Larochemillay

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Larochemillay
Larochemillay haut au-dessus de la petite rivière la Roche
Larochemillay haut au-dessus de la petite rivière la Roche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon(Ville)
Canton Luzy
Intercommunalité Communauté de communes entre l'Alène et La Roche
Maire
Mandat
Nathalie Michon
2014-2020
Code postal 58370
Code commune 58140
Démographie
Gentilé Millirupétiens, Millirupétiennes
Population
municipale
287 hab. (2011)
Densité 7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 41″ N 4° 00′ 10″ E / 46.8780555556, 4.0027777777846° 52′ 41″ Nord 4° 00′ 10″ Est / 46.8780555556, 4.00277777778  
Altitude Min. 282 m – Max. 780 m
Superficie 41,15 km2
Localisation

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Larochemillay est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Millirupétiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Larochemillay se trouve à 15 km au nord de Luzy

Situation et site[modifier | modifier le code]

Larochemillay se situe dans le Morvan, au pied du Mont Beuvray dans le sud-est du département. La commune est située à 24 kilomètres au sud-ouest d'Autun.

La commune est très vaste ; située sur le flanc sud-ouest du mont Beuvray, le village est en situation perchée, dominant la vallée de la Séglise, dite encore ruisseau de la Roche, mais son site forme toutefois paradoxalement une petite cuvette par rapport au site encore plus perché du château éponyme. Les bois sont dominants dans la totalité du finage communal (forêt de Chatillon, etc..). «  Les châtaigniers séculaires situés sur la pente du Beuvray sont magnifiques » écrit Gustave Heuzé en 1872[1].

Article détaillé : Mont Beuvray.

Le bourg se trouve à 399 mètres d'altitude et la commune fait partie du Parc naturel régional du Morvan. Le site accidenté explique que la commune connaît périodiquement des inondations et des coulées de boues, par exemple les 16 et 17 mai 1988, du 19 au 21 février 1999 et du 25 au 29 décembre 1999[2].

Communes limitrophes de Larochemillay
Villapourçon Glux-en-Glenne
Morvan, mont Beuvray
Saint-Léger-sous-Beuvray
(Saône-et-Loire)
Larochemillay Poil
Chiddes Millay

Le mont Touleur (mont Thouleur)[modifier | modifier le code]

Le mont Touleur, qui culmine à 582 mètres d'altitude, situé à environ 1 km à l'ouest de Larochemillay et à 6 km au sud-ouest du mont Beuvray, domine la vallée du ruisseau de la Roche d'environ 270 mètres et est entièrement boisé. Son sommet a été arasé pour la construction d'une forteresse de 21 mètres de long sur 13 mètres de large dont il ne subsiste que peu de choses, la base de quelques murs de 1,80 mètres d'épaisseur, les traces d'une tour circulaire et une dépression qui était probablement une citerne ; il s'agit d'un oppidum éduen qui commandait l'un des accès à Bibracte, transformé ensuite en camp romain, qui aurait été détruit probablement en 1474 lors des troubles postérieurs à la Guerre de Cent Ans[3].

Article détaillé : Mont Touleur.

Géologie[modifier | modifier le code]

La région de Larochemillay est formée principalement de porphyre rouge avec nombreux filons de quartz ; des affleurements de granite existent également, ainsi que des gisements de minerai de fer[4], qui ont été exploités, le "Grand dictionnaire universel du XIXe siècle" de Pierre Larousse évoque la présence de mines de fer « à Villapourçon et Laroche-Millay »[5].

Le bourg et les hameaux[modifier | modifier le code]

Un temps chef-lieu de canton, mais ayant perdu cette fonction au profit de Luzy, mieux placé par rapport aux axes de transports modernes et à plus basse altitude, le bourg de Larochemillay a conservé, autour d'une grande place centrale où se tenait le marché (il s'y tint un marché par semaine et sept foires par an jusqu'à la Révolution française), des traces de son importance commerciale et administrative passée (ce fut le siège d'un bailliage dont le ressort s'étendait dans tout le sud du Morvan). Le bourg a conservé des ruelles tortueuses, des maisons bourgeoises datant du XVe siècle au XVIIIe siècle, en particulier la maison Couveau, à contreforts et ouvertures avec linteaux à accolades[3].

Le hameau de Bois-du-Montceau avait 120 habitants vers 1840[6]. Le hameau de Lavaut avait 285 habitants en 1890 et deux écoles publiques (garçons et filles) ; celui de Mesles avait 66 habitants à la même date et celui de Monjouan 69 habitants[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement Rupes Militis (Rocher des militaires ou la Roche du soldat), la commune fut nommée "Laroche" en 1793 (brièvement "Rocher-Montagne" pendant la Terreur), puis "La-Roche-Millay" en 1801 avant devenir définitivement Larochemillay. Ce fut longtemps un pont stratégique entre le mont Touleur et le mont Beuvray.

