Thil-sur-Arroux

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Thil-sur-Arroux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Saint-Léger-sous-Beuvray
Intercommunalité Communauté de communes de Beuvray - Val d'Arroux
Maire
Mandat
Jean-Yves Jeannin
2014-2020
Code postal 71190
Code commune 71537
Démographie
Gentilé Thillois, Thilloise
Population
municipale
149 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 48′ 07″ N 4° 05′ 45″ E / 46.8019444444, 4.0958333333346° 48′ 07″ Nord 4° 05′ 45″ Est / 46.8019444444, 4.09583333333  
Altitude Min. 261 m – Max. 472 m
Superficie 13,44 km2
Localisation

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Thil-sur-Arroux

Thil-sur-Arroux est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Les habitants de Thil-sur-Arroux s'appellent les Thillois et les Thilloises[1].

La commune fait partie du parc naturel régional du Morvan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 239 m d’altitude, dans une vallée que dominent, au Couchant les montagnes de Dône et au Levant, celle du Couturier, le village est baigné à l'Est, par L'Arroux, un affluent de la rive droite de la Loire. Territoire faisant partie de la Bourgogne et du Nivernais. De grandes pierres, dressées dans la cour du château de Chevigny, formaient les limites des deux provinces. Il était longé par une ancienne voie romaine à l'Ouest.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Places
  • Le Mas
  • Souves
  • Le Moulin condamné
  • Démétry
  • Chevigny, au Sud, avec son ancien château, cette terre était tenue en toute justice de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, en 1190, par Simon de Semur, baron de Luzy, qui reconnut, la même année que tout ce qu'il possédait à Thil et dans son territoire relevait de l'Abbaye.

Henri de Brancion, seigneur ruiné par les croisades, engagea la terre de Chevigny, pour 440 livres viennoises, à l'abbé de Saint-Martin d'Autun, en 1249. Il fit ratifier cette cession par Renaud et Elisabeth de Semur[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Didier-sur-Arroux Rose des vents
Luzy
(Nièvre)
N Saint-Nizier-sur-Arroux
O    Thil-sur-Arroux    E
S
Charbonnat

Histoire[modifier | modifier le code]

Tilium ou Tilum et Tilio sont les toponymes nommant le village s'appelant aujourd'hui Thil-sur-Arroux. Ces origines viendraient du nom d'un prieuré par l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun à qui la terre, seigneurie en toute justice, avait été donnée en 885 par une charte de Charles-le-Chauve, qui sera confirmée en 924, par le roi Raoul, puis par une Bulle du Pape Alexandre III, réfugié en France, datée d'avril 1164[3].

Au sommet de Dône, sur la crête la plus élevée, se trouvait à l'époque gallo-romaine, un camp retranché, connu aujourd'hui sous le nom de Châtelet. Il occupait, un vaste plateau oblong, escarpé de tous côtés. L'extrémité occidentale était hérissée d'un fort et séparée du reste du plateau par une solide muraille. Une grande levée, de cent mètres de long, où se remarquait encore à la fin du XIXe siècle, l'emplacement de la porte. C'était tout ce qu'il en subsistait. Les autres faces étaient protégées par les à pics de la montagne et un amas de rocs, au milieu desquels il y aurait été reconnu un dolmen selon l'abbé Baudiau.

Cette paroisse est l'une des plus anciennes du Morvan, elle dépendait de l'archiprêtré de Luzy et elle a été longtemps réunie à celle de Saint-Didier-sur-Arroux. Le patronage de la cure, appartenait à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, et son prieuré fut un des plus riches établissement dépendant de cette abbaye. Le titulaire, devait lors de sa prise de possession, devait à l'abbé, une chape bonne et suffisante, estimée 150 livres et payable en argent. Guillaume, prieur de Thil, s'obligea en 1236, à solder vingt livres pour sa part de la clôture de l'abbaye de St Martin d'Autun. Un siècle plus tard, Pierre, prieur s'engagea à donner annuellement, pendant quatre années, quinze livres pour l'acquit de ses dettes. Robert Guillemer assista en 1462, au chapitre ou l'évêque Jean V Rollin, fut élu abbé de St Martin d'Autun.

En, 1463, le cardinal Rolin, obtint du pape Pie II, une bulle qui réunissait, le prieuré à la manse des moines de l'abbaye. C'est l'abbé séculier de Cervon, Guillaume Macé, qui fut désigné par le Saint Père, pour opérer cette annexion, il obtint le 6 avril la démission du titulaire Robert Guillemer, et déclara le prieuré uni, pour toujours à la manse conventuelle.

