des organes de sécurité.
  6. les walis.

Suppression des limitations des cumuls de mandats[modifier | modifier le code]

Le 12 novembre 2008, le président Abdelaziz Bouteflika appelle les deux chambres du parlement pour réviser la constitution et se prononcer sur la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels, les deux chambres (à majorité : Front de libération nationale (FLN), Rassemblement national démocratique (RND) et Mouvement de la société pour la paix (MSP)) autorisent cette modification de la Constitution.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Algérie: Bouteflika, réélu avec 81,49% des voix, va parler, Paru au Parisien.fr, Publié le 22.04.2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]