La Grande-Verrière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Grande-Verrière
Vue générale de La Grande-Verrière et son église
Vue générale de La Grande-Verrière et son église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Saint-Léger-sous-Beuvray
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Marie-Claude Barnay
2008-2014
Code postal 71990
Code commune 71223
Démographie
Population
municipale
532 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 56″ N 4° 08′ 28″ E / 46.9655555556, 4.14111111111 ()46° 57′ 56″ Nord 4° 08′ 28″ Est / 46.9655555556, 4.14111111111 ()  
Altitude Min. 292 m – Max. 715 m
Superficie 46,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Grande-Verrière

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Grande-Verrière
Liens
Site web www.mairie-grande-verriere.fr

La Grande-Verrière est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blottie au fond d'une vallée, que dominent de toutes parts, de haute montagnes, près de la rive gauche du Méchet, que l'on franchit sur un pont à trois arches, construit en 1851. Ce village est un des plus anciens du Morvan et tire son nom des usines que l'on y remarquaient autrefois, et son surnom d'un vieux château fort qui couronnait des rochers à l'aspect curieux, connus sous le nom de Roches de Glaine. Le sol est accidenté et maigre. Il y existe une mine de plomb argentifère et une mine de fer et des indices de houilles aux Trois-Cheminées

C'est la plus grande commune du canton et renferme plusieurs hameaux. Au Nord-Ouest s'étendent de vastes et profondes forêts, lieux sauvages par excellence. Elles forment une masse compacte de plusieurs milliers d'hectares, propriétés autrefois partagées par les seigneurs de Glaine, de Roussillon, de la Tournelle, l'abbesse de l'Abbaye Saint-Andoche d'Autun, l'abbé de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, etc. Elles s'étendent sur les communes de Verrière, de Roussillon, de La Celle, d'Arleuf, de Glux et de Saint-Prix, sur : Faulin, La Ranche, La Buisseraie, Le Grand Mizieux, le Turreau, la Grande-Vente, la Grande et Petite-Chassagne, la Bretache, le Reuil, Glaine, La Grande-Goulaine...formant 1640 hectares; Verrière en possède à elle: 1119 hectares.

Les limites reconnues en 1670, sont la rivière de la Maison de Bourgogne, la fontaine de la Chazotte, celle de Montchauveau, dans laquelle était une borne séparant la Bourgogne du Nivernais; le chemin de Toulon à Château-Chinon, le hameau du Poirier au Chien, le Bois des Jours, le chemin traversant le village de Léchenault, la Fontaine Morte, le ruisseau de Bize, les fontaines du Clouzeau, de Moncelle, le passage du port des Lamberts, le ruisseau de la fontaine d'Yonne, le fossé du Mitay, l'arbre de la Révote, le ruisseau et la fontaine du Pré-Parny, le Pré de la Boiche, le Pré Monge, la planche de Crézanton, la rivière de Canche, jusqu'aux battoirs des Pierres et des Brabeaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Roussillon-en-Morvan La Celle-en-Morvan Rose des vents
Saint-Prix N Monthelon
O    La Grande-Verrière    E
S
Saint-Léger-sous-Beuvray Laizy

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • le Méchet,
  • le Bos,qui descentd à l'étang de Poissons
  • le ruisseau de la Maison de Bourgogne
  • l'Arroux, surnommée La Goulaine, depuis la rivière de Bouhin jusqu'aux roches de La Perrière.

Les hameaux[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive) Le Buisson - Champ Martin - la Mazille - Sirop, est indiqué sur la carte de Cassini (XVIIIe s.), à mi-chemin entre Crot-au-Meunier et Velleret. Un Claude de Sirop est seigneur du Crot au Meunier en 1579[1] - Sirou, écart, indiqué dans le Dictionnaire des lieux habités de Saône-et-Loire, à la Grande-Verrière en 1892 - l'Oche à la Maison - le Poirier au Chien - Léchenault - Méchet -

Archéologie[modifier | modifier le code]