Le 18 avril 1463, Claude de Voilles, sacristain du monastère, délégué pour en prendre possession, au nom des moines se rendit à Thil sur-Arroux, où il requit le curé, Jacques Robert, en vertu des lettres qu'il lui présenta, de le mettre en possession de l'église, du prieuré et de toutes ses dépendances. Le prêtre, ayant pris connaissance des pièces, l'investit en effet, du tout en l'introduisant par la grande porte de l'église prieurale et en lui présentant les cordes des cloches, qu'il sonna, en présence de plusieurs témoins. Il le conduisit au prieuré, dont il le mis en possession. « Præfatus Jacobus Roberti, curatus de dicto Thilio, visis prius dictis litteris, tam apostolicis, quàm Guillelmi Macé abbatis cerviduni, judicis et commissarii,easdem cum reverentia debita executus est diligiter præfatumque Claudium de Voilles, procuratorem...,in et ad possesssionem corporalem, actualem et realem dicti prioratus de Thilio et pertinenciarum universarum ejusdem per intronisationem majoris portæ ecclesiæ prioratus et traditionem cordarum campenarum ejusdem, et pulsationem alterius earumdem per factum eorum...induxit et investit et deinde...ipsum procuratorem in possessionem corporalem...domus dicti prioratus de Thilio, jurium, fructuum, emolumentorum... per intronisationem portæ dicti prioratus similiter posuit, induxit atque investivit... »

Un acte authentique fut dressé par Jean Guéront, prêtre du diocèse d'Auxerre et notaire apostolique, en présence de Guillaume et Vincent Cheminot, de Vincent Monmenault, de Jean Reby et autres. On avertit, les personnes présentes que dès lors, tous les revenus du prieuré appartenaient à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, à laquelle ils devaient être payés aux époques et lieux convenables.

En 1469, le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire étant en guerre contre Louis XI, il ordonna le 28 mars 1469, aux habitants de la paroisse et autres retrayants, de faire nuit et jour, guet et bonne garde: « au chastel, esglise et place forte de Thil, de s'y retraire et faire les réparations pendant le temps de guerre et d'imminet péril ». Maître Delavaux, sergent du duc de Bourgogne, se rendit à Thil et à l'issue de la messe déclara les ordres de son seigneur. Les paroissiens refusèrent d'exécuter l'ordonnance, les religieux ayant démontré que de toute ancienneté, il y avait eu en ce lieu : « Un bon chastel et place forte, fort defensable et tenable envers ennemis, large et spacieuse pour retraire les corps et biens ». Ils furent contraints d'obéir[4].

La Révolution

La terre de Thil fut vendue, comme bien national à la suppression des ordres religieux

Église ancienne[modifier | modifier le code]

Dédiée à Saint-Martin, elle était bâtie au milieu d'une enceinte fortifiée, où les sujets du Prieuré, avaient droit de se retirer, avec leur butin en temps de guerre et d'imminent péril. En conséquence ils étaient tenus d'y faire guet et garde et d'entretenir à leur frais, les fortifications en bon état.

Elle était formée d'un chœur en abside, d'un transept, au-dessus duquel s'élevait une grosse tour romane, avec des baies géminées, garnies de colonnettes, et d'une nef cintrée en bois. L'intérieur du sanctuaire étaient ornés de colonnes cannelées et arquées. Les quatre arcades qui supportaient la coupole, avaient leurs retombées sur des colonnes engagées, avec chapiteaux historiés. On y remarquait les emblèmes des évangélistes, l'ange, le bœuf, le lion, l'aigle. Le portail s'ouvrait sous une riche voussure, appuyée sur des colonnes, surmontées de chapiteaux élégamment sculptés, où l'on voyait des figures de moines. En 1846, il en restait encore d'imposantes ruines qui disparurent à la fin de XIXe siècle. L'abbé Baudiau nous précise encore que les matériaux de démolition furent pour partie utilisés à la reconstruction de l'église Saint-Didier et que l'autre fut vendue pour subvenir aux dépenses de l'entreprise. Qu'une nouvelle église fut rebâtie, mais qui n'a pas la magnificence de l'ancienne[5].

Église moderne[modifier | modifier le code]

Église reconstruite aux alentours de 1850, la paroisse étant maintenant sous le vocable de Sainte-Jeanne-de-Chantal. À l'intérieur on peut y admirer deux sculptures du XIXe siècle et du XXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Yves Jeannin[6]    
Les données manquantes sont à compléter.

Curés[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 149 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
392 347 397 439 451 491 439 480 438
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
448 421 430 439 488 497 494 487 452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
452 494 463 374 364 355 312 279 266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
230 212 180 173 142 142 144 144 149
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Moulin condamné[10]
  • Le Château de Thil-sur-Arroux, bâti en 1880 recèle une statue représentant une vierge à l’enfant date du XIVe siècle et associée à une fontaine, faisant l'objet d'un culte[10].
  • Le Châtelet de Thil-sur-Arroux, Camp retranché gallo-romain.
  • Château de Souve

Dans le Hameau de Chevigny :

  • Le lieu-dit Le trou du maréchal
  • Le Château de Chevigny

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fait divers[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lion1906.com/departements/saone-et-loire/thil-sur-arroux.php
  2. Abbé Jacques Fraçois Baudiau: " Le Morvand ". 3e Edt Guénégaud, Paris 1965. t.II. p. 397.
  3. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun: Chartes N°:VI; X, XVIII.
  4. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte N°157.
  5. Abbé Jacques-François Baudiau: " Le Morvand " 3e Ed Guénégaud, Paris. 1965. t.II. p. 396.
  6. http://www.communes.com/bourgogne/saone-et-loire/thil-sur-arroux_71190/
  7. Jacques-François Baudiau: op.cit. p.396.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. a et b http://www.cc-beuvray-val-darroux.fr
  11. http://www.leparisien.fr/faits-divers/saone-et-loire-une-trentaine-de-personnes-intoxiquees-06-12-2010-1180234.php