Histoire de la Drôme

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Porte Saint-Marcel à Die.

Cet article relate de l'histoire du département de la Drôme. Son territoire était occupé par les tribus gauloises des Allobroges qui habitaient près de l'Isère, par les Vertacomicori qui habitaient le Vercors, par les Voconces qui habitaient vers Die et Nyons, et les Segovellaunes qui étaient fixés autour de l'oppidum du Malpas à Soyons (Ardèche). Les Tricastins, se situent sur les cantons de Saint-Paul-Trois-Châteaux, sur une partie du canton de Grignan ainsi que sur le canton de Valréas dans le Vaucluse.

Deux tribus, les Segovellaunes et les Tricastins faisaient probablement partie au Ier siècle av. J.-C. de la confédération des Cavares.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

Des cabanes faites pour résister au mistral[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'une cabane néolithique
Intérieur d'une cabane néolithique

Les fouilles faites lors de la construction de la LGV Méditerranée ont permis d'étudier sur le site de Lalo, à Espeluche, une des premières implantations néolithiques dans la moyenne vallée du Rhône. Les fouilles, dirigée par Alain Beeching, ont eu lieu dans la partie méridionale de la Valdaine, au confluent du Jabron et de la Citelles, au pied d'une colline orientée plein sud[1].

Ce site, daté entre -5 600 et -5 000, a permis de dégager des fosses, des foyers en cuvette et des chenaux aménagés pour la circulation de l'eau. Il comportait deux cabanes de plan ovalaire, où ont été retrouvés des objets en céramique et un outillage lithique[2]. L'occupation des cabanes a pu être datée entre -5 200 et -5 000. Elles étaient construites en bois comme l'a prouvé la présence de trous de poteaux verticaux. La plus grande mesurait 10 m;x;7,5 m. Elle était recouverte d'un toit asymétrique présentant une pente plus faible au nord pour résister au mistral, l'accès se faisait par la partie méridionale[3].

La présence à proximité d'une seconde cabane, mal conservée, a suggéré l'idée d'un regroupement. Leur plan circulaire permet d'avancer qu'il s'agissait d'une petite tribu encore à demi nomade ou récemment fixée. La construction des cabanes a pu donc servir soit à un campement hivernal de longue durée soit à une première tentative de sédentarisation[4].

Sur le site de Blanquet, à Montmeyran, Sylvie Saintot, a fouillé une habitation chasséenne. Orientée Nord-Sud, elle avait été construite en bois comme en ont témoigné les trous de poteaux. D'une longueur de 20 mètres sur 12 mètres de large[5], sa structure et son orientation étaient prévues pour résister au mistral[6].

L'équipe des archéologues a exhumé et identifié un broyon en calcaire, neuf formes de céramique dont une marmite et six vases, ainsi que trois silex taillés (grattoir et lamelles). Cette habitation isolée appartenait à un vaste ensemble comme en atteste le nombre de silex retrouvés jonchant le sol aux alentours. Ce site a pu être daté de la première moitié du IVe millénaire avant notre ère. Ce qui correspond au néolithique moyen II[6].

Stèle anthropomorphe[modifier | modifier le code]

La même équipe d'archéologues, à Chabrillan, sur le site de la Prairie, a mis au jour une dalle anthropomorphe du néolithique. Elle reposait aux côtés d'un foyer et d'une fosse contenant le squelette d'un chien. Taillée dans un calcaire gréseux, elle mesurait 45 centimètres de long, 31 centimètres de large et avait une épaisseur de 13 centimètres. Elle a été datée du chasséen ancien[7].

Elle évoque un personnage stylisé avec une face en relief, des yeux en retrait et un front proéminent. Sur les côtés de la dalle ont été incisés des bras parallèles et droits[7]. Le torse, peut être féminin, est légèrement dégagé par rapport à la surface ce qui suggère des seins[8].

La dalle était prévue pour être plantée dans le sol puisqu'elle est taillée en pointe à la base. Ce type de figuration s'apparente à celles retrouvées en Languedoc, en Provence dans le Comtat Venaissin et à Avignon. Rien ne permettant de lier cette représentation anthropomorphe à un rite funéraire humain, soit elle a pu identifier l'occupante de l'habitation, soit symboliser un personnage féminin de statut important[8].

Les mangeurs d'escargots[modifier | modifier le code]

Collection de conchyliologie

La consommation des gastéropodes fut constante dans la préhistoire, puisque cette pratique des chasseurs-cueilleurs fut continuée avec la naissance de l'agriculture. Entre 1994 et 1997, lors des chantiers de fouilles précédant la construction de la ligne TGV en moyenne vallée du Rhône, leurs coquilles furent découvertes en si grande quantité qu'elles ont permis de faire faire une avancée importante à la malacologie[9]. Sur le site du Serre 1, à Roynac, dans la vallée de la Valdaine, furent trouvés en quantité des coquilles d'escargot de Bourgogne. Leur consommation s'est étendue du néolithique cardial, naissance de l'agriculture, au bronze final, constitution de l'habitat groupé[10].