L'Abbé Baudiau nous dit que des médailles romaines furent découvertes à proximité du Château de Glaine dont de Balbin[2]. Monsieur Roland Niaux, nous indique que des fouilles furent réalisées à la Villa des Buissons, pendant l'hiver de 1847, sous la direction de Mr Desplaces de Charmasse. Y furent trouvées des mosaïques, morceaux de marbres précieux, du verre de couleur. Cette riche villa gallo-romaine est située sur le bord d'une voie secondaire antique, délimitant les communes et reliant la voie Autun-Bibracte à hauteur du hameau de Méchet. On trouve tout le long de cette voie de nombreux vestiges de cette époque gallo-romaine: au Champ Marin, les vestiges d'une villa gallo-romaine, une autre à la Mazille, à Saint-Léger-sous-Beuvray, La Chazotte, Montmoret, Les Monas et les carrières de la Roche-au-Loup, les Fosses (près des Dués) et de Brunesois[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois: Verrières-sous-Glaine, (Vitriaria villa, Vitriarix, Verrerix, Ecclesiam Verreria), cette paroisse qui dépendait de l'archiprêtré d'Autun, avant la Révolution, remonte au moins au IXe siècle. Charles-le-Chauve, à la prière de Boson, maire du palais, l'a donna en 877, à la ville de Verrières. Au temps de la féodalité, le village de Verrières était le siège d'une puissante châtellenie, dont le ressort s'étendait, sur toute la paroisse et sur celles de Saint-Léger-sous-Beuvray, de Saint-Prix, de Glux, de La Comelle, d'Etang, de Laisy, pour les parties situées en deçà de l'Arroux. Haute, moyenne et basse justice s'exerçait au chef-lieu par un châtelain, un procureur du roi, ou un greffier, jugeant sur toutes sortes de causes, même de mutilations ou de mort, sauf appel.Personne à l'exception des vassaux, qui en avaient reçu pouvoir et permission ne pouvait chasser dans les forêts du seigneur, sous peine de se voir affliger une amende arbitraire. De même pour la pêche. Il lui était dû un péage sur les chemins à Leschenault, à la Croix-de-Rebourg, à Montchaumey, aux Chaizes, à Verrières, à Saint-Léger-sous-Beuvray, à La Comelle, ainsi qu'à La Fontaine-de-la-Mer, ou Chazelles; des droits sur les animaux amenés aux deux foires de Verrières et celle de Saint-Léger.; le droit d'indire dans les quatre cas ordinaires, de banvin pendant le mois d'août. Interdiction était faite aux justiciablesde s'assembler au son de la cloche et de jeter des impôts sur eux mêmes, sans la permission du seigneur sous peine d'amende arbitraire, tout comme de tuer, abattre aucune bête pour la boucherie, sans qu'elle fût visitée au préalable, par les officiers du seigneur; la langue lui était due, à peine de 65 sous pour les contrevenants. Le Château de cette antique seigneurie occupait la pointe des rochers qui s'élèvent à l'Ouest de Verrières.

En 1328, Guillaume de Montholon, fait aveu et denombrement à l'abbé de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, pour différentes possessions à Sommant, Verrières, Reclesne et Tavernay

Foires et marchés

Deux foires se tenaient à Verrières, l’une dite de Sainte-Claire, le 10 février et l'autre à la Saint-Marc le 26 avril, avec louage de domestiques la veille. Aujourd'hui, une grande brocante et marché artisanal a lieu le 1 et 2 août, place de la mairie.

Histoire contemporaine

Église[modifier | modifier le code]

Dédiée à Saint-Martin, cette chapelle était autrefois la propriété de l'Archiprêtré d'Autun et fut remise à l'abbé Badillon, de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun à la demande de Boson, maire du palais, par Charles-le-Chauve, en 877. Acte confirmé par le roi Raoul, en 924 et par la Bulle du pape, Alexandre III, réfugié en France en avril 1164: " Ecclesiam Verreria. "[4] Elle est aujourd'hui église paroissiale. Le , Anselle de Pommare, ou Anselin de Pomard, évêque d'Autun donne la collation de la cure au chapitre de sa cathédrale en augmentation des distributions qui se faisaient pour l'assistance au chœur.

l'Eglise, romane, entourée du cimetière, est un édifice de deux époques, assez quelconque. La nef à un clocher à tour carrée, bâtie sur le portail de l'ouest sont du XIIe siècle, le chœur fut reconstruit au XVe siècle, est flanqué de deux petites chapelles, dont l'une fut élevée en 1584, par Jean de Chaulmoy, notaire et tabellion royal, auquel le curé Pierre Bailly et les paroissiens permirent:de rompre et pertuiser la muraille du chanseault, du côté de la maison de Jehan Garnier, notaire et praticien d'Autun, pour en former, l'ouverture. Le pieux notaire y fonda en même temps, le vendredi de chaque semaine, sans pouvoir changer le jour, une messe perpétuelle, au moyen d'une rente de deux écus, payable à la Saint-Jean-Baptiste et l'autre à Noël. L'autre au Sud, fut bâtie par la famille de Lagoutte. Sur la paroi du mur septentrional du chœur, on lisait une inscription en caractères gothique rappelant une fondation.

