Histoire de la Drôme

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Drôme, blason 1 : « Coupé ondé, en 1 d’or au dauphin d’azur crêté, barbé, loré, peau »
Drôme, blason 2 : « écartelé, au premier d'or, au dauphin vif d'azur, crêté, oreillé et barbelé de gueules; au deuxième d'azur, à six besants d'argent, posés 3, 2 et 1, au chef d'or; au troisième d'azur à trois bandes d'or; au quatrième d'hermines, au chef d'or chaussé de gueules »

Cet article détaille l'histoire du département de la Drôme.

Occupé dès le Paléolithique, puis au Néolithique, le territoire actuel de la Drôme entre dans la proto-histoire avec son peuplement ligure.

Les Celtes (Gaulois) s'installent définitivement au Ve siècle avant notre ère.

Les Romains dominent la région du IIe siècle avant notre ère au Ve siècle de notre ère.

Sommaire

Paléolithique[modifier | modifier le code]

Les glaciations alpines

Les dernières périodes glaciaires sont :

  • Mindel vers -400 000 ans.
  • Riss de -180 000 à 100 000 ans.
  • Wurm de 70 000 à 20 000. Arrivée des Homo Sapiens.

Les hommes sont des prédateurs nomades, chasseurs, pêcheurs et cueilleurs. Ils sont peu nombreux et ont laissé peu de vestiges. Aucun fragment de squelette paléolithique n'a été exhumé à ce jour (1989).

Les sites du Paléolithique sont (du plus ancien au plus récent) : Châteauneuf-sur-Isère (Acheuléen / Homo Erectus), Chanos-Curson (Clactonien), Buis-les-Baronnies (Moustérien / Néanderthaliens), Saint-Nazaire-en-Royans (Azilien-Magdalénien / Homo Sapiens)

Deux sites ont été reconnus entre Romans et Pont d'Isère.

  • Chanos-Curson (fouilles à la fin du XIXe siècle pour le Museum de Lyon) : les ossements d'un éléphant ancêtre du mammouth accompagnés de plusieurs dizaines d'éclats de quartzites et de calcaire. Ces outils, sans doute destinés à tailler des épieux, sont caractéristiques de la technique clactonienne ; ils étaient obtenus par la percussion violente d'un bloc contre une enclume de pierre.
  • Châteauneuf-sur-Isère (fouilles de 1970) : gisement de pierres taillées selon la technique acheuléenne; nombreux choppers (galets tranchants) et quelques outils plus élaborés : choping-tools (galet aménagé avec un tranchant sur deux faces) et bifaces. Des vestiges de la même civilisation ont été découverts à Orgnac en Ardèche.

Ces objets, datés par leur situation sur des terrasses alluviales (remontant aux glaciations) qui, par l'usure provoquée par les vents, sont âgées de 200 à 300 000 ans. Des chasseurs du Paléolithique Inférieur ont donc fréquenté à plusieurs reprises les rives de l'Isère.

Plus au sud, dans les Baronnies, dans l'agglomération même de Buis-les-Baronnies, sur des alluvions datées 80 000 ans, ont été exhumés, avant la première guerre mondiale, de nombreux silex taillés selon la technique levallois (à partir d'un nucleus préalablement préparé). Ces objets (racloirs, burins, pointes allongées), mêlés à des ossements de cerf élaphe et de bœuf primitif, se rattachent au faciès moustérien.

Plus récemment, dans la partie iséroise du massif du Vercors, la grotte de Prélétang (Presle) et le Val de Lans ont livré des vestiges de la même période.

Ces découvertes témoignent de la présence des Hommes de Néanderthal. Ils vivaient alors sous un climat interglaciaire peu différent du climat actuel. L'ours des cavernes était leur contemporain[1].

Les Homo-sapiens[modifier | modifier le code]

La région de Saint-Nazaire-en Royans a livré des vestiges de campeurs magdaléniens puis aziliens. Ils vivaient sous un climat de steppe froide, chassant le cheval, le renne, le bison. Ils organisaient des expéditions dans le massif du Vercors pour traquer le bouquetin et la marmotte dont ils appréciaient déjà la fourrure. Un matériel a été signalé dans les abris du nord du plateau du vercors, à Bobache et à Saint-Agnan. Ces chasseurs nomades étaient probablement les représentants locaux de l'Homme de Cro-Magnon (Homo Sapiens).

  • L'abri de Campalou (fouillé de 1969 à 1972 par J.-E. et J.-L. Brochier) a livré un abondant matériel magdalénien : foyers aménagés avec des galets calcaires, burins, lamelles, grattoirs, objets de parure (coquilles percées et canines d'animaux servant de pendeloques). L'intérêt du gisement est avant tout dans la présence de galets portant des signes géométriques et dans la découverte de gravures sur os : une palmure de renne, une tête de bison, une frise de trois têtes de cervidés et un profil de cheval[2]. Les pollens indiquent une végétation de steppe froide. Les animaux présents sont le cheval, la marmotte, le renne, le loup.
  • La grotte de Thaïs (couche azilienne) a livré un énigmatique os coché (long de neuf centimètres) qui est peut-être un système primitif de notation ou un calendrier. Il a été étudié par le chercheur américain Alexandre Marshack, spécialiste du décodage des os portant des encoches, des stries ou des perforations du Paléolithique européen. Les 17 encoches qui terminent la première ligne ont été gravées avec cinq outils différents. On l'interprète comme un calendrier lunaire portant sur une période de trois ans et on le date d'il y a environ 10 000 ans[3],[4]. Il est semblable aux bâtons-calendriers utilisés par les peuples primitifs d'Océanie.

Deux sites de la fin du Paléolithique et du Mésolithique (phase de transition avec le Néolithique) ont été découverts sur les bords de l'Isère.

  • Dans la grotte de Thais (ou du Taï), habitat d'hiver, et devant la roche de Campalou, campement d'été. Dans les couches profondes abondent grattoirs, burins, lamelles et perçoirs qui servaient à travailler le bois et l'os (afin de fabriquer des pointes de sagaie, des harpons, des aiguilles). Les couches supérieures voient disparaître presque complètement l'industrie sur os. L'outillage lithique comprend surtout de très nombreux grattoir ou des pointes en lames de canif[5].

Néolithique[modifier | modifier le code]

Les principaux sites néolithiques sont (du Sud au Nord) : Mollans, Vercoiran, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Clansaye, Châteauneuf-du-Rhône, Montélimar, Saint-Nazaire-le-désert, Montmaur, Menglon, Francillon, Beauvallon, Vassieux, Peyrus, Bouvante, Mours, Saint-Uze.

Dans la Drôme, le Néolithique commence vers 5000 avant notre ère. Cette période se caractérise par de profondes transformations des modes de vie : l'élevage remplace la chasse, l'agriculture remplace la cueillette, l'homme se sédentarise et fabrique les premières poteries et les premiers tissus. La poussée démographique amène les premières guerres entre tribus. Cette révolution progressive serait due à l'influence de migrants venus des rivages de la Méditerranée, en trois étapes successives[6].

Le Cardial[modifier | modifier le code]

On donne ce nom à un groupe ethnique du milieu du Ve millénaire, reconnaissable à ses poteries décorées par l'empreinte d'un coquillage (le cardium) dans la pâte encore fraîche (La Motte Chalancon). Ces premiers défricheurs ont laissé des vestiges rares (pointes de silex en forme de feuilles, céramiques, meules) à Clansaye, Peyrus, et dans le Diois. Peu nombreux, ils sont éleveurs et agriculteurs. Ils pratiquent aussi la chasse et la pêche[6].

Les mangeurs d'escargots[modifier | modifier le code]

La consommation de gastéropodes fut régulière dans la préhistoire, tant par les chasseurs-cueilleurs que par les éleveurs-agriculteurs. Entre 1994 et 1997, lors des chantiers de fouilles précédant la construction de la ligne TGV en moyenne vallée du Rhône, leurs coquilles furent découvertes en si grande quantité qu'elles ont permis de faire faire une avancée importante à la malacologie[7]. Sur le site du Serre 1, à Roynac, dans la vallée de la Valdaine, furent trouvées en quantité des coquilles d'escargot de Bourgogne. Leur consommation est attestée du néolithique cardial (naissance de l'agriculture) au bronze final (constitution de l'habitat groupé)[8].

Les Chasséens[modifier | modifier le code]

Les Chasséens sont les premiers vrais agriculteurs et villageois de la Drôme. Arrivés vers 3500 avant notre ère, ils ont laissé de nombreuses traces (collines de Saint-Uze, grottes du Diois et de Francillon, site de plaine du Tricastin ou de Beauvallon).

Ils sont organisés en petites communautés, habitant des huttes (Menglon) ou des grottes (Montmaur). Ils font pousser l'orge et le blé (Saint-Nazaire-le-Désert). Ils récoltent avec des faucilles armées de dents de silex (Saint-Uze), broient les grains avec des meules de grès (Menglon). Des haches en pierre verte (neuf à la Bégude-de-Mazenc, une douzaine à Charens) et des lames de silex blond ont été retrouvées. Ils fabriquent une poterie fine, bien cuite, lustrée, à fond rond, avec des anses souvent percées pour y passer un cordage. Ils étaient aussi cordiers et probablement tisserands.

Dans le sud du département, à côté des trous de poteaux de leurs cabanes, les fosses où ils entreposaient leurs céréales ou enterraient leurs morts : celles de Saint-Paul-Trois-Châteaux contenaient mêlés, des ossements d'enfants, d'adultes et de chiens.

Ils étaient aussi éleveurs. Les grottes de Solaure ont livré des os de moutons, de chèvres, de porcs. En plusieurs endroits, ces restes voisinent ceux de sangliers, de cerfs, aux côtés de pointes de flèches et de sagaies. La chasse reste une activité importante.

Stèle anthropomorphe[modifier | modifier le code]

Une dalle anthropomorphe du Néolithique a été mise au jour à Chabrillan, sur le site de la Prairie. Elle reposait à côté d'un foyer et d'une fosse contenant le squelette d'un chien. Taillée dans un calcaire gréseux, elle mesure 45 centimètres de long, 31 centimètres de large, 13 centimètres d'épaisseur. On la date du chasséen ancien[9].

Elle évoque un personnage stylisé avec une face en relief, des yeux en retrait et un front proéminent. Sur les côtés de la dalle ont été incisés des bras parallèles et droits[9]. Le torse est légèrement dégagé par rapport à la surface, ce qui suggère une poitrine féminine[10].

Sa base étant taillée en pointe, on pense que cette dalle était prévue pour être plantée dans le sol. Ce type de figuration s'apparente à celles retrouvées en Languedoc et en Provence (Comtat Venaissin et Avignon). Rien ne permettant de lier cette représentation anthropomorphe à un rite funéraire, elle a pu soit identifier l'occupante de l'habitation, soit symboliser un personnage féminin de statut important[10].

La jeune fille et le chien[modifier | modifier le code]

Un village chasséen fut fouillé en 1984-1985 à Saint-Paul-Trois-Châteaux (lieu-dit les Moulins) par les archéologues du CAP de Valence (fouille d'urgence sur l'emplacement d'un futur supermarché). Les fosses-dépotoirs ont livré un matériel abondant, surtout en céramiques. Cinq d'entre elles contenaient des restes humains : dans la no 69, un enfant et trois adultes dont l'un tenait un grand vase à offrande et l'autre un morceau de crâne de bœuf. Dans la no 70, une jeune fille et, à ses côtés, le squelette d'un chien probablement placé intentionnellement[11].

Des cabanes faites pour résister au mistral[modifier | modifier le code]

Les fouilles faites lors de la construction de la LGV Méditerranée ont permis d'étudier sur le site de Lalo, à Espeluche, une des premières implantations néolithiques dans la moyenne vallée du Rhône. Les fouilles, dirigée par Alain Beeching, ont eu lieu dans la partie méridionale de la Valdaine, au confluent du Jabron et de la Citelles, au pied d'une colline orientée plein sud[12].

Ce site, daté entre -5 600 et -5 000, a permis de dégager des fosses, des foyers en cuvette et des chenaux aménagés pour la circulation de l'eau. Il comportait deux cabanes de plan ovale, où ont été retrouvés des objets en céramique et un outillage lithique[13]. L'occupation des cabanes a pu être datée entre -5 200 et -5 000. Elles étaient construites en bois comme l'a prouvé la présence de trous de poteaux verticaux. La plus grande mesurait 10 mètres sur 7,5 mètres. Elle était recouverte d'un toit asymétrique présentant une pente plus faible au nord pour résister au mistral; l'accès se faisait par la partie méridionale[14].

