Roquette (arme)

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Fantassin de l'armée de terre française en position de tir avec un lance-roquette Apilas. Arme antichar standard à la fin des années 1980 et dans les années 1990.
Roquettes Hydra-70 dans un lanceur M261 à 19 tubes équipant un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache des forces armées néerlandaises.

Le terme roquette est la reprise d'un terme du moyen français roquet(te) « fusée de guerre », pris plus tard comme équivalent de l'anglais rocket signifiant « fusée ». Le terme anglais est emprunté au français ou directement à l'italien rocchétta « fusée », également source du mot français, diminutif de rocca, mot issu du gotique *rŭkka « quenouille » par analogie de forme.

En tant qu'arme désigne un projectile autopropulsé :

  • une fusée non guidée air-air (contre des formations de bombardiers, souvent chronométrée),
  • une fusée non guidée sol-sol (arme antichar),
  • une fusée non guidée air-sol (arme antichar, support aérien),
  • une fusée non guidée sol-air (contre des formations de bombardiers).

Les roquettes utilisent des carburants chimiques tels la poudre à canon ou les ergols liquides pour produire une poussée et ainsi propulser une charge utile vers la cible.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières roquettes ont probablement été utilisées par les Chinois aux alentours du XIIe siècle, lors des grandes invasions barbares.

En Europe, c'est à Hermannstadt, l'actuelle Sibiu (Roumanie) qu'en 1529 l'Allemand Conrad Haas conçoit et lance pour la première fois des roquettes à plusieurs étages et, en 1935, Hermann Oberth lance à Mediaş à l'arsenal de l'armée roumaine, la première roquette à combustible liquide.

Mais la première utilisation de masse des roquettes revient à l'Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale, avec ses roquettes Katioucha constituant ce qu'on appellera les orgues de Staline. D'autres armées utilisèrent des roquettes, comme les Nebelwerfer allemands (dès la Première Guerre mondiale) mais seuls les Soviétiques les utiliseront en masse sur des véhicules. Le lance-roquette T34 Calliope américain, monté sur Sherman, était capable d'un puissant tir de barrage également efficace contre les chars ; il ne fut cependant pas grandement répandu (seule la 2e Division Blindée en employait en août 1944).

De nos jours, les roquettes sont encore utilisées par la plupart des armées. Les roquettes de 277 mm du lance-roquettes multiples, par exemple, rasent un hectare distant de 30 km.

L'aviation utilisa également beaucoup les roquettes et des modèles de faible puissance ont été montés sur les biplans dès la Première Guerre mondiale, les fusées "Leprieur" par exemple. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont couramment employé des roquettes pour l'attaque au sol, montées sur Hawker Typhoon britannique et sur les appareils américains P-38 Lightning, P-47 Thunderbolt et P-51 Mustang. Ces roquettes se montreront particulièrement efficaces dans la chasse aux blindés allemands. C'est également à cette époque que sont apparues les roquettes antichar portables mises en œuvre par l'infanterie avec le bazooka de l'armée américaine.

Tout d'abord attachées une à une sous les ailes de l'avion, les roquettes se présenteront par la suite en panier permettant de les tirer individuellement ou en salve. Ce type de munitions est également déployé par les hélicoptères de combat. Depuis le début, elles servent de façon quasi exclusive à l'attaque de cibles au sol. Elles sont en effet trop imprécises pour une cible volante.

Différents types de roquettes embarquées par des aéronefs ont été développés pour des usages variés, par exemple perforantes pour attaquer les bunkers et explosives contre les troupes au sol, les positions d'artillerie et les véhicules légèrement blindés. Il existe également des roquettes dont la charge est constituée de fléchettes qui se dispersent après une certaine distance de vol, ce type est le seul qui permette à un aéronef d'en engager un autre même si ce n'est pas sa fonction initiale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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