Mercedes-Benz Classe G

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Mercedes-Benz Classe G
Mercedes-Benz Classe G

Marque Drapeau : Allemagne Mercedes-Benz
Années de production Phase 1 : 1979 - 1990
Phase 2 : 1990 - 2012
Phase 3 : 2012 - présent
Classe 4x4
Moteur et transmission
Moteur(s) Diesel
2.4 72 ch
2.5 90 ch
2.7 156 ch
2.9 95/129 ch
3.0 88/113/177/211/224 ch
3.5 136 ch
4.0 250 ch

Essence
2.3 105 ch
2.8 156 ch
3.0 170 ch
3.2 218 ch
5.0 240/296 ch
5.5 347/388/476/500/507 ch
6.0 612 ch
6.3 444/700/800(Brabus G800) ch
Cylindrée 2.3 à 6,3 L cm3
Puissance maximale 72 à 612 ch
Couple maximal Brabus G800: 1100/1420(NB)
Mercedes G 65 AMG : 1 000 Nm
Mercedes G 55 AMG : 710 Nm
Mercedes G 350 CDI : 540 Nm
Mercedes G 500 : 450 Nm
Transmission Phase 1 : propulsion, pont avant enclenchable, différentiels avant et arrière verrouillables
Phase 2 et 3 : quatre roues motrices permanentes et trois différentiels qui se verrouillent
Poids et performances
Poids à vide 2 450 kg
Vitesse maximale Brabus G800: 250/270(no bride)
Mercedes G 65 AMG: 230 km/h
Mercedes G55/63AMG: 210 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en
Brabus G 800: 4.2 s
Mercedes G 65 AMG: 5,3 s
Mercedes G 63 AMG: 5,4 s
Mercedes G 55 AMG: 5,6 s
Consommation mixte 10.9
à 22 (55 AMG) L/100 km
Émission de CO2 295 à 400 (55 AMG) g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) 5 places, 3 et 5 portes, cabriolet
Dimensions
Longueur 4 212 et 4 662 mm
Largeur 1 760 mm
Hauteur 1 930 mm
Chronologie des modèles
Aucun Suivant

Le Mercedes-Benz Classe G (« G » pour « Geländewagen », « tout-terrain » en allemand), est un véhicule tout-terrain 4x4 de la marque allemande Mercedes-Benz connu pour ses talents de franchissement, sa conception 4x4/motorisation et sa technologie embarquée faisant de lui une référence internationale dans ce domaine. Il est fabriqué à Graz en Autriche chez Steyr Puch, entreprise renommée pour ses véhicules tout terrain et qui participa à sa conception[1]. Il est disponible en version courte (3 portes), longue (5 portes) et cabriolet.


Il fait partie de la catégorie des « baroudeurs » tels que ces principaux concurrents : Hummer H1 et H2, Jeep Wrangler, Land Rover Defender. Le Peugeot P4 est une variante de ce véhicule.

Ce véhicule est apparu sur le marché en 1979 alors qu'il avait été développé pour des applications militaires et a évolué du statut d'utilitaire vers celui de 4x4 de luxe, s'embourgeoisant au fil de ses évolutions. S'il a su moderniser sa présentation intérieure (et extérieure) au fil des ans, avec notamment une évolution récente de la planche de bord, ce véhicule n'en demeure pas moins un vrai tout terrain, notamment grâce à une particularité assez rare, celle de disposer en série de trois blocages de différentiels, à l'instar de son « cousin » le Steyr-Puch Pinzgauer. Le revers de la médaille de cette conception tridécénale est un comportement routier d'un autre âge dû à son châssis séparé et ses essieux rigides qui ont conservé de grand débattements. Ces solutions font certes merveille en tout terrain mais ne brillent guère sur la route. En version sportive AMG, le châssis est complètement dépassé par la puissance du V8 compressé.

Il est actuellement doté d'une boîte automatique à sept rapports (la 7G-Tronic) avec passage manuel des vitesses en mode séquentiel, suspension à essieu rigide à l'avant et à l'arrière, antipatinage, système de stabilité, dispositif à quatre roues motrices permanentes et trois blocages de différentiels (avant, central, arrière) en série. Une version sportive AMG est au catalogue, dotée d'un V8 5,5 L à compresseur développant 500 chevaux associé à une boîte automatique à 5 rapports (contre 7 pour le reste de la gamme). Les performances sont impressionnantes malgré les 2,6 tonnes de l'engin (ce moteur n'est disponible qu'en version 5 portes) et la vitesse maximum est officiellement bridée à 210 km/h. Elle fut supprimée du catalogue en 2012.

Le préparateur allemand Brabus propose une version suralimentée avec un V12 S développant 700 ch et un couple de 1 100 Nm.

Evolutions et différents restylages[modifier | modifier le code]

Un premier restylage (phase 2 - W463) fut introduit en 1990. Ce fut majoritairement la face avant qui fut restylée. La calandre noire disparue pour laisser place à une calandre résolument plus moderne, avec des phares insérés dans un carré. La grille d'aération se distingua en un rectangle.

