Forces armées du Sénégal

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Forces armées sénégalaises
Drapeau du Sénégal
Drapeau du Sénégal
Branches armée de terre
armée de l'air
marine de guerre
gendarmerie nationale
police nationale
Main-d'œuvre
Âges militaires 18
Disponibles au service militaire 2 218 920 hommes
Aptes au service militaire 1 158 893 hommes
Atteignant l'âge militaire chaque année 109 381  hommes
Actifs 23 000
Budgets
Budget 68 millions de dollars, soit 1,34 du PNB
Industrie
Fournisseurs étrangers Drapeau de la France France
Drapeau de la Russie Russie
Articles annexes
Histoire Conflit sénégalo-mauritanien
Conflit en Casamance
Guerre civile de Guinée-Bissau
Insurrection islamique au Maghreb
Invasion d'Anjouan de 2008

Les Forces armées du Sénégal ont pour mission d'assurer la défense nationale qui a pour objet d’assurer en tous temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d’agression, la sécurité et l’intégrité du territoire ainsi que la vie de la population.

Elle pourvoit de même au respect des alliances, traités et accords internationaux.

La mise en œuvre de la politique de la défense est arrêtée par le Président de la République qui est responsable de la défense nationale, exerce la direction générale et la direction militaire de la défense.

Chaque ministre est responsable de la préparation de l’exécution des mesures de défense incombant au Département dont il a la charge.

Le Chef d'État-Major Général des Armées (CEMGA), assiste le Ministre chargé des Forces Armées pour l’organisation générale, la mise en condition des forces et la coordination interarmées. Il est chargé de la préparation des plans et des opérations militaires.

Organisation[modifier | modifier le code]

Loi 84-62 du 16 août 1984 complétée par la loi 89-02 du 17 janvier 1989 Les Forces Armées comprennent :

au niveau de la Présidence de la République :

au niveau du Ministère des Forces Armées

Le Ministre des Forces Armées dispose :

L'État Major Général des Armées est organisé comme suit :

  • Chef d'État-Major Général des Armées
  • Sous-Chef d’état-major général des Armées
  • Sous-Chef Opérations
  • Sous-Chef Logistiques
  • Sous-Chef Administration
  • Sous-Chef Ressources Humaines
  • Commandement de la formation

Présentation des Forces[modifier | modifier le code]

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée de terre sénégalaise.

Doyenne et noyau des armées sénégalaises, l’Armée de Terre a opéré des mutations continues qui ont fortifié ses capacités d’intervention.

Régulièrement restructurée et réorganisée de 1960 à nos jours, l’Armée de Terre a conforté au fil des ans son rôle dans la préparation des unités. Aujourd'hui composée de 9 000 hommes, elle est organisée en deux divisions (opérations et logistique)[1].

Marine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : marine sénégalaise.

Situé à l’extrême ouest du continent africain, le Sénégal demeure une position stratégique de choix grâce à une façade maritime prolongée par une Zone Économique Exclusive de deux cents (200) miles particulièrement riche en ressources halieutiques et minières. De cette situation découle toute l’importance de la marine nationale sénégalaise créée en 1961, qui, aussitôt après l’indépendance, est chargée de préserver les intérêts de l’État en mer.

Missions[modifier | modifier le code]

Les missions de la Marine Nationale s’inscrivent dans le cadre général des missions de défense et de développement confiées aux Forces Armées. Elles peuvent être classées en 4 catégories :

Le patrouilleur sénégalais Fouta (à droite) aux côtés du TCD Foudre à la base navale de Dakar.
Marin sénégalais lors d'un exercice de visite de contrôle d'un navire en 2011.
Défense maritime du territoire 

Mission à caractère militaire, la défense maritime du territoire a pour but d’affirmer la souveraineté nationale dans les eaux sous juridiction sénégalaise. Elle comprend :

  • la défense du littoral ;
  • la protection des frontières maritimes ;
  • la surveillance du territoire maritime ;
  • et le soutien aux autres composantes des Forces Armées.
Défense économique 

Il s’agit de sauvegarder les ressources du domaine maritime par :

  • la surveillance des pêches ;
  • la lutte contre la pollution (hydrocarbures - déchets toxiques) ;
  • la lutte contre la contrebande et le trafic des drogues.
Service public 

La mission de service public est assurée sous forme :

  • de recherche, de secours et d’assistance dans une région maritime qui va de la Sierra Léone à la Mauritanie ;
  • de transport au profit des services publics ou privés ;
  • d’évacuation sanitaire.
Sécurité de la navigation maritime 

Pour assurer la mission de sécurité de la navigation maritime, la Marine Nationale :

  • est responsable de la diffusion de l’information nautique ;
  • anime un service "Ouvrage - Cartes - Instruments nautiques (OCI)".