Âge des métaux[modifier | modifier le code]

Les fosses du bronze[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'une habitation de l'âge de bronze.
Fosse avec reliquat de combustion.

Des fouilles préventives au passage de la ligne du TGV Méditerranée sur la commune de Roynac, ont eu lieu de mai à septembre 1996. Elles se sont déroulées au lieu-dit le Serre 1 et ont été réalisées par Joël Vital et son équipe d'archéologues. Sur quatre mètres de profondeur, sur ce site de la Valdaine, avaient été repérés 9 niveaux d'occupation humaine qui s'étageaient du néolithique au Moyen Âge[11].

Trois surfaces archéologiques intéressaient l'âge des métaux. La S 1 (Serre 1) relevait seule du Bronze ancien. Ce site fut occupé de -2200 à -1800 avec un pic situé entre -2150 et -2000 par datation au C14. Sur cette surface — près de 5 800 m2 décapés —, plusieurs centaines d'aménagement humains ont été identifiés. Seuls 1 600 m2 ont été fouillés[12].

Coulage du bronz.e

L'occupation humaine s'est caractérisée par le creusement de nombreuses fosses. Une cinquantaine ont été utilisées comme silos, ce qui a permis de retrouver dans le fond des céréales carbonisées. Une autre cinquantaine a servi à d'autres fonction et pour un certain nombre d'entre elles de dépotoir à reliefs de repas puisqu'il y a été identifiés des os de suidés et de bovidés. Trois fosses ont été aménagées en four de combustion[12]. Ces installations sont à mettre en relation avec l'identification d'éclats et de gouttes de bronze qui ont été exhumés sur place. L'habitat étaient en bois puisque 150 trous de calage de poteaux ont été comptabilisés. La fouille a mis au jour nombre de récipients de céramique à fort volume pour le stockage personnel[13], ainsi que les vestiges de deux bâtiments comportant un grenier surélevé pour le stockage communautaire[14].

Contrairement à d'autres sites du Bronze, celui-ci ne semble pas avoir privilégié son implantation sur un grand axe de communication mais plus pour la facilité de se fournir en minerai métallifère par les vallées du proche massif alpin[15].

Site hallstattien en vallée du Rhône[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'une maison à l'âge de fer
Reconstitution d'un village à l'âge du fer

Une fouille préventive au passage du TGV Méditerranée sur la commune de Crest a été réalisée entre novembre 1995 et juin 1996 par Jean-Michel Treffort et son équipe d'archéologues. Le site fouillé, dénommé Bourbousson 1, situé sur la rive droite de la Drôme, a permis d'identifier un habitat hallstattien daté du Ve siècle av. J.-C.[16].

Sur ce site fréquenté dès le néolithique, ont été mises en évidence les conditions du développement de l'agriculture (épierrement et murs de pierre sèche délimitant les champs, terrasses de culture). Réoccupé dans la première moitié du Ve siècle av. J.-C., il s'y développa un habitat groupé, qui a pu être parfaitement daté grâce à la présence de céramique d'importation de Grèce et d'amphores massaliotes, ainsi que par des objets métalliques (fibules)[17]. L'occupation fut de courte durée, celle d'une génération, entre -500 et -440, mais permis l'édification de plusieurs bâtiments en terre et en bois ayant chacun une surface approximative de 40 m2[18].

Les bâtiments sont de deux types. Le premier suit un tracé rectangulaire, ses murs sont en colombage hourdé de terre et le toit à deux pans. Le second type, qui correspond à l'architecture protohistorique du domaine alpin, utilise un cadre de poutres reposant sur un substrat de galets. Entre ces bâtiments qui constituaient un village, existaient différentes parties domestiques (fosses-silos, greniers) et des allées ou chemins empierrés[19].

La fouille du site a permis de recueillir 24 000 tessons de céramique, dont 95,5 % non tournées. La céramique tournée était d'importation (amphores massaliotes et poteries attiques à vernis noir). Il fut aussi exhumé 200 objets métalliques, dont nombre de parures typique de la civilisation de Hallstatt[20]. L'outillage lithique était composé de meules en grès ou en basalte, de polissoirs et de petites enclumes. Un seul outil, une aiguille à chas, était en os[21].

Bourbousson 1, situé au débouché d'une importante voie transalpine qui se croisait avec une piste protohistorique menant de Massalia à Lugdunum[22], est le témoignage de l'influence hallstattienne en vallée du Rhône. Il marque la frontière entre la vallée de la Drôme et le Tricastiin où, à 40 kilomètres, se trouvent Le Pègue et l'oppidum Saint-Marcel sous influence méditerranéenne[21].

