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Majorque

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Majorque
Mallorca (ca)
Carte de Majorque.
Carte de Majorque.
Géographie
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Archipel Îles Baléares
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 39° 37′ 00″ N, 2° 57′ 00″ E
Superficie 3 625,75 km2
Point culminant Puig Major (1 445 m)
Géologie Île continentale
Administration
Communauté autonome Îles Baléares
Province Îles Baléares
Démographie
Population 873 414 hab. (2010)
Densité 240,89
Gentilé Majorquin, Majorquine
Plus grande ville Palma
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+1
Site officiel www.conselldemallorca.cat

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Majorque
Îles en Espagne

Majorque en français (en API généralement /maʒɔʁk/, rarement /majɔʁk/[1]), Mallorca en castillan et catalan (en API : məˈjɔrkə), est la plus grande des îles Baléares. Elle se situe en mer Méditerranée, au large de Valence et Barcelone.

L'île compte 875 277 habitants. Sa capitale est Palma – les Majorquins l'appellent Ciutat. Elle comprend 6 régions principales : Serra de Tramuntana (montagnes, au nord), Ponent (au sud-ouest), Raiguer (terres agricoles et viticoles au pied de la montagne), Pla (au centre), Migjorn (sud-est), Llevant (à l'est) et la ville de Palma.

Elle fut habitée dès la période préhistorique, puis par les Romains remplacés par les Vandales, l'Empire romain d'orient, les Francs, les Maures almoravides, puis les Almohades (de 902 à 1229), suivis des Catalans. L'île fut le centre d'un royaume indépendant qui exista de 1276 à 1344, le royaume de Majorque. Le catalan est la langue officielle avec le castillan.

Environ 70 % de son produit intérieur brut provient du tourisme, développé à partir des années 1960. Pour les Allemands et Britanniques, Majorque est l'un des principaux lieux de villégiature européens, attirant nombre d'étrangers. 7 % des résidents permanents de l'île sont des Allemands[2], ce qui a valu à l'île le surnom ironique de « dix-septième Land ». L'activité agricole traditionnelle est centrée sur les productions végétales : vin (Binissalem), amandes, olives, légumes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom catalan de Mallorca dérive du latin insula maior transformé en Maiorica (grande île) par opposition à l'insula minor devenue Menorca - Minorque.

Au cours de l'histoire, il y eut de nombreuses graphies et prononciations latines (Maiorica), arabe (Mayurqa), latin médiéval (Majorca), catalane (Mallorca) puis castillane (idem). En français, Mallorque[3], Mayorque[4] et Majorque cohabitèrent jusqu'au XIXe siècle. À cette époque, les deux prononciations maʒɔʁk et majɔʁk coexistaient[5] la seconde, le "j" prononcé comme un "i" (majɔʁk) étant d'usage orthologique pour les mots français d'origine étrangère[5].

Eusèbe de Salle écrivait en 1832 :

« Palma, capitale de l'île de Maillorque et des îles Baléares, est une ville de vingt-cinq à trente mille âmes de population »

— Ali le Renard ou la Conquête d'Alger[6]

L'autre graphie reste mal éclairée, de même que la règle de prononciation du j, mais est attestée très tôt. Employée dès le XVIIe siècle[7],[8],[9] , cette orthographe coexiste avec l'autre au XVIIIe siècle dans les dictionnaires[10],[11], dans les manuels scolaires[12] et dans les institutions[13].

Cet usage alternatif libre est notamment frappant dans l'Encyclopédie (terminée en 1772), qui présente simultanément les deux graphies : « Majorque[14] » et « le royaume de Maïorque[15] ».

En 1842, l'ouvrage de George Sand, Un hiver à Majorque[16] connait une grande popularité, dans le sillage de celle de l'écrivain depuis 1831. Ce livre utilise le « j » pour «Majorque». En 1866, Charles de Tourtoulon intitula l'un de ses livres Les Français aux expéditions de Mayorque et de Valence[17], la graphie contemporaine étant déjà présente[18]. La prononciation resta encore très largement [palma də majɔʁk] (Palma de Mayorque) durant le XIXe siècle[19]

La prononciation [maʒɔʁk] (en API) calquée sur sa graphie contemporaine (jorque) devient dominante au XXe siècle[20], sans que la liberté de prononciation du "j" ait clairement disparu. La prononciation [majɔʁk] est encore usitée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à l'époque romaine[modifier | modifier le code]

La présence humaine à Majorque remonte à la préhistoire (sites de Ses Païsses, près de la ville d'Artà). On a retrouvé des tombes et traces d'habitations datant du néolithique, soit 6000 à 4000 ans av. J.-C. L'île fut occupée par les Carthaginois avant d'être conquise en l'an 123 av. J.-C. par Quintus Caecilius Metellus – qui reçut le surnom de Balearicus – et de passer sous l'autorité de Rome. La période romaine fut favorable, et vit la fondation de Pollentia (ruines d'Alcúdia, ex-Pollentia romaine) et Palmaria (Palma). L'économie reposait sur la culture de l'olivier, de la vigne et sur la production de sel.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

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Les Vandales mirent les îles Baléares à sac en 425 ou 426 et les annexèrent à leur royaume en 465. En 534, à l'occasion de l'effort de reconquête de l'Empire romain d'Occident par Justinien, le général Bélisaire regagna l'archipel pour le compte de Byzance. Pendant la période de domination byzantine, le christianisme y fut florissant et de nombreuses églises furent construites. Cependant, à partir de 707 commencèrent des raids maritimes menés par les musulmans à partir des côtes d'Afrique du Nord.