En dehors de ces missions classiques, la Marine nationale assure la représentation du pavillon national en haute mer, sur les rivages et dans les ports étrangers.

Organisation[modifier | modifier le code]

La Marine Nationale comprend un état-major et trois (03) corps :

  • Groupement Naval Opérationnel (GNO) : chargé de la mise en œuvre des unités navales qui sont regroupées en flottilles de Patrouilleurs de Haute Mer (PHM), de Bâtiment de Surveillance Côtière (BSC) et de Vedettes Côtières Rapides (VCR) et en groupe de transport (EDIC).
  • Groupement de Soutien de la Marine (GSM) : chargé d’assurer la sécurité des infrastructures portuaires, l’entretien et la réparation des unités navales, la formation du personnel et le soutien logistique.
  • Groupement de Surveillance Fluvio-maritime (GSFM) : chargé de la surveillance et de la protection des zones maritimes et fluviales.

Équipements[modifier | modifier le code]

Le patrouilleur Poponguine
  • un patrouilleur Osprey 55 ex-danois, le Fouta. Déplacement : 470 tonnes. Équipage : 38 marins. Armement : 1 x 30mm + 1 x 20mm.
  • le patrouilleur Njambuur - P-773 (construction française). Déplacement : 450 tonnes. Équipage : 40 marins. Armement : 2 x 76 mm OTO-Melara + 2 x 20 mm GIAT.
  • trois PR-48, les Saint-Louis, Popenguine et Podor. Déplacement : 250 tonnes. Équipage : 38 marins. Armement : 2 x 40 mm + 2 x 12,7mm.
  • trois intercepteurs (classe Interceptor), les Sénégal, Sine Saloum II et Casamance II. Déplacement : 62 tonnes. Armement : 1 x 20 mm.
  • deux vedettes de 22 tonnes armées de mitrailleuses.
  • 3 navires de support logistique et amphibie; les chalands de débarquement ex-français Faleme II, Karabane - L-881 - et depuis mars 2011, le ex-Sabre[2].
  • Au moins un CTM (Chaland de Transport de Matériel).
  • Fusil d'assaut M16.

Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée de l'air sénégalaise.

Embryonnaire à ses débuts, elle a été restructurée à partir des années 1980 avec des moyens matériels et humains adaptés.

Cocarde de l'Armée de l'air sénégalaise

Les missions de’Armée de l’Air sont :

  • la défense de l’espace aérien sénégalais,
  • la protection et la défense des zones aéroportuaires,
  • l’appui des autres forces dans le transport et l’aérolargage de matériels et des hommes ,
  • de l’évacuation sanitaire,
  • de la surveillance et la protection des ressources halieutiques,
  • de la recherche et le sauvetage des avions et bateaux en perdition.

L’Armée de l’Air est organisée ainsi qu’il suit :

  • Un État-Major dénommé EMAIR avec deux divisions : division Opérations et division Logistique ;
  • Un Groupement de Soutien GSAA chargé de l’administration des personnels, du soutien logistique et de la défense des bases
  • Un Groupement Opérationnel GOAA chargé des missions aériennes.
  • Une École EAA chargée de la formation technique et professionnelle des personnels de l’Armée de l’Air.
RTS 1 avec un hélicoptère de l'Armée de l'air sur le stade Demba Diop à l'occasion d'un combat de lutte sénégalaise

L’Armée de l’air dispose[Quand ?]:

Gendarmerie[modifier | modifier le code]

Au Sénégal, la Gendarmerie nationale est une force de police à statut militaire subordonnée au ministère des Forces armées pour les missions militaires et de police, alors que la Police nationale dépend du ministère de l'Intérieur. Le numéro d'urgence de la gendarmerie est le même que celui de la police : le 17 ou le 112. Elle comprend environ 5000 gendarmes, sous-officiers et officiers (souvent formés en France). Elle est dirigée par un Haut Commandant de la Gendarmerie assisté par un Haut Commandant en Second.

Présentation des Directions[modifier | modifier le code]

Présentation des Écoles[modifier | modifier le code]

  • L'École Nationale des Officiers d'Active
  • L'École d'Application de l'Infanterie
  • L'École Militaire de Santé
  • L'École de l'Armée de l'Air
  • L'École Nationale des Sous-Officiers d'Active
  • Le Prytanéee militaire de Saint-Louis
  • Le 12ème Bataillon d'Instruction
  • Le Centre de Perfectionnement des Cadres Militaires
  • Le Bureau Enseignement Militaire Supérieur

Histoire[modifier | modifier le code]

Trois grandes périodes ont marqué l’évolution de l’Armée de Terre.

