Jean Médecin

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Jean Médecin
Fonctions
Député 1932-1942
puis 1945-1962
Gouvernement IIIe République-IVe République-Ve République
Groupe politique IDG (1932-1936)
NI (1936-1942
RI (1945-1946)
UDSR (1946-1951)
RRRS (1951-1956)
RGRCR (1956-1958)
ED (1958-1962)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nice, Alpes-Maritimes (France)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Nice, Alpes-Maritimes (France)
Enfants Jacques Médecin
Résidence Alpes-Maritimes

Jean Médecin, né le à Nice (Alpes-Maritimes) et mort le à Nice (Alpes-Maritimes), est un avocat et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une ancienne famille de notables niçois, Jean Médecin est le fils d'Alexandre Médecin, conseiller général.

Après des études de Droit à Paris, il rejoint l'armée et est appelé à combattre durant la Première Guerre mondiale. En 1914, il est nommé caporal, puis capitaine en 1916 et, à l'issue de la bataille de Verdun, il est décoré de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre.

De retour à Nice en 1919, il exerce brièvement la profession d'avocat avant d'entrer en politique. En 1919, il est élu conseiller municipal de Nice et, en 1928, maire de Nice, où il acquiert une véritable notoriété qui lui permettra de régner en maître sur la ville durant 37 ans. Il est élu conseiller général de Sospel (1931) puis député de la 1re circonscription de Nice (1932).

Élu sénateur des Alpes-Maritimes en 1939, il votera avec enthousiasme les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, ce qui lui vaudra de conserver ses mandats. Mais en 1942, ne supportant pas que les Italiens fascistes occupent Nice, il se fâche avec le gouvernement et les Italiens parviennent à le destituer en 1943. Il fuit alors à Avignon et à Annot, mais est arrêté en 1944 par la milice et est incarcéré à Nice, puis à Belfort d'où il s'évade la même année.

De retour à Nice après la Seconde Guerre mondiale, il est accusé de collaboration avec le régime de Vichy et est battu de peu aux élections municipales. Mais petit à petit, il reconquiert tous ses mandats : conseiller général du 4e canton de Nice et député des Alpes-Maritimes en 1945 et enfin, il retrouve son siège de maire de Nice en 1947.

En 1951, il est élu président du Conseil général des Alpes-Maritimes et, en 1953, il est candidat radical à l'élection présidentielle du quatrième au septième tour et obtient un maximum de 22,31 % au cinquième tour.

De mars 1955 à janvier 1956, il est désigné par Edgar Faure secrétaire d'État à la présidence du Conseil. Lors de l'élection présidentielle de 1965, farouchement opposé à Charles de Gaulle, il soutient Jean Lecanuet au premier tour et même François Mitterrand au second.

Politiquement républicain, démocrate, indépendant et modéré, il siégera dans le groupe des Indépendants de Gauche, puis se rapprochera du centre avec le parti politique local qu'il créera : le Rassemblement des Indépendants. Il n'y a qu'en 1936, qu'à la suite du succès du Front populaire, il rejoindra très brièvement le Parti populaire français, le principal parti fasciste français. Après la Seconde Guerre mondiale, il rejoint l'Union démocratique et socialiste de la Résistance puis le Parti radical indépendant, composante droitière du Rassemblement des gauches républicaines, et s'oppose au gaullisme, y préférant même la gauche la plus radicale comme le PCF.

À partir de 1961, il laisse divers mandats à son fils, Jacques Médecin, qui lui succèdera à la mairie de Nice à sa mort. Il réalisa de grands chantiers dans la ville comme le grand réaménagement de la promenade des Anglais, le commencement de la Voie rapide, la couverture et la protection du Paillon, l'édification du Palais des expositions, de l'École hôtelière, de l'aéroport, du Centre universitaire méditerranéen, des Instituts supérieurs de droit et de lettres, du Conservatoire de musique à la villa Paradiso, des musées du palais Lascaris, de la villa des Arènes, des Ponchettes…

Aujourd'hui, une grande avenue de Nice — l'ancienne avenue de la Victoire — porte le nom d'avenue Jean-Médecin ; les plaques de rue bilingues indiquant en nissart : Avenguda Jouan Médecin, consòu (« consul » donc comme avant 1848 et non syndic) de Nissa.

Jean Médecin était parfois surnommé « le roi Jean » ou bien encore « Jan de Nissa ».

Une résidence universitaire gérée par le CROUS a été inaugurée à l'Ouest de Nice en son honneur et porte encore aujourd'hui son nom.

Mandats[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Jean Médecin », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédé par
André Botton
Président du Conseil général
des Alpes-Maritimes

Suivi par
Francis Palmero