Œnoché à décor pseudo-ionien

Céramiques pseudo-ioniennes en vallée du Rhône[modifier | modifier le code]

Vase à vin

L'oppidum Saint-Marcel, situé sur la commune du Pègue, dans la Drôme provençale, est un emporion (comptoir commercial grec) qui a été en relation avec Massalia du VIe siècle av. J.-C. jusqu'à l'an -49. Il est remarquable pour ses différentes poteries pseudo-ioniennes qui ont mis en évidence un important commerce du vin entre les Phocéens et les tribus autochtones de la basse vallée du Rhône[23].

Des ateliers indigènes, s'inspirant des productions de céramiques grecques par l'intermédiaire des Phocéens de Massalia, ont produit des poteries tournées, en pâte claire micacée, particulièrement des œnochoés et des vases à vin. Ces céramiques locales portent toutes un décor peint, avec un registre allant de la bande ocre au développement de formes figuratives, qui furent majoritaires. Il est d'ailleurs à noter que ces récipients vinaires ont gardé dans leurs formes de fortes influences gauloises (coupes carénées)[24].

En l'an 218 av. J.-C., Hannibal traversa ce territoire, jusqu'en un lieu nommé « l'île » (confluent Isère-Rhône ?), et arbitra un conflit tribal entre Allobroges[25].

Sous la domination romaine[modifier | modifier le code]

Un siècle plus tard, les Romains envahirent le pays : les Allobroges et leur allié Bituitos, roi des Arvernes, furent battus dans la plaine qui s'étend entre Tain-l'Hermitage et l'Isère par le consul romain Quintus Fabius Maximus.

Les bassins de la Drôme et de l'Isère furent réunis à la province romaine de Narbonaise, puis à la Viennaise. Le pays connut une ère de prospérité. Les vallées fertiles furent peuplées par de nombreuses colonies :

  • La capitale du pays Tricastin, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Augusta Tricastinorum, était une ville à la riche tradition artisanale, où se fabriquaient des miroirs en cuivre poli qu'utilisaient les Romains.
  • Luc-en Diois était, avec Vaison-la-Romaine (Vaucluse), la capitale des Voconces. Au début du IIe siècle, la capitale est transférée vers Die.
  • Die, Colonia Dea Augusta Vocontiorum, était une cité importante comme le montrent les ruines romaines qu'on y voit encore, notamment son rempart et une porte monumentale.
  • Valence, crée en face de Soio (Soyons) ancienne capitale des Segovellaunes, est certainement une cité de droit romain (une dédicace au patron Asprenas a été découverte à Valence).
  • À Cerebelliaca (commune d'Upie), Julien reçut en 355 le commandement d'une armée chargée de repousser les Barbares.

La villa viticole du Molard[modifier | modifier le code]

Villa gallo-romaine du Molard avec son cellier contenant 204 dolia, 2 fouloirs et 4 pressoirs
Les quatre tonneaux de Saint-Pierre-de-Colonzelle

La plus importante unité viti-vinicole de l'antiquité, la villa du Mollard a été mise à jour au sud de Donzère. Elle s’étendait sur deux hectares. L’entrepôt des vins de 70 x 15 m contenait deux travées abritant 204 dolia disposés en six alignements ayant chacune une contenance de 1,2 hectolitre. À chaque extrémité, un grand fouloir de 18,5 m2, y étaient adjoints deux pressoirs[26].

L’exploitation, qui a été datée entre 50 et 80 de notre ère, produisait 2 500 hectolitres de vin par an. Le rendement des vignes romaines ayant été estimé à 12 hl/ha, le domaine possédait 300 hectares ce qui nécessitait le travail de 150 esclaves[26].

Tout ou partie de sa production était expédiée par le Rhône en tonneaux, à l’exemple de la scène représentée sur la stèle de Saint-Pierre-ès-Liens de Colonzelle (Ier siècle) toute proche. Située sur le porche d’un prieuré clunisien, elle représente le levage de quatre tonneaux et leur embarquement sur un navire marchand[26].

Une auberge gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'une auberge sous l'Antiquité romaine

La découverte à Crest, sur le site de Bourbousson 3, d'une caupona gallo-romaine datée du IIIe siècle est due aux chantiers de fouilles ouverts sur le tracé du TGV Méditerranée. Une équipe d'archéologues, sous la direction de Véronique Bastard, a pu dégager les restes d'un bâtiment quadrangulaire de 264 m2. La façade sud de celui-ci était précédé par deux pavillons d'angle réuni par une pergola. L'un a servi de resserre à bois, l'autre de remise pour les instruments aratoires. Cet ensemble formait cour. L'accès principal de l'auberge se situait à l'Est et se faisait par un chemin raccordé à la voie romaine. À l'Ouest, une ouverture menait à un lucus (bois sacré) où ont été retrouvées des offrandes monétaires[27].