  • La première période de 1960 à 1971 :
    • création de quelques bataillons et participation à la sécurisation de la frontière Sud dans le cadre de la guerre de libération de la Guinée-Bissau et aux opérations de maintien de la paix au Congo (ONUC).
  • La seconde période de 1972 à 1988 :
    • avènement d’un commandement de l’Armée de Terre (COMTER) qui se transformera d’abord en État Major Terre (EMTER) et enfin en État Major de l’Armée de Terre (EMAT)
    • couverture de l’ensemble du territoire national par des bataillons d’infanterie et de divers corps de troupe
    • création des Écoles de formations : l’École nationale des Sous-officiers d’active (ENSOA) en 1971, l’École nationale des Officiers d’Active (ENOA) en 1981, et la Division d’Application l’Infanterie (DAI) en 1984 devenue École d’Application d’Infanterie (EAI) en 1990.
    • participation de l’Armée de Terre à des opérations de maintien de la paix au Tchad, au Zaïre au Sinaï (FINUS), au Liban (FINUL) et en Gambie ( FODE KABA II).
  • La troisième période de 1988 à nos jours :
    • montée en en puissance des formations
    • opérations simultanées dans la vallée du Fleuve Sénégal et dans le Sud du pays en 1989.

La montée en puissance de ces formations a permis à l’Armée de Terre de faire la preuve de ses capacités, tant à l’intérieur du territoire qu’à l’extérieur, notamment lors de la Guerre du Golfe (Bouclier et Tempête du Désert), de la guerre civile du Libéria (ECOMOG et MINUL), de la guerre civile du Rwanda (MINUAR et TURQUOISE), de la Centrafrique (MISAB et MINURCA) et de la Guinée-Bissau (GABOU).

La Marine Nationale a été créée le 22 janvier 1961.

Des étapes ont marqué l’évolution de la Marine notamment :

  • 1961 : Acquisition du premier patrouilleur côtier rapide dénommé Sénégal.
  • 22 janvier 1975 : La Marine passe sous commandement sénégalais ; le capitaine de corvette Faye Gassama est nommé Commandant de la Marine.
  • de 1982 à 1989 : Restructuration de la Marine avec la création de l’État-major, du Groupement de Soutien de la Marine (GSM), du Groupement Naval Opérationnel (GNO) et l’ouverture de la base navale secondaire d’Elinkine.
  • 1997 : Création du Groupement de Surveillance Fluvio-Maritime (GSFM).

L’armée de l’Air sénégalaise a été créée le 1er avril 1961 avec essentiellement du personnel de l’assistance technique française et du matériel aéronautique composé d’un (01) C.47 et d’un (01) hélicoptère de type Bell, et à titre de prêt.

Les deux premiers pilotes sénégalais sont sortis d’école en 1964. Le premier officier mécanicien et le premier pilote commandant de bord en 1966.

Le potentiel des moyens aériens a évolué et atteint son plus haut niveau en 1984 par l’acquisition :

  • d’hélicoptères lourds type SA330 Puma (perdus lors de l'opération Fodé Kaba et lors d'un entrainement)
  • d’avions de transport Fokker F27
  • d’avions d’entraînement et de combat type Fouga Magister
  • d’avions d’appui et d’observation Rallye Guerrier G 235,
  • d’un avion de patrouille maritime type Twin Otter.

L’Armée de l’air a eu à mettre en œuvre des avions de transport et de liaison type Dakota C47, Broussard, Cessna et des hélicoptères type Bell et Alouette III.

Le commandement du 1er Groupement Aérien Sénégalais a été sénégalisé en 1966 et le Commandement de l’Armée de l’Air le 1er juillet 1972. Depuis 1974, l’Armée de l’Air ne compte dans ses rangs que deux personnels de l’Assistance Militaire Technique française, un officier et un sous-officier conseillers du commandement.

En avril 2006, la France offre 2 Epsilon et 1 hélicoptère Ecureuil, suite à l'engagement pris par le président français Jacques Chirac, lors de sa visite au Sénégal en février 2005. L'État sénégalais a récemment acquis 2 Mi-35P, 2 Mi-171SH. L'Espagne a donné 2 UH-1H et CN212 en 2008 aux Forces Aériennes Sénégalaises.