Un second restylage intervint en 2012. Il concerne la face avant, qui gagne en dessous des phares une barre de leds (feux de jour). La version 55 AMG disparue en début d'année est remplacée par deux autres versions encore plus puissantes, à savoir les V8 63 et 65 AMG.

Motorisations[modifier | modifier le code]

Anciens moteurs du classe G (liste non exhaustive) :

Diesel :

  • 240 GD : 2,4 L, 4 cylindres en ligne, 72 ch
  • 300 GD : 3,0 L, 5 cylindres en ligne, 88 ch
  • 250 GD : 2,5 L, 5 cylindres en ligne, 90 ch
  • 300 GD : 3,0 L, 6 cylindres en ligne, 113 ch
  • 290 GD : 2,9 L, 5 cylindres en ligne, 95 ch
  • 290 TD : 2,9 L, 5 cylindres en ligne, 129 ch
  • 350 TD : 3,5 L, 6 cylindres en ligne, 136 ch
  • 300 TD : 3,0 L, 6 cylindres en ligne, 177 ch
  • 270 CDI : 2,7 L, 5 cylindres en ligne, 156 ch
  • 400 CDI : 4,0 L, V8, 250 ch
  • 320 CDI : 3,0 L, V6, 224 ch ; rebadgé en 2009 G 350 CDI
  • 350 CDI : 3,0 L, V6, 211 ch

Essence :

  • 230 GE : 2,3 L, 4 cylindres en ligne, 105 ch
  • 280 GE : 2,8 L, 6 cylindres en ligne, 156 ch
  • 300 GE : 3,0 L, 6 cylindres en ligne, 170 ch
  • G 320 : 3,2 L, V6, 218 ch
  • 500 GE : 5,0 L, V8, 240 ch
  • G 500 : 5,0 L, V8, 296 ch,
  • G 500 : 5,5 L, V8, 388 ch
  • G 55 AMG : 5,5 L, V8 atmosphérique, 347 ch, puis ce même V8 avec un compresseur, depuis 2005, 476 ch puis 500 ch et 507 ch.
  • G 63 AMG : 5,5 L, V8 bi-turbo, 544 ch
  • G 65 AMG : 6,0 L, V12 bi-turbo, 612 ch

Moteurs et boîtes de vitesses sont de conception Daimler-Benz, tandis que la boîte de transfert à deux rapports (permettant de doubler les vitesses routières d’une gamme courte) a été conçue chez Steyr-Puch. Des boîtes de vitesses ZF ont aussi été montées[2].

Utilisateurs policiers et militaires[modifier | modifier le code]

Un modèle blindé de l'armée allemande (LAPV).
Puch G, version « commutateur mobile » des troupes de transmission de l'armée suisse.
Un IFAV de l'USMC.

De nombreuses unités produites le sont en version militaire et policière. Les armées qui s'en équipent sont majoritairement européennes :


L'armée canadienne, qui a commandé plus de 800 exemplaires, a obtenu que le blindage soit démontable. Ces « kits », qui pèsent chacun près d'une tonne, sont composés de portières, d'un pare-brise (plat) et autres pièces blindées peut être installé en moins de huit heures par trois soldats. De même, l'US Marine Corps s'en est procuré (62 MB 290 GD 1.5 t devenues des Interim Fast Attack Vehicle (IFAV).

L'armée suisse utilise différentes versions du véhicule pour le transport de troupes, de matériel ou de vivres. Les troupes de transmission disposent d'un « Puch de construction » pour la pose de lignes, ainsi que le « commutateur mobile » qui contient le matériel et les connexions pour établir un nœud dans le réseau de l'armée (RITM). Toutes les versions ont une boîte automatique. Elle en a commandé 5 300 entre la fin des années 1980 et le début des années 1990[3]. Le Puch a remplacé d'anciens modèles utilisés par l'armée suisse.

Peugeot utilisa la cellule du véhicule G, ainsi qu’une grande partie de la mécanique sauf le moteur et la boîte de vitesses qui provenaient des 504 et 505[4] pour proposer le P4, qui était fabriqué en France à Sochaux, puis à Audincourt, chez FAM.

Le Corps des Marines des États-Unis a reçu de novembre 1999 plus de 150 Mercedes-Benz MB 290 GD 1.5T nommé Interim Fast Attack Vehicle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lire par ex. La Revue Technique automobile, numéro spécial Les 4x4 (ISBN 2-7268-8016-9)
  2. On peut trouver les types des moteurs, transfert et boîte de vitesses par ex. pages 133 et 140 du numéro Les 4x4 de la Revue Technique Automobile. Op. cit.
  3. L'acquisition de 5 300 Puch G est arrivée à son terme
  4. Les 4x4, Revue Technique Automobile, op. cit.

Liens externes[modifier | modifier le code]