Il existait à la Grande-Verrière, un droit singulier, connu sous le nom de dîme de la marguillerie, que Sébastien de Lagoutte et Jeanne de Chevigny, son épouse, affermèrent, comme leur appartenant de temps immémorial, en 1708 à Jean Quinton, laboureur à Chemardin, pour une durée d'un an, moyennant, vingt neuf mesures de seigle, à la mesure de Glaine,c'est-à-dire quarante deux livres, rendues en leur maison de Verrières à la Saint-Martin. Cette église trop petite fut démolie et remplacée au même endroit, par une autre plus grande de style néo-gothique, en 1866-1868. Elle fut consacrée le . Le , eut lieu l'inauguration du nouveau clocher[5]. En face un vieux et beau Calvaire en granit, sûrement celui de l'ancien cimetière qui entourait l'ancienne l'église.

Dans le cimetière qui entourait l'église, se trouvait une tombe sculptée en demi-relief,du XIIIe siècle représentant un personnage qui était connu sous le nom de le Golmis,(de Gorris)? et que l'on disait provenir de la Chapelle de Glenne[6].

Trésor de l'église
  • Saint-Marguerite, foulant le dragon, statue en pierre du XVe siècle[7].
  • Saint-Claude, évêque, statue en pierre, œuvre du sculpteur espagnol Jean de la Huerta,(1413-1462.?) offerte par Mme Lagoutte en 1966 au Musée Rolin (M.S.E,LI, p.147).

Il y avait jadis à Verrière, une chapelle rurale de Saint-Hilaire, située à six cent mètres à l'Est du Bourg au lieu-dit: La poêle Saint-Hilaire et l'autre de Sainte-Croix, dans le bois près du Château de Glaine, le peuple y allait en grande dévotion, (la fontaine et la chapelle Ste Croix faisaient encore au XIXe siècle l'objet de la dévotion des villageois des environs.

Liste des Curés[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Jehan Goltdot et son neveu Chambellan, prêtre de l'église d'Autun
  • Bailly, 1584
  • Parise, 1664
  • Laffon, 1668
  • Bailly, 1677
  • de Marcenay, 1681
  • Pidey, 1696
  • Rolet, 1705
  • Bouclard, 1708
  • Valletat, 1710
  • Brosssard, 1736
  • Patin, 1755
  • Boucheret, 1791

École[modifier | modifier le code]

  • Jolie maison d'école bâtie en 1862

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Marie-Claude Barnay    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 532 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
953 1 177 1 169 1 227 1 289 1 622 1 805 1 806 1 779
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 783 1 828 1 800 1 887 1 927 1 952 1 991 1 997 1 996
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 963 1 842 1 788 1 404 1 286 1 268 1 175 989 834
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
778 698 615 563 582 570 545 541 532
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hugues de Ternan, chevalier qui donne une vigne au Val Bertrand près Verrière à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jacques-François Baudiau: " Le Morvand ", 3 vol, Paris réédition 1965 Guénégaud, t. II., p. 398-418.
  • Collectif: " Atlas des Châteaux forts en France", Ed: Publitotal, Strasbourg, 1988, 385 p. - p 680.
  • Françoise Vignier & Yvan Christ: " Le Guide des Châteaux de France: Saône-et-Loire ",Ed: Hermé, 1985, 190 p. - p. 88.
  • Roland Niaux: " La Grande Verrière ", Ed: Viviane Niaux (site internet)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. V. Gueneau, Société Nivernaise des sciences, 2e série,t.VII, 1876-p.229-230
  2. Abbé, Jacques-François Baudiau:Le Morvand, t.II, p. 402(notes)
  3. « Roland Niaux:La Grande Verrière »
  4. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun: Charte n°18.
  5. J.F.Baudiau: op.cit, tome II, p 401.
  6. L'Eduen, n°25 du 18 juin 1843
  7. Denis Grivot: " La Légende dorée d'Autun, Châlons... ", Ed: Lescuyer à Lyon, 1974, 517 p. - P. 421 b)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. « Notice no PA00135237 », base Mérimée, ministère français de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :