Union socialiste des forces populaires

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Union socialiste des forces populaires (USFP)
Image illustrative de l'article Union socialiste des forces populaires
Logo officiel
Présentation
Premier secrétaire Driss Lachgar
(depuis le 16 décembre 2012)
Fondation 1959 (UNFP)
1975 (USFP)
Siège Drapeau : Maroc Rabat
Presse écrite Arabe : Al Ittihad al Ichtiraki
Français : Libération
Symbole Rose[1]
Idéologie Gauche, Progressisme, Social-démocratie, Social-libéralisme, Socialisme démocratique
Affiliation internationale Internationale socialiste
Couleurs violet, blanc
Site web www.usfp.ma/
Représentation
Représentants
39 / 395
Conseillers
24 / 270
Ministres
0 / 31

L'Union socialiste des forces populaires (USFP, en arabe : الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية) est un parti politique marocain né en 1975 d'une scission avec l'Union nationale des forces populaires (UNFP).

Ce parti se réclame des idées de la gauche, principalement sur les points de la justice sociale, et du combat contre les inégalités. Cependant sur le plan du progressisme, il reste assez timide du fait du conservatisme social ambiant de la société marocaine.

Lors des élections législatives du 27 septembre 2002, le parti obtient cinquante sièges au parlement. C'est le parti majoritaire. Il fait partie de la coalition gouvernementale avec le Parti Istiqlal.

Lors des élections législatives du 7 septembre 2007, le parti obtient uniquement trente huit sièges au parlement, et arrive à la cinquième position. Le parti majoritaire lors de ce scrutin est le Parti Istiqlal.

À l'issue des élections législatives anticipées du 25 novembre 2011, l'USFP doit se contenter, comme en 2007 de la cinquième place avec trente neuf sièges à la Chambre des Représentants. Après quelques jours d'atermoiements et de discussions internes, le parti décide le 4 décembre 2011 de ne pas rejoindre le gouvernement Benkirane, préférant acter de son échec électoral et regagner une crédibilité dans l'opposition[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Phase de la lutte pour la construction du paysage politique marocain[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Rupture de la Commission administrative de l'UNFP avec l'aile syndicaliste et choix assumé de l’action politique et démocratique. L’UNFP demande l’élection au suffrage universel d’une assemblée nationale constituante.
  • 1973 : Après l’envoi de colis piégés à Mohamed Elyazghi et Omar Benjelloun, de nombreux militants de l’UNFP seront également traduits devant le Tribunal militaire de Kénitra pour atteinte à la sécurité de l’État.
  • 1975 : “ Choix démocratique ”. Congrès Extraordinaire qui désigne Abderrahim Bouabid, premier secrétaire du Parti.
  • 1975 (le 18 décembre) : Assassinat à Casablanca de Omar Benjelloun, un des principaux fondateurs du Parti, de ses organes de presse et animateur de l’action pour démocratiser la Centrale Syndicale (UMT), par la Chabiba islamiya.
  • 3 jours après l’assassinat de Omar Benjelloun, le 21 décembre 1975 : Création de la Jeunesse Ittihadia.
  • 1981 (le 20 juin) : Hausses vertigineuses des prix des denrées de première nécessité. Grève générale réprimée durement à Casablanca. Les responsables des deux organisations (USFP et CDT) sont arrêtés et leurs locaux assiégés. La presse de l’USFP ("Al Moharrir" et "Libération") est interdite.
  • 1981 (le 5 septembre) : le Bureau politique de l’USFP rejette publiquement par un communiqué l’acceptation par le Maroc de l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (résolution qui avait été adoptée à Nairobi par le Sommet de l’Organisation de l'unité africaine (OUA): Arrestation du Bureau politique de l’USFP, avec à sa tête Abderrahim Bouabid, Mohamed Elyazghi et Mohamed Lahbabi.

Phase préparatoire et consolidation du dialogue[modifier | modifier le code]

  • 1984 : Mémorandum présenté à Hassan II par l’USFP contre le plan d’ajustement structurel imposé par le FMI.
  • 1984 : Tenue à Casablanca du 4e congrès national de l’USFP.
  • 1989 : Tenue du 5e congrès. Demande de révision constitutionnelle.

Phase d’ouverture[modifier | modifier le code]

  • 1991 : manifeste démocratique présenté conjointement avec le parti de l'Istiqlal à Feu le Roi Hassan II, prônant un rééquilibrage institutionnel.
  • 1992 : décès de Abderrahim Bouabid. Abderrahman El Youssoufi devient premier secrétaire de l’USFP, et Mohamed El Yazghi, premier secrétaire adjoint.
  • 1993 : réactivation du bloc démocratique “la Koutla” (USFP, Istiqlal, PPS, OADP).
  • 1998 : gouvernement de l’Alternance dirigé par Abderrahman Youssoufi.
  • 2001 : 6e congrès de l’USFP.
  • 2003 : démission de Abderrahman El Youssoufi.
  • 2005 : 7e congrès de l'USFP et élection de Mohamed El Yazghi en tant que Premier Secrétaire.
  • 2006 : 2e congrès extraordinaire de l'USFP pour se conformer aux nouvelles clauses du nouveau code des partis politiques.
  • 2007 : démission de Mohamed El Yazghi à la suite de pressions internes remettant en cause la participation de son parti au gouvernement malgré l'échec électoral.
  • 2008 : Abdelwahed Radi alors ministre de la justice est élu à la tête du parti à la suite d'un scrutin où seulement 25 voix l'ont départagé de son dauphin Fathallah Oualalou.
  • 2012 : 9e congrès de l'USFP et élection sur deux tours, de Driss Lachgar à la présidence du parti.

Premiers secrétaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Arrêté du ministre de l'Intérieur no 2914-11 du 30 kaada 1432 (28 octobre 2011) fixant les symboles attribués aux listes de candidatures ou aux candidats appartenant aux partis politiques », Bulletin officiel du Royaume du Maroc, no 5992,‎ 3 novembre 2011, p. 2386-2387 (lire en ligne)
  2. RFI, « Maroc : l’USFP ne participera pas au gouvernement Benkirane », Radio France internationale,‎ 5 décembre 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]