Article détaillé : Îles orientales d'Al-Andalus.

Ces attaques se poursuivirent jusqu'à ce que, finalement, en l'an 903, Majorque tombe sous la domination de l'émir omeyyade d'Espagne. Selon les chroniques de l'époque, le château d'Alaró fut le dernier bastion tenu par les chrétiens. Sous la domination musulmane, Palma, devenue Madina Mayurqa, devint un centre culturel important. L'île connut une période de prospérité. Les musulmans développèrent l'agriculture irriguée et l'artisanat local. Lors de la décomposition du califat de Cordoue en 1015, Majorque releva tout d'abord du royaume de Denia avant de devenir, entre 1087 et 1114 un des nombreux royaumes dits Taifas.

En 1114, à la suite d'actes de piraterie menés à partir de Majorque contre les navires chrétiens en Méditerranée, une armée coalisée de Pisans, de Provençaux et de Catalans débarqua à Majorque, mit le siège devant Palma pendant huit mois, prit la ville et la saccagea. Mais, pendant l'absence de Raimond-Bérenger III de Barcelone, les Pisans s'enfuirent lorsque apparurent des secours envoyés par les Almoravides d'Afrique du Nord. Ceux-ci gouvernèrent jusqu'en 1203, puis furent remplacés par les Almohades jusqu'en 1229. En 1208, les Almohades nommèrent gouverneur un certain Abú Yahya, lequel se comporta de façon quasiment indépendante, reconnaissant toutefois une soumission de pure forme à l'émirat central almohade.

Les actes de piraterie avaient repris, ce qui détermina les cités commerçantes de Barcelone, Tarragone et Tortosa à solliciter l'aide du roi d'Aragon Jacques Ier. En décembre 1228, il fut décidé qu'elles mettraient à disposition les vaisseaux nécessaires à une expédition, les chevaliers aragonais (les plus nombreux) et catalans devant recevoir en paiement de leurs services le butin et les territoires à conquérir sur l'ennemi.

L'expédition en vue de la conquête de Majorque, comprenant 15 000 hommes et 1500 chevaux partît de Salou, en Catalogne, débarqua à Santa Ponça et défit l'armée musulmane à la bataille de Portopí le . En décembre, Palma fut prise et ses habitants passés au fil de l'épée. Le grand nombre de cadavres eut d'ailleurs pour conséquence de provoquer une épidémie qui décima l'armée des vainqueurs. En outre les disputes au sujet de la répartition du butin semèrent la zizanie dans les troupes des conquérants. Mais l'île fut soumise en quelques mois, seule une petite poche de résistance subsista jusqu'en 1232 dans la Serra de Tramuntana. La population musulmane s'était enfuie vers l'Afrique ou fut réduite en esclavage.

Le repeuplement de l'île fut assuré majoritairement par des Espagnols, mais également par un grand nombre de Français venant du Languedoc[21].

À cette époque, les faïences de Majorque deviennent réputées. Elles connaîtront un essor considérable en Italie, sous la forme des majoliques[22].

En 1250, la basilique du Monastère de Lluc abrite la vierge noire de Majorque, sainte patronne de l'île.

Le royaume de Majorque[modifier | modifier le code]

Dans son testament, Jacques Ier avait prévu de diviser ses domaines par la création du royaume de Majorque, vassal du royaume d'Aragon et comprenant les îles Baléares, le Roussillon, la Cerdagne, la seigneurie de Montpellier, la vicomté de Carladès et la baronie d'Omelas. À sa mort, son fils Jacques prit le nom de Jacques II de Majorque et assuma le pouvoir dans le cadre d'une charte dite Carta de les Franqueses.

L'existence de ce royaume fut de courte durée, car les souverains d’Aragon parvinrent à en reprendre possession en 1349 : la mort de Jacques III de Majorque à la bataille de Llucmajor contre son cousin Pierre IV d'Aragon, marque la fin du royaume. Cependant, et jusqu’à sa mort en 1404, sa fille Isabelle réfugiée en France au château de Gallargues, près de Montpellier, qui lui avait été cédé par le roi Charles VI, continua à revendiquer le titre de reine de Majorque. Majorque partagea ensuite le sort du royaume d’Aragon, intégré plus tard dans le royaume d’Espagne.