L'intérieur de l'auberge était subdivisé en six salles organisées autour d'une pièce centrale de 54 m2, celle-ci était surmontée d'une mezzanine. Elle comportait un foyer qui servait tant pour la cuisson des aliments que pour le chauffage. Sur ces côtés ont été identifiés la présence de plusieurs vaisseliers ainsi que celle d'un grand coffre de bois contenant des réserves de nourriture. La mezzanine permettait de stocker d'autres réserves essentiellement des céréales, des légumineuses et des fruits. Ont été identifiés parmi ces réserves alimentaires de l'orge, des fèves, des lentilles, des betteraves, des pommes, des noix et des noisettes[27].

De la grande cuisine on accédait à une pièce toute en longueur, la salle à manger, qui a pu être identifiée grâce à une multitude de fragments de poterie et de reliefs alimentaires[28]. Sise au pied d'une colline, orientée plein sud, l'auberge de Boubousson avait pris la place d'un petit établissement agricole du début du IIIe siècle. Celui-ci fut totalement transformé lors de sa nouvelle affectation. La toiture fut refaite en utilisant, en alternance, des tuiles à rebord (tegulae) et des tuiles canal (imbrices), la charpente reposant sur des murs en briques crues (adobe) suivant les préconisations de Vitruve. Tous les sols étaient en terre battue, la cour pavée de petits galets et des gravillons recouvraient les voies d'accès[29].

Les reilles d'araire[modifier | modifier le code]

Araire avec reille

Le site de Bourbousson 3 a permis de retrouver, dans une resserre de l'auberge, deux reilles d'araire qui ont été datées du courant du Ve siècle. Ces instruments aratoires, forgés d'un seul tenant, qui se présentent sous la forme d'un soc en forme de triangle ou de losange prolongé par une tige, ont été étudiées par Michel Feugère. Le premier est long de 45 cm et pesait 3 kg, le second de 62 cm pour 3,25 kg. Ces socs primitifs sont considérés comme faisant partie des plus grands objets en fer provenant de cette période de l'Antiquité[30].

Leur forme était adaptée au type de terrain. Une palette large était utilisée uniquement dans les sols meubles. Les reilles de Bourbousson sont étroites, elles servaient donc à fouir des sols caillouteux ce qui correspond à la pédologie des terrasses alluviales de la vallée du Rhône[31]. Leur tige, ligaturée sur l'araire par de forts anneaux, permettait au laboureur de régler leur position. Elle pouvait varier selon ses besoins aratoires. Ce qui fait de la reille une préfiguration d'un soc à versoir[32].

Un dépôt cultuel[modifier | modifier le code]

Monnaie d'argent de Magnence

Sur ce même site ont été recueillies 596 monnaies romaines toutes de billon ou de bronze à l'exception de deux pièces d'argent à l'effigie de l'empereur usurpateur Magnence qui furent frappées à Lyon en 351-352. Dans ce lot 445 ont été identifiées avec certitude. Sylviane Estiot, qui s'est chargée de cette étude, a regroupé ce numéraire en trois ensembles. Le premier ne comprend que 9 pièces. Elles ont été retrouvées groupées près de l'auberge de Bourbousson et semble provenir d'une bourse perdue. Le second se compose des 247 monnaies provenant du sol en terre battue de l'auberge. Le troisième, qui est le plus important avec 329 pièces, a été retrouvé dans le lucus autour d'un bloc carré de molasse et correspond à un dépôt votif[33].

Dans cet ensemble, le plus grand nombre est classé dans une période très précise qui se situe du milieu à la fin du IVe siècle. Ce monnayage est dans sa majorité de fabrication locale. Comme il jonchait le sol dans un rayon d'un mètre autour du bloc de pierre, l'hypothèse d'offrandes à caractère cultuel a été retenue[34].

Ce lieu devait être un petit sanctuaire de tradition gauloise ne comportant ni fanum ni cellae. Mais la présence du bloc suggère que celui-ci a été le support d'un tronc d'offrande. Selon la typologie établie par Guy Barruol, cette partie du site de Bourbousson 3 devait être un « sanctuaire établi en bordure de voie attestée », dont les exemples les plus nombreux avaient été trouvé, jusqu'alors, en Savoie[35].

Les invasions barbares[modifier | modifier le code]

À partir de cette époque, les invasions des Barbares se succédèrent sans interruption. Astaulphe, roi des Wisigoths, s'empara de Valence.

En 430, les Alains remplacèrent les Wisigoths et ravagèrent tout le pays entre la Loire et le Rhône.

Les Burgondes s'installèrent à Valence vers 450. Ils étaient déjà maîtres du bassin de la Saône, ils étendirent leur domination jusqu'à la rive droite de la Durance et leur autorité s'exerça jusqu'en 534.

Malgré la domination franque, le territoire fit partie du royaume d'Austrasie, le royaume des Burgondes conserva son administration particulière jusqu'en 752.

Valence et les pays environnants furent pillés par les Sarrazins en 757.

