Ali Benflis

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Ali Benflis
علي بن فليس
Fonctions
13e chef du gouvernement algérien
26 août 20005 mai 2003
(&&&&&&&&&&&&09822 ans, 8 mois et 9 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Gouvernement Benflis I, II et III
Prédécesseur Ahmed Benbitour
Successeur Ahmed Ouyahia
Ministre de la Justice algérien
5 novembre 198821 juillet 1991
(&&&&&&&&&&&&09882 ans, 8 mois et 16 jours)
Président Chadli Bendjedid
Premier ministre Kasdi Merbah
Mouloud Hamrouche
Sid Ahmed Ghozali
Gouvernement Merbah
Hamrouche I et II
Ghozali I
Prédécesseur Mohamed Chérif Kherroubi
Successeur Hamdani Benkhelil
Biographie
Date de naissance 8 septembre 1944 (69 ans)
Lieu de naissance Batna[1]
Nationalité algérienne
Parti politique FLN (1988-2004)
Indépendant (depuis 2004)
Profession Magistrat
Religion Islam[2]

Ali Benflis
Chefs du gouvernement algérien

Ali Benflis (en arabe علي بن فليس) est un homme politique algérien, né le 8 septembre 1944 à Batna[1].

Parcours[modifier | modifier le code]

Un juriste engagé[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu une licence en droit de l’université d’Alger en 1968, il devient à 24 ans juge au tribunal de Blida. En 1987, il prend part à la création de la Ligue algérienne des droits de l’Homme [3].

Ministre de la Justice[modifier | modifier le code]

Après avoir été magistrat, avocat et bâtonnier, il est nommé ministre de la Justice le 5 novembre 1988 au sein du gouvernement Merbah et le reste dans les gouvernements Hamrouche I et Hamrouche II puis dans le gouvernement Ghozali I jusqu'au 21 juillet 1991, lorsqu'il est démis de ses fonctions, sans doute suite à son refus de signature de l'interruption du processus électoral de 1991.

Un proche de Bouteflika[modifier | modifier le code]

Il revient sur la scène politique en tant que député du FLN lors des législatives de 1997. Deux ans après, en 1999, il dirige la campagne électorale de Abdelaziz Bouteflika pour l'élection présidentielle de 1999. Avant d’occuper successivement les postes de Secrétaire général de la Présidence de la République, puis Chef de cabinet de la Présidence et chef du gouvernement, après la démission d’Ahmed Benbitour le 26 août 2000. Une année après, le 19 septembre 2001, Ali Benflis est désigné à la tête du FLN, en remplacement de Boualem Benhamouda.

L'opposition au chef de l'État[modifier | modifier le code]

Il est remplacé le 5 mai 2003 par Ahmed Ouyahia, qui est nommé Premier ministre. Un différend est alors évoqué entre lui et le président Bouteflika, la presse relayant longtemps l'idée selon laquelle il aurait été limogé par crainte de sa popularité grandissante.

Deux présidentielles perdues[modifier | modifier le code]

Il est candidat à l'élection présidentielle de 2004, où il arrive en deuxième place derrière le président sortant, avec 6,42 % des voix.

Le 19 janvier 2014, il annonce qu'il est à nouveau candidat pour la présidentielle de 2014. D'après les résultats officiels, il obtient 12,18 % des voix et arrive deuxième du premier tour derrière président sortant, Abdelaziz Bouteflika. Avant même l'annonce des résultats officiels, Ali Benflis annonce des résultats collectés par ses délégués, et il dénonce un grand nombre de fraudes et d'incidents particulièrement dans les deux dernières heures du scrutin[4]. Le 19 avril 2014, annonce la création prochaine de son nouveau parti[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Roger East et Richard Thomas, Profiles of People in Power : the World's Government Leaders, Londres, Europa Publications,‎ 2003, 635 p. (ISBN 978-1857431261, lire en ligne), p. 9.
  2. Ali Benflis ne revendique pas publiquement sa religion, mais le simple fait qu'il ait été candidat à l'élection présidentielle algérienne de 2004 prouve qu'il est musulman puisqu'une des conditions pour être candidat est alors d'être de religion musulmane : Boubker Belkadi (AFP), « Le Front pro-Bouteflika s'organise », sur aujourdhui.ma,‎ 18 février 2004 (consulté le 29 septembre 2012)
  3. http://www.tsa-algerie.com/actualite/item/3625-portrait-ali-benflis-a-la-conquete-d-el-mouradia
  4. Yves Bourdillon, « Algérie : le camp Benflis dénonce des fraudes », sur lesechos.fr,‎ 17 avril 2014 (consulté le 18 avril 2014).
  5. http://www.lepoint.fr/monde/algerie-ali-benflis-va-lancer-son-parti-politique-19-04-2014-1814605_24.php

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles

  • Nadia Mellal, « Ali Benflis, une autorité morale à Batna », Liberté,‎ 25 mars 2004 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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