Renaissance et époque moderne[modifier | modifier le code]

Entre 1806 et 1808, l'astronome et scientifique français François Arago réalise des mesures de triangulation, dans des conditions rendues épiques par la reprise des hostilités entre la France et l'Espagne[23]. Il fixe ainsi le passage du méridien de Paris, qui longe Majorque par l'ouest, par l'îlot de la Dragonera[24].

Géographie[modifier | modifier le code]

Villes principales[modifier | modifier le code]

Brièvement appelée Palma "de Majorque" de 2012 à 2016, la capitale de l'île s'appelle officiellement "Palma", depuis décembre 2016[25]. A la date du 16 décembre 2016, le Parlement des Îles Baléares vote le retour à la dénomination officielle de Palma[26],[27].

Liste des municipalités de Majorque[modifier | modifier le code]

Les six comarques de Majorque (note : le terme de "comarque" est inutilisé, à Majorque) ont pour villes principales :

Alaró | Alcúdia | Algaida | Andratx | Ariany | Artá | Banyalbufar | Binissalem | Búger | Bunyola | Calviá | Campanet | Campos | Capdepera | Consell | Costitx | Deià | Escorca | Esporles | Estellencs | Felanitx | Fornalutx | Inca | Lloret de Vistalegre | Lloseta | Llubí | Llucmajor | Manacor | Mancor de la Vall | Maria de la Salut | Marratxí | Montuïri | Muro | Palma de Majorque | Petra | Sa Pobla | Pollença | Porreres | Puigpunyent | Ses Salines | Sant Joan | Sant Llorenç des Cardassar | Santa Eugènia | Santa Margalida | Santa María del Camí | Santanyí | Selva | Sencelles | Sineu | Sóller | Son Servera | Valldemossa | Vilafranca de Bonany

Orographie[modifier | modifier le code]

Le Puig Major, la plus haute montagne de l'île.

Majorque présente trois chaînes montagneuses : la Chaîne Tramontane, la chaîne du levant et le massif de Randa qui sont plus basses. La première chaîne présente les sommets les plus haut. Huit d'entre eux dépassent les 1 000 m, la montagne culmine au Puig Major à 1 445 m. La seconde chaîne de montagne culmine à 562 m au Pic de morell et le dernier massif à 543 m au pic de Randa.

Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Le paysage culturel de la Serra de Tramuntana est Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2011[28].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'île compte 875.277 habitants permanents (INE, 2015).

Palma, la ville principale, regroupe 427 973 habitants (recensement INE, 2015), ce qui en fait la huitième ville d'Espagne, selon ce seul critère.

Viennent ensuite les villes de Calvia et de Manacor, par volume d'habitants.

Escorca est la commune la moins peuplée, avec moins de 250 habitants.

Compte tenu du tourisme massif, la notion de population doit être appréciée de manière relative.

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2013, 9 454 264 touristes ont visité l'île de Majorque (8 479 883 étrangers et 974 381 Espagnols) ; la majorité de ces touristes étrangers étaient originaires d'Allemagne (43,7 %), du Royaume-Uni (24,8 %), des pays nordiques (8,3 %), de France (4,0 %), de Suisse (3,7 %), des Pays-Bas (2,9 %), d'Autriche (1,9 %) et d'Italie (1,7 %)[29].

Si dans beaucoup d'esprits Majorque reste synonyme de tourisme incontrôlé, inspiré par la mer et poussé par une urbanisation de masse (« la baléarisation »), l'île et la vie majorquine offrent bien des aspects qui contredisent cette vision : villages agricoles préservés, traces diverses de cultures passées, art et culture (au XIIIe siècle, le philosophe Raymond Lulle – Ramon Llull – fonda à Majorque une école réputée de langues et de théologie), marche et randonnée dans les zones montagneuses (GR 221 ou « route de pierre sèche »)[30], gastronomie.

L'afflux touristique est devenu plus varié (origines et styles de vie), avec une part grandissante d'immigration d'Européens du nord venant s'installer à demeure.

Depuis quelques années, cette « baléarisation » est de plus en plus contrôlée par le gouvernement local, désireux de protéger son patrimoine, sa culture et sa langue. De nombreuses zones ont été décrétées « réserves naturelles », protégeant ainsi le littoral contre cette expansion.

  • le parc national de Cabrera, maritime et terrestre, veille sur un écosystème marin protégé depuis 1991[31]. Plus de 10.000 hectares y sont consacrés à protection de la faune et de la flore.
  • Le parc naturel de Mondrago a été déclaré parc naturel en 1992. Ses 785 hectares abritent deux trésors de l'île : plusieurs espèces de lézards, mascottes de l'archipel, et les champs de posidonies, une plante sous-marine protégée car elle purifie l'eau et sert d'abri à de nombreuses espèces.
  • Les moulins. Jadis, dans les vallées fertiles, la vie gravitait autour de 700 moulins. Ils servaient à moudre le grain et à puiser l'eau en profondeur. Aujourd'hui, beaucoup sont à l'abandon. Quelques-uns ont été reconvertis en restaurant ou en gîte, voire réaménagés pour produire de l'énergie éolienne.
  • Le Monastère de Lluc, à Escorca est le centre de randonnées dans une montagne restée largement sauvage.
  • la route de pierre sèche du GR 221 illustre, depuis 2013, la diversité effective du tourisme à Majorque, dont les activités nautiques et de tourisme concentré ne sont que l'un des aspects.