Les Normands descendirent à leur tour la vallée du Rhône, ils pillèrent et incendièrent Valence et la plupart des villes de cette région vers 877.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, l'actuelle Drôme ne correspond pas à un territoire homogène, mais en plusieurs territoies.

Au XIIe siècle, l'essentiel de l'actuelle Drôme fait partie du Marquisat de Provence.

La page Drôme provençale renseigne sur le découpage des territoires de la partie sud.

La maison brûlé du XIe siècle[modifier | modifier le code]

Vestige d'un mur de grange en torchis
Chaumière médiévale aux murs de torchis

Les fouilles préventives sur le tracé de la ligne du TGV Méditerranée qui se sont déroulées en 1996 ont permis de découvrir à la limite de la commune de Montboucher-sur-Jabron deux maisons du haut Moyen Âge. Elles ont été faites sur la rive gauche du Vermenon, au lieu-dit Constantin, par une équipe sous la direction de Michel Goy et Isabelle Rémy et concernait une superficie de 3 000m²[36].

L'ensemble médiéval comprenait un bâtiment datable du VIe-VIIe siècle, construit en murs de terre sur solins de pierre et un bâtiment du XIe siècle détruit par un incendie. Le feu, par carbonisation, a préservé de nombreux éléments dont la datation a pu être possible grâce à l'étude de la vaisselle et par la méthode du C14 sur le bois. Cette chaumière fut habitée entre 1024 et 1060[36].

Édifiée sur une terrasse graveleuse dominant la rivière, cette maison se situait alors aux confins des seigneuries de Montboucher et de La Bâtie-Rolland. Elle possédait un terroir fertile grâce au limon déposé par les crues du Vermenon et se situait sur un axe important de communication de la Valdaine nommé alors Gontardin ou Costardin qui a évolué en Constantin[36].

Elle couvrait une superficie d'environ 30 m2 et sa structure était constituée de poteaux en bois de chêne assemblés à l'aide de chevilles. Ses parois étaient en torchis réalisé par un mélange de terre, de végétaux et de tessons de poterie d'une épaisseur de 10 cm[37].

Intérieur de la chaumière

L'intérieur était peint à la chaux et le foyer installé sur une sole constituée d'une pierre calcaire de 80x35 cm et d'une épaisseur de 45 centimètres. Elle possédait un plancher clouté sur un châssis de solives qui formait un vide sanitaire. Le toit qui la recouvrait était constitué de végétaux provenant des roselières de la rivière[37].

Le mobilier découvert suffisait à une seule famille vivant isolée pratiquant l'agriculture et défrichant sa terre. Il était constitué de vaisselle de terre, d'outillage et d'un coffre de bois. Ce dernier avait été fait avec de l'orme et contenait la réserve de céréales. Pour l'outillage, outre un certain nombre d'outils pour travailler le bois, il y avait une lame de couteau mesurant 20 centimètres, des ferrures de porte, un morceau de clef et des clous de fer à cheval, à tête carrée, qui avaient servi à clouter le plancher[38].

Objets de la vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Tranchet et hachoir
Fusaïoles

Une synthèse des fouilles préventives à la construction de la ligne TGV Méditerranée a été faite par Magali Rolland à partir des cinq sites médiévaux identifiés dans la Drôme. Ce sont Châteauneuf-sur-Isère (La Baume), Upie (Les Vignarets), Crest (Bourbousson 2), Chabrillan (Saint-Martin 1) et Montboucher-sur-Jabron (Constantin)[39].

Sur ces sites parmi les céramiques, monnaies et divers artefacts, étudiés par ailleurs, ont été en priorité sélectionnés 83 objets rattachés à la vie quotidienne et qui offrent « un éclairage relativement complet sur le mode de vie des hommes et des femmes de cette région au Moyen Âge »[39].

Les archéologues considèrent ce travail comme une première car, jusqu'à présent, ce type d'objets utilitaires n'avaient été trouvés qu'isolés ou hors de leur contexte archéologique dans ce secteur de la moyenne vallée du Rhône (sépulture ou découverte fortuite lors de travaux agricoles)[39].

Désormais, avec cette collection importante et diversifiée, les spécialistes pourront s'en servir de référence tant pour les nouvelles décourverts archéologiques que pour renseigner ou compléter des fouilles déjà faites à l'exemple de celles de Lyon dans l'habitat urbain ou de Rougiers dans le village déserté au haut Moyen Âge[39].

Le tableau 1 quantifie, pour chacun des cinq sites, les catégories dans lesquelles ont été classés ces objets et leur répartition par secteur. Ceci a permis de mettre en exergue que certaines de celles-ci sont assez marginales. Au premier chef, le cultuel puisque aucune fouille n'a touché un lieu de culte. La partie toilette, car ces objets étaient le plus souvent fabriqués à partir de matériaux périssables, tout comme le mobilier domestique. Si la sous représentation de ces deux derniers secteurs est une constante déjà bien connue en milieu rural médiéval, la catégorie attelage a aussi fourni peu d'objet, les paysans du haut Moyen Âge n'utilisant que peu la traction animale[39].

