Forces armées du Burkina Faso

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Forces armées du Burkina Faso
Fondation 1961
Branches armée de terre
armée de l'air
gendarmerie
milice populaire
Commandement
Ministre de la défense Blaise Compaoré
Main-d'œuvre
Actifs 11 200 (armée de terre 6 400, armée de l'air 600, gendarmerie 4 200)
Budgets
Budget 1,2 % du PNB (2006)
Articles annexes
Histoire Guerre de la Bande d'Agacher
Guerre civile sierra-léonaise
Insurrection islamique au Maghreb

Les forces armées du Burkina Faso sont l'armée nationale de l'État africain du Burkina Faso. Elles comprennent l'armée de terre, l'armée de l'air, la gendarmerie, la brigade nationale des sapeurs pompiers, le groupement central des armées ainsi que de la milice populaire. N'ayant pas d'accès à la mer, le Burkina Faso ne dispose pas de marine.

Historique[modifier | modifier le code]

L’Armée Nationale Burkinabè a été créée le 3 août 1960, par la loi N° 74-60/AN. Elle s’est constituée sur les cendres de l’armée coloniale française et était composée d’officiers, de sous-officiers et de militaires du rang. À sa naissance, elle était constituée du 1er Bataillon de Haute-Volta qui était composé de 5 compagnies d’infanterie, soit 2 à Bobo-Dioulasso et 3 à Ouagadougou. Le transfert de commandement entre les autorités militaires françaises et voltaïques s’est effectué le 1er novembre 1961. Depuis lors, la fête anniversaire des Forces Armées Nationales est célébrée le 1er novembre chaque année.

Si à la création de l’armée Nationale, la Gendarmerie était prise en compte car déjà existante sur le terrain depuis juin 1939, il n’en était pas de même pour l’Armée de l’Air. En effet le premier embryon de cette entité fut créé le 25 novembre 1965, soit cinq ans après la création de l’Armée Nationale.

L’année 1968 voit la création du 2e Bataillon de Haute-Volta à Bobo-Dioulasso. A la faveur du conflit avec le Mali en 1974, plusieurs garnisons voient le jour.

Une importante restructuration intervient en 1985 avec la création de :

  • six Régions Militaires (RM);
  • six Groupements de Gendarmerie (GG) (Dori, Ouahigouya, Dédougou, Bobo, Ouaga, Fada) ;
  • 2 Régions Aériennes (Ouagadougou et Bobo).

En 1994 il est décidé de la réduction du nombre des Régions Militaires à trois ainsi que la création de trois Régions de Gendarmerie (RG) ayant les mêmes limites et les mêmes chefs-lieux de postes de commandement (PC) que les Régions Militaires à savoir :

  • Kaya pour les 1re RM et RG ;
  • Bobo-Dioulasso pour les 2es RM et RG ;
  • Ouagadougou pour les 3e RM et RG.

En 2011, plusieurs mutineries ont lieu au sein de l'armée lors de la révolte burkinabè[1].

Plus récemment, en 2013, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali suite à l'insurrection touareg et islamiste qui frappe le pays, 500 soldats ont été déployés au sein de la MISMA au Mali où ils ont pris la relève des soldats français, à Tombouctou en particulier[2].

Missions[modifier | modifier le code]

Conformément à la politique de défense et à la Loi portant organisation de la défense nationale, quatre principales missions ont été dévolues aux FAN.

La Première Mission

La Première Mission est de ‘’garantir la sécurité, la souveraineté et l’intégrité du territoire national’’. S’il est vrai que des dispositions sur le plan international sont prises pour réduire les risques de conflits inter états, il faut cependant se rendre à l’évidence que les menaces extérieures et intérieures contre la sécurité, la souveraineté et l’intégrité du territoire national, sont toujours possibles ; en attestent les conflits et guerres civiles observées dans la sous-région. Les menaces contre la sécurité intérieure obligent les Forces Armées à apporter leur concours aux forces de sécurité publique pour lutter efficacement contre certains fléaux tels que le grand banditisme et la criminalité transfrontalière.