Les opérations extérieures[modifier | modifier le code]

Opérations achevées[modifier | modifier le code]

  • Force intérimaire des Nations unies au Liban
  • Autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge
  • ECOMIL ECOMOG Libéria
  • Force de déploiement préventif des Nations Unies en république de Macédoine
  • Force d’urgence des Nations Unies II a été déployée entre l’Égypte et Israël
  • Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda
  • Mission des Nations Unies en République centrafricaine
  • Mission préparatoire des Nations Unies au Cambodge
  • Mission de transition des Nations Unies en Haïti
  • Mission d’observation des Nations Unies pour l’Irak et le Koweït
  • Mission de l’Union africaine au Soudan (Darfour)
  • Opération des Nations Unies pour le rétablissement de la confiance en Croatie
  • Mission de vérification des Nations Unies en Angola II et III
  • Administration transitoire des Nations Unies au Timor oriental
  • Force panafricaine de maintien de la paix au Tchad
  • Force de protection des Nations Unies en Yougoslavie
  • Groupe d’observateurs militaires des Nations Unies pour l’Iran et l’Irak
  • Mission des Nations Unies en Bosnie-Herzégovine
  • Mission de police civile des Nations Unies en Haïti
  • Mission de Surveillance des Accords de Bangui
  • Mission d’observation des Nations Unies en Angola
  • Mission d’observation des Nations Unies en Ouganda-Rwanda
  • Opérations des Nations Unies au Burundi
  • Opération Turquoise au Rwanda
  • Opération des Nations Unies au Congo

Opérations sans mandat[modifier | modifier le code]

  • Opération Fodé Kaba
  • Opération Gabou

Opérations en cours[modifier | modifier le code]

Budget[modifier | modifier le code]

Le budget des forces armées a augmenté de 9 % pour 2001-2002, et de 8 % pour 2002-2003, atteignant les 56 milliards de francs CFA soit 68,6 millions de dollars à l'époque.

En 2005 les dépenses militaires étaient estimées à 1,4 % du PIB, en 2006 à 1,9 %.

Selon le Stockholm International Peace Research Institute, en 2005, le budget a été de 117 300 000 $ soit le 113ème rang au classement des budgets de défense par pays. Cela fait du Sénégal le 3ème budget de défense de l'Afrique de l'Ouest francophone derrière la Côte d'Ivoire et la Guinée Conakry.

Le budget n'est pas représentatif du niveau de renouvellement du matériel car le Sénégal bénéficie de beaucoup de dons de matériel de pays alliés ce qui permet d'avoir malgré le faible budget d'investissement une montée en puissance et un niveau opérationnel correct.

Recrutement[modifier | modifier le code]

Pour la première fois, 300 jeunes femmes sont incorporées dans des unités combattantes en 2008[3]

Publications[modifier | modifier le code]

Les forces armées éditent plusieurs publications telles que Sunugaal[4], une revue de liaison et de réflexion ; Armée/Nation, une revue trimestrielle de réflexion ; le Jambaar, un journal bimestriel d’information et de liaison ; Infogendarme, un journal bimestriel de la Gendarmerie nationale, ainsi que la Revue de la Gendarmerie.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Presentation generale de l'armée de terre sénégalaise sur armyrecognition.com
  2. « L'EDIC Sabre va rejoindre la marine sénégalaise », Mer et Marine,‎ 8 mars 2011 (consulté le 9 mars 2011)
  3. « Sénégal : l'armée veut recruter ses premières soldates » AFP
  4. Voir l'article Étymologie du nom Sénégal

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Andrew F. Clark et Lucie Colvin Phillips, « Armed forces », in Historical Dictionary of Senegal, The Scarecrow Press, Metuchen (N. J.) et Londres, 1994 (2e éd.), p. 63-64
  • (en) M. C. Diop et M. Paye, « The Army and political Power in Senegal », in Eboe Hutchful et Abdoulaye Bathily (dir.), The Military and Militarism in Africa, Dakar, CODESRIA, 1998, p. 315-354
  • (fr) Dia Fara, « Armée et politique », Vérité, n° 9, 1980, p. 1 et 8
  • (fr) Ka Leyti, « Réorganisation de la gendarmerie nationale », Sunugaal, n° 1, 2 bimestre 1985, p. 10-11
  • (fr) Dieng Mamadou, « La réorganisation des forces armées », Sunugaal, , 1, 2e bimestre 1985, p. 7-9
  • (fr) Colonel Mamadou Lamdou Touré, Contribution à l’histoire militaire : Des premiers soldats noirs de la colonie du Sénégal à la formation de l’armée sénégalaise, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1999, 111 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Sidy Sady, La Gendarmerie nationale sénégalaise. Son rôle dans la consolidation de l'État, L'Harmattan, Paris, 2012, 180 p. (ISBN 9782296548930)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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