Tableau 1 : nombre d'objets de la vie quotidienne par site[40]
Site Châteauneuf-sur-Isère Upie Crest Chabrillan Montboucher-sur-Jabron Total Pourcentage
Attelage 2 0 0 1 2 5 6 %
Construction 9 0 0 2 1 12 14,5 %
Cultuel 0 0 0 0 1 1 1,2 %
Mobilier 1 1 0 1 0 3 3,6 %
Outillage 4 3 7 17 6 37 44,6 %
Parure 5 2 4 1 0 12 14,5 %
Toilette 0 0 0 1 0 1 1,2 %
Indéterminé 3 0 4 4 1 12 14,5 %
Total 24 6 15 27 11 83 100 %
Force à tondre
Serpette
Gouges

Par contre sont bien représentés les catégories liées à la construction, grâce à leurs objets en fer[39], la parure, même si les bijoux sont peu présents, avec des boucles vestimentaires qui n'étaient jusqu'alors découvertes que dans les sépultures[40].

La partie indéterminée comprend uniquement des artefacts de ces précédentes catégories car « leur forme ou leur état de conservation ne permet pas de reconnaître avec certitude leur fonction »[40].

Le secteur le mieux représenté est celui de l'outillage avec 37 objets dont la fonction a été parfaitement définie. Leur quantité et leur diversité ont permis de dresser un profil des activités humaines en milieu rural au cours du haut Moyen Âge dans cette partie de la moyenne vallée du Rhône. Le paysan ou le serf étaient aussi éleveur de moutons (sonnaille, forces à tonte) et son épouse préparait et tissait la laine (fusaïoles, peson). À son travail de la terre (houe, serpette) s'ajoutait celui du bois (gouge, poinçon) et de l'entretien de ses instruments de récolte (pierre à aiguiser). Un partage des taches devait s'effectuer dans le ménage pour tout ce qui avait trait au puisage et au transport de l'eau et du grain (esse, crémaillère)[41].

Tableau 2 : répartition de l'outillage par thèmes[42]
Site Châteauneuf-sur-Isère Upie Crest Chabrillan Montboucher-sur-Jabron Total
Aiguiser 2 pierres 2
Assembler 1 clou 2 clous 3
Couper 1 hachoir 1 tranchet 3 lames 4 lames 1 lame de coutelas 10
Graver
Sculpter
1 burin 1 poinçon 1 ciseau
1 stylet
1 poinçon
1 poinçon
2 gouges
8
Produire
Fabriquer
1 reste de tabletterie 1
S'occuper des animaux 1 paire de forces 1 sonnaille 2
Suspendre
Puiser
2 esses 2 crémaillères 4
Tisser
Coudre
3 fusaïoles 1 peson 4
Travailler la terre 1 serpette 1 houe 1 serpette 3
Total 4 3 7 17 6 37

Le tableau 2, dans sa classification, met en évidence la prédominance des outils tranchants tant pour un usage ménager qu'artisanal. Il souligne aussi un manque avec l'absence de manche ou de certains outils (maillet), toujours réalisé en bois[41].

Par contre la présence logique, à 70 %, de fer pouvait faire penser à des forges locales de fabrication ou liées à l'entretien de ces matériaux. Mais cette hypothèse n'a été vérifiée qu'en trois sites sur cinq[41]. Ceux-ci ne faisant d'ailleurs aucune production mais seulement de la maintenance. Ces forges domestiques, où n'ont été repérées aucune scorie ou battiture (fragment de métal incandescent tombé sous les coups de marteau lors du forgeage d'une pièce), typiques des fourneaux de réduction, ont pu seulement entreprendre une petite fabrication de clous, par exemple[42].

Pendant les XIe, XIIe et XIIIe siècles, l'essentiel de l'actuel territoire de la Drôme n'appartenait pas au Dauphiné (à l'exception de certaines places dans les collines du nord), mais constituait le Valentinois et le Diois, comtés appartenant aux Poitiers, issus d'une famille de hobereaux de la région de Nyons (Chateauneuf-de-Bordette). les comtes et les évêques se sont disputé la propriété du territoire durant près de deux cents ans.

De nombreuses places de la région de Valence avaient été cédées par l'empereur Frédéric Ier aux évêques de Valence en 1157, qui étaient contestés par les Poitiers, dont la capitale était Crest. Montélimar, Crest et Die furent l'objet de luttes continuelles entre évêques et comtes. Au début du XIVe siècle les Baronnies furent rattachées au Dauphiné. C'est à Romans en 1349 que fut prononcé le rattachement du Dauphiné au royaume de France, mais les comtés de Valentinois et Diois ne le furent qu'un siècle plus tard, en 1446, après de nombreuses péripéties mettant en jeu le pape, le roi de France, le duc de Savoie et même le prince d'Orange.

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

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Valence fut une des premières villes à adhérer au protestantisme. La nouvelle religion fut accueillie partout dans la région avec ferveur. Beaucoup de seigneurs soutinrent la Réforme.

Le lieutenant général de la province, Laurent de Maugiron, fut envoyé contre Valence pour arrêter les progrès du protestantisme. Les protestants prirent les armes et la guerre civile commença.

En 1560, le nouveau lieutenant général, la Motte-Gondrin, fut tué par les réformés et son cadavre pendu à la fenêtre de sa demeure.

La Saint-Barthélémy déclencha des combats de plus en plus acharnés. En 1570, la ville de Montélimar fut sauvée des assauts des protestants dirigés par Ludovic de Nassau, commandant pour l'Amiral de Coligny, l'armée protestante. Une héroïne, Margot Delaye, prit la tête de la défense de la ville et en devint une figure légendaire. En 1577, les châteaux de Barbières, Châteaudouble, Charpey et La Jonchère et d'autres furent pris par les huguenots et repris dans les années 1579-80.

Alors que les nobles, catholiques comme huguenots, pillaient les biens de l'Église, des paysans et des bourgeois, ils s'épargnaient généralement entre eux. Leurs biens restaient intacts, et ils s'enrichissaient du pillage et des prêts consentis aux bourgeois et aux communautés paysannes[43]. Ces méfaits provoquent en réaction une guerre des paysans qui s'intitulent défenseurs de la cause commune. Au début, les paysans commencent à s'assembler à la fin de l'année 1577, puis à refuser collectivement les rançonnages et demandes de ravitaillement des chefs de guerre, comme à Pierrelatte. Des assemblées plus larges se tiennent à Marsanne et Savasse au début de 1578[44], renforçant ainsi la conscience des intérêts communs du peuple et des moyens de les défendre. Au printemps 1578, les paysans commencent à appeler leur mouvement « l'Unyon ». Dans les villes, le mouvement de contestation prend la forme d'un refus de l'impôt (comme à Montélimar le 22 août). À la fin de 1578, des milices d'autodéfense se forment au son du tocsin et chassent, à plusieurs occasions, des troupes armées, officielles ou non, les empêchant de piller la campagne[45]. Au début de 1579, c'est le peuple des villes qui se révolte et chasse les garnisons : à Romans et Valence. Dans son extension maximale, le mouvement concerne toute la plaine du Rhône dans le département de la Drôme[46]. À son apogée, l'Unyon compte 14 000 arquebusiers, et remporte des victoires nettes en assiégeant deux bandes armées des châteaux de Châteaudouble et de Roussas[47]. La Régente, Catherine de Médicis, se déplace de Paris et intrigue pendant trois mois de Grenoble pour casser le mouvement, de juillet à septembre 1579, sans y parvenir autrement qu'en faisant assassiner quelques figures de la révolte. Celle-ci est finalement noyée dans le sang par les nobles assemblés et l'armée royale, avec notamment le massacre de Moirans le 28 mars 1580[48]

Sous Henri IV, le pays fut pacifié grâce à l'édit de Nantes (1598). Sous Louis XIII, Richelieu ordonna la destruction de plusieurs forteresses, le château de Crest ne conserva que sa tour.

À la révocation de l'Édit de Nantes, en 1685, de très nombreuses familles huguenotes durent s'exiler : vers la Suisse, l'Allemagne (Hesse, Brandebourg), la Hollande. Les villes les plus touchées furent Romans, Die et Valence qui perdirent une partie de leur population, ainsi que de nombreuses régions rurales où les protestants étaient majoritaires : La Baume-Cornillane, Châteaudouble, Montmeyran, et la vallée de la Drôme.

Révolution et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À la Révolution Française, les habitants du futur département de la Drôme furent très impliqués dans les changements politiques : réunion des États de Dauphiné à Romans en hiver 1788-1789, mouvement de la Grande Peur fin juillet 1789, fêtes de la Fédération d'Étoile le 29 novembre 1789 et de Montélimar le 13 décembre, création de la Société des Amis de la Constitution de Valence en 1790.

C'est en 1790 que fut créé le département de la Drôme.

De 1791 à 1793, les 7 districts (Romans, Valence, Die, Buis[49], Montélimar, Crest et Orange (provisoirement)[50] du département de la Drôme fournirent 10 bataillons de volontaires nationaux:

En 1815, le duc d'Angoulême essaya vainement d'arrêter Napoléon Ier au pont de la Drôme. Il dut battre en retraite. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Lors du coup d'État du , la résistance drômoise fut une des plus fermes : des combats importants se déroulèrent à Crest, sa tour renferma quelque temps plus de 300 prisonniers qui, pour la plupart, finirent leurs jours à Cayenne.

