Phalsbourg

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Phalsbourg
La Place d'Armes, avec, au fond, la mairie.À droite, la statue Lobau.
La Place d'Armes, avec, au fond, la mairie.
À droite, la statue Lobau.
Blason de Phalsbourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg
Canton Phalsbourg
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Phalsbourg
Maire
Mandat
Dany Kocher
2014-2020
Code postal 57370
Code commune 57540
Démographie
Gentilé Phalsbourgeois
Population
municipale
4 789 hab. (2012)
Densité 364 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 07″ N 7° 15′ 33″ E / 48.768611, 7.25916748° 46′ 07″ Nord 7° 15′ 33″ Est / 48.768611, 7.259167  
Altitude Min. 200 m – Max. 384 m
Superficie 13,15 km2
Localisation

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Liens
Site web phalsbourg.com

Phalsbourg est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petite ville d'environ 4 800 habitants, fortifiée par Vauban, Phalsbourg se situe à la limite entre la Lorraine et l'Alsace. Elle fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord et de la Réserve de Biosphère Transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald.
Linguistiquement la commune est coupée en deux : étant à l'ouest en zone francique et à l'est en zone alémanique.

Phalsbourg est traversée par la route nationale 4 et l'autoroute A4, elle constitue également l'origine de la route nationale 61.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Buchelberg au nord,
  • Les Maisons Rouges (Rothhäuser) à l’ouest,
  • La Roulette (Rollweiler) à l’est,
  • Bois de Chênes (Eichwälder ou Eichbaracken),
  • Trois Maisons (Dreihäuser) au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vilsberg Rose des vents
Mittelbronn N Danne-et-Quatre-Vents
O    Phalsbourg    E
S
Dannelbourg Lutzelbourg

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La gare de Phalsbourg était située sur l'ancienne ligne de Lutzelbourg à Drulingen, à voie métrique, aujourd'hui déclassée et dont la voie a été déposée. Le quartier La Horie dispose d'un embranchement ferroviaire, actuellement inexploité, qui le relie à la ligne de Réding à Diemeringen.

Aujourd'hui la gare ouverte au service voyageurs la plus poche est la gare de Lutzelbourg.

La commune est traversée, au nord, par la LGV Est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Phalsbourg : du germanique Pfalz « palais / dignité de comte palatin » et Burg « bourg du prince palatin »[1]: Pfalzburg (1576), Pfaltzbourg (1591), Pfalzburgum et Pfalzburg (1751), Pfalzburg (1871-1918).
  • Buchelberg : Spiegelberge (XVe siècle), Buchel (1719), Pigelberg (Cassini). Bichelberj en francique lorrain[3].
  • Les Trois-Maisons : Drej Hiser en francique lorrain[3].
  • Les Baraques du Bois de Chêne : Eich-Baraques en francique lorrain[3].

Sobriquet[modifier | modifier le code]

  • Surnoms à propos des Phalsbourgeois : Les Ramp-pis / Les Ramp-chis[4]. Ramp est une abréviation de rempart, Pis et Chis sont des abréviations évoquant une besogne dégoutante.

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason phalsbourg 57.svg

La ville de Phalsbourg est créée par le comte palatin Georges-Jean de Veldenz, prince protestant, grâce à la dot de son épouse Anna-Maria, fille du roi de Suède Gustave Ier Vasa. La fondation était motivée par l’accueil des réformés, alors indésirables dans le très catholique duché de Lorraine. Le comte palatin possédait le château d'Einartzhausen dans son comté de la Petite-Pierre, enclavé en Lorraine. Il fait tracer à proximité le plan d’une ville nouvelle, en damier, symbole alors d’ordre et de modernité. Il accorde des franchises aux nouveaux habitants qui viendraient peupler la ville, dont la création est reconnue le 27 septembre 1570 par l’empereur Maximilien II du Saint-Empire. La ville prend le nom de Pfalzburg, Pfalz signifiant Palatinat et Burg, forteresse.

Toutefois, par manque d’argent, la ville est cédée au duc de Lorraine dès 1590 et les tentatives d’expulsion des réformés se multiplient, non sans se heurter à une farouche résistance de la population.

