Gendarmerie nationale algérienne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour les autres articles nationaux ou selon les autres juridictions, voir Gendarmerie.
Gendarmerie nationale
Image illustrative de l'article Gendarmerie nationale algérienne

Création 1962
Type Gendarmerie
Siège Drapeau de l'Algérie Chéraga, Alger
Langue arabe algérien, français et anglais
Effectifs 130 000[1]
Ministre Abdelaziz Bouteflika
Personnes clés Général : Mohamed Menad
Affiliation Ministère de la Défense nationale

La gendarmerie nationale algérienne est un corps de sécurité dépendant du ministère de la défense nationale composée d'environ 130 000 hommes. Son patron est le Général Mohamed Menad depuis 2013, son siège est basé à Chéraga dans la banlieue Ouest d'Alger.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Elle exerces les fonctions de :

  • Police militaire
  • Police administrative
  • Police judiciaire

Les effectifs sont en constante augmentation depuis 2005[2]

Organisation[modifier | modifier le code]

Véhicule de la Gendarmerie nationale de production algérienne.

La gendarmerie nationale est organisée en (06) six commandements régionaux (conformément au découpage militaire), 48 groupements de wilaya, une compagnie pour chaque daira, et une brigade pour chaque commune. Elle compte dans ses rangs :

  • Des escadrons de sécurité routière (ESR).
  • Des unités d'intervention dans chaque wilaya (Groupements d'intervention et de réserve , anti-émeute "GIR", et sections de sécurité et d'intervention "SSI") et les sections de sécurité et d’intervention (SSI) constituent une force de frappe en matière de lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et la criminalité de droit commun, ainsi que les affaires liées au trafic de drogue. En tout, 61 sections de sécurité et d’intervention sont mobilisées à travers le pays; chaque section comporte 35 éléments.
  • Des unités de police scientifiques avec AFIS (système d'identification des personnes) IBIS (système d'identification balistique)
  • Des unités « vertes » : brigades chargées de la protection de l’environnement et de l’hygiène générale.
  • Des unités de protection de patrimoine (surveillance des sites archéologiques ex Tassili, Djamila, Timgad, Hoggar)
  • Des unités de pôle financier et affaires économiques (lutte contre la corruption et les détournements...)
  • Des unités cybercriminalité et crime organisé.
  • Des brigades cynophiles (permet la détection d'engins explosifs et de stupéfiants).
  • Des groupements des gardes frontières (GGF) : chargés de surveiller les frontières terrestres du pays.
  • Des unités aériennes dotée de plusieurs dizaines d'hélicoptères Agusta Westland AW 109 et AgustaWestland AW 119 Koala équipés de caméras de surveillance (permet la lutte contre la délinquance routière et le guidage des unités au sol, lutte contre la contrebande, l'immigration clandestine, terrorisme).

Les différentes unités de la gendarmerie nationale algérienne peuvent également compter sur l'appui de plusieurs dizaines de véhicules blindés de transport et de combat de type Fahd 200 égyptiens, LM100 de fabrication roumaine rééquipés localement, ainsi que de Panhard M3 et AML-60 de fabrication française.

L'industrie militaire algérienne fournit les équipements individuels tels que combinaisons, gilets pare-balles, casques de protection balistiques, brelages de combat, pistolets semi-automatiques Makarov et fusils d'assaut automatiques Kalachnikov produits sous licence localement.

Formation[modifier | modifier le code]

La gendarmerie possède plusieurs écoles de formation parmi lesquelles:

  • l’École supérieur de la gendarmerie des Issers
  • l’École des sous-officiers de Sétif, de Sidi Bel Abbes et Miliana
  • l'École de police judiciaire de la gendarmerie nationale de Zéralda

En outre, depuis 2008, le gouvernement français forme les unités de police, gendarmerie et sapeurs-pompiers algériens[3].

Détachement spécial d'intervention[modifier | modifier le code]

Le Détachement spécial d'intervention (DSI) formé en Algérie, ses principales mission la neutralisation de terroristes et criminels, libération d'otage, sécurisation de convoi spécial, et l'escorte de personnalités. Le (DSI) dispose d'hélicoptères de type "Ecureuil" pour ses interventions héliportées, et possède de nombreux équipements spécialisés (optiques de vision nocturne, armes légères occidentales, AKM revalorisées, appareils de déminage dernier-cri). Ce groupe a participé à la neutralisation des preneurs d'otages sur le site gazier de Tiguentourine prés de In Amenas en janvier 2013.

Institut national de la criminologie et de la criminalistique (INCC)[modifier | modifier le code]

Commandement[modifier | modifier le code]

le commandement de la gendarmerie a été successivement confié à :

  • Colonel Ahmed Bencherif (1962-23/04/1977)
  • Général Mostepha Cheloufi (23/04/1977-10/04/1986)
  • Général Zine El Abidine Hachichi (11/04/1986-15/06/1987)
  • Général major Abbas Gheziel (16/06/1987-juillet 1997),
  • Général major Tayeb Derradji (juillet 1997-février 2000)
  • Général major Bousteila Ahmed (mars 2000-septembre 2013)
  • Général Mohamed Menad (depuis septembre 2013)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Gendarmerie se renforce par six unités aériennes »,‎ 9 juillet 2012 (consulté le 4 février 2013)
  2. Samir Leslous, « Tout en estimant que la criminalité est en hausse dans la région »,‎ 30 janvier 2013 (consulté le 4 février 2013)
  3. « La France formera la police et la gendarmerie algériennes »,‎ 12 mai 2008 (consulté le 4 février 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]