Transports[modifier | modifier le code]

Routes et autoroutes[modifier | modifier le code]

Palma est desservie par trois autoroutes, les Ma-1, Ma-19 et le périphérique Ma-20. Ce dernier est relié à la Ma-13 qui connecte Palma au Centre et au Nord de l'île.

La Ma-19 relie la capitale à Llucmajor.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau ferroviaire de Majorque.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'île est desservie par l'aéroport de Palma (Son Sant Joan) situé à l'est de la ville de Palma et qui peut accueillir des gros porteurs (Boeing 747). Près de Palma, on trouve également un aérodrome régional : l'aérodrome de Son Bonet.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Les compagnies maritimes Baleària (es) (es), ISCOMAR (es) (es) et Trasmediterránea (es) (es) exploitent des lignes régulières de ferries en direction des autres îles et du continent :


Culture[modifier | modifier le code]

Majorque dans les arts et dans la culture[modifier | modifier le code]

Ėrudit et béat, Raymond Lulle est natif de cette île.

La majolique (ou « maïolique ») désigne à l'origine des faïences mauresques fabriquées pour l'Italie à Majorque, entre 903 et 1229[32] ou passant par cette île[22] après leur fabrication à Valence ou encore à Malaga[33].

Piano de Chopin à Valldemossa, Majorque.

Depuis le XIXe siècle, le monastère de Valldemossa, la Chartreuse (La Cartuja en espagnol) a hébergé plusieurs hôtes éminents[réf. nécessaire], parmi lesquels Frédéric Chopin et George Sand. Cette dernière décrit très négativement dans Un hiver à Majorque leur séjour sur l'île durant l'hiver 1838-1839. Elle livre ainsi un témoignage d'intolérance qui choqua les Espagnols, tels que José Maria Quadrado[34] ou Llorenç Villalonga.

Le poète nicaraguayen Rubén Darío fit une cure de désintoxication au monastère[réf. nécessaire].

Au XXe siècle, Agatha Christie a écrit son roman Problem in Pollensa Bay (Le second coup de gong) après un bref séjour à Palma et à Port de Pollença.

Jorge Luis Borges et Robert Graves ont vécu à Majorque, le second, en famille. De nos jours, l’acteur américain Michael Douglas, la célébrité Claudia Schiffer et le joueur de tennis Boris Becker sont les personnalités étrangères les plus connues à la Serra de Tramuntana.

Littérature[modifier | modifier le code]

Les écrivains majorquins[modifier | modifier le code]

Raymond Lulle est probablement l'écrivain majorquin le plus illustre. Son œuvre a contribué à la fixation du catalan[35].

Antoni Maria Alcover, né à Manacor en 1862 et mort à Palma en 1932, est un écrivain, linguiste, ecclésiastique de langue catalane, spécialement de langue baléare, le dialecte majorquin de celle-ci. Son œuvre principale est le Dictionnaire catalan-valencien-baléare.

Baltasar Porcel et Llorenç Villalonga sont originaires de Majorque[36].

Les auteurs français et Majorque[modifier | modifier le code]

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Les auteurs français se sont, assez tôt, intéressés à Majorque, essentiellement sous les angles historiques et géographiques, puis culturels et artistiques.

Dès 1643, Pierre d'Ativy donne quelques informations sur le Royaume de Mallorque, dans Le monde, ou la description générale de ses quatre parties. En 1680, l'historien Jean de la Chapelle relate la vie de Marie d'Anjou Reyne de Mayorque. En 1703, Henry Michelot analyse les différentes navigations et approches possibles de l'île, dans Le portulan de partie de la mer Méditerranée ou le vray guide des pilotes costiers, réédité au moins jusqu'en 1775.

De manière plus ample, en 1777, Vaquette d'Hermilly diffuse son Histoire du royaume de Majorque avec ses annexes, premier ouvrage en français offrant une description complète de l'île[37].

En 1809, Alexandre de Laborde livre des éléments de navigation, mais également, de géographie détaillée, avec son Itinéraire descriptif de l'Espagne. En 1826, Isidore de Taylor diffuse son Voyage pittoresque en Espagne. En 1835, Louis Joseph Wagré narre la Mémoire des captifs de Cabrera, évoquant le camp d'internement des soldats napoléoniens sur cette île.