La présence, à proximité, d'une seconde cabane, mal conservée, a suggéré l'idée d'un regroupement. Leur plan circulaire permet d'avancer qu'il s'agissait d'une petite tribu encore nomade ou récemment fixée. La construction des cabanes a pu donc servir soit à un campement hivernal de longue durée soit à une première tentative de sédentarisation[15].

Sur le site de Blanquet, à Montmeyran, Sylvie Saintot, a fouillé une habitation chasséenne. Orientée Nord-Sud, elle avait été construite en bois comme en témoignent les trous de poteaux. D'une longueur de 20 mètres sur 12 de large[16], sa structure et son orientation étaient prévues pour résister au mistral[17].

Les archéologues ont exhumé et identifié un broyon en calcaire, neuf formes de céramique (dont une marmite) et six vases, ainsi que trois silex taillés (grattoir et lamelles). Cette habitation isolée appartenait à un vaste ensemble comme en atteste le nombre de silex retrouvés jonchant le sol aux alentours. Ce site a pu être daté de la première moitié du IVe millénaire avant notre ère, ce qui correspond au néolithique moyen II[17].

Le Chalcolithique[modifier | modifier le code]

Le cuivre apparaît à cette époque sous forme de perles ou de poinçons. Il donne son nom à cette période. Il n'influence guère la vie des Néolithiques.

Les mouvements de population se poursuivent, probablement très lentement, avec l'arrivée, une fois encore par le Sud, des porteurs de la culture « campaniforme » caractérisée par des poteries en forme de cloches renversées, décorées à la molette ou au peigne de bandes horizontales géométriques (Saint-Nazaire-le-Désert).

À la même époque, d'autres migrants fabriquent des poteries dites « cordées » car elles portent l'empreinte de cordages.

Ces populations habitent des villages de cabanes (Beauvallon). À la manière méditerranéenne, ils enterrent leurs morts dans des grottes et placent auprès des défunts des lames de silex et des pointes de flèches. À Montmaur-en-Diois, la grotte du Fournet a livré 90 individus dont la taille moyenne ne dépasse pas 1,64 m pour les hommes et 1,49 m pour les femmes. Dans la grotte de Perpetairi (Mollans), on a retrouvé plus d'une centaine de pointes de silex mêlées à quelque 4000 dents humaines.

À la même époque, sur le plateau du Vercors, près de Vassieux, s'installent des campements saisonniers de tailleurs de silex. Ils façonnent des milliers de poignards à partir de blocs de silex en forme de « livres de beurre ». En Europe occidentale, il n'existe qu'un seul autre exemple de ce genre de production au Grand Pressigny (Indre-et-Loire). Ces silex taillés étaient probablement destinés à l'exportation. Les hommes d'alors pratiquaient déjà le troc lointain comme en témoignent les coquillages marins qui leur servaient de parure (Mours) ou les obsidiennes venues de Sardaigne (Menglon)[18].

La vie spirituelle[modifier | modifier le code]

Les témoignages sont rares.

  • Les Néolithiques de la vallée de la Roanne déposèrent dans la grotte des Trous Arnaud des poteries pleines de blé carbonisé; hommage ou reconnaissance à une divinité des sources ?
  • Ceux qui enterraient collectivement leurs morts dans des hypogées taillés dans la molasse de la vallée de l'Isère (Mours) ou dans les fosses de Montélimar pratiquaient la trépanation sur des cadavres (pratique religieuse) ou plus rarement sur des vivants, dont certains survécurent (traces de cicatrisation).
Les Mégalithes en France

La Drôme, contrairement à l'Ardèche, ne possède aucun monument mégalithique (dolmen, menhir, allée couverte). Le chaos naturel des Roches qui dansent (Saint-Barthélémy-de-Vals), considéré par certains comme un cromlech, n'a livré aucun vestige préhistorique. D'après la légende, les Roches qui dansent se mettent en mouvement la nuit de Noël[19]

Âge du Bronze et Protohistoire[modifier | modifier le code]

Les influences et les mouvements de population s'inversent. Les migrants viennent désormais du Nord et non plus du Midi méditerranéen. Ils transportent avec eux leurs outils, leurs armes et leurs pratiques funéraires.

Ni toujours très nombreux, ni forcément agressifs, les nouveaux venus se fondent dans les populations néolithiques.

Cette période pendant laquelle les habitants de la région, contrairement à ceux du bassin oriental de la Méditerranée, ne connaissent pas encore l'écriture, est communément appelée la « Protohistoire ».

Au début du second millénaire avant notre ère, le bronze apparaît sous la forme d'objets magnifiquement décorés (poignards, épingles, haches, etc.) qui restent cependant isolés. À Valdrôme, Loriol et Valence, ils témoignent du passage de colporteurs venus du Valais suisse (« civilisation du Rhône ») puis d'Allemagne méridionale (« civilisation des tumulus »).

Les tailleurs de pierre résistent bien : à Vassieux (Drôme) et à Sigottier (Alpes-de-Haute-Provence), ils perfectionnent leurs pointes de flèche et leurs poignards en silex[20].

Le Bronze ancien[modifier | modifier le code]

Des fouilles préventives au passage de la ligne du TGV Méditerranée sur la commune de Roynac, ont eu lieu de mai à septembre 1996. Elles se sont déroulées au lieu-dit le Serre 1 et ont été réalisées par Joël Vital et son équipe d'archéologues. Sur quatre mètres de profondeur, sur ce site de la Valdaine, avaient été repérés 9 niveaux d'occupation humaine qui s'étageaient du Néolithique au Moyen Âge[21].

Trois surfaces archéologiques intéressaient l'âge des métaux. Seule la S 1 (Serre 1) relevait du Bronze ancien. Ce site fut occupé de -2200 à -1800 avec un pic situé entre -2150 et -2000 par datation au C14. Sur cette surface — près de 5 800 m2 décapés —, plusieurs centaines d'aménagements humains ont été identifiés. Seuls 1 600 m2 ont été fouillés[22].

L'occupation humaine s'est caractérisée par le creusement de nombreuses fosses. Une cinquantaine d'entre elles ont été utilisées comme silos, ce qui a permis de retrouver, dans le fond, des céréales carbonisées. Une autre cinquantaine a servi à d'autres fonctions et, pour un certain nombre d'entre elles, de dépotoir pour les reliefs des repas. On y a identifié des os de suidés et de bovidés. Trois fosses ont été aménagées en four de combustion[22]. Ces installations sont à mettre en relation avec l'identification d'éclats et de gouttes de bronze exhumés sur place. L'habitat était en bois puisque 150 trous de calage de poteaux ont été comptés. La fouille a mis au jour nombre de récipients de céramique à fort volume pour le stockage personnel[23], ainsi que les vestiges de deux bâtiments comportant un grenier surélevé pour le stockage communautaire[24].

Contrairement à d'autres sites du Bronze, celui-ci ne semble pas avoir choisi une implantation privilégiée sur un grand axe de communication. Le lieu semble avoir facilité l'acquisition en minerai métallifère par les vallées proches du massif alpin[25].

Le Bronze final[modifier | modifier le code]

Un changement majeur se produit au Bronze final, à partir de 1100 avant notre ère. Progressivement, sur près de quatre siècles, arrivent des agriculteurs venus d'Europe centrale. Ils appartiennent à la « civilisation des champs d'urnes », ainsi dénommée parce qu'ils incinèrent leurs morts et enferment les cendres dans des urnes. Les populations indigènes adoptent les nouveaux types de céramique mais restent fidèles à leurs usages funéraires (inhumation).

Le bronze se répand alors très largement (de Saint-Uze, Chastel-Arnaud, Francillon, Donzère). L'une des plus belles découvertes du (XIXe siècle) est celle dite de Beaurières (en réalité aux Boulignons, commune de Charens); elle se compose de 36 objets, utilitaires (couteaux, haches, faucilles, épingles) et parures (anneaux, boucles, perles, rouelles, etc.).

Les Ligures au IVe siècle avant notre ère

Le climat était plus chaud et plus sec qu'aujourd'hui. Les terrains d'altitude sont occupés. La plaine est elle aussi mise en valeur. Les villages s'installent aux débouchés des gorges (La Roche-de-Marignac, Saint-Féréol-Trente-Pas). Le site des Gandus a livré des poteries de qualité et un four culinaire.

À Saoû, le site de Pas-de-Lestang (fouillé depuis 1983) a livré un ensemble de cabanes aux toits de chaume et aux murs de torchis sur des fondations de pierre. On y cultivait l'orge, on y élevait des chèvres, des moutons, des bovins et on chassait le sanglier dans la forêt de Saoû voisine. On tissait la laine des moutons. Sur place, on fondait l'outillage de bronze et fabriquait des poteries dont certaines sont décorées de signes schématiques représentant des hommes et des animaux.

Vers la même époque, les énigmatiques gravures de Moras pourraient être une première tentative d'écriture pictographique.

La piste nord-sud protohistorique suivait sensiblement le trajet actuel de la RD 538, le long du Vercors puis à travers le pays de Bourdeaux. Elle évitait ainsi les bords marécageux du Rhône. Les marchands l'utilisaient pour le transport de l'étain venu de Grand-Bretagne et indispensable aux métallurgistes méditerranéens.

Cette période prospère dure plusieurs siècles et se prolonge au cours du premier âge du Fer[20].

Âge du Fer[modifier | modifier le code]

L'Âge du Fer est lié à l'arrivée des Celtes indo-européens et se divise en deux périodes : celle des pacifiques bergers hallstattiens (Hallstatt, ville d'Autriche, station éponyme du Premier Âge du Fer) puis celle des redoutables guerriers gaulois de la Tène.

Les Hallstattiens[modifier | modifier le code]

Vers 750 avant notre ère arrivent les premiers cavaliers hallstattiens. Ils portent la longue épée de bronze (Barsac) et utilisent poignards, rasoirs et épingles en bronze et en fer (La Laupie, Valence, Mirabel-aux-Baronnies). Ces éleveurs, venus du Jura ou de Suisse, cohabitent pacifiquement, puis se fondent dans les populations indigènes. Ils inhument leurs morts dans de vastes nécropoles (Serre, Alpes-de-Haute-Provence).

Au même moment, les premiers villages perchés et fortifiés (oppida) s'organisent à Soyons (Ardèche) ou sur la colline Saint-Marcel du Pègue.

Site hallstattien en vallée du Rhône[modifier | modifier le code]

Une fouille préventive au passage du TGV Méditerranée sur la commune de Crest a été réalisée entre novembre 1995 et juin 1996 par Jean-Michel Treffort et son équipe d'archéologues. Le site fouillé, dénommé Bourbousson 1, situé sur la rive droite de la Drôme, a permis d'identifier un habitat hallstattien daté du Ve siècle av. J.-C.[26].

Sur ce site fréquenté dès le Néolithique, ont été mises en évidence les conditions du développement de l'agriculture (épierrement et murs de pierre sèche délimitant les champs, terrasses de culture). Réoccupé dans la première moitié du Ve siècle av. J.-C., il s'y développa un habitat groupé, qui a pu être précisément daté grâce à la présence de céramiques d'importation venant de Grèce et d'amphores massaliotes, ainsi que par des objets métalliques (fibules)[27]. L'occupation fut de courte durée, celle d'une génération, entre -500 et -440, mais permit l'édification de plusieurs bâtiments en terre et en bois ayant chacun une surface approximative de 40 m2[28].

Les bâtiments sont de deux types. Le premier suit un tracé rectangulaire; ses murs sont en colombage hourdé de terre et le toit est à deux pans. Le second type, qui correspond à l'architecture protohistorique du domaine alpin, utilise un cadre de poutres reposant sur un substrat de galets. Entre ces bâtiments, qui constituaient un village, existaient différentes parties domestiques (fosses-silos, greniers) et des allées ou chemins empierrés[29].

La fouille du site a permis de recueillir 24 000 tessons de céramique, dont 95,5 % non tournées. La céramique tournée était d'importation (amphores massaliotes et poteries attiques à vernis noir). Il fut aussi exhumé 200 objets métalliques, dont nombre de parures typique de la civilisation de Hallstatt[30]. L'outillage lithique était composé de meules en grès ou en basalte, de polissoirs et de petites enclumes. Un seul outil, une aiguille à chas, était en os[31].

Bourbousson 1, situé au débouché d'une importante voie transalpine qui se croisait avec une piste protohistorique menant de Massalia (Marseille) à Lugdunum (Lyon)[32], est le témoignage de l'influence hallstattienne en vallée du Rhône. Le site marque la frontière entre la vallée de la Drôme et le Tricastin où, à 40 kilomètres, se trouvent Le Pègue et l'oppidum Saint-Marcel sous influence méditerranéenne[31].