Le comte Palatin Georges-Gustave, héritier de Georges-Jean, fonde alors Lixheim en 1608, qui devra connaître le même sort.

Avec Lixheim, Phalsbourg forme une éphémère principauté de 1629 à 1660, au profit de Henriette de Lorraine, sœur du duc Charles IV de Lorraine et de ses maris successifs, au premier rang desquels Louis de Guise, baron d'Ancerville.

La Lorraine étant occupée, presque sans discontinuer, par les troupes françaises de 1634 à 1697, les fortifications de la ville sont remaniées et complétées par Vauban.

La commune est annexée au royaume de France en 1661 via le Traité de Vincennes. Par la suite le bailliage de Phalsbourg dépendait de la généralité de Metz.

La ville donna naissance au maréchal Mouton, comte de Lobau. Elle est également le lieu de la rencontre entre les deux auteurs régionalistes Émile Erckmann et Alexandre Chatrian.

La ville subit trois sièges (1814-1815-1870), valant à la ville le surnom de « Pépinière des Braves ».

Le 10 aout 1870, lors de la guerre franco-prussienne, Phalsbourg, défendue par le 63e régiment d'infanterie de ligne et le 1er bataillon de la garde nationale mobile de la Meurthe, est assiégée jusqu'au 14 août ou les défenseurs succombent sous le nombre.
Après le traité de Francfort, la ville est annexée à l’Empire allemand. La commune, rebaptisée Pfalzburg, est alors rattachée au Landkreis Saarburg, nouvelle sous-préfecture du Reichsland Elsass-Lothringen. En 1914, les conscrits phalsbourgeois, comme la plupart des mosellans, se battent sous les couleurs de l'Empire.

En 1918, Phalsbourg redevient française. Le 22 août 1919, le président de la République Raymond Poincaré vient décerner à Phalsbourg la croix de chevalier de la Légion d’honneur pour son comportement héroïque lors du siège de 1870.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville est de nouveau annexée. Lors de la seconde annexion, la commune est rebaptisée Pfalzburg et rattachée au Gau Westmark. Malgré la combativité des troupes allemandes qui s'accrochent en Lorraine depuis septembre, la ville est prise par la 7e armée américaine le [5]. Un odonyme local (rue du 23-Novembre) rappelle cet évènement.

En 1953, l’US Air Force entreprend la construction de la base aérienne de Phalsbourg-Bourscheid. La base sera utilisée par les Américains jusqu’en 1967, date du retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN. Renommée Quartier La Horie, elle accueille aujourd'hui le 1er régiment d’hélicoptères de combat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Premier Empire   Charles-Joseph Parmentier    
XIXe siècle   Désiré Parmentier   Fils de Charles-Joseph Parmentier
XIXe siècle   M. Germain   Gendre du précédent
1964 1982 Oscar Gérard    
(démissionnaire) Jean Riehl    
en cours Dany Kocher UDF puis MoDem  

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une brigade de Gendarmerie.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital de Phalsbourg a fermé dans les années 1990. Ses anciens locaux sont désormais utilisés par une Clinique de Psychologie Médicale[6].

Garnison[modifier | modifier le code]