La Deuxième Mission

La Seconde Mission est celle qui consiste à ‘’participer au développement socio-économique national’’. Maillon essentiel de la nation, les Forces Armées Nationales contribuent au développement socio-économique du pays à travers plusieurs actions. Il s’agit entre autres:

  • De la construction d’infrastructures socio-économiques (routes, ponts, barrages, puits et forages, plaines agricoles) ;
  • De la réalisation de certains programmes nationaux de développement tels que l’opération SAAGA ;
  • De la fourniture de services à l’échelle nationale (santé, transport, éducation et formation).
La Troisième Mission

La Troisième Mission est de ‘’contribuer à la prévention, à la gestion et à la résolution des conflits en prenant part aux actions militaires et humanitaires sous l’égide de l’ONU et des organisations régionales et sous régionales’’. Les Forces Armées Nationales ont participé à plusieurs opérations de maintien de la paix. Le Togo, le Niger, la République Centrafricaine et le Liberia ont abrité des contingents burkinabè dans le cadre du maintien de la paix. En Côte d’Ivoire, un officier d’état-major avait été déployé au sein de l’ONUCI. Le Burundi, le Soudan, la République Démocratique du Congo, la République Centrafricaine et Haïti abritent en ce moment même différentes missions burkinabè dans le même cadre.

La quatrième Mission

La quatrième Mission consiste à ‘’prendre, en matière de protection civile, les mesures de prévention et de secours que requièrent en toutes circonstances, la sauvegarde des populations et la protection des biens (catastrophe, risques majeurs de toute nature)’’.

À travers des unités spécialisées dans le domaine de la protection civile, les FAN apportent chaque jour leur contribution dans les secours publics en cas de catastrophes de toute nature (incendies, accidents, inondations, invasions acridiennes).

Organisation[modifier | modifier le code]

Après les mutineries de 2011, d’importants changement sont entrepris en vue de calmer la troupe. Ainsi les principaux chefs militaires sont demis de leurs fonctions et remplacés par des hommes "acceptés" de la troupe. En outre certains régiments sont supprimés, d'autres fusionnent entre elles et on assiste même a des créations de nouveaux régiments comme les régiments interarmes. Toutefois le nombre de régions militaires et de gendarmerie est toujours maintenu à 03. le stationnement des unité est le suivant.

Armée de terre[modifier | modifier le code]

1re région militaire[modifier | modifier le code]

  • 10e Régiment de Commandement et de Soutien (10e RCS) basé à Kaya
  • 11e Régiment d'Infanterie Commando (11e RIC) basé à Dori
  • 12e Régiment d'Infanterie Commando (12e RIC) basé à Ouahigouya
  • Régiment d’artillerie (RA) stationné à Kaya

2e région militaire[modifier | modifier le code]

  • 20e Régiment de Commandement et de Soutien (20e RCS) basé à Bobo Dioulasso
  • 21e Régiment d’infanterie commando (21e RIC) de Bobo-Dioulasso (dissout en 2011)
  • 22e Régiment d'Infanterie Commando (22e RIC) basé à Gaoua
  • 23e Régiment d'Infanterie Commando (23e RIC) basé à Dédougou
  • 24e Régiment Interarmes (24e RIA) stationné à Bobo Dioulasso
  • 25e Régiment de Pachutiste Commando (25e RPC) basé à Bobo Dioulasso

3e région militaire[modifier | modifier le code]

  • 30e Régiment de Commandement et de Soutien (30e RCS) basé au camp 11-78 de Ouagadougou
  • 31e Régiment d'Infanterie Commando (31e RIC) basé à Tenkodogo
  • 32e Regiment d'Infanterie Commando (32e RIC) basé a Fada N'Gourma (dissout en 2011)
  • 34e Régiment Interarme (34e RIA) stationné à Fada N'gourma
  • Régiment Blindé (RB) stationné à Fada N'gourma (dissout en 2011)
  • Régiment de la Sécurité Presidentielle (RSP) basé au camp Naaba Koom II de Ouagadougou

Groupement Central des armées[modifier | modifier le code]

Les éléments du groupement central des armées (GCA) sont stationnées dans les camps militaires Guillaume Ouedraogo et Sangoulé Lamizana de Ouagadougou. Toutefois des détachements existent auprès des autres régions militaires. Au sein du GCA on retrouve les unités suivantes:

  • Bataillon de l’intendance
  • Bataillon du matériel et du train
  • Bataillon des transmissions stratégiques
  • Bataillon du génie militaire
  • Bataillon de santé

Armée de l'air[modifier | modifier le code]

L'espace aérien national est divisé en 2 régions aériennes

1re région aérienne[modifier | modifier le code]

Sa capitale est Ouagadougou. Elle opère les sites suivants

  • Base aérienne 511 de Ouagadougou (principal) ou se trouve l'escadrille de transport de la Force Aérienne du Burkina Faso (FABF)
  • Aérodrome de Ouahigouya
  • Aérodrome de Dori
  • Aérodrome de Fada N'Gourma
  • Aerodrome de Koudougou

2e région aérienne[modifier | modifier le code]

Sa capitale est Bobo Dioulasso et elle a sous sa tutelle les sites suivants

  • Base aérienne 210 de Bobo Dioulasso ou se trouve l’escadrille de chasse de la Force Aérienne du Burkina Faso (FABF)
  • Aerodrome de Dédougou

Brigade Nationale des Sapeurs Pompiers[modifier | modifier le code]

La Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers est une composante des Forces Armées Nationales mise à la disposition du ministère chargé de l’administration du territoire pour emploi dans le cadre de la sécurité civile.

La Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers relève de l’État-Major Général pour toutes les questions d’ordre militaire.

Le Commandant de la Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers a rang de Chef d’État-Major d’Armée.

‘’Sauver ou Périr’’, telle est la devise de la Brigade nationale de sapeurs pompiers. Elle compte 5cinq compagnies :

  • 1re compagnie à Ouagadougou
  • 2e compagnie à Bobo Dioulasso
  • 3e compagnie à Koudougou
  • 4e compagnie à Ouahigouya
  • 5e compagnie à Banfora

Gendarmerie Nationale[modifier | modifier le code]

Voire section Gendarmerie Nationale du Burkina Faso

Grades et appellations[modifier | modifier le code]

Il existe trois grands groupes de grades au sein des forces armées burkinabè. On distingue les militaires du Rang, les Sous-officiers et le groupe des Officiers[3].

Militaires du Rang

  • Soldat de 2e classe
  • Soldat de 1re classe
  • Caporal

Sous-officiers

  • Sergent
  • Sergent-chef
  • Adjudant
  • Adjudant-chef
  • Adjudant-chef major

Officiers

  • Officiers subalternes
    • Sous-lieutenant
    • Lieutenant
    • Capitaine
  • Officiers supérieurs
    • Commandant ou chef de bataillon (armée de terre) ou chef d’escadron (gendarmerie et cavalerie)
    • Lieutenant-colonel
    • Colonel
    • Colonel-major
  • Officiers généraux
    • Général de brigade
    • Général de division
    • Général de corps d'armée
    • Général d'armée

Engagements[modifier | modifier le code]

Les forces armées du Burkina Faso sont engagées à 2 reprises contre le voisin malien. La première fois en 1974 sur fond de différend frontalier n’entraîne que des échanges de tirs d'armes légères qui ne font aucune victime de part et d'autres. La seconde fois en 1985 connue sous le nom de guerre de Noel ou guerre de la bande d'Agacher.

Elles participent également à la guerre civile en Sierra Leone et au Liberia.

Au titre des missions de maintien de la paix et celles de la CEDEAO, les forces armées du Burkina Faso sont déployés dans les conflit suivants

  • MINUSMA au Nord-Mali avec un bataillon renforcé de 990 hommes et un autre bataillon renforcé de 935 hommes ainsi que des officiers d'Etat major, soit pres de 2000 hommes plus un hélicoptère Mil Mi-17 et un avion de surveillance DA-42[4].
  • MINUAD au darfour avec un bataillon de 800 hommes et une FPU de 140 gendarmes[5].
  • ECOMIB en Guinée-Bissau avec une FPU de 140 gendarmes.
  • MINUSTHA
  • MONUSCO
  • MINUSS
  • ONUCI
  • Etc.

Équipement[modifier | modifier le code]

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Camions de transport[modifier | modifier le code]

Véhicules blindés[modifier | modifier le code]

Artillerie[modifier | modifier le code]

Défense anti-aérienne[modifier | modifier le code]

Mitrailleuses[8][modifier | modifier le code]

Acmat.jpg

Fusils d'assaut[8][modifier | modifier le code]

Pistolets mitrailleurs[8][modifier | modifier le code]

Pistolets [8][modifier | modifier le code]

Armements anciens (maintenus en réserve ?)[9][modifier | modifier le code]

Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Un Super-Tucano de l'Équateur.

Initialement baptisée « Escadrille de la République de Haute-Volta » en 1964 et « Force aérienne de Haute-Volta » en 1970, elle fut renommée en « Force aérienne du Burkina Faso » en octobre 1985. Elle comprend peu après l'indépendance 2 Douglas C-47 Skytrain et 3 Max-Holste MH-1521 Broussard.

En 1984, la Libye sous Mouammar Kadhafi apporte un soutien à la force aérienne burkinabée en lui fournissant 10 Mikoyan-Gourevitch MiG-21 et quelques MiG-17. Ils ne sont plus en service.

Récemment, elle a acquis en 2005 à la Russie 2 hélicoptères d'attaques Mil Mi-24 en réponse apparente à la crise politico-militaire en Côte d'Ivoire.

Inventaire[modifier | modifier le code]

Elle comprend 19 aéronefs de 15 modèles différents (dont 11 hélicoptères) pour un personnel actif de 600 hommes au total en 2013[10].

Aéronef Type Versions En service Notes
Air Tractor AT-802 pulvériseur agricole AT802 1
Embraer EMB 314 attaque légère et

lutte anti-guérilla

AT-29B Super Tucano 3 6 commandés, 3 livrés
Airtech CN-235 avion cargo CASA CN-235-220 M 1
Celier Xenon 2 autogire Celier Xenon 2 2
Alouette III hélicoptère utilitaire SA 316B 1
Eurocopter AS365 Dauphin hélicoptère utilitaire SA 365 N 2
Eurocopter AS350 Écureuil hélicoptère utilitaire AS 350 B2 2
Mikoyan-Gourevitch MiG-17 avion chasseur-bombardier MiG-17F 1 Sert comme décoratif a l'entrée de la base 511.
Mil Mi-8 hélicoptère utilitaire Mi-8 V
Mi-8 S
2
1
Mil Mi-17 hélicoptère utilitaire Mi-17 2
Mil Mi-35 hélicoptère d'attaque Mi-35 Hind-E 2
Avro 748 avion utilitaire HS.748 2A 1
Beechcraft Super King Air avion utilitaire Super King Air 200 1
Nord-Aviation N262 avion utilitaire Nord 262 C 2
Reims 172 Skyhawk avion de liaison F172 N 1
Reims 337 Skymaster avion de liaison F337 D 1

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Philippe Bernard, « La colère de l’armée et l’ire de la jeunesse montent contre le président burkinabé », Le Monde, 23 avril 2011, p. 8
  2. (en) Mali conflict: West African troops to arrive 'in days', BBC News, 15 janvier 2013
  3. http://www.defense.gov.bf/index.php/appelations
  4. http://burkina24.com/2013/11/13/mali-le-burkina-enverra-935-soldats-supplementaires/
  5. http://news.aouaga.com/h/22450.html
  6. (en) The ACMAT ALTV secures another export order, ACMAT, consulté le 17 janvier 2013
  7. a, b et c (fr) 144 véhicules tactiques au profit des forces armées Burkinabè, Radiodiffusion Télévision du Burkina, consulté le 27 janvier 2013
  8. a, b, c et d (en) Richard D Jones, Jane's Infantry Weapons 2009/2010. Jane's Information Group; 35e édition (27 janvier 2009). (ISBN 978-0710628695).
  9. J. Huon, Encyclopédie mondiale de l'Armement. Jacques Grancher; 2012.
  10. (en) Order of Battle - Burkina Faso, consulté le 17 janvier 2013