Les Gaulois[modifier | modifier le code]

Les Allobroges

Vers 500 avant notre ère déferlent dans la vallée du Rhône les premiers guerriers gaulois. Ce sont de redoutables cavaliers, protégés par des boucliers et armés d'épées et de longues lances de fer. Ils incendient Soyons et le Pègue (vers 480). Les habitants de la colline Saint-Marcel construisent alors de solides fortifications en utilisant les débris de leur sanctuaire. Vers 350, une seconde vague celte incendie à nouveau le site qui sera peu à peu abandonné.

Un certain nombre de ces guerriers, d'après Tite-Live, poursuivent leur chemin et passent en Italie. Les autres s'installent dans la vallée du Rhône. Dans un premier temps, ils évitent les montagnes tenues par les paysans et les pasteurs comme ceux qui décorent de gravures schématiques les parois de la Baume Écrite (Pommerol) ou de la Tune de la Varaine (Boulc).

Les Gaulois disposent d'outils de fer (haches, faucilles, charrues) bien supérieurs à l'outillage de bronze. C'est donc autour d'eux que va se constituer une nouvelle civilisation[33].

Installations définitives :

La grotte de Boulc[modifier | modifier le code]

La Tune de la Varaime (1 400 m d'altitude) contient de nombreuses gravures schématiques de l'Âge du Fer (soleils, figures humaines et animales)[38].

Les oppida[modifier | modifier le code]

Les oppida sont nombreux sur le territoire de la Drôme. Ce dernier offrait de nombreuses possibilités de perchement dans sa partie pré-alpine. Le plus souvent, ce sont des éperons barrés, extrémité d'un plateau dont il suffisait de défendre un côté.

L'oppidum du Vellan (Plan-de-Baix) a conservé ses fossés; celui de Cissac (ou Six Sacs, à Saoû) ses murailles de pierres sèches ; celui de Beauregard (Grignan) quelques traces de cabanes.

Le matériel retrouvé est rare, sauf à Saint-Marcel du Pègue, et ne remonte que rarement au-delà de l'Âge du Fer. Ces plateaux, parfois élevés, souvent sans eau et battus par tous les vents ne semblent pas avoir été des habitats permanents, ni, à plus forte raison, les emplacements de villes mentionnées par les auteurs antique mais dont on a perdu la trace (Dourio, Aéria). La plupart des oppida drômois étaient probablement des lieux de séjour provisoire où, au cours des siècles, vinrent se réfugier les habitants et leurs troupeaux en période d'insécurité. Les vestiges de l'oppidum de Sainte-Lucie (Vercoirans) vont du Néolithique jusqu'au Moyen Âge[39].

Aéria, la cité oubliée[modifier | modifier le code]

L'emplacement de cette cité oubliée créa la controverse dès le XIXe siècle. Le géographe grec Strabon (vers 18 avant notre ère) n'était pas bien précis : Aéria était située entre la Durance et l'Isère et tirait son nom de sa position en hauteur. Déjà en 1855, le chanoine Ferdinand Sauret avait recensé 22 sites possibles entre Plan-de-Baix au Nord et Carpentras au Sud. Quant aux auteurs modernes, ils penchent en général pour le site de Barry, au sud de St-Paul-Trois-Châteaux[40].

Dans le Vaucluse, Sault occuperait peut-être l'emplacement de l'antique cité d'Aéria qui disparut avec les invasions barbares[41].

Contacts avec la civilisation grecque[modifier | modifier le code]

La cité de Massalia (Marseille) remonte à 600 avant notre ère ; elle est le fait de colons grecs venus de Phocée en Asie mineure.

Article détaillé : Marseille antique.

Sachant que les principales routes commerciales entre le nord et l'ouest de l’Europe et l’Orient empruntent les fleuves (en particulier Rhône et Saône) de ce que Strabon nomme « l’isthme gaulois », Massalia occupe une place stratégique. L’ambre, l’étain descendent le Rhône quand remontent le vin et les articles de luxe comme la céramique et la vaisselle.

L'influence grecque se fait sentir très haut à l'intérieur de la Gaule[42].

Les découvertes de monnaie massaliotes (Gigors, La Motte Chalancon) témoignent que les marchands grecs fréquentent assidûment la région, y compris dans la montagne[43].

Céramiques pseudo-ioniennes en vallée du Rhône[modifier | modifier le code]

L'oppidum Saint-Marcel, situé sur la commune du Pègue, dans la Drôme provençale, est un emporion (comptoir commercial grec) qui a été en relation avec Massalia du VIe siècle av. J.-C. jusqu'à l'an -49. Il est remarquable pour ses différentes poteries pseudo-ioniennes qui ont mis en évidence un important commerce du vin entre les Phocéens et les tribus de la basse vallée du Rhône[44].

Des ateliers indigènes, s'inspirant des productions de céramiques grecques par l'intermédiaire des Phocéens de Massalia, ont produit des poteries tournées, en pâte claire micacée, particulièrement des œnochoés et des vases à vin. Ces céramiques locales portent toutes un décor peint, avec un registre allant de la bande ocre au développement de formes figuratives (majoritaires). Ces récipients vinaires ont cependant conservé dans leurs formes de fortes influences gauloises (coupes carénées)[45].

Déjà occupée de façon permanente au Bronze final, la colline Saint-Marcel connait son apogée à la fin du VIe siècle avant notre ère. Ses habitants sont alors en relation avec la Grèce (vraisemblablement par l'intermédiaire de Marseille). Ils construisent un sanctuaire et, vers 500, installent de nombreux silos de blé, d'orge, de vesces, de millet et de glands, témoignages d'un centre d'échanges importants[43].

Le passage d'Hannibal[modifier | modifier le code]

En septembre 218 avant notre ère, le général carthaginois Hannibal Barca, venant d'Espagne, traverse le Rhône, avant que les Romains (Publius Cornelius) ne puissent empêcher son passage, à la tête de 50 000 (ou 38 000) fantassins, de 10 000 (ou 8 000) cavaliers, de nombreux animaux de bât et de 37 éléphants de guerre. L'hypothèse la plus probable est qu'il ait fait traverser son armée à la hauteur de Caderousse où se situent les Insulæ Furianæ selon le relevé C du cadastre d'Orange.

L'historien grec Polybe (Histoires, III, 50 / en 170 avant notre ère) relate ce passage : Hannibal, après avoir traversé le Rhône, aurait remonté 1400 stades (soit 250 km) le long du fleuve avant d'atteindre un lieu nommé « l'île », en fait une presqu'île créée par la confluence du Rhône et de l'Isère. À la demande d'un chef local, il apporte son aide à ce dernier et lui permet de l'emporter sur son frère. Il sera remercié par quantité de vêtements, chaussures, armes et vivres. Des guides et une arrière-garde lui seront adjoints pour le reste du trajet jusqu'aux Alpes (et pour dissuader les Allobroges de l'arrêter)[46],[47].

L'historien latin Tite-Live (Histoire romaine, XXI, 31), cent ans après Polybe, relate lui aussi ce passage : Ayant traversé le Rhône, Hannibal serait parvenu en seulement quatre étapes (60 km) à l'île où l'Arar et le Rhône se réunissent. Il y aurait apaisé les dissensions entre Allobroges. Malheureusement l'historien ajoute qu'Hannibal tourna sur la gauche dans le pays triscatin et suivit la frontière nord des Voconces.

Les deux textes paraissent inconciliables et celui de Tite-Live est même incompréhensible : s'il se trouvait au confluent de l'Isère, Hannibal aurait dû tourner sur la droite pour prendre la route des Alpes. Le récit a cependant pu se confondre avec celui du trajet d'Asdrubal, frère d'Hannibal, dix ans plus tard.

La découverte (en 1977) d'un éléphant peint sur la paroi d'une grotte des Baronnies, à Mollans, a relancé la polémique. Le dessin paraissait authentique mais difficile à dater. De plus, l'historien Jean-Noël Curiol imagine mal qu'une armée de la taille d'Hannibal ait pu manœuvrer et se nourrir dans l'étroite vallée de l'Ouvèze. Il envisage l'œuvre d'un témoin ayant vu passer l'armée carthaginoise dans la vallée du Rhône et restituant ensuite cet événement dans une grotte située à moins de trente kilomètres.

Quant aux toponymes, comme la Fontaine d'Hannibal à Buis-les-Baronnies, ils sont manifestement d'époque moderne[40]. Sur la commune de Saoû, nous avons aussi la Baume-Hannibal, près des Trois Becs.

La conquête romaine[modifier | modifier le code]

Au moment de la conquête romaine, les peuples celto-ligures (issus de la fusion des migrants ligures venus du Sud et des Celtes venus du Nord) sont bien établis. Nous connaissons leurs noms et leurs territoires approximatifs grâce aux écrivains grecs Polybe (-210 à -125) et Strabon (-58 à +25) puis latins Tite-Live (-64 à +17) et Pline l'Ancien (+23 à 70). Ces territoires persisteront pendant des siècles, transformés en cités gallo-romaines puis en diocèses chrétiens.

Trois peuples se partagent le territoire de la Drôme. Deux d'entre eux sont en fait des confédérations de tribus moins importantes.

  • Au Nord : les Allobroges s'étendent sur une vaste région allant du Rhône au lac Léman. Trois centres : Vienne, Grenoble, Genève.
  • À l'Ouest : la confédération des Cavares s'étend dans la vallée du Rhône, de l'Isère à la Durance.
    • Au Nord : les Segovellauni (ou Segulani), dont le nom signifierait « les guerriers courageux (vaillants) », sont installés sur les deux rives du Rhône. Leur capitale est à Soyons (rive ardéchoise); ils y ont un oppidum (Malpas). Valence la supplantera.
    • Au Sud : les Tricastini peuplent les collines qui surplombent la plaine. Leur centre originel est Senomagus, « le vieux marché » (aujourd'hui marqué par la chapelle Saint-Pierre-de-Sénos) situé sur l'oppidum de Barry (ou Barri). Senomagus a été supplanté au premier siècle avant notre ère par Noiomagus, « le nouveau marché » (Saint-Paul-Trois-Châteaux).
  • À l'Est : la confédération des Voconces s'étend sur tout l'arrière-pays drômois et descendent eux-aussi jusqu'à la Durance. Deux capitales : Luc-en Diois (Drôme) et Vaison-la-Romaine (Vaucluse). Die (Drôme) les supplantera.
    • Les Vertamocorii habitaient le plateau du Vercors, tout au moins au sud de la rivière Bourne[48].

Quintus Fabius Maximus Allobrogicus[modifier | modifier le code]

En 125 avant notre ère, appelés à l'aide par leurs alliés Marseillais contre les Salyens, les Romains commencent des campagnes militaires dans les territoires de Gaule méridionale. Assez rapidement la zone de conflit s’étend par contiguïté, engageant des peuples puissants comme les Voconces puis les Allobroges et leurs alliés Arvernes, qui se trouvent en position hégémonique en Gaule.

En août 121 avant notre ère, les Romains envahissent le territoire de la Drôme. Les Allobroges (chez qui les chefs salyens avaient trouvé refuge), et leur allié Bituitos, roi des Arvernes, sont vaincus dans la plaine qui s'étend entre Tain-l'Hermitage et la rivière Isère par le consul romain Quintus Fabius Maximus Allobrogicus. Strabon (Géographie, IV, 1, 11) parle de la bataille du confluent (sous-entendu, du Rhône et de l’Isère)[réf. nécessaire]. Cette campagne victorieuse, menée avec Cnaeus Domitius Ahenobarbus, marque la création de la province romaine de Gaule narbonnaise.

Valence aurait été fondée à la suite de cette victoire. Elle acquiert rapidement de l'importance grâce à sa position au carrefour de voies romaines.

La centuriation de la plaine de Valence a été étudiée[49],[50],[51].

Des études plus récentes précisent le statut de la fondation de Valence[52].

Caius Marius[modifier | modifier le code]

En 109 avant notre ère, la Gaule Narbonnaise est ravagée par les Cimbres, les Teutons et les Ambrons durant l'épisode de la guerre des Cimbres. Les Germains passent sur le territoire de la Drôme. Ils seront vaincus par Marius.

Caius Julius Caesar[modifier | modifier le code]

En 58 avant notre ère, la migration des Helvètes menace les Allobroges, désormais alliés de Rome. C'est le prétexte utilisé par Jules César pour envahir le reste de la Gaule. Ce sera la Guerre des Gaules. Elle dure de 58 à 51/50 et aboutit à la décisive bataille d'Alésia en 52. Les Gaulois de la Drôme sont dans le camp romain.

Article détaillé : Guerre des Gaules.