Phalsbourg est une ville de garnison avec la présence du 1er régiment d'hélicoptères de combat, de la 15e base de soutien du matériel et du groupement de soutien de la Base de défense de Phalsbourg (GSBdD) casernés au quartier La Horie (ancienne base aérienne de Phalsbourg-Bourscheid).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 4 789 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 934 3 200 3 565 3 467 3 611 3 722 3 540 3 634 3 675
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
4 125 3 685 4 145 3 857 3 379 3 635 4 414 3 844 3 733
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 721 3 154 3 073 2 476 2 602 3 052 3 093 3 438 3 343
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2012
3 379 3 905 3 848 4 189 4 499 4 630 4 608 4 753 4 789
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École primaire du centre ;
  • Collège-lycée Erckmann-Chatrian, fondé en 1803 et connaissant divers dénominations au cours de son histoire;
  • Collège et lycée privés Saint-Antoine.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Le théâtre et la littérature ont droit de cité à Phalsbourg. La commune accueille en effet depuis plus de trente ans un festival consacré au théâtre[9]. La ville a également un lien privilégié avec la littérature. Le Tour de la France par deux enfants, livre de lecture pour l'école primaire, première édition en 1877, par G. Bruno, commence à Phalsbourg, dans la province perdue cédée à l'Empire allemand en 1870. Les romans d’Erckmann-Chatrian mettent parfois en scène Phalsbourg : c’est entre autres la ville natale du soldat de l'Histoire d’un conscrit de 1813.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Musée historique et Erckmann-Chatrian ;
  • Les portes de France et d’Allemagne (les fortifications ont été complétées par Vauban à partir de 1679) ;
  • Château d’Einhartzhausen, le premier château fondé en 1390 par le comte Henri de Lutzelstein fut construit afin de commander le passage des cols vosgiens. En 1568 le comte Georges-Jean de Veldenz fit reconstruire le château dans le style Renaissance. Vendu en 1588 au duc de Lorraine Charles III de Lorraine (ISMH) ;
  • Hôtel de Ville - Ancien Corps de garde(ISMH) ;
  • Ensemble des maisons de la Place d’Armes (ISMH) ;
  • Maison - 2 rue du Collège ;
  • Maison - 1 rue du Général Micheler ;
  • Place d’Armes (Site inscrit) ;
  • Immeuble - 2 rue Lobau (ISMH) ;
  • Caserne Lobau ;

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption 1876 néo-gothique : façade sur la place d'Armes (IMH) ;
  • Église de l'Immaculée-Conception à Trois-Maisons ;
  • Chapelle Saint-Jean ;
  • Chapelle du collège Saint-Antoine ;
  • Chapelle moderne de l'hôpital ;
  • Église Luthérienne, rue du Collège ancienne salle de danse désaffectée qui servit de salle de prière, construction du XVIIe siècle. Celle-ci fut transformée en lieu de culte en 1822, clocheton avec deux cloches en 1835, un orgue en 1844, l'autel en 1857 ;
  • Église néo-apostolique, rue de la Gare ;
  • Synagogue, rue Alexandre-Weil, reconstruite en 1857 sur l'emplacement d'une ancienne datant de 1772, désaffectée en 2008[10] ;
  • Vieux cimetière israélite, lieu-dit Schlossbrunnen. Présence d'une communauté juive dès la fin du XVIIe siècle. Important rabbinat pendant le XIXe siècle. Le cimetière, créé en 1796, agrandi entre 1867 et 1871, également utilisé par les juifs de Mittelbronn (auparavant, le secteur dépendait de Saverne). Comporte plus de 500 tombes, ainsi que des rangées de stèles du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle [11] ;
Porte fortifiée. — Les portes des villes fortifiées sont munies de ponts-levis jetés sur les fossés qui entourent les remparts ; quand on lève les ponts et qu’on ferme les portes, nul ennemi ne peut entrer dans la ville. — Phalsbourg a été fortifiée par Vauban et démantelée par les Allemands. Traversée par la route de Paris à Strasbourg, elle n’a que deux portes : la porte de France à l’ouest et la porte d’Allemagne au sud-est, qui sont des modèles d’architecture militaire.
G. Bruno:Le Tour de France par deux enfants, première illustration de l'édition de 1904.

Personnalités de la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Phalsbourg[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Phalsbourg[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur Benoît, Le blocus de Phalsbourg : histoire du 9e bataillon des gardes nationaux d'élite du département de la Meurthe (armée du Rhin, 1815), Metz, 1868[13].
  • Charles Hollender, Siège de Phalsbourg en 1870, Paris, 1899[14].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France 2, volume 2, p. 725.
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, 1862.
  3. a, b, c et d Geoplatt
  4. Passé-Présent : La Moselle dévoilée, n° 4, novembre-décembre 2011.
  5. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994, p. 15.
  6. Santé, sur le site de la commune.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  9. Le festival de théâtre sur phalsbourg.fr.
  10. La Communauté de Phalsbourg
  11. Histoire du judaïsme en Alsace-Lorraine.
  12. literaturport.de;d-nb.info
  13. Consultable dans Gallica
  14. Consultable dans Gallica