Dès le 8 janvier 1852, le préfet Ferlay ordonne l'arrachage des arbres de la liberté plantés au printemps 1848. Certaines communes comme Livron-sur-Drôme se font tirer l'oreille avant de procéder, d'autres comme Moras font la sourde oreille et ne s'exécutent pas[51].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le département de la Drôme est occupé par l’Italie fasciste de novembre 1942 à septembre 1943[52]. Dans le Vercors, le Diois et les Baronnies se créèrent d'importants maquis de Résistance. Le "Plan Montagnards" fut conçu pour l'ensemble du Maquis du Vercors, pensé comme un bastion défensif imprenable dans le dos de l'occupant guettant le débarquement en Provence. Les Allemands décidèrent d'en finir en juillet 1944 et l'attaque, commencée le 13 juillet dans le nord du massif, se poursuivit tout au long du mois de juillet, marquée par de nombreuses exactions, y compris contre les populations civiles à Vassieux, La Chapelle-en-Vercors, grotte de la Luire.

Après le débarquement de Provence, les allemands tentent de bloquer la libération de la France, du 21 au 28 août 1944, lors de la bataille de Montélimar.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, Éd. Le Musée de Valence/Semgy, Éditions d'Art, 2001, (ISBN 285056513X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Beeching, Archéologie sur toute la ligne, p. 62.
  2. Alain Beeching, Archéologie sur toute la ligne, pp. 63-64.
  3. Alain Beeching, Archéologie sur toute la ligne, p. 65.
  4. Alain Beeching, Archéologie sur toute la ligne, p. 66.
  5. Sylvie Saintot, Archéologie sur toute la ligne, p. 67.
  6. a et b Sylvie Saintot, op. cit., p. 68.
  7. a et b Sylvie Saintot, Archéologie sur toute la ligne, p. 69.
  8. a et b Sylvie Saintot, op. cit., p. 70.
  9. Jacques-Léopold Brochier et Jean-François Berger, Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, p. 38.
  10. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, p. 71 à 78.
  11. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 71.
  12. a et b Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 73.
  13. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 74.
  14. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 75.
  15. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 76.
  16. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 85.
  17. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 86.
  18. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 87.
  19. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 88.
  20. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 89.
  21. a et b Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 90.
  22. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 91.
  23. Jean-Pierre Saltarelli, Le Pègue, vie et mort d'un emporion grec, Cépages Magazine, n° 41, mars 1993, p. 14.
  24. C. Lagrand, La céramique pseudo-ionienne dans la moyenne vallée du Rhône, Cahiers Rhodaniens, X, 1963.
  25. Polybe, III, 50 ; Tite-Live, Histoire romaine, XXI, 31
  26. a b et c Jacqueline Ponton, Cépages Magazine n° 13, juin 1988, p. 16.
  27. a et b Véronique Bastard, Archéologie sur toute la ligne, p. 104.
  28. Véronique Bastard, Archéologie sur toute la ligne, p. 105.
  29. Véronique Bastard, Archéologie sur toute la ligne, p. 106.
  30. Michel Feugère, Archéologie sur toute la ligne, p. 130.
  31. Michel Feugère, Archéologie sur toute la ligne, p. 131.
  32. Michel Feugère, Archéologie sur toute la ligne, p. 132.
  33. Sylviane Estriot, Archéologie sur toute la ligne, p. 133.
  34. Sylviane Estriot, Archéologie sur toute la ligne, p. 134.
  35. Sylviane Estriot, Archéologie sur toute la ligne, p. 135.
  36. a b et c Michel Goy et Isabelle Rémy, Archéologie sur toute la ligne, p. 130.
  37. a et b Michel Goy et Isabelle Rémy, Archéologie sur toute la ligne, p. 131.
  38. Michel Goy et Isabelle Rémy, Archéologie sur toute la ligne, p. 132-133.
  39. a b c d e et f Magali Rolland, Archéologie sur toute la ligne, p. 139.
  40. a b et c Magali Rolland, Archéologie sur toute la ligne, p. 140.
  41. a b et c Magali Rolland, Archéologie sur toute la ligne, p. 141.
  42. a et b Magali Rolland, Archéologie sur toute la ligne, p. 143.
  43. Roger Pierre, « Un épisode peu connu des guerres de religion : "Les défenseurs de la cause commune" et "La guerre des Paysans », Bulletin de l'association universitaire d'études drômoises, no 15, 1968, p. 9.
  44. Roger Pierre, op. cit., p. 10.
  45. Roger Pierre, op. cit., p. 11.
  46. Roger Pierre, op. cit., p. 12.
  47. Roger Pierre, op. cit., p. 13.
  48. Roger Pierre, op. cit., p. 14.
  49. Le chef-lieu fut transféré à Nyons quelques mois après sa création
  50. Le district d'Orange a ensuite été rattaché au département des Bouches-du-Rhône puis du Vaucluse
  51. F. Monteiller « Enquêtes sur les arbres remarquables de la Drôme », Études drômoises, (no)69, décembre 1986, p. 45.
  52. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074), p. 60