Les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Les bassins de la Drôme et de l'Isère furent réunis à la province romaine de Gaule narbonnaise. Le pays connut une ère de prospérité. Les vallées fertiles furent peuplées par de nombreuses colonies :

  • Les Tricastins avaient pour capitale Augusta Tricastinorum (Saint-Paul-Trois-Châteaux), une ville à la riche tradition artisanale. On y fabriquait des miroirs en cuivre poli utilisés par les Romains.
  • Les Voconces avaient pour capitale Luc-en Diois (Drôme) et Vaison-la-Romaine (Vaucluse). Au début du IIe siècle, la capitale fut transférée à Die, Colonia Dea Augusta Vocontiorum, cité importante. Les ruines romaines sont encore visibles, notamment le rempart et une porte monumentale.
  • Les Romains fondèrent Valence en face de la capitale des Ségovellaunes, Soio (Soyons, rive ardéchoise du Rhône). Valence est certainement une cité de droit romain (une dédicace au patron Asprenas a été découverte à Valence). Le plan de la vieille ville est celui d'un camp romain.

Au IVe siècle, le territoire de la Drôme passe dans la province romaine de Viennoise (ou Viennaise) lorsque, sous la tétrarchie, la Gaule narbonnaise fut divisée en Viennaise et Narbonnaise Ire et IIe, toutes rattachées à la préfecture du prétoire des Gaules. La Viennaise comprenait les Allobroges, les Segovellaunes, les Helviens, les Tricastins, les Voconces et les Cavares; elle avait pour capitale Vienne.

Au Ve siècle, la Viennaise fut divisée à son tour en Viennaise Ire, chef-lieu Vienne, et Viennaise IIe, chef-lieu Arles.

Les voies romaines[modifier | modifier le code]

Les voies romaines

Deux voies principales passent sur le territoire de la Drôme :

La villa viticole du Molard (fin du Ier siècle)[modifier | modifier le code]

La plus importante unité viticole de l'antiquité, la villa du Molard a été mise à jour au sud de Donzère. Elle s’étendait sur deux hectares. L’entrepôt des vins de 70 x 15 m contenait deux travées abritant 204 dolia disposés en six alignements ayant chacune une contenance de 1,2 hectolitre. À chaque extrémité, un grand fouloir de 18,5 m2; y étaient adjoints deux pressoirs[53].

L’exploitation, datée entre 50 et 80 de notre ère, produisait 2 500 hectolitres de vin par an. Le rendement des vignes romaines ayant été estimé à 12 hl/ha, le domaine possédait 300 hectares, ce qui nécessitait le travail de 150 esclaves[53].

Tout ou partie de sa production était expédiée par le Rhône en tonneaux, à l’exemple de la scène représentée sur la stèle de Saint-Pierre-ès-Liens de Colonzelle (Ier siècle) toute proche. Située sur le porche d’un prieuré clunisien, elle représente le levage de quatre tonneaux et leur embarquement sur un navire marchand[53].

Le Christianisme[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Vienne est le plus ancien de Gaule, créé par Saint-Crescent au milieu du Ier siècle. Il est érigé en archidiocèse au milieu du IIIe siècle. Son premier évêque attesté est saint Avit, élu vers 475, mort vers 525.

Article détaillé : Ancien archidiocèse de Vienne.

Le territoire de la Drôme dépendait de plusieurs diocèses : Diocèse de Grenoble-Vienne, Diocèse de Valence, Diocèse de Die, Diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux, Diocèse de Vaison.

L'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem (333)[modifier | modifier le code]

L'Anonyme de Bordeaux (ou Pèlerin de Bordeaux, ou Burdigalensis) a décrit en latin l'itinéraire qui l'a conduit de Bordeaux à Jérusalem, en l'an 333 ainsi que son retour pour une partie en 334. Cet itinéraire passe par la Drôme (trajet d'Arles à Milan qui remonte la vallée du Rhône et passe par les Alpes (vallée de Suse) :

Itinéraire de l’Anonyme de Bordeaux Distances
Nom latin Nom actuel Altitude (m) Remarque Entre chaque étape À partir d'Arles
milles km milles
Mutatio ad Letoce Bollène dans le département du Vaucluse
10 66
Mutatio Novem Craris[54] Le Logis de Berre, les Granges Gontardes
10 76
Mansio Acuno50 Montélimar
12 88
Mutatio Bantianis  Bance, Saulce-sur-Rhône
12 100
Mutatio Umbenno Les Battendons, Étoile-sur-Rhône
8 108
Civitas Valentia Valence
12 120
Mutatio Cerebelliaca Sainte-Cerbelle, Ourches
10 130
Mansio Augusta Aouste-sur-Sye
12 142
Mutatio Darentiaca Saillans
16 158
Civitas Dea Vocontiorum Die
12 170
Mansio Luco Luc-en-Diois
8 178
Mutatio Vologatis  Beaurieres Gaura Mons Montée vers le col de Cabre
8 186
Mutatio Cambono  La Beaume dans le département des Alpes de Haute-Provence

L'auberge gallo-romaine de Crest (IIIe siècle)[modifier | modifier le code]

La découverte à Crest, sur le site de Bourbousson 3, d'une caupona gallo-romaine datée du IIIe siècle est due aux chantiers de fouilles ouverts sur le tracé du TGV Méditerranée. Une équipe d'archéologues, sous la direction de Véronique Bastard, a pu dégager les restes d'un bâtiment quadrangulaire de 264 m2. La façade sud de celui-ci était précédée par deux pavillons d'angle réuni par une pergola. L'un a servi de resserre à bois, l'autre de remise pour les instruments aratoires. Cet ensemble formait cour. L'accès principal de l'auberge se situait à l'est et se faisait par un chemin raccordé à la voie romaine. À l'ouest, une ouverture menait à un lucus (bois sacré) où l'on a retrouvé des offrandes monétaires[55].

L'intérieur de l'auberge était subdivisé en six salles organisées autour d'une pièce centrale de 54 m2, celle-ci était surmontée d'une mezzanine. Elle comportait un foyer qui servait tant pour la cuisson des aliments que pour le chauffage. Sur ses côtés, ont été identifiés plusieurs vaisseliers ainsi qu'un grand coffre de bois contenant des réserves de nourriture. La mezzanine permettait de stocker d'autres réserves, essentiellement des céréales, des légumineuses et des fruits. Parmi ces réserves alimentaires, on trouve de l'orge, des fèves, des lentilles, des betteraves, des pommes, des noix et des noisettes[55].

De la grande cuisine, on accédait à une pièce toute en longueur, la salle à manger, qui a pu être identifiée grâce à une multitude de fragments de poterie et de reliefs alimentaires[56].

Construite au pied d'une colline, orientée plein sud, l'auberge de Boubousson avait pris la place d'un petit établissement agricole du début du IIIe siècle. Celui-ci fut totalement transformé lors de sa nouvelle affectation. La toiture fut refaite en utilisant alternativement des tuiles à rebord (tegulae) et des tuiles canal (imbrices). La charpente reposait sur des murs en briques crues (adobe) selon les règles rapportées par l'architecte Vitruve. Tous les sols étaient en terre battue; la cour était pavée de petits galets et les voies d'accès étaient recouvertes de gravillons[57].

Les reilles d'araire[modifier | modifier le code]

Le site de Bourbousson 3 a permis de retrouver, dans une resserre de l'auberge, deux reilles d'araire (datées du Ve siècle). Ces instruments aratoires ont été étudiés par Michel Feugère. Ils ont été forgés d'un seul tenant et se présentent sous la forme d'un soc en forme de triangle ou de losange prolongé par une tige. Le premier est long de 45 cm et pèse 3 kg, le second de 62 cm pour 3,25 kg. Ces socs primitifs sont considérés comme faisant partie des plus grands objets en fer provenant de cette période de l'Antiquité[58].

Leur forme était adaptée au type de terrain. Une palette large était utilisée uniquement dans les sols meubles. Les reilles de Bourbousson sont étroites, elles servaient donc à fouir des sols caillouteux ce qui correspond à la pédologie des terrasses alluviales de la vallée du Rhône[59]. Leur tige, ligaturée sur l'araire par de forts anneaux, permettait au laboureur de régler leur position. Elle pouvait varier selon ses besoins aratoires. Ce qui fait de la reille une préfiguration d'un soc à versoir[60].

Un dépôt cultuel[modifier | modifier le code]

Sur ce même site ont été recueillies 596 monnaies romaines, toutes de billon ou de bronze, à l'exception de deux pièces d'argent à l'effigie de l'empereur Magnence qui furent frappées à Lyon en 351-352. Dans ce lot, 445 ont été identifiées avec certitude. Sylviane Estiot, qui s'est chargée de cette étude, a regroupé ce numéraire en trois ensembles. Le premier ne comprend que 9 pièces : elles ont été retrouvées groupées près de l'auberge de Bourbousson et semble provenir d'une bourse perdue. Le second se compose des 247 monnaies provenant du sol en terre battue de l'auberge. Le troisième, qui est le plus important avec 329 pièces, a été retrouvé dans le lucus autour d'un bloc carré de molasse et correspond à un dépôt votif[61].

Dans cet ensemble, le plus grand nombre est daté de la deuxième moitié du IVe siècle. Ce monnayage est majoritairement de fabrication locale. Comme il jonchait le sol dans un rayon d'un mètre autour du bloc de pierre, l'hypothèse d'offrandes à caractère cultuel a été retenue[62].

Ce lieu devait être un petit sanctuaire de tradition gauloise ne comportant ni fanum ni cellae. La présence du bloc suggère que celui-ci a été le support d'un tronc d'offrande. Selon la typologie établie par Guy Barruol, cette partie du site de Bourbousson 3 devait être un « sanctuaire établi en bordure de voie attestée », dont les exemples les plus nombreux avaient été trouvé, jusqu'alors, en Savoie[63].

L'Empire des Gaules[modifier | modifier le code]

260 à 274 : l'Empire des Gaules

Au IIIe siècle, l'Empire romain connait une grave crise : invasions barbares, crise économique, instabilité politique doublée de guerres civiles. Les empereurs étaient le plus souvent désignés par les armées, et mouraient assassinés ou au combat. Entre la mort de Sévère Alexandre en 235 et l'avènement de Dioclétien en 285, 64 empereurs ou usurpateurs se succédèrent ou luttèrent les uns contre les autres.

Parmi eux se trouvaient quelques généraux qui prirent le contrôle des Gaules pendant une quinzaine d'années. Ils assurèrent la défense du limes du Rhin et établirent un empire des Gaules qui se maintint entre 260 et 274. Les empereurs des Gaules se considéraient néanmoins comme d'authentiques empereurs romains, avec la même titulature impériale que les empereurs légitimes.

La fin de l'Empire d'Occident et les invasions barbares[modifier | modifier le code]

En 354, l'empereur Constance quitte Arles et accourt dans Valence pour arrêter les Germains Gundomadus et Vadomarius[64].

En 355, à Cerebelliaca (commune d'Upie), l'empereur Julien reçoit le commandement d'une armée chargée de repousser les Barbares[réf. nécessaire].

En 374, se tient le premier concile (provincial) de Valence avec l'accord de l'empereur Gratien[64].

En 408, Constantin III, usurpateur venu de Grande-Bretagne, est assiégé dans Valence. Stilicon (qui dirige l'Empire au nom du faible Flavius Honorius) envoie une armée commandée par le général goth Sarus. Ce dernier doit abandonner le siège face aux menaces du Franc Edobinchus et de Gérontius, compatriote breton de Constantin III[64].

En 413, Athaulf, roi des Wisigoths, attaque les usurpateurs Jovinus et Sebastianus dans Valence. Leurs têtes sont envoyées à l'empereur Honorius. Valence est ravagée[64].

En 419, le clergé de Valence se plaint de son évêque Maximus[64].

En 440, les Alains envahissent la région de Valence sous la conduite de leur chef Sambida. Les plaines désertes et ravagées du Valentinois leur sont abandonnées par le général romain Aétius. Les Alains s'y établirent et y résidèrent pendant cinquante ans environ [64].

En été 457, à la suite de négociations entre les nobles gaulois et les deux rois burgondes Gondioc et Chilpéric Ier, et avec la bénédiction des Wisigoths, les cités de Besançon, Chalon-sur-Saône, Langres, Autun, Grenoble et Lyon, le Valais, la Tarantaise ouvrent leurs portes aux Burgondes. La façon dont, par la suite, se déroula l'annexion des territoires jusqu'à Avignon demeure inconnue. J. Favrod mentionne une deuxième vague d'expansion qui eut lieu dans des circonstances qui restent obscures et qu'il place entre les années 469 et 475 alors que la guerre divisait Romains, Burgondes et Wisigoths. Ce serait pendant cette période trouble que les cités d'Avignon, Valence, Die, Viviers, Gap, Embrun, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Vaison, Orange, Sisteron, Apt et Cavaillon devinrent burgondes.

Article détaillé : Burgondes.

