Riadh Sidaoui

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Riadh Sidaoui

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Portrait de Riadh Sidaoui

Naissance 14 mai 1967 (47 ans)
Bou Hajla, Tunisie
Nationalité tunisienne, suisse
Pays de résidence Suisse
Diplôme
Maîtrise en journalisme (1992)
Diplôme d'études approfondies en sciences politiques (1995)
Diplôme d'études supérieures en études du développement (1997)
Diplôme d'études spécialisées en sciences politiques (1998)
Profession Politologue
Écrivain
Formation
Famille

Riadh Sidaoui (رياض الصيداوي), né le 14 mai 1967 à Bou Hajla[1], est un intellectuel, écrivain[2] et politologue[3] tunisien ayant la nationalité suisse[2],[4].

Il est directeur du Centre arabe de recherches et d'analyses politiques et sociales (Caraps) basé à Genève[5],[6] et rédacteur en chef des sites web d'information arabophone Taqadoumiya (التقدمية) depuis 2010[7],[8],[9] et La Progressiste (Taqadoumiya en français) depuis 2011[10] qui est censuré en Arabie saoudite[10]. Il publie par ailleurs de nombreux articles universitaires et des études scientifiques, notamment dans des journaux arabes basés à Londres comme Al-Hayat, Azzaman ou encore Al-Quds al-Arabi[11].

Spécialiste du monde arabe[12], notamment de l'Algérie, des mouvements islamistes et du processus de démocratisation dans cette région, il est l'un des partisans de la démocratisation du monde arabe et de l'émancipation de la femme musulmane. Il est opposé au wahhabisme saoudien et à ses dérives qu'il considère comme un ensemble de dogmes réactionnaires empêchant toute réflexion intellectuelle. Sidaoui pense que les fondements politiques de l'islam résident dans l'esprit républicain démocratique et non l'esprit monarchique wahhabite. Pour lui, le wahhabisme saoudien est donc un danger qui menace l'islam, les musulmans ainsi que l'humanité entière[13].

Il attire par ailleurs l'attention sur le fait qu'un grand nombre de militants islamistes fanatiques sont diplômés dans les sciences exactes[2].

Durant le printemps arabe, il appelle à l’instauration de l’État-providence, qui protège le citoyen, ainsi qu'à l'organisation d'élections locales pour instaurer une vraie démocratie et apaiser la colère des communautés qui refusent le pouvoir central[14]. Dénonçant les autorités et la politique qatarie, qu'il qualifie de dictature absolue en coupure totale avec la démocratie, il préside le « Comité international pour la libération du poète qatari Mohammed Ibn al-Dheeb al-Ajami des cellules du dictateur de Doha », rattaché au Conseil des droits de l'homme des Nations unies[15].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Riadh Sidaoui naît en 1967 à Bou Hajla, une ville rattachée au gouvernorat de Kairouan dans le centre de la Tunisie. Il suit ses études primaires dans sa ville natale, puis ses études secondaires à Kairouan. Après avoir obtenu son baccalauréat littéraire, Sidaoui poursuit ses études à l'Institut de presse et des sciences de l'information de Tunis, où il obtient une maîtrise en journalisme (spécialisation en journalisme politique) en 1992[1], puis à la faculté de droit et des sciences politiques de Tunis dont il sort avec un diplôme d'études approfondies en sciences politiques en 1995[1]. Il part en Suisse et poursuit ses études à l'université de Genève où il obtient un diplôme d'études supérieures en études du développement de l'Institut universitaire d’études du développement en 1997[16] puis un diplôme d'études supérieures en science politique de la faculté des sciences économiques et sociales de Genève en 1998[17]. Par la suite, il prépare une thèse de doctorat intitulée Mouvements islamistes et régimes politiques dans le monde arabe : analyses comparatives d'interaction à l'université de Genève[18].

Interventions[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Régulièrement invité par des chaînes de télévisions, dont Al Jazeera[19], France 24[20], la BBC Arabic[21], Voice of America[22] et Léman Bleu[23], et de radios, dont la radio suisse alémanique DRS 2[24], la Deutsche Welle[25],[26] ou encore la RTL[27], il publie de nombreux articles universitaires et des études scientifiques, notamment dans des journaux arabes basés à Londres comme Al-Hayat, Azzaman ou Al-Quds al-Arabi[11].

Riadh Sidaoui lors d'un colloque international tenu en 2007 à Lugano
Riadh Sidaoui à gauche, Bashar Draidi au centre et Abdel Bari Atwan à droite, en novembre 2013 à Paris

D'autre part, Sidaoui est invité pour participer à un talk-show sur Al Jazeera et reçoit des instructions pour « attaquer » l'armée algérienne, ce qui le pousse à décliner cette invitation[28].

Conférencier[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, il participe à des séminaires et colloques, particulièrement en Europe, et donne chaque année une série de conférences sur l'idéologie arabe contemporaine, les mouvements islamistes, la crise de la démocratie dans le monde arabe ou encore la crise algérienne à l'université de Genève[29]. Il est invité aussi en tant que conférencier à l'université de la Suisse italienne (2008)[30] et comme conférencier d'honneur à l'université de Turin (2011)[31]. Il est invité en 2012 par l'Institute for Epistemological Studies à Bruxelles[32]. En juin 2013, il donne une conférence à propos de la sociologie du printemps arabe à Vienne[33].

Le 30 juin 2011, Sidaoui est invité à participer, avec Jean Ziegler, membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies et Sylvia Naef, professeur à l'unité d'arabe de l'université de Genève, au débat organisé par La Tribune de Genève à Plainpalais à propos de l'avenir des révolutions arabes[34],[35].

Entretiens[modifier | modifier le code]

Moncef Marzouki et Riadh Sidaoui en 1990 à Tunis

Durant sa carrière professionnelle, Sidaoui obtient plusieurs entretiens journalistiques et académiques avec des personnalités comme le ministre algérien Ahmed Taleb Ibrahimi, mais aussi le premier président algérien Ahmed Ben Bella, avec qui il entretient des relations amicales[36], Mohammed Fawzi, Ahmed Hamrouche, Moncef Marzouki ou encore son professeur à l'université de Genève, Jean Ziegler, avec qui il voyage dans les Alpes[37].

Durant l'été 1992, au Caire, Sidaoui passe plusieurs jours avec Sami Sharaf, l'un des fondateurs de Gihaz al-Mukhabarat al-Amma. Grâce à ce dernier, Sidaoui achève l'écriture de son livre Heikal ou le dossier secret de la mémoire arabe. En effet, Sharaf n'avait pas accordé d'entretiens avant Sidaoui depuis une dizaine d'années[38].

En 1998, Sidaoui part en Algérie pour un travail pour le compte de la Société suisse de radiodiffusion et télévision et obtient des entretiens avec plusieurs hommes politiques algériens comme Abdallah Djaballah, Louisa Hanoune et Chérif El Hachemi.

Activités[modifier | modifier le code]

Riadh Sidaoui fonde le Centre arabe de recherches et d'analyses (Cara) à Genève, dont il est le directeur, avec l'aide du Tunisien Hamadi Redissi[39], du Marocain Mohamed Maati Elmenjel et de Jean Ziegler.

Le programme du centre est centré sur les problèmes du monde arabe et comprend des conférences, des colloques réguliers, la publication de plusieurs ouvrages en diverses langues et du magazine Averroès[40]. Le centre change de nom en 2010 et devient le Centre arabe de recherches et d'analyses politiques et sociales (Caraps).

Fin 2011, Sidaoui fonde le site web d'information Le Progressiste, associé au Centre arabe de recherches et d'analyses politiques et sociales[10]. Il s'agit selon lui de créer un site pour « répandre la démocratie et l'émancipation de la femme arabe, et diffuser l'islam de manière rationnelle pour lutter contre la nouvelle culture produite par le pétrodollar »[10]. Le site présente plusieurs nouveautés, notamment un intérêt porté aux services de renseignement arabes via la diffusion de plusieurs documents secrets, ce qui est considéré comme une innovation dans le domaine des médias arabes[10]. Le site, censuré en Arabie saoudite, est disponible en arabe, français et anglais[10].

En 2013, l'ancienne épouse du roi d’Arabie saoudite Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, la princesse Alanoud D. Alfayez, charge l'avocat et ancien ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas et le juriste Max Coupé de s’occuper du « cas des quatre princesses » ; la princesse demande aussi à Sidaoui d’être son représentant personnel. En effet, cela fait près de douze ans que les filles d'Alanoud, princesses d’Arabie saoudite, sont placées en résidence surveillée[41].

Théories[modifier | modifier le code]

Sidaoui propage l'idée selon laquelle, pour réussir, une révolution doit regrouper trois facteurs principaux[42],[20],[23] :

  • la radicalisation de l'opposition populaire qui ne demande plus seulement des réformes mais veut la tête de celui qui incarne le régime[42] ;
  • une division au sein de l'élite au pouvoir, un esprit de corps fragmenté[42] ;
  • la neutralité de l'armée ou sa trahison envers le régime[42] (des divisions au sein de l'armée conduisent à une guerre civile)[35].

D'autres facteurs secondaires entrent en ligne de compte selon lui, tels que l'explosion démographique, la jeunesse de la population (pour les révolutions arabes par exemple) et les nouvelles technologies et réseaux sociaux tels Facebook qui ne permettent plus le contrôle de l'information[35].

Pensée[modifier | modifier le code]

Islamistes[modifier | modifier le code]

Islamistes et sciences exactes[modifier | modifier le code]

Sidaoui attire l'attention sur le fait qu'un grand nombre de militants islamistes fanatiques sont diplômés en sciences exactes[2]. En effet, les attentats du 11 septembre 2001 ont été commis par des jeunes ayant effectué des études en sciences exactes et non pas en histoire ou en philosophie ou encore en sociologie, il explique :

« Malgré l'absence d'une étude globale sur l'origine professionnelle de l'équipe dirigeante des mouvements islamistes dans le monde arabe, nous pouvons remarquer une domination quasi totale des métiers scientifiques. Il semble que le nombre d'ingénieurs, de médecins, de physiciens, etc., qui agissent au nom de l'islamisme, soit considérable. Cette thèse est confirmée par le grand succès des islamistes aux élections des conseils scientifiques dans les facultés des sciences exactes. Ce même succès devient difficile sinon impossible dans les facultés des lettres et des sciences sociales[2]. »

Islamistes et armée en Algérie[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne l'Algérie, Sidaoui montre, dans L'Armée algérienne, 40 ans de mutations internes, que l'armée algérienne qui a connue plusieurs mutations internes, profondes avec Ahmed Ben Bella et Houari Boumédiène, était en conflit avec les islamistes. En effet, le deuxième tour des élections législatives de 1991 a été interrompu pour empêcher l'arrivée au pouvoir des islamistes. Ce fait est considéré comme un appel à l'éradication du phénomène islamiste, malgré son implantation au sein d'une large partie de la société algérienne ; tout cela a conduit à une guerre civile, dont les pertes humaines et matérielles ont été lourdes, et au refus total de toute possibilité de dialogue avec les islamistes, malgré les occasions multiples et les nombreuses médiations internes et externes pour établir un dialogue sérieux afin de mettre fin à la guerre. Toutefois, l'armée est restée solidaire et unie face aux menaces des islamistes, ce qui a empêché l'effondrement de l'État. Paradoxalement, contrairement à ce qui s'est passé avec l'armée du Chah en Iran, l'armée algérienne a été une armée nationale, forgée dans une institution qui ne dépend pas pour sa persistance des individus.

Pour Riadh Sidaoui, il semble que les événements depuis le déclenchement de la guerre civile algérienne, en janvier 1992, ont clairement montré l'impossibilité d'une victoire militaire totale d'un camp sur l'autre. En effet, l'armée s'est montrée incapable de mettre fin à l'insurrection islamiste. Dans le même temps, les islamistes ont été aussi incapables de conquérir le pouvoir par la force et d'instaurer l'État islamique qu'ils revendiquent. Face à ce dilemme, une solution réconciliatrice s'imposait pour sauver le pays. Cette solution serait, selon lui, l'aboutissement d'une nouvelle mutation profonde au sein de l'armée et d'une évolution du discours islamiste vers le rationalisme et la modération.

Printemps arabe[modifier | modifier le code]

Après la chute de dictateurs durant le Printemps arabe, Riadh Sidaoui déclare que les premiers gagnants sont les islamistes[35] au vu de leurs capacités de mobilisation et d'organisation[35]. Pour lui, les islamistes jouissent du soutien massif des pays du Golfe, des pétrodollars, mais aussi des États-Unis qui acceptent une islamisation modérée du monde arabe, comme en Turquie, où seule l'armée demeure un contre-pouvoir[35]. Il attire l'attention sur le fait que le monde arabe connaît une vague d'enthousiasme pour les partis islamistes, ce qui se traduit par le succès des partis islamistes aux élections, notamment en Tunisie, au Maroc et en Égypte[43].

À propos des partis islamistes modérés, Sidaoui montre que la position de ces partis à l'égard des mouvements islamistes radicaux est très ambiguë[44]. En effet, ils ne veulent pas entrer en conflit avec ces mouvements violents, non seulement parce qu'ils ont besoin de leurs voix pour les élections, mais aussi parce qu'ils servent à intimider les mouvements gauchistes, laïques et progressistes[44]. Or, ils ne peuvent pas bénéficier de cette dualité, en devant favoriser la démocratie ou se mettre du côté des mouvements radicaux[44].

Selon Sidaoui, ce qui se passe dans le monde arabe depuis 2011, même s’il repose sur un dynamisme interne, s’inscrit dans la cadre d’une « guerre froide » entre des puissances économiques internationales, plutôt anciennes et d’autres émergentes. Cette guerre a pour objectif le contrôle des sources d’énergie : les Américains et leurs alliés, contre la Russie, la Chine, l’Iran et même le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud[45].

Wahhabisme saoudien[modifier | modifier le code]

Selon Sidaoui, parler du wahhabisme seul est faux car il faut utiliser le concept de « wahhabisme saoudien »[46]. En effet, il s'agit d'une doctrine islamique qui s'appuie sur l'alliance historique entre le pouvoir politique et financier représenté par Ibn Saoud et l'autorité religieuse représentée par Mouhammad ibn Abd al-Wahhab ; cette doctrine continue d'exister jusqu'à nos jours grâce à cette alliance, au financement de plusieurs chaînes religieuses et à la formation de plusieurs cheikhs[46],. L'Arabie saoudite a adopté cette doctrine pour assurer la loyauté du peuple envers la famille royale des Saoud. C'est ainsi que plusieurs cheikhs prononcent des fatwas interdisant la protestation du peuple contre le roi, la conduite des voitures par les femmes, etc[47].

Dans les années 1960, l'Arabie saoudite utilise le wahhabisme (surtout sur le plan médiatique et politique) pour essayer de bloquer les tentatives progressistes dans le monde arabe, comme l'Égypte de Nasser ou l'Algérie de Houari Boumédiène[48], ce qui était dans l'intérêt des États-Unis à cette époque[48] :

« Durant la Guerre froide, les puissances mondiales ont eu recours au wahhabisme saoudien pour contrer les courants progressistes de l’époque comme le nassérisme ou le communisme[49]. »

Sidaoui illustre le projet wahhabite saoudien dans la propagation de l'intégrisme sur le plan culturel, notamment audiovisuel. C'est ainsi que l'Arabie saoudite dépense pendant trente ans en faveur de sa propagande intégriste, plus que les dépenses de l'Union soviétique pendant 70 ans[50]. Ce discours finit par produire le terrorisme d'Al-Qaida et son leader, Oussama Ben Laden[50].

D'autre part, Sidaoui insiste sur le fait que les fondements politiques de l'islam résident dans l'esprit républicain démocratique et non l'esprit monarchique wahhabite. Selon lui, le wahhabisme saoudien est un danger qui menace l'islam, les musulmans ainsi que l'humanité entière[13].

Après la révélation du document d'al-Azhar[51], Sidaoui insiste sur le fait que l'université al-Azhar peut revenir à son rôle dans la diffusion de la pensée islamique, caractérisé par la modération de la pensée et qui allie islam et État moderne[52], tout en pouvant coopérer avec l'Université Zitouna ou encore l'Association des oulémas musulmans algériens[53].

Fatwas politiques[modifier | modifier le code]

Selon Riadh Sidaoui, les fatwas politiques ont commencé à se propager durant la guerre du Golfe en 1991, gagnant l'Égypte et le reste du monde arabe[54]. Ce phénomène est la conséquence d'un vide politique dans la région, comblé par des cheikhs prononçant des fatwas. C'est ainsi qu'on trouve le Conseil des grands oulémas d'Arabie saoudite qui constitue un organisme remplaçant le parlement[54]

Selon lui, ces fatwas politiques ne sont pas objectives et certains pays utilisent le discours religieux pour leurs intérêts politiques et économiques, par exemple le Qatar qui utilise ce système dans son conflit avec l'Arabie saoudite, ce qui cause une guerre de fatwas entre les deux pays : l'Arabie saoudite utilise la Ligue islamique mondiale, le Qatar a soutenu l'Union internationale des savants musulmans présidée par Youssef al-Qaradâwî[54].

Médias arabes[modifier | modifier le code]

Selon Sidaoui, les chaînes d'information arabes, qui détiennent de grands réseaux internationaux, travaillent à condition de ne pas critiquer le pays qui les finance, tel Al-Arabiya qui appartient au groupe MBC, une compagnie de télévision panarabe saoudienne qui ignore tout problème interne au régime saoudien, de même pour Al Jazeera qui est la propriété de Hamad ben Khalifa Al Thani, émir du Qatar[55].

Dans le livre Islam and the Western World: The Role of the Media, il montre que les médias arabes ont toujours été très fragmentés, l'objet d'États concurrents de la région tentant de gagner une influence hégémonique. Ainsi, Yamama, la plus grande entreprise saoudienne de publicité du monde arabe, a été chargée par le régime saoudien de ne pas coopérer avec Al Jazeera, un mouvement qui de toute évidence a eu un impact sur les revenus de la chaîne. Par ailleurs, ils ne sont pas financièrement ou commercialement viables : malgré son succès international, Al Jazeera est connue pour perdre de l'argent chaque jour. Aucun des médias arabes ne pourraient survivre sans bénéficier des largesses de sponsors riches et puissants, d'États ou de princes.

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Riadh Sidaoui a publié plusieurs études stratégiques et ouvrages dont :

  • (ar) Dialogues nassériens (حوارات ناصرية), éd. Arabesques, Tunis, 1992 (rééd. Centre arabe de recherches et d'analyses, Beyrouth, 2003) (ISBN 9973-763-009). ;
  • (ar) Heikal ou le dossier secret de la mémoire arabe (هيكل أو الملف السري للذاكرة العربية), Tunis, 1993 (rééd. Le Caire, 2000 et Beyrouth, 2003) (ISBN 9973-17-315-5) ;
  • (ar) Les conflits des élites politiques et militaires en Algérie : le Parti, l'Armée et l'État (صراعات النخب السياسية والعسكرية في الجزائر: الحزب، الجيش، الدولة ), éd. Arab Institute for Research and Publishing, Beyrouth, 2000 ;
  • (ar) Jean Ziegler parle aux Arabes (جان زجلر يتحدث إلى العرب), éd. Centre arabe de recherches et d'analyses, Beyrouth, 2003 ;
  • (ar) Les batailles d'Abdel Nasser (معارك عبد الناصر), éd. Centre arabe de recherches et d'analyses, Beyrouth, 2003 ;
  • (fr) L'islamisme en Algérie : une révolution en marche ?, éd. Université de Genève, Genève, 1998 ;
  • (fr) FIS, armée, GIA : vainqueurs et vaincus, éd. Publisud, Paris, 2002[56] ;
  • (fr) L'Armée algérienne, 40 ans de mutations internes, éd. Centre arabe de recherches et d'analyses, Paris, 2003.

Sidaoui participe par ailleurs à trois ouvrages collectifs :

  • (ar) « Les élections, la démocratie, et la violence en Algérie » (الانتخابات و الديموقراطية و العنف في الجزائر), préfacé par Slimane Riachi, La crise algérienne (الأزمة الجزائرية), éd. Centre for Arab Unity Studies, Beyrouth, 1999, p. 527-548 ;
  • (en) « The Inner Weakness of Arab Media », in Natascha Fioretti et Marcello Foa, Islam and the Western World: the Role of the Media, éd. European Journalism Observatory, Lugano, 2008 ;
  • (en) « Islamic Politics and the Military: Algeria 1962-2008 », in Jan-Erik Lane et Hamadi Redissi, Religion and Politics: Islam and Muslim Civilisation, éd. Ashgate Publishing, Farnham, 2009, p. 225-247 (ISBN 0-7546-7418-5).

Articles académiques[modifier | modifier le code]

  • « Les conflits : militaires et islamistes en Algérie », Shoun Alawsat, no 89, novembre 1999, p. 87-94
  • « Sociologie du djihad et de la violence en Algérie : discours et actions », Dirasat Arabiya, no 3, février 2000, p. 75-92
  • « Sociologie de l'armée algérienne et les dangers d'une dislocation », Shoun Alawsat, no 93, mars 2000, p. 53-84
  • « Les islamistes et les sciences exactes », Le Temps, no 1093, 16 octobre 2001
  • « Le clanisme au sein de l'élite au pouvoir en Algérie », Shoun Alawsat, no 98, août 2000, p. 41-70
  • « Pourquoi l'Arabie saoudite ne construit pas la plus puissante armée au Moyen-Orient ? », Taqadoumiya, 1er novembre 2010

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr) « Riadh Sidaoui : Les élites démocrates doivent faire face au fanatisme religieux », Tunis Afrique Presse, 18 mai 2012
  2. a, b, c, d et e Riadh Sidaoui, « Les islamistes et les sciences exactes », Le Temps, 16 octobre 2001
  3. « Libye : “Mouammar Kadhafi avait choisi la voie suicidaire dès février” », 20 minutes, 20 octobre 2011
  4. (de) « Eine Libyen-Geisel benötigt kein Visum Gadhafi-Affäre », Tagblatt, 15 septembre 2009
  5. « La Tunisie toujours sous haute tension », Le Matin, 17 janvier 2011
  6. « La levée de l'état d'urgence, un symbole fort mais sans impact réel », France 24, 23 février 2011
  7. Mehdi Farhat, « L'indépendance tunisienne est-elle menacée ? », SlateAfrique, 19 mars 2012
  8. (ar) Taqadoumiya
  9. (rw) « Ubutegetsi bwa Kadhaffi bugeze ku ndunduro – Riadh Sidaoui », Umuseke, 23 août 2011
  10. a, b, c, d, e et f (ar) « La Progressiste… une tentative de créer des médias alternatifs dans un temps d'hypocrisie », Swissinfo, 16 mai 2012
  11. a et b (ar) Interview de Riadh Sidaoui, Centre d'études et de recherche de la laïcité dans le monde arabe, 16 octobre 2010
  12. Élisa Perrigueur, « Les chefs de tribus qui gouvernent le pays ont un rôle d'arbitre », La Croix, 23 février 2011
  13. a et b (ar) Intervention de Riadh Sidaoui sur la chaîne Democracy en mai 2009
  14. (fr) Hedia Baraket, « Toute notre culture pacifique est aussi remise en cause par l’envoi de milliers de jeunes en Syrie... », La Presse de Tunisie, 31 juillet 2013
  15. (ar) « Création du Comité international pour la libération du poète national Mohammed Ibn al-Dheeb al-Ajami des cellules du dictateur de Doha à Genève », Tanit Press, 23 octobre 2013
  16. « Université de Genève, session de mars 1997 : diplômes réussis entre le 1er mars et le 30 juin 1997 », La Tribune de Genève, juillet 1997
  17. Mémoires de science politique de l'université de Genève
  18. (en) [PDF] Liste des étudiants en doctorat (Université de Genève)
  19. (ar) Participation de Riadh Sidaoui à l'émission Akthar Min Rai (2004) animée par Sami Haddad
  20. a et b Intervention de Riadh Sidaoui sur France 24
  21. (ar) Intervention de Riadh Sidaoui sur la BBC Arabic
  22. Participation de Riadh Sidaoui à l'émission de Voice of America, Washington Forum, animée par Lamia Gritli
  23. a et b « La Tunisie au bord de la rupture », Genève à chaud, Léman Bleu, 12 janvier 2011
  24. (de)« Bedrohte Medienfreiheit im Maghreb », DRS 2, 14 juin 2010
  25. « L'Algérie et la révolte dans le monde arabe », Deutsche Welle, 15 juin 2011
  26. (pt) « O fim da era Kadhafi na Líbia », Deutsche Welle, 21 octobre 2011
  27. (lb) « Libyen: USA préiwe Méiglechkeet vu Fluchverbuet », RTL, 28 février 2011
  28. (fr) « Riadh Sidaoui : Al Jazeera fait partie du projet américain dans le monde arabe », Mosaïque FM, 15 avril 2013
  29. (ar) « Crise de la démocratie arabe. Dans la sociologie des causes profondes de la culture, la société et l'économie : qu'est ce qui empêche la démocratie dans le monde arabe ? », Taqadoumiya, 1er décembre 2010
  30. (en) [PDF] Islam and the Western World: the Role of the Media (Université de la Suisse italienne)
  31. (en) [PDF] Beyond North-South For a sustainable development and a new Mediterranean renaissance (La Venaria Reale)
  32. (en) The discourse on Islam/islam within the context of the Arab revolutions (Caraps)
  33. (ar) « Sociologie du printemps arabe : une conférence de Riadh Sidaoui à Vienne », Aljadidah, 12 juin 2013
  34. Christiane Pasteur, « Quel avenir pour les révolutions arabes ? », La Tribune de Genève, 28 juin 2011
  35. a, b, c, d, e et f « Quel avenir pour les révolutions arabes ? », La Tribune de Genève, 30 juin 2011
  36. (ar) Riad Sidaoui, « La fin d'un des grands : Ahmed Ben Bella », Taqadoumiya, 13 avril 2012
  37. Jean Ziegler parle aux arabes, éd. Centre arabe de recherches et d'analyses, Beyrouth, 2003, p. 5
  38. Heikal ou le dossier secret de la mémoire arabe, Tunis, 1993, p. 5
  39. « Hamadi Redissi invité de Khiwet Lahad », Mosaïque FM, 17 avril 2011
  40. Présentation du Centre arabe de recherches et d'analyses à l'émission Ahzab Wa Tayyarat animée par Naima Ben Mouhoub sur la chaîne Democracy
  41. (fr) « L’ex-femme du roi d’Arabie Saoudite : « il se venge de moi sur nos enfants » », La Voix de la Russie, 19 novembre 2013
  42. a, b, c et d Bérénice Dubuc, « La Libye penche entre la révolution et la guerre civile », 20 minutes, 21 février 2011
  43. (en) Simon Bradley, « Moderate Islamists set for Tunisian victory », Swissinfo, 26 octobre 2011
  44. a, b et c (en) Riadh Sidaoui, « Radical movements benefit moderate Islamists », Taqadoumiya, 29 juin 2012
  45. Omar Kammoun, « Riadh Sidaoui : « Le monde arabe est un champ de bataille entre des forces économiques en déclin et d’autres en hégémonie » », Ecojournal, 1er février 2013
  46. a et b « Le wahhabisme saoudien est le plus dangereux des courants religieux (الوهابية السعودية أخطر الحركات الدينية) », El Khabar Ousbouî, 30 août 2010
  47. (ar) Intervention de Riadh Sidaoui dans Paris direct, France 24, 18 mars 2011
  48. a et b (ar) Taqadoumiya[réf. incomplète]
  49. (fr) Hafawa Rebhi, « Le péril wahhabite en terre de Tunisie », L'Économiste maghrébin, 18 février 2013
  50. a et b (ar) Intervention de Riadh Sidaoui sur Al-Hurra
  51. « « Document d'El Azhar sur l'avenir de l'Égypte », Organisme général de l'information, 19 juin 2011 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-08-18
  52. (ar) « Les Arabes ont besoin de restaurer le rôle d'Al-Azhar dans la vie », Al-Nahar TV, 18 juillet 2011
  53. (ar) Intervention de Riadh Sidaoui sur la BBC Arabic
  54. a, b et c « Le Printemps arabe et l'arme des fatwas », Deutsche Welle, 31 décembre 2011
  55. (it) Il Politico, vol. 72, éd. Université de Pavie, 2007, p. 286
  56. [PDF] Bibliographies sur les mouvements islamistes au Maghreb (Bibliothèque de la Méditerranée)

Liens externes[modifier | modifier le code]