En 1839, l'artiste Jean-Joseph Bonaventure Laurens publie Souvenirs d'un voyage d'art à l'île de Majorque, qui marquera une référence dans la connaissance française de cette île. En 1866, Charles de Tourtoulon s'intéresse à l'Histoire, avec Les français aux expéditions de Mayorque et de Valence. En 1877, Louis-Salvador de Habsbourg-Lorraine livre au public son magistral travail sur les Baléares. En 1892, l'érudit Albert Lecoy de la Marche publie son analyse historique portant sur Les relations politiques de la France avec le royaume de Majorque[38].

Georges Bernanos rédige une partie du livre "Les grands cimetières sous la lune", en 1938, pour évoquer la guerre civile espagnole à partir de son témoignage majorquin. Avec L’Art dans le royaume de Majorque (Toulouse, Privat, 1962), l'universitaire Marcel Durliat laisse un travail de référence, encore accessible de nos jours[39].

En 1979, Pierre Pélissier et Jérôme Phelipeau donnent le rappel de l'histoire tragique de la déportation des soldats napoléoniens, à Cabrera, dans Les grognards de Cabrera, 1809-1815.

Peinture[modifier | modifier le code]

Peintres majorquins[modifier | modifier le code]

Miquel Bestard (1592-1633) est un peintre baroque originaire de Majorque[40].

Dionis Bennassar, né en 1904 et mort en 1967, a particulièrement représenté son univers natal de Pollença[41].

Miquel Barceló, né à Félanitx, est un peintre et un sculpteur[42]. Il a traité de nombreux thèmes : portraits, crucifixions, des carnets de voyages, ou corridas[43]. Le peintre est un aficionado. Sa série des techniques mixtes sur toile confrontée avec les photographies de Lucien Clergue[44] témoigne de l'intérêt de Barceló pour la tauromachie et pour l'ensemble des étapes d'une lidia, et des passes qu'il décompose en les stylisant [45].

Une œuvre majeure de Barceló est la réalisation de 2001 à 2006, sur commande, des décorations intérieures, mobilier, et des vitraux de la chapelle saint Pierre de la Seu sur son île natale, qui ont été inaugurés par le roi Juan Carlos d'Espagne le 2 février 2007[46].

Peintres ayant travaillé à Majorque[modifier | modifier le code]

À la fin de la Renaissance, la famille Oms, venue de Valence en Espagne, s'installe à Majorque. Gaspar Oms (1540-1614) est l'un des peintres les plus actifs issu de cette famille[47].

Santiago Rusinol a peint les paysages majorquins[48].

Joan Miró revient durant l'année 1956 à Palma où il dispose d'un grand atelier conçu par son ami Josep Lluís Sert. C'est à cette époque qu'il reçoit la commande de deux murs de céramiques pour le siège de l'UNESCO à Paris. Ceux-ci mesurent respectivement 3 × 15 mètres et 3 × 7,5 mètres et sont inaugurés en 1958. Bien que Miró ait déjà travaillé avec de grands formats, il ne l'avait jamais fait en utilisant des céramiques. Aux côtés du céramiste Josep Llorens, il développe au maximum les techniques de cuisson pour réaliser un fond dont les couleurs et textures ressemblent à ses peintures de la même époque[49]. La composition doit avoir pour thème le soleil et la lune[50].

Hermen Anglada Camarasa, né à Barcelone et mort à Pollença, a beaucoup représenté Majorque.[réf. nécessaire]

Architecture majorquine[modifier | modifier le code]

La Lonja (ou Sa Llotja, en dialecte majorquin, voir Llotja de Palma), l'antique siège du collège des marchands, à Palma, se distingue parmi les œuvres maîtresses de l'architecture civile gothique majorquine. Principal ouvrage local de l'architecte Guillem Sagrera, il en assumé pratiquement tous les aspects, dès sa construction en 1420 (achevée en 1452). La forme torsadée et surtout la finesse des colonnes intérieures en font un édifice remarquable, aujourd'hui lieu d'expositions.

Le château de Bellver est une forteresse gothique, parmi les bâtiments les plus représentatifs de l'île. C'est en outre l'un des trois seuls châteaux forts européens ayant une emprise au sol circulaire. Le château de Bendinat construit par le marquis de la Romana est typique des constructions néogothiques du XIXe siècle.

La cathédrale de Majorque est célèbre à plusieurs titres. Représentative du gothique levantin, elle abrite une grande rosace circulaire, dite œil du gothique. Elle fut en outre restaurée par Antoni Gaudi. Le monastère de Lluc est un des principaux lieux de pèlerinage de l'île, en honneur à Notre-Dame de Lluc, patronne de l'île.

Les patios figurent parmi les réalisations urbaines les plus réputées de Majorque. Ceux de Palma ornent la vieille ville : Palau March, Can Sureda, Can Oleza, Can catlar del Llorer, Can Savellà, Cal compte de la Cova, la Criança et ses piliers octogonaux, La Puresa, Ca la gran Cristiana, ou Cal Marquès de la Torre sont autant d'éléments d'intérêt architectural[51].