La fin d'un monde[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 476, après la chute de sa capitale Ravenne, le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, âgé de 15 ans, est forcé d'abdiquer par le chef des Hérules, Odoacre. Celui-ci exile l'ex-empereur en Campanie et renvoie les insignes impériaux à Byzance, pour que Zénon le reconnaisse comme patrice. Zénon le renvoie vers l’empereur légitime d’Occident qu'avait détrôné Flavius Oreste, Julius Nepos, alors réfugié en Dalmatie. Odoacre refuse et les choses en restent là (477). En apparence, Odoacre gouverne l'Italie au nom du seul empereur, celui d’Orient. En fait, l’Empire d’Occident a cessé d’exister.

La Table de Peutinger[modifier | modifier le code]

La vallée du Rhône

La Table de Peutinger est une compilation de cartes romaines antérieure à la fin du Ier siècle qui a ensuite été mise à jour aux IVe et Ve siècles. Sur l'image de détail ci-contre, nous avons Vingenna (Vienne) au nord.

Les Burgondes, puis les Francs Mérovingiens[modifier | modifier le code]

457-533 : Le royaume burgonde.

533, Les Mérovingiens annexent la Burgondie. Malgré la domination franque, le territoire de l'ancien royaume des Burgondes conserva son administration particulière jusqu'en 752.

Évolution des frontières jusqu'à Charlemagne[65]

Les raids des Sarrasins (VIIIe, IXe et Xe siècles)[modifier | modifier le code]

En 724, Les Sarrasins (ou Sarrazins), partis de la péninsule ibérique sous la conduite d'Ambissa, successeur d'AI-Samah, ravagent Carcassonne et Nîmes, puis la Septimanie, l'Albigeois, le Rouergue, le Gévaudan, le Velay, l'Auvergne méridionale. Ils poursuivent en pillant Lyon en 732, puis Mâcon, Châlons, Beaune, Autun, la Franche-Comté et le Dauphiné. Ni Eudes, duc d'Aquitaine, déjà accablé sur ses terres, ni Charles Martel, en guerre avec la Germanie, ne peuvent intervenir. Côté Aquitaine, les Sarrasins furent vaincus à la fameuse bataille de Poitiers en 732 et Abd-er-Rahman, successeur d'Ambissa, fut tué.

Entre 732 et 735, Abdel-Malek, successeur d'Abd-er-Rahman, prit Valence, Vienne, Lyon, et attaqua la Bourgogne et le Piémont. En 735, Charles Martel, allié avec Luitprand, roi des Lombards, envoya une armée contre eux. Childebrand son frère, qui la commandait, battit les Arabes, les chassa devant lui, et prit Avignon[66],[67].

En 757, Valence et sa région furent pillés par les Sarrasins[réf. nécessaire].

En 889, les Sarrasins s'établirent sur les côtes de Provence, à Fraxinet, dans le golfe de Saint-Tropez, et de ce point, leurs ravages s'étendirent dans toute la vallée du Rhône, et jusqu'aux frontières de l'Allemagne.

En 906, les Sarrasins ravagèrent le Dauphiné et la vallée de Suse.

Leur puissance allant toujours croissant, ils vinrent jusque sous les murs de Grenoble, dont ils se rendirent maîtres. Une victoire de Conrad, en 952, fit chanceler leur puissance. En 960, ils perdirent le col du Saint-Bernard; les communications entre l'Italie, l'Allemagne et la France, furent rétablies. En 965, ils furent chassés du diocèse de Grenoble, puis, après 972, de Sisteron et de Gap. De toutes parts, les seigneurs féodaux, secondés par le peuple et excités par le clergé, se soulevaient contre les envahisseurs.

Enfin, Guillaume, comte de Provence, appela à lui tous les guerriers de la Provence, du bas Dauphiné et du comté de Nice, et résolut de prendre Fraxinet. D'abord les Sarrasins furent vaincus à Tourtour, près de Draguignan; puis, malgré leur résistance, obligés de fuir de Fraxinet. C'est vers 975 que la France fut enfin délivrée de ces terribles incursions. Ceux qui ne furent pas tués, devinrent serfs et se fondirent peu à peu dans la population[66],[68].

Charles Martel[modifier | modifier le code]

Le nord de la Drôme au VIIIe et IXe siècle

Au nord du territoire de la Drôme, un Pagus Viennensis (dit Viennois), dirigé par un comte-gouverneur, est créé par Charles Martel lorsqu'il unifie les royaumes francs et qu'il divise l'ancien regnum Burgundiae (Royaume de Bourgogne) en quatre commandements, eux-mêmes divisés en pagi (ou comtés bourguignons).

Les Carolingiens[modifier | modifier le code]

Le comté de Vienne (844)[modifier | modifier le code]

Au nord du territoire de la Drôme, le comté de Vienne (comitatus Viennensis en latin), issu du Pagus Viennensis, était un fief du Royaume de Provence, puis du Royaume de Bourgogne et enfin du Saint-Empire romain germanique. Sa capitale était Vienne (ex Vienna Allobrogum).

Article détaillé : Liste des comtes de Vienne.
Article détaillé : Comté de Vienne.

855 : le royaume de Provence[modifier | modifier le code]

855-863 et 879-933
Article détaillé : Royaume de Provence.

Le Royaume de Provence (ou royaume de Basse-Bourgogne ou Bourgogne Cisjurane) était un État féodal qui a existé au Xe siècle. En ancien provençal, le nom est Reiaume de Proensa.

Issu de la partition de la Bourgogne impériale lors du Traité de Prüm de 855 (elle-même issue de la division du Royaume de Bourgogne à la suite du traité de Verdun de 843), son territoire s'étendait du Lyonnais à la mer Méditerranée.

Il se divise en deux périodes : 855-863 et 879-933.

Les raids des Vikings[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chronologie des invasions vikings.

Les Vikings ayant hiverné (859/860) en Camargue, remontent le Rhône jusqu'à Valence puis l'Isère jusqu'à Romans (860). Les envahisseurs sont arrêtés par le comte Girard.

Vers 877, les Vikings pillent la vallée du Rhône, Valence et sa région[réf. nécessaire].

Boson et la restauration du royaume de Bourgogne (879)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Boson de Provence.

Le 15 octobre 879, Boson, au château de Mantaille (commune actuelle d'Anneyron) est proclamé roi du royaume restauré de Bourgogne (incluant la Provence). Il est couronné quelques jours plus tard à Lyon, par Aurélien, l'archevêque de cette ville. Il installe sa capitale à Vienne.

Le comté de Valentinois (879)[modifier | modifier le code]

Au centre du territoire de la Drôme, le comté de Valentinois. On a aussi la forme « comté du Valentinois ».

Article détaillé : Valentinois.

Ce comté ne doit pas être confondu avec le comté de Valence détenu par les comtes-évêques de Valence. Le Valentinois est l'une des rares régions à ne pas avoir comme capitale la ville dont son nom dérive.

933 : le royaume d'Arles[modifier | modifier le code]

Vers 933, sous le règne de Rodolphe II, roi de Bourgogne transjurane, le royaume de Bourgogne et le royaume de Provence s'unissent. Le royaume ainsi formé prend le nom de « Royaume des Deux-Bourgognes » (ou « Second Royaume de Bourgogne »). Il est aussi connu sous le nom de « Royaume d'Arles ». Il se place sous la suzeraineté des souverains germaniques à partir de 1032.

Le comté d'Albon-Viennois (1030)[modifier | modifier le code]

En 1030, le comté de Vienne est scindé en comté d'Albon (au Sud) et comté de Maurienne (au Nord). Il subsiste un titre de comte de Vienne de moindre ampleur, probablement assumé par l'archevêque de Vienne.

Article détaillé : Comté d'Albon.

1032 : Le Saint Empire Romain Germanique[modifier | modifier le code]

Le Dauphiné de Viennois (1142-1349)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dauphiné de Viennois.

Le Dauphiné de Viennois est un État féodal du Saint-Empire romain germanique, qui a existé de 1142 à 1349. Il s'est trouvé, au fil des siècles, dans les zones d'influence du duché de Savoie, du royaume de France et du Saint-Empire romain germanique. Son territoire, qui recouvre celui de l'ancien Comté d'Albon-Viennois, correspond à une grande partie des départements de l'Isère, des Hautes-Alpes, ainsi que la quasi-totalité de la Drôme.

Le marquisat de Provence (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Au sud du territoire de la Drôme, le marquisat de Provence.

Article détaillé : Comté de Provence.

La vie quotidienne au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La maison brûlée (XIe siècle)[modifier | modifier le code]

Des fouilles préventives (tracé de la ligne du TGV Méditerranée, 1996, Michel Goy et Isabelle Rémy) ont permis la découverte, à la limite de la commune de Montboucher-sur-Jabron, de deux maisons du haut Moyen Âge. Construites sur la rive gauche du Vermenon, au lieu-dit Constantin (anciennement Gontardin ou Costardin. Ces deux maisons occupaient une superficie de 3 000 m2[69].

La première maison a été datée du VIe-VIIe siècle. Elle est construite en murs de terre sur solins de pierre.

La seconde maison a été datée du XIe siècle. Elle fut détruite par un incendie. Le feu, par carbonisation, a préservé de nombreux éléments dont la datation a pu être possible grâce à l'étude de la vaisselle et par la datation par le carbone 14 sur le bois. Cette chaumière fut habitée entre 1024 et 1060[69].

Édifiée sur une terrasse graveleuse dominant la rivière, cette maison se situait alors aux confins des seigneuries de Montboucher et de La Bâtie-Rolland. Son terroir était fertile grâce au limon déposé par les crues du Vermenon. Elle se situait sur un important axe de communication de la Valdaine.

Elle couvrait une superficie d'environ 30 m2 et sa structure était constituée de poteaux en bois de chêne assemblés à l'aide de chevilles. Ses parois étaient en torchis, mélange de terre, de végétaux et de tessons de poterie d'une épaisseur de 10 cm[70].

L'intérieur était peint à la chaux et le foyer installé sur une sole constituée d'une pierre calcaire de 80 × 35 cm et d'une épaisseur de 45 centimètres. Elle possédait un plancher clouté sur un châssis de solives qui formait un vide sanitaire. Le toit qui la recouvrait était constitué de végétaux provenant des roselières de la rivière[70].

Le mobilier découvert suffisait à une seule famille vivant isolée, pratiquant l'agriculture et défrichant sa terre. Il était constitué de vaisselle de terre, d'outillage et d'un coffre de bois. Ce dernier avait été fait avec de l'orme et contenait la réserve de céréales. Pour l'outillage, outre un certain nombre d'outils pour travailler le bois, il y avait une lame de couteau mesurant 20 centimètres, des ferrures de porte, un morceau de clef et des clous de fer à cheval, à tête carrée, qui avaient servi à clouter le plancher[71].

Objets de la vie quotidienne[modifier | modifier le code]

La synthèse des fouilles préventives (ligne TGV Méditerranée) a été réalisée par Magali Rolland à partir des cinq sites médiévaux identifiés dans la Drôme : Châteauneuf-sur-Isère (La Baume), Upie (Les Vignarets), Crest (Bourbousson 2), Chabrillan (Saint-Martin 1) et Montboucher-sur-Jabron (Constantin)[72].

Parmi les céramiques, monnaies et divers artefacts, étudiés par ailleurs, ont été sélectionnés 83 objets rattachés à la vie quotidienne et offrant « un éclairage relativement complet sur le mode de vie des hommes et des femmes de cette région au Moyen Âge »[72].

Les archéologues considèrent cette synthèse comme une première car, jusqu'à présent, ce type d'objets utilitaires n'avaient été trouvés qu'isolés ou hors de leur contexte archéologique dans ce secteur de la moyenne vallée du Rhône (sépulture ou découverte fortuite lors de travaux agricoles)[72].

Désormais, avec cette collection importante et diversifiée, les spécialistes ont une référence sérieuse, tant pour les nouvelles découvertes archéologiques que pour renseigner ou compléter des fouilles déjà faites à l'exemple de celles de Lyon dans l'habitat urbain ou de Rougiers dans le village déserté au haut Moyen Âge[72].

Le tableau 1 quantifie, pour chacun des cinq sites, les catégories dans lesquelles ont été classés ces objets et leur répartition par secteur. Ceci a permis de constater que certaines de celles-ci sont assez marginales : le cultuel (aucune fouille n'a touché un lieu de culte), La toilette et le mobilier (les objets étaient le plus souvent fabriqués à partir de matériaux périssables). La sous-représentation de ces deux derniers secteurs est une constante bien connue en milieu rural médiéval. La catégorie attelage a elle aussi fourni peu d'objets; les paysans du haut Moyen Âge utilisaient peu la traction animale[72].

Tableau 1 : nombre d'objets de la vie quotidienne par site[73]
Site Châteauneuf-sur-Isère Upie Crest Chabrillan Montboucher-sur-Jabron Total Pourcentage
Attelage 2 0 0 1 2 5 6 %
Construction 9 0 0 2 1 12 14,5 %
Cultuel 0 0 0 0 1 1 1,2 %
Mobilier 1 1 0 1 0 3 3,6 %
Outillage 4 3 7 17 6 37 44,6 %
Parure 5 2 4 1 0 12 14,5 %
Toilette 0 0 0 1 0 1 1,2 %
Indéterminé 3 0 4 4 1 12 14,5 %
Total 24 6 15 27 11 83 100 %

En revanche, sont bien représentées les catégories liées à la construction (grâce à leurs objets en fer[72]) et à la parure (même si les bijoux sont peu présents, avec des boucles vestimentaires qui n'étaient jusqu'alors découvertes que dans les sépultures[73]).

Des artefacts indéterminés ont été rangés dans une catégorie à part car « leur forme ou leur état de conservation ne permet pas de reconnaître avec certitude leur fonction »[73].

Le secteur le mieux représenté est celui de l'outillage avec 37 objets dont la fonction a été parfaitement définie. Leur quantité et leur diversité ont permis de dresser un profil des activités humaines en milieu rural au cours du haut Moyen Âge dans cette partie de la moyenne vallée du Rhône. Le paysan ou le serf était aussi éleveur de moutons (sonnaille, forces à tonte) et son épouse préparait et tissait la laine (fusaïoles, peson). À son travail de la terre (houe, serpette) s'ajoutait celui du bois (gouge, poinçon) et de l'entretien de ses instruments de récolte (pierre à aiguiser). Un partage des tâches devait s'effectuer dans le ménage pour tout ce qui avait trait au puisage et au transport de l'eau et du grain (esse, crémaillère)[74].

Tableau 2 : répartition de l'outillage par thèmes[75]
Site Châteauneuf-sur-Isère Upie Crest Chabrillan Montboucher-sur-Jabron Total
Aiguiser 2 pierres 2
Assembler 1 clou 2 clous 3
Couper 1 hachoir 1 tranchet 3 lames 4 lames 1 lame de coutelas 10
Graver
Sculpter
1 burin 1 poinçon 1 ciseau
1 stylet
1 poinçon
1 poinçon
2 gouges
8
Produire
Fabriquer
1 reste de tabletterie 1
S'occuper des animaux 1 paire de forces 1 sonnaille 2
Suspendre
Puiser
2 esses 2 crémaillères 4
Tisser
Coudre
3 fusaïoles 1 peson 4
Travailler la terre 1 serpette 1 houe 1 serpette 3
Total 4 3 7 17 6 37

Le tableau 2 met en évidence la prédominance des outils tranchants tant pour un usage ménager qu'artisanal. Il souligne aussi l'absence de manche ou de certains outils (maillet), toujours réalisé en bois[74].

La présence de 70 % de fer pouvait faire penser à des forges locales de fabrication ou liées à l'entretien de ces matériaux. Cette hypothèse n'a été vérifiée que pour trois des cinq sites[74]; ceux-ci ne faisant d'ailleurs aucune production mais seulement de la maintenance. Aucune scorie ou battiture (fragment de métal incandescent tombé sous les coups de marteau lors du forgeage d'une pièce), typiques des fourneaux de réduction, n'ont été trouvés. Ces forges domestiques ont pu seulement entreprendre une petite fabrication de clous, par exemple[75].

XIe, XIIe et XIIIe siècles[modifier | modifier le code]

XIIe et XIIIe siècles

Pendant les XIe, XIIe et XIIIe siècles, l'essentiel de l'actuel territoire de la Drôme n'appartenait pas au Dauphiné (à l'exception de certaines places dans les collines du nord), mais constituait le Valentinois et le Diois, comtés appartenant aux Poitiers, issus d'une famille noble de la région de Nyons (Chateauneuf-de-Bordette). les comtes et les évêques se sont disputé la propriété du territoire durant près de deux cents ans. De nombreuses places de la région de Valence avaient été cédées par l'empereur Frédéric Ier aux évêques de Valence en 1157, qui étaient contestés par les Poitiers, dont la capitale était Crest. Montélimar, Crest et Die furent l'objet de luttes continuelles entre évêques et comtes.

Au début du XIVe siècle les Baronnies furent rattachées au Dauphiné.

1309-1418 : les papes en Avignon[modifier | modifier le code]

Au sud de la Drôme (dans l'actuel département du Vaucluse), la présence des papes influença toute la région. On divise cette installation en deux grandes périodes consécutives :

  • La première, de 1309 à 1378, est celle de la papauté d’Avignon proprement dite. Elle correspond à une époque où le pape, toujours reconnu unique chef de l’Église catholique, et sa cour, se trouvent installés dans la ville d’Avignon au lieu de Rome.
  • La seconde, de 1378 à 1418, coïncide avec le Grand schisme d'Occident où deux papes rivaux (et même trois si l'on considère l'éphémère pape de Pise) prétendent régner sur la chrétienté, l’un installé à Rome et l’autre en Avignon.

1349 : le « transport » de la province du Dauphiné du Viennois au Royaume de France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Province du Dauphiné.

Le comté du Viennois, devenu le Dauphiné, couvrait une grande partie du territoire de la Drôme. En 1349, Le Dauphiné devient une province intégrée au Royaume de France en vertu du traité d'union du Dauphiné à la France prononcé à Romans.

1477

En 1446, Le Valentinois et le Diois furent à leur tour intégrés dans le royaume de France, après de nombreuses péripéties impliquant le pape, le roi de France, le duc de Savoie et même le prince d'Orange.

Le duché de Valentinois (1498)[modifier | modifier le code]

En 1498, le comté de Valentinois est érigé en duché au bénéfice de César Borgia, dont la fille Louise Borgia (1500, 1553) est dite Louise de Valentinois, titre créé par Louis XII.

En 1548, le roi Henri II offre le duché à sa maîtresse Diane de Poitiers, comtesse de Saint-Vallier.

En 1642, le Valentinois est donné au prince de Monaco Honoré II par le roi Louis XIII en compensation des territoires perdus en Espagne[76],[77].

En 1715, le duché de Valentinois fut à nouveau érigée en duché-pairie en faveur de Jacques Ier de Monaco, et transmis à ses héritiers mâles et légitimes, par lettres patentes de Louis XV[76]. Ce titre, non reconnu par la République Française, est toujours porté par les princes de Monaco.

Article détaillé : Valentinois.

XVIe siècle : Protestantisme et Guerres de religion[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Guerres de Religion (France).

Valence fut une des premières villes à adhérer au protestantisme. La nouvelle religion fut accueillie partout dans la région avec ferveur. Beaucoup de seigneurs soutinrent la Réforme.

Le lieutenant général de la province, Laurent de Maugiron, fut envoyé contre Valence pour arrêter les progrès du protestantisme. La guerre civile commença.

En 1560, le nouveau lieutenant général, la Motte-Gondrin, fut tué par les réformés et son cadavre pendu à la fenêtre de sa demeure.

En 1570, l'armée protestante, dirigée par Ludovic de Nassau (commandant pour l'Amiral de Coligny), attaqua Montélimar. Une héroïne, Margot Delaye, prit la tête de la défense de la ville et en devint une figure légendaire.

Les combats devinrent de plus en plus acharnés après la Saint-Barthélémy (24 août 1572).

En 1577, les châteaux de Barbières, de Châteaudouble, de Charpey, de La Jonchère et d'autres furent pris par les huguenots. Ils furent repris dans les années 1579-1580.

Alors que les nobles, catholiques comme huguenots, pillaient les biens de l'Église, des paysans et des bourgeois, ils s'épargnaient généralement entre eux. Leurs biens restaient intacts, et ils s'enrichissaient du pillage et des prêts consentis aux bourgeois et aux communautés paysannes[78].

Ces méfaits provoquèrent en réaction une guerre des paysans qui se nommèrent défenseurs de la cause commune. Les paysans commencèrent à s'assembler à la fin de l'année 1577, puis à refuser collectivement les rançonnages et demandes de ravitaillement des chefs de guerre, comme à Pierrelatte. Des assemblées plus larges se tinrent à Marsanne et Savasse au début de 1578[79], renforçant ainsi la prise de conscience des intérêts communs et des moyens de les défendre. Au printemps 1578, les paysans commencèrent à appeler leur mouvement « l'Unyon ».

Dans les villes, le mouvement de contestation prit la forme d'un refus de l'impôt (comme à Montélimar le 22 août). À la fin de 1578, des milices d'autodéfense se formèrent au son du tocsin et chassèrent, à plusieurs occasions, des troupes armées, officielles ou non, les empêchant ainsi de piller la campagne[80]. Au début de 1579, c'est le peuple des villes qui se révolte et chasse les garnisons à Romans et Valence. Dans son extension maximale, le mouvement concerne toute la plaine du Rhône dans le département de la Drôme[81]. À son apogée, l'Unyon compte 14 000 arquebusiers, et remporte des victoires nettes en assiégeant deux bandes armées des châteaux de Châteaudouble et de Roussas[82]. La Régente, Catherine de Médicis, se déplace de Paris à Grenoble et, pendant trois mois (juillet à septembre 1579), tente de casser le mouvement. Elle y parviendra en faisant assassiner quelques figures de la révolte. Celle-ci est finalement noyée dans le sang par les nobles assemblés et l'armée royale, avec notamment le massacre de Moirans le 28 mars 1580[83]

En 1580, le carnaval de Romans vire au massacre[84],[85].

En 1598, Henri IV pacifia le royaume grâce à l'Édit de Nantes.

Sous Louis XIII, Richelieu ordonne la destruction de plusieurs forteresses, le château de Crest ne conserva que sa tour.

En 1685, Louis XIV révoque l'Édit de Nantes. De nombreuses familles protestantes doivent s'exiler vers la Suisse, l'Allemagne (Hesse, Brandebourg), la Hollande. Les villes les plus touchées furent Romans, Die et Valence qui perdirent une partie de leur population, ainsi que de nombreuses régions rurales où les protestants étaient majoritaires : La Baume-Cornillane, Châteaudouble, Montmeyran, la vallée de la Drôme.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

1755 : Louis Mandrin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Louis Mandrin.

Louis Mandrin, né le 11 février 1725 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs en Isère (Dauphiné) et mort le 26 mai 1755 à Valence, est un contrebandier français.

Après avoir été jugé le 24 mai 1755, Louis Mandrin est roué vif le 26 mai sur la place des Clercs de Valence, devant 6 000 curieux. Il aurait enduré son supplice sans une plainte et aurait même demandé qu'on poursuive sa révolte contre le fisc.

Sa tombe[86] a été découverte dans les années 2000, à l'extérieur du mur du cimetière de Valence, au nord de l'avenue de Romans et de l'ancien bureau de l'octroi, sur le chemin qu'il utilisait pour éviter le péage de Valence. La tombe a été étudiée puis à nouveau recouverte de terre[réf. nécessaire]. Ce chemin, qui se poursuit entre avenue de Romans et avenue de Chabeuil, porte encore le nom de « chemin des contrebandiers » ou « chemin des mulets » (ceux des contrebandiers) sur le plan de Valence[87].

Toujours à Valence, en dessous du plateau de Lautagne, un ensemble de grottes est dit « les grottes à Mandrin ». L'allée Louis Mandrin rappelle son souvenir. Un peu plus loin, le chemin des Baumes passe sous le site[88].

1776 : l'organisation militaire[modifier | modifier le code]

1778 ... 1785-1786 ... 1814 : Napoléon Bonaparte à Valence[modifier | modifier le code]

Napoléon Bonaparte (1769-1821) a séjourné à 18 reprises à Valence entre décembre 1778 (il a 9 ans) et avril 1814. Il y a appris à manier le canon, à diriger les hommes et s’est ouvert au monde civil. Les traces de ses passages restent nombreuses[89],[90],[91].

Reçu sous-lieutenant (42e sur 58), à l’examen de l’artillerie, il avait reçu son ordre d'affectation, comme lieutenant en second, au régiment d'artillerie de la Fère, alors en garnison à Valence, qu'il rejoint le 3 novembre 1785. L'été suivant, il obtient un congé de six mois à partir du . Le 15 septembre 1786, sept ans et neuf mois après son départ, il repose les pieds sur l’île de Corse à l’occasion de son congé de semestre.

Bonaparte, alors jeune lieutenant de l'école d'artillerie de Valence (1785-1786), ami du fils Marquet, est reçu à La maison des Têtes.

La statue Bonaparte, de Jean-Paul Ravit, inaugurée en 2010, représente Bonaparte dans sa tenue de lieutenant en second au régiment de La Fère en 1785[89].

Une fresque située Square Bonaparte représente le lieutenant Bonaparte discutant avec ses amies Valentinoises, son frère Louis et Simon de Sucy sur les bords du Rhône en juillet 1791[89].

1783 : « l'année des cendres »[modifier | modifier le code]

Michel Forest dans ses Annales (Société d'Archéologie et de Statistique, 1880, tome 15, page 14) rapporte un phénomène étrange qui fut observé dans la région de Valence en juin et juillet 1783.

« Le phénomène que je vais décrire [...] consistoit en un brouillard, fumée ou poussière qui étoit répandu sur toute la surface de la terre pendant tout le mois de juin et une partie de juillet 1783, sans aucune humidité.

On resta plus d'un mois à ne pas découvrir la montagne du matin et celle de Crussol; on ne voyoit même pas à 200 pas devant soi, et l'orage et les grands vents, qui furent fréquents, ne purent jamais dissiper ce brouillard, que le soleil ne pouvoit percer que foiblement et d'une clarté si pâle et si lugubre que bien des gens en avoient des frayeurs. Il se levoit avec une rougeur qui paroissoit toute en feu et se cou[c]hoit de même, ce qui consternoit tout le monde.

Ce brouillard ne causa cependant aucun dommage aux récoltes; on moissonna avec ce temps, qui ne la pressa point; et il y avoit même des gens soutenoient que ça engraissoit la terre, puisque c'étoit une fumée qui en sortoit; d'autres, que c'étoit la fumée de quelque volcan embrasé; d'autres, que c'étoient des exhalaisons de la terre qui présageoient des tremblements.

Enfin, cela se dissipa peu à peu et nous rendit la sérénité sur le milieu ou la fin de juillet. Bien des gens croient que c'est le présage de choses sinistres [...] ».

Ce texte nous apprend que les falaises du plateau du Vercors sont appelées « montagne du matin » (elles sont à une vingtaine de kilomètres à l'est de Valence) en 1880. Crussol, de l'autre côté du Rhône (en Ardèche), est bien visible à l'ouest de Valence, à quatre kilomètres environ.

Aujourd'hui, ce phénomène de « l'année des cendres » est expliqué : le 8 juin 1783, en Islande, le volcan Laki entre en éruption. Il vomit pendant 50 jours et ce fut l'un des plus grands épanchements de lave de tous les temps. Les cendres recouvrent 8 000 km2. Une brume s'étend sur toute l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Dans la même période, au Japon, le volcan Asama entre en éruption du 9 mai au 5 août.

Certains considèrent les conséquences de cette éruption (refroidissement climatique, mauvaises récoltes, famine et colère des populations) comme la cause de ... la Révolution française[92].

1789 (1788)-1799 : la Révolution[modifier | modifier le code]

Le département de la Drôme a été créé par la Révolution française, le , en application de la loi du , à partir d'une partie de la province du Dauphiné à laquelle il appartenait avec l'Isère et les Hautes-Alpes, et de parties issues de Provence et du Comtat venaissin[93],[94],[95] (voir Drôme provençale).

Depuis 1788, les habitants avaient participé aux changements politiques : réunion des États de Dauphiné à Romans en hiver 1788-1789, mouvement de la Grande Peur fin juillet 1789, fêtes de la Fédération à Étoile le 29 novembre 1789 et à Montélimar le 13 décembre, création de la Société des Amis de la Constitution de Valence en 1790.

Les limites du département furent plusieurs fois modifiées à la suite de l'annexion du Comtat Venaissin en 1792 puis de la création du département du Vaucluse en 1793. Les villes de Carpentras et Valréas, notamment, firent partie un temps de la Drôme. Ces modifications créèrent une enclave de Vaucluse (canton de Valréas) dans la Drôme, une des deux seules enclaves de ce genre persistantes en France avec celles du département des Hautes-Pyrénées dans le département des Pyrénées-Atlantiques (mais il en existait beaucoup sous l'Ancien régime : voir notamment la page Enclave des papes).

1791-1793 : les volontaires nationaux[modifier | modifier le code]

Les sept districts (Romans, Valence, Die, Buis[96], Montélimar, Crest et Orange (provisoirement)[97] du département de la Drôme fournirent 10 bataillons de volontaires nationaux:

1792 : les volontaires marseillais et La Marseillaise[modifier | modifier le code]

Passage des volontaires marseillais qui, arrivés à Paris en juillet, entonneront le chant de guerre pour l’armée du Rhin écrit par Claude-joseph Rouget de Lisle, qui sera appelé la Marseillaise[98].

Les Catholiques[modifier | modifier le code]

En 1799, le pape Pie VI est prisonnier du Directoire. On lui fait traverser les Alpes sur une civière. C'est ensuite Briançon, Grenoble et enfin Valence. Le pape reçut de nombreuses marques de respect et de compassion de la part du peuple, tout au long de sa route, entre Briançon et Valence. Le poète Paul Claudel le surnommera le « père commun des fidèles ».

Pie VI, épuisé, meurt à Valence le 29 août 1799 (12 fructidor an VII) à l'âge de 81 ans. Son acte de décès figure dans le registre d'état civil de la ville de Valence, où il est nommé « Jean Ange Braschy Pie VI pontife de Rome ». C'est en son honneur qu'un pâtissier de la ville eut l'idée de confectionner le fameux biscuit appelé Suisse de Valence. Pie VI est d'abord enseveli civilement au cimetière de Valence.

  • En 1801, Napoléon Bonaparte, premier consul, normalisera ses relations diplomatiques avec les états pontificaux reconstitués, et signera le concordat de juillet 1801 avec l'Église catholique. Ces évolutions permettent le retour du corps de Pie VI à Rome, le 24 décembre 1801.
  • En 1811, sur réclamation des habitants de Valence, le cœur et les entrailles de Pie VI retournent à Valence et reposent dans la cathédrale Saint-Apollinaire, après une cérémonie solennelle en ce lieu le 25 octobre 1811. On peut lire l'inscription suivante (rédigée en latin) sur ce monument de Valence : « Les entrailles saintes de Pie VI sont rendues aux Français ; Rome possède son corps ; son nom retentit en tous lieux ; il est mort à Valence le 29 août 1799 ».
Article détaillé : Pie VI.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le consulat (1799-1804)[modifier | modifier le code]

Le Premier Empire (1804-1814)[modifier | modifier le code]

La Restauration (1814-1815)[modifier | modifier le code]

En 1815, le duc d'Angoulême essaye vainement d'arrêter Napoléon Ier au pont de la Drôme. Il doit battre en retraite.

Les Cent-Jours (1815)[modifier | modifier le code]

La Restauration (1815-1848)[modifier | modifier le code]

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

La Seconde République (1848-1852)[modifier | modifier le code]

Lors du coup d'État du futur Napoléon III (), la résistance drômoise fut une des plus fermes. Des combats importants se déroulèrent à Crest dont l'ancienne tour médiévale renferma quelque temps plus de 300 prisonniers qui, pour la plupart, finirent leurs jours à Cayenne en Guyane.

Dès le 8 janvier 1852, le préfet Ferlay ordonne l'arrachage des arbres de la liberté plantés au printemps 1848. Certaines communes comme Livron-sur-Drôme temporisent avant de procéder, d'autres comme Moras n'obéissent pas[99].

Le Second Empire (1852-1870)[modifier | modifier le code]

La Troisième République (1870-1940)[modifier | modifier le code]

Les Chauffeurs de la Drôme (1905-1908)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chauffeurs de la Drôme.

A l’entrée sud du cimetière, hors des murs, un carré est protégé. Il abrite les dépouilles de trois des quatre « fameux chauffeurs de la Drôme », exécutés en 1909 devant la prison de la ville (avenue de Chabeuil). Dans la même fosse avait été enterré le corps du célèbre contrebandier Louis Mandrin (roué vif sur la place des Clercs à Valence en mai 1755)[86],[100].

La Première Guerre Mondiale (1914-1918)[modifier | modifier le code]

La Drôme fait partie de la quatorzième région militaire[101],[102].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Deuxième Guerre Mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligne de démarcation (France).

L'État français (1940-1944)[modifier | modifier le code]

La zone occupée par les Allemands et les Italiens (1942-1943)[modifier | modifier le code]

Le site de l'AERI donne la chronologie de la présence allemande dans la Drôme[103]

Le département de la Drôme est occupé par l’Italie fasciste de novembre 1942 à septembre 1943[104].

Le 8 septembre 1943, à la suite de la signature de l’armistice de Cassibile entre l'Italie et les Alliés, les Allemands prennent le contrôle des territoires jusque-là occupés par les Italiens en France. Les territoires annexés de facto par l’Italie (Menton…) reviennent sous administration du régime de Vichy. Les troupes italiennes présentes sur le territoire français ne se considèrent plus comme des troupes d’occupation et regagnent progressivement l’Italie. Alors que dans le Nord de l’Italie, se met en place une République sociale italienne (RSI) vassale de l’Allemagne, les troupes italiennes qui n’ont pas évacué à temps la France sont désarmées par la Wehrmacht et envoyées dans des camps de prisonniers en Allemagne.

La Résistance[modifier | modifier le code]

Dans le Vercors, le Diois et les Baronnies, se créent d'importants maquis de résistance. Le « Plan Montagnards » fut conçu pour l'ensemble du maquis du Vercors. Ce dernier fut pensé comme un bastion défensif imprenable à l'arrière des positions de l'occupant qui guettait un débarquement en Provence. Les Allemands décidèrent d'en finir en juillet 1944 et l'attaque, commencée le 13 juillet dans le nord du massif, se poursuivit tout au long du mois de juillet. Elle fut marquée par de nombreuses exactions, y compris contre les populations civiles (Vassieux, La Chapelle-en-Vercors, grotte de la Luire).

Portes-lès-Valence possède une importante gare de triage qui a été l’objet de nombreux sabotages de la part des résistants pour entraver la circulation des convois allemands (hommes ou matériel). Les sabotages ont entraîné des représailles. Le 8 juillet 1944, à la suite du sabotage du 6 juillet, 33 prisonniers de la prison de Montluc de Lyon sont exécutés devant un mur de la gare de triage[105].

Les bombardements alliés[modifier | modifier le code]

1944 : avant que les troupes alliées ne débarquent sur les côtes de Provence et n’arrivent dans la Drôme, les aviateurs ont de nouvelles missions :  la destruction de nombreuses cibles (principalement ponts routiers et de voies ferrés, mais aussi gares ferroviaires, terrains d’aviation, dépôts de carburant …), afin de gêner les Allemands dans leurs déplacements. Les jours précédant et suivant le débarquement, les bombardements se multiplient :

  • 24 juillet et 15 août : le terrain d’aviation de la Trésorerie à Valence est visé, causant 50 morts à Valence, Chabeuil et Malissard[106],[107].
  • août : la gare de triage de Portes-lès-Valence subit trois importants bombardements par l’aviation alliée. Les bombardements par l'USAAF (United States Army Air Forces: force aérienne de l'armée des Etats-Unis) ont détruit les installations mais ont fait aussi des victimes civiles[105].
  • D’autres bombardements meurtriers ont touché les villes de Crest, Valence, Saint-Vallier notamment[105],[108].
  • 15 août (13h / fin de l'alerte à 14h25) : pendant sept minutes, 20 bombardiers américains volant à 4 000 m d'altitude dans la direction est-ouest ( & non sur l’axe nord-sud du fleuve ) lâchent une centaine de bombes de 250 kg, en principe sur le pont routier traversant le Rhône entre Valence et Granges-lès-Valence (deux arches du pont avaient déjà été détruites par un dynamitage du Génie français à l’approche de l’ennemi en juin 1940, mais elles avaient été réparées depuis). L'objectif des Américains était de détruire le pont pour retarder la retraite allemande vers le nord. La cible sera manquée. Bilan : 280 à 324 morts sur Valence, 19 sur Bourg-lès-Valence, 20 sur Granges-lès-Valence, 60 immeubles détruits, 120 autres inhabitables, 300 endommagés.
  • 16 août : bombardement sur Saint-Vallier.
  • 18 août : bombardement anglais sur Valence. Bilan : le pont est enfin détruit, au prix de 20 morts et de destructions collatérales.

Au total, en moins d’un mois, plus de 500 morts en Drôme et plus de 200 en Ardèche.

Afin d’éviter de nouvelles bavures, le commandant Legrand, chef des FFI de la Drôme, demande le 15 août à « Gérard » (Henri Faure), qui dirige la S.A.P (Section Atterrissages et Parachutages), de faire sauter le pont routier de la RN 7 qui enjambe la Drôme, entre Loriol et Livron.

Devant le succès du débarquement de Provence le 15 août 1944 et la remontée rapide vers le Nord des troupes alliées (Task Force et 36ème division) , Hitler ordonne à toutes les troupes allemandes du sud de la France (la XIXe Armée), sauf aux divisions de Toulon et de Marseille, de se replier sur une ligne de défense Sens-Dijon-frontière[106].

La Libération[modifier | modifier le code]

Après les bombardements du 15 août 1944, Valence subit une autre tragédie : le 29 août, les Allemands font exploser dans leur fuite un wagon de nitroglycérine stationné au sud de la gare[107].

Les territoires de l’ancienne zone d’occupation italienne sont libérés des Allemands en septembre 1944, par les troupes américaines et françaises débarquées en Provence à partir du 15 août 1944, entre Hyères (à l’est de Toulon) et Cannes. Les Allemands tentent de bloquer la montée des alliés, du 21 au , lors de la bataille de Montélimar.

Valence est libérée le 31 août; le département est totalement libéré le 1er septembre.

Le Gouvernement Provisoire de la République Française (1944-1946)[modifier | modifier le code]

Début juin 1944 : Le général Charles de GAULLE prend la direction du GPRF. Ce gouvernement succède au Comité français de Libération nationale (CFLN).

29 avril 1945 : premières élections municipales où les femmes peuvent voter (liberté accordée le 21 avril 1944 par le CFLN, confirmée le 5 octobre par le GPRF).

La Quatrième République (1946-1958)[modifier | modifier le code]

La Cinquième République (depuis 1958)[modifier | modifier le code]

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le retour des loups[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, le retour des loups est observé, essentiellement dans le massif du Vercors.

  • 2008-12-2 : un loup, percuté par une automobile, est retrouvé mort le long de la nationale 532, sur la commune de Saint-Marcel-lès-Valence, aux portes de Valence[109].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études générales[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • 1956 : André Blanc et M. Coquillat, Le Trou Arnaud à St-Nazaire-le-Désert, Cahiers rhôdaniens, 1956, p. 22-32.
  • 1959 : Robert Boutes, La Préhistoire dans le Diois, Revue drômoise (bulletin de la société d'archéologie de la Drôme avant 1976), 1959, p. 217-222.
  • 1959 à 1985 : Jean Combier, Compte-rendu du directeur de la circonscription, Gallia Préhistoire, CNRS, 1959 (p. 200-203), 1961 (p. 333-335), 1963 (p. 300-301), 1977 (p. 609-622), 1980 (p. 495-501), 1982 (p. 489-495), 1985 (p. 397-404).
  • 1961 : J. Courtin, La sépulture chalcolithique du Perpétairi à Mollans, Gallia Préhistoire, CNRS, 1961, p. 192-205.
  • 1961 : Michel Vignard, Quelques aspects du Chalcolithique et du Néolithique tardif de la Drôme, OGAM, 1961, p. 393-410.
  • 1962 : Franck Bourdier, Le bassin du Rhône quaternaire, géologie et préhistoire, CNRS, 1962, 364 p., et un volume de planches.
  • 1963 : Michel Vignard, Le dépôt de Beaurières, Revue drômoise no 348 (juin 1963), p. 259-263.
  • 1963 : Sylvain Gagnière, Causerie sur les frères Catelan, Revue drômoise no 350 (décembre 1963), p. 413-415.
  • 1968 : Claude Boisse, Le Tricastin des origines à la chute de l'empire romain, Sorepi, 1968, 274 p.
  • 1969 : Guy Barruol, Les peuples pré-romains du Sud-Est de la Gaule, étude de géographie historique, de Boccard, 408 p.
  • 1972 : Alain Beeching, L'habitat chasséen de Châteauneuf-du-Rhône, Études préhistoriques n° 12, 1972, p. 23-32.
  • 1973 : Aimé Bocquet , Histoire du Dauphiné, Préhistoire et Protohistoire, Privat, 1973, p. 27-58.
  • 1973 : Alain Nicolas, Les signes gravés de Moras, Archeologia n° 65, 1973, p. 30-38.
  • 1973 : J.-E. et J/-L. Brochier, L'art mobilier de deux nouveaux gisements magdaléniens à St-Nazaire-en-Royans, Études préhistoriques n° 4, 1973.
  • 1976 : Arsène Héritier, Art en Drôme-Ardèche : A - Préhistoire et protohistoire, document audio-visuel, 12 diapositives et livret d'accompagnement de 20 p., Centre de Documentation Pédagogique, Grenoble, 1976.
  • 1976 : A. Bocquet et Ch. Lagrand, Le Néolithique et l'Âge des métaux dans les Alpes françaises (livret guide de l'excursion A 9, Nice, 1976, 205 p.
  • 1976 : J.-J. Hatt, Les fouilles du Pègue, Gallia Préhistoire, CNRS, 1976, 1, p. 31-56.
    • 1976 : J.-J. Hatt, Le Pègue et l'histoire de la Gaule, Archeologia n° 98, 1976, p. 46-60.
  • 1977 et 1978 : Claude Boisse, Sanctuaires de l'Âge du Bronze dans la moyenne vallée du Rhône, Revue drômoise no 406 (décembre 1977), no 407 (mars 1978), no 408 (juin 1978), n° 410 (décembre 1978).
  • 1977 : Arsène Héritier, État actuel de la recherche préhistorique dans la Drôme du Nord et le Vercors, Études drômoises (bulletin de l'Association Universitaire d'Études Drômoise avant 1979), 1977, 1, p. 3-15.
  • 1978 : Arsène Héritier, Le site archéologique de Moras, Études drômoises, 1978, 4, p. 14-16.
  • 1978 : Andrée Gallician, Atlas préhistorique du Midi méditerranéen (feuille de Nyons), CNRS, 1978, 128 p.
  • 1979 : Arsène Héritier, Le Royans préhistorique, Études drômoises, 1979, 2-3, p. 20-21.
  • 1979 : Collectif, Spécial préhistoire, Cahiers du parc du Vercors (no 22); 1982, 53 p.
  • 1980 : M. Lambert, Le défilé de Donzère, Revue drômoise (mars 1980), p. 21-30.
  • 1981 : Aimé Bocquet, Aperçu de la Préhistoire en Diois, Histoire et archives drômoises n° 4, 1981, p. 3-5.
  • 1981 : Gabriel Chapotat, La voie protohistorique au sud de la croisée de Vienne, essai de reconstitution de son tracé jusqu'à Marseille, Revue archéologique de l'Est et du Centre-Est, 1981, 3-4, p. 85-91.
  • 1982 : Arsène Héritier, La préhistoire dans le Romanais, Études drômoises, 1982, 3-4, p. 14-20.
  • 1982 : Collectif, Le Vercors, terre de préhistoire, Cahiers du parc du Vercors, 1982, 47 p.
  • 1984 : Arsène Héritier, La préhistoire, Études drômoises (n° spécial Vercors), 1984, p. 53-60; Michel Malenfant, p. 61-66.
  • 1984 : Arsène Héritier, Un nouvel habitat pré et proto-historique à Saoû, Études drômoises, 1984, 1, p. 13-16.
  • 1984 : Joël Vital, Sites et industries de l'Âge du Bronze dans le défilé de Donzère (thèse de troisième cycle), Bordeaux, 1984, 386 p.
  • 1985 : Charles Lagrand, L'oppidum St-Marcel du Pègue, Études drômoises, 1985, 3-4, p. 42-51.
  • 1985 : Jean-Claude Daumas et Robert Laudet, L'habitat du Bronze final de St-Ferréol-Trente-Pas, Études Préhistoriques n° 16 (spécial), 1985, 33 p.
  • 1986 : Jean-Claude Daumas et Robert Laudet, Préhistoire et protohistoire du Diois, Revue drômoise n° 439 (mars 1986), p. 1-9.
  • 1986 : Collectif, Un village néolithique à St-Paul-Trois-Châteaux, Centre d'archéologie de Valence, 1986, 14 p.
  • 1986 : Collectif, A la recherche des premiers paysans, il y a 6 000 ans dans la Drôme, catalogue d'exposition, Centre d'archéologie préhistorique de Valence, 1986, 16 p.
  • 1987 : Robert Laudet, La préhistoire du bassin de l'Oule, Études drômoises, 1987, 3, p. 30-36.
  • 1988 : Arsène Héritier, La préhistoire dans la basse vallée de l'Isère, Études drômoises, 1988, 2-3, p. 19-22.
  • 1988 : Collectif, Sépultures néolithiques, Rencontres Néolithiques (no 3), Centre d'archéologie de Valence, 1988, 117 p.
  • 1989 : Collectif, Le Campaniforme, Rencontres Néolithiques (no 4), Centre d'archéologie de Valence, 1989.
  • 1989 : J.-C. Daumas et R. Laudet, Premières civilisations en Diois-Baronnies, catalogue d'exposition, 1989, 20 p.
  • 1989 : André Blanc, Histoire et archéologie de la France ancienne, Rhône-Alpes, Drôme, Horvath, 1989, p. 207-226.

Les Celtes[modifier | modifier le code]

  • 1978 : Collectif, Dossier Hannibal, Bulletin des amis du Buis et des Baronnies (no 29), 1978, 33 p.
  • 1982 : Jean-Marie Cornet, Aéria cité perdue et retrouvée, Revue drômoise no 423 (mars 1982), p. 1-12.

Les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Justin Favrod, Les Burgondes : Un royaume oublié au cœur de l'Europe, Presses polytechniques et universitaires romandes, (ISBN 2880745969)
  • non daté : Anne-Marie Desgraviers, Contes de la Drôme et du Dauphiné, (ISBN 2-87771-007-6).

De la Révolution Française à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

  • période 1791-1794 : Michel Garcin, La patrie en danger, histoire des bataillons de volontaires (1791-1794) et des généraux drômois, Étoile-sur-Rhône, Nigel Gauvin, 1991, (ISBN 2-87771-011-4).
  • période 1816 : Michel Garcin, Le coeur d'émeraude (roman historique dans la Drôme de 1816), (ISBN 2-87771-008-4).
  • période 1905-1908 : Emmanuel Dossat, Les Hommes rouges, ou la véridique histoire des Chauffeurs de la Drôme, (ISBN 2-87771-009-2).
  • période 1920-1939 : Roger Pierre, La Drôme et l'Ardèche entre deux guerres, 1920-1939, le mouvement ouvrier, le front populaire, Paris, Editions sociales, 1973-1977.
  • période 1939-1945 : AERI (Association pour des Etudes sur la Résistance Intérieure), La Résistance dans la Drôme - le Vercors (CD rom), AERI, 2007, (ISBN 978-2-915742-17-6).

Familles de la Drôme[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  3. « Bâton calendrier / os coché | Musée de Valence », sur www.museedevalence.fr (consulté le 11 août 2019)
  4. « 7...Grotte de Thaïs - St Nazaire en Royans. », sur HISTOIRE de Saillans - Drôme. (consulté le 11 août 2019)
  5. Jean-Noël Couriol, La préhistoire, page 4-5
  6. a et b Jean-Noël Couriol, La préhistoire, page 6-7
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  8. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, p. 71 à 78.
  9. a et b Sylvie Saintot, Archéologie sur toute la ligne, p. 69.
  10. a et b Sylvie Saintot, op. cit., p. 70.
  11. Jean-Noël Couriol, La préhistoire, page 8
  12. Alain Beeching, Archéologie sur toute la ligne, p. 62.
  13. Alain Beeching, Archéologie sur toute la ligne, p. 63-64.
  14. Alain Beeching, Archéologie sur toute la ligne, p. 65.
  15. Alain Beeching, Archéologie sur toute la ligne, p. 66.
  16. Sylvie Saintot, Archéologie sur toute la ligne, p. 67.
  17. a et b Sylvie Saintot, op. cit., p. 68.
  18. Jean-Noël Couriol, La préhistoire, page 9
  19. Jean-Noël Couriol, La préhistoire, pages 9 et 22
  20. a et b Jean-Noël Couriol, La préhistoire, pages 10-12
  21. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 71.
  22. a et b Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 73.
  23. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 74.
  24. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 75.
  25. Joël Vital, Archéologie sur toute la ligne, p. 76.
  26. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 85.
  27. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 86.
  28. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 87.
  29. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 88.
  30. Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 89.
  31. a et b Jean-Michel Treffort, Archéologie sur toute la ligne, p. 90.
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  38. Jean-Noël Couriol, La préhistoire, page 22
  39. Jean-Noël Couriol, La préhistoire : les peuples pré-romains, page 16
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  93. Michel de la Torre, DRÔME: le guide complet de ses 371 communes, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8)
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  96. Le chef-lieu fut transféré à Nyons quelques mois après sa création
  97. Le district d'Orange a ensuite été rattaché au département des Bouches-du-Rhône puis du Vaucluse
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  103. http://museedelaresistanceenligne.org/musee/stheme/stheme.php?id_expo=2&id_theme=6&id_stheme=23
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  111. « La Drôme : Carte archéologique de la Gaule », sur ArchéoGéographie (consulté le 27 août 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]