Le modernisme s'est également exprimé à Majorque[52].

L'architecture religieuse est particulièrement riche et préservée[réf. nécessaire]. Qu'il s'agisse de la capitale, Palma, ou des villes et des villages, les édifices religieux et leurs contenus artistiques restent présents : cathédrale de Palma de Majorque, Monastère de Lluc, églises urbaines de San Miguel, de San Jaume, ou de San Francisco, avec le cloître préservé de son monastère, ou encore les églises rurales de Santa Maria del Cami, de Sineu ou de Sencelles, ou la chartreuse de Valldemossa.

Article détaillé : Cathédrale de Palma de Majorque.
Article détaillé : Monastère de Lluc.

Autres célébrités[modifier | modifier le code]

Les joueurs de tennis Rafael Nadal et Carlos Moyà sont natifs de Majorque. Rafael Nadal est de Manacor. Jorge Lorenzo est de Palma de Majorque.

L'actrice Rossy de Palma est née à Majorque.

Le scientifique français François Arago a travaillé à Majorque.

L'archiduc Louis-Salvador de Habsbourg-Lorraine est une grande figure de l'île.

Robert Graves a vécu à Déia.

La sainte Catalina Tomas fait partie des protectrices de Majorque.

Saint Junípero Serra, né le à Petra, a exploré la Californie et participé à la fondation de nouvelles cités, telle que San Francisco, par exemple.

Tauromachie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arènes de Palma de Majorque.

Les plus importantes arènes de l'île sont les Arènes de Palma construites en 1865, remaniées en 1929 par l'architecte majorquin Gaspar Bennazar[53]. Leur capacité est de 11 600 places environ, ce qui en fait des arènes de deuxième catégorie[53]. Les corridas s'y déroulent lors de la Feria de la Virgen Blanca[54]. En 2015, parmi les figuras du cartel figurait le matador Morante de la Puebla[55]. La saison tauromachique (temporada) s'y déroule en juillet. Le 28 juillet 2016 elle a accueilli les matadors figuras pour la corrida inaugurale[56] : Juan José Padilla, El Fandi sortis a hombros et Francisco Rivera Ordóñez (Paquirri), ainsi que des spectacles de rejoneadors[57].

Il existe sept arènes dans l'île[58], les secondes plus importantes sont la Plaza de toros de Inca (8 000 places)[59] et la Plaza de Muro (5 350 places)[60].

Les anti-taurins annoncent qu'une proposition de loi pour interdire les corridas à Majorque sera présentée si le PSIB, le parti nationaliste Més per Mallorca et Podemos obtiennent la majorité en octobre 2015[61]. Le 6 août 2015, au cours d'une corrida, deux militants anticorridas, le Hollandais Peter Janssen et l'Espagnol Pedro Torres ont fait irruption dans l'arène en fin de faena avant d'être arrêtés[62]. Mais rien n'est interdit pour le moment, la tauromachie restant un enjeu essentiellement politique dans plusieurs régions d'Espagne ainsi que l'indique Le Monde du  : « Les plates-formes [politiques] dénoncent certes les mauvais traitements et les tortures contre les animaux, mais, à quelques mois des élections législatives, prévues avant la fin de l’année, la tauromachie est surtout devenue un instrument politique contre les conservateurs du Parti populaire au pouvoir[63]. » Les municipalités anti-taurines de Majorque agissent contre ces manifestations et ont décidé de ne plus les financer.

Ce qui n'a pas empêché l'organisation et la tenue de la saison tauromachique 2016 dans les arènes de Palma de Majorque[64] où se déroulent rarement plus d'un spectacle taurin par saison, excepté en 2009 et en 2016 où il y en a deux[65].

En août 2016, l'infante Elena de Borbón y Grecia, sœur ainée du roi Felipe VI a causé beaucoup d'émoi public en assistant à une corrida avec ses deux enfants, dont un mineur de quinze ans[66],[67].

Cuisine[modifier | modifier le code]

La cuisine baléarique est riche et variée, avec des touches différentes selon les îles. Comme bon nombre de cuisines méditerranéennes, elle comporte des point communs. Pour Majorque, on notera particulièrement :

  • la sobrasada artesana (soubressade artisanale) : composition de porc, d'huile d'olive et de poivrons ;
  • Le butifaron : charcuterie s'apparentant à des petits boudins, mais garnis de viande de porc et de cumin. Il existe une variété piquante et une autre non piquante ;
  • l'ensaïmada : gâteau au sucre, aux œufs et au saindoux ayant une forme ronde. Il existe plusieurs variétés d'ensaïmadas. Les petites qui sont des patisseries individuelles puis les grandes, dont les tailles varient. Ces dernières sont parfois fourrées, notamment aux traditionnels "cheveux d'anges" (sorte de confiture d'une variété de courge) ; certaines sont aux abricots. Depuis quelques années, elles se déclinent au chocolat ou à la crème brulée, parfois même à la sobrossada ;
  • la sope Mallorquine : soupe traditionnelle au pain, aux poivrons, aux oignons et à la tomate ;
  • le Polo el Loco : ancienne préparation d'origine française de porcelets embrochés et de dindes fourrées à la viande ;
  • le tumbet : sorte de tian de poivrons, tomates, aubergines, ces légumes étant disposés par couches successives sur un lit de pommes de terre. Pas de courgette, donc. Chaque variété de légumes est frit individuellement et l'ensemble du plat qui se sert froid est nappé d'une sauce tomate. Le tumbet s'accompagne traditionnellement de poissons frits (de type sardines) ;
  • les formatjades : petits chaussons fourrés à la viande ou au poisson ;
  • le queso de Maó : fromage local, originaire de Minorque, comme son nom le suggère.

Fêtes et traditions[modifier | modifier le code]

Le « jour de Majorque » (Diada del Mallorca) se célèbre le 12 septembre, en souvenir du débarquement des troupes aragonaises et catalanes. Il fait écho à la fête du 31 décembre, dite « de l'étendard », qui rappelle la chute de la capitale et marque le début de la reconquête de Majorque, page de la Reconquista. À partir de 2017, le Parlement a fixé le « jour de Majorque » également au 31 décembre de chaque année.

La dure marche de Palma au Monastère de Lluc (Marcha des Güell a Lluc a peu) est un rassemblement fort populaire et apprécié, début août, en général, la nuit du premier samedi ou premier dimanche de ce mois.

De nombreux villages organisent des reconstitutions de batailles entre « chrétiens » et « maures » (cristianos y moros), rappelant les drames des actes de piraterie qui pesaient en permanence sur les habitants de l'île, jusqu'en 1830. Celles de Soller, Pollença, d'Andratx ou de Sant Telmo sont réputées.

La fête de Saint Sébastien honore, le 20 janvier, le saint patron de la ville de Palma.

Photographies[modifier | modifier le code]

Sanctuaire et Monastère de Lluc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Maudet, Terres de taureaux - Les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velasquez, , 512 p. (ISBN 8496820378), Annexe CD-Rom 112 pages
  • Jean-Baptiste Maudet, Terres de taureaux - Les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velasquez, , 512 p. (ISBN 8496820378)
  • Miquel Barceló, Lucien Clergue, et Rodrigo Rey-Rosa, Toros, Zurich, Galerie Bruno Bischofberger, (ISBN 3905173336). Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Les photographies de Lucien Clergue sont confrontées aux peintures mixtes sur toile de Barceló, commentaires de Rodrigo Rey-Rosa traduits en anglais par Paul Bowles
  • Jean-Louis Sarthou, dans son roman L'Archiduc sans frontière (Éditions du Vieux Caroubier 2013), fait revivre la façon dont l'archiduc Louis-Salvador de Habsbourg-Lorraine, grand écrivain amateur des sciences, des arts et des traditions populaires, et des Baléares, promut la Serra de Tramuntana, et particulièrement les communes de Deià et de Valldemossa à la fin du XIXe siècle.
  • Miquel Barceló, Lucien Clergue, et Rodrigo Rey Rosa, Toros, Zurich, Galerie Bruno Bischofberger, (ISBN 3905173336). Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Les photographies de Lucien Clergue sont confrontées aux peintures mixtes sur toile de Barceló, commentaires de Rodrigo Rey-Rosa traduits en anglais par Paul Bowles
  • (es) Rosa Maria Malet, Joan Miró, Barcelona, Edicions 62, (ISBN 84-297-3568-2)
  • (ca) Melania Rebull Trudell, Joan Miró, Barcelona, Globus y Ediciones Polígrafa, (ISBN 84-88424-96-5)
  • Georges Bernanos, Les grands cimetières sous la lune, 1938 / Evocation de la guerre civile espagnole

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation /maʒɔʁk/ et moins /majɔʁk/ en français contemporain : voir paragraphe Toponymie.
  2. Claude Mangin, L'Allemagne, Paris, Belin, coll. « Mémentos.géographie », , 191 p. (ISBN 978-2-701-13229-7, OCLC 417263419), p. 112.
  3. Mre Louys Moreri, Le grand dictionnaire historique : ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, t. 2, Lyon, J. Gyrin et B. Rivière, (lire en ligne), partie 1
  4. cardinal de Retz, œuvre complète cardinal de Retz, t. 4, Paris, Hachette, (lire en ligne)
  5. a et b B. Legoarant, Nouvelle orthologie française, Paris, Bruno Labbe, (lire en ligne), p. 451
  6. Eusèbe de Salle, Ali le Renard : ou la Conquête d'Alger, t. 1, Paris, G. Gosselin, (lire en ligne)
  7. Hugues de Lionne, Mémoires et instructions pour servir dans les négociations et affaires concernant les droits du Roy de France, Amsterdam, (lire en ligne), p. 119 et suivantes
  8. Sieur DTVR, Les Estats Empires Et Principavtés dv Monde, Roven, (lire en ligne), p. 135
  9. L'Angelier, Histoire générale d'Espagne comprise en XXX livres, Paris, (lire en ligne), p. 224
  10. J. Felix Faulcon, Traité de l'orthographe françoise en forme de dictionnaire : contenant l'explication de chaque mot, Poitier, (lire en ligne), p. 407
  11. Une société de gens de lettre, Le grand vocabulaire françois, t. VI, Paris et Amsterdam, (lire en ligne)
  12. JM Bruysset, Atlas des enfans : nouvelle méthode pour apprendre la géographie, (lire en ligne), p. 36
  13. Académie royale des arts, des sciences et des belles-lettres, nouveaux mémoires, (lire en ligne), p. 324
  14. Denis Diderot, Encyclopédie : dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, t. XVIII, (lire en ligne), p. 447
  15. Denis Diderot, Encyclopédie : dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, t. XVIII (lire en ligne), le Royaume de Maïorque7
  16. George Sand, Un hiver à Majorque, (lire en ligne)
  17. Charles Tourtoulon, Les Français aux expéditions de Mayorque et de Valence, (lire en ligne)
  18. J.Pinkerton, Géographie moderne, t. III, Paris, Dentu, an xii (1804) (lire en ligne), p. 121
  19. Jeanne Tordeus, Manuel de prononciation, Bruxelles, Paul Lacomblez, (lire en ligne), p. 88
  20. Léon Warnant, Dictionnaire de la prononciation française dans sa norme actuelle, Paris, Duculot, , cité par « Prononciation », p. 10
  21. A Lecoy de la Marche, Les relations politiques de la France et du Royaume de Majorque, compte rendu, Trudon des Ormes Amédée, Bibliothèque de l'école des chartes , Année 1893, Volume 54, Numéro 1, pp. 152-155
  22. a et b http://www.universalis.fr/encyclopedie/majolique/
  23. http://www.obspm.fr/arago-et-biot-aux-baleares-la.html
  24. https://books.google.fr/books?id=cuhhAAAAcAAJ&pg=PA253&lpg=PA253&dq=trac%C3%A9+du+m%C3%A9ridien+de+paris+dragonera&source=bl&ots=LBzCWll_TO&sig=SC0OIk63OAWm7436s8W8EhdPA64&hl=fr&sa=X&ei=Cz6cVdqjA4TkUaHdvrgL&ved=0CDQQ6AEwAw#v=onepage&q=trac%C3%A9%20du%20m%C3%A9ridien%20de%20paris%20dragonera&f=false
  25. http://web.parlamentib.es/repositori/PUBLICACIONS/9/bopibs/bopib-09-076.pdf
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  28. http://whc.unesco.org/fr/list/1371/ UNESCO Centre du patrimoine mondial
  29. Llegada por país de residencia 2013
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  31. http://www.spain.info/fr_FR/que-quieres/naturaleza/espacios-naturales/parque_nacional_del_archipielago_de_cabrera.html
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  43. exposition actuelle et future
  44. Barceló et al. (1991)
  45. Barceló et al. (1991), p.82
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  48. https://books.google.fr/books?id=aTZzBgAAQBAJ&pg=PA210&lpg=PA210&dq=peintre+pass%C3%A9+%C3%A0+majorque&source=bl&ots=Inn7ZbQ0Ue&sig=C3rEIGZvH8SxuMQaAXz6Yw774FY&hl=fr&sa=X&ved=0CDIQ6AEwBDgKahUKEwih-NfakMDHAhXMVRoKHWxAAbs#v=onepage&q=peintre%20pass%C3%A9%20%C3%A0%20majorque&f=false
  49. Melania Rebull Trudell, p. 65
  50. Rosa Maria Malet, p. 107-112
  51. http://www.spain.info/fr_FR/reportajes/palma_de_mallorca_ciudad_de_patios.html
  52. http://www.artnouveau.eu/fr/city.php?id=42
  53. a et b Maudet annexe 2010, p. 10
  54. corrida à Majorque
  55. feria 2015
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  57. http://www.abc.es/cultura/toros/abci-ultima-corrida-toros-palma-mallorca-201608040739_noticia.html
  58. les sept arènes
  59. Inca
  60. Muro
  61. (es) « El Pacte prohibirá las corridas de toros en Baleares », sur elmundo.es,‎
  62. (es) « Peter, el antitaurino que salta a los ruedos contra el maltrato animal, vive en Mérida », sur eldiario.es,‎
  63. gauche radicale et corrida Le Monde
  64. calendrier des spectacles taurins à Majorque
  65. les programmes des années 2009 à 2016
  66. http://www.eldiario.es/caballodenietzsche/Denuncia-Infanta-Elena-corrida-incumpliendo_6_546355373.html
  67. http://www.huffingtonpost.es/2016/08/06/froilan-toros_n_11362566.html

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]