Les origines paroissiales[modifier | modifier le code]

La paroisse est très ancienne, faisant partie de l'évêché d'Autun (la paroisse ne fut rattachée à l'évêché de Nevers que lors du rétablissement de celui-ci en 1817) et de l'archiprêtré de Luzy, mais ne comprenait jadis guère que le chef-lieu et les hameaux de Couveau, Vanoise et Le Verne. Hugues de Ternant, chevalier, légua en 1240 cinq sous à l'église Saint-Pierre de la Roche-de-Milay. Selon Jacques-François Baudiau, « l'église, bâtie ans le centre du bourg, est peu digne de sa destination. Elle se compose d'un chœur, flanqué de deux chapelles et d'une nef. Le curé, François Maudiot, y fit établir en 1628 par le ministère du père Melchior de Vienne, prédicateur capucin, une confrérie du Saint-Scapulaire »[8].

Une motte féodale dénommée Château d'Auvergne, siège de l'antique seigneurie de Champrobert, est encore partiellement visible, même si le site a été entamé par les carrières de marbre situées à proximité.

Une région longtemps restée isolée, aux transports difficiles[modifier | modifier le code]

La vallée du ruisseau de Malvaux, comme son nom même l'indique, est étroite, encaissée, froide car elle voit peu le soleil. Le chemin de construction gauloise probablement, a été par endroits taillé dans la roche. Saint Martin faillit y perdre la vie, si l'on en croit la légende, poursuivi par des paysans païens en colère, du côté du Pas-de-l'Âne. Il ne dut son salut qu'à la vigueur de sa monture qui lui permis de franchir la vallée d'un seul bond, d'où les Pas de saint Maurice (ce dernier ayant été confondu par la suite avec saint Martin).

Article détaillé : Chiddes (Nièvre).

« En gravissant le Beuvray, du côté de Larochemillay, on encontre un rocher à pic surplombant de quinze pieds la vallée,(...) c'est la Roche du Pas-de-l'Âne !.. Une empreinte creusée dans la pierre offre, en effet, l'image grossière du pied de cet animal. Saint Martin, poursuivi par les païens, non loin d'une des pierres consacrées au druidisme, pour échapper au danger, fit franchir une vallée profonde à son humble monture, qui alla s'abattre sur la Roche du Pas-de-l'Âne, où son pied est resté empreint. La vallée ainsi franchie a conservé un nom en rapport avec cet évènement : elle s'appelle le Malvaux, la Mauvaise-Vallée[9]. »

Les clochers de Malvaux sont des roches quasi verticales qui dominent la vallée du ruisseau du même nom, leur verticalité provenant du fait qu'il s'agit là d'anciennes carrières.

Le prieuré de Vanoise[modifier | modifier le code]

Situé sur le territoire de la paroisse de Larochemillay, le Prieuré Notre-Dame de Vanoise, fondé au XIe siècle par Hugues de la Roche, de l'ordre de l'abbaye bénédictine de Cluny dépendait du Prieuré Notre-Dame de La Charité-sur-Loire[10]. Consacré à la Vierge Marie, son culte y fut longtemps très populaire.

L'ancienne paroisse de Saint-Gengoux et l'annexion temporaire de Poil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Poil (Nièvre).

Larochemillay absorba l'ancienne paroisse de Saint-Gengoux (ou Saint-Guengoult) entre 1790 et 1794, puis Poil, pourtant érigé en commune en 1790, entre 1795 et 1800 (par décision du président du district de Moulins-Engilbert), avant de céder cette dernière en 1860 (décret impérial du 9 mai 1860)[11]. Saint-Guengoux, situé à 1 kilomètre au sud-ouest du bourg de Larochemillay, a conservé son ancienne église paroissiale devenue chapelle Saint-Gengoult, de style roman et datant du XIIe siècle. Elle est inscrite à l'Inventaire des monuments historiques par l'arrêté du 11 septembre 1998. La chapelle présente des pilastres cannelés avec chapiteaux à décor végétal (modeste imitation de la cathédrale Saint-Lazare d'Autun). ce fut une chapelle de pèlerinage pour les paysans morvandiaux, car saint Guengoult était invoqué pour les affections des yeux et des jambes et pour la protection du bétail.

Article détaillé : saint Guengoult.

C'est dans ce hameau que la légende place l'histoire de la fontaine où l'épouse adultère et enceinte de saint Guengoult aurait juré à tort de sa fidélité, perdant instantanément son bras, d'où le quatrain :

« Mesdames, que ceci vous apprenne
Quand vous trahirez vot'serment
A ne pas mettre vot'bras dans la fontaine
De Saint-Gengoux-en-Morvan »[12]

Traditionnellement, chaque 11 mai, la fête de saint Gengoux attirait près de la fontaine vénérée de nombreux pèlerins venus demander à Dieu, par l'intercession du saint, de protéger les moutons contre la clavelée (variole ovine) ou les mauvais sorts. Le curé de Larochemillay venait dire une messe solennelle dans la chapelle, «  engrangeant pieusement les toisons, l'avoine, l'orge, les œuvres, les étoupes et autres offrandes que ne manquent pas de lui apporter les pèlerins qui les déposent sur l'autel, pour les remettre à Dieu bien entendu »[13].

La chapelle Saint-Gengoult sert de chapelle funéraire à la famille de Rivière dont le château, construit au XVIIIe siècle d'après Baudiau et Soultrait, est à proximité.

Le château de La-Roche-Millay (Larochemillay)[modifier | modifier le code]

Un premier château aurait été détruit en 762, peut-être dans le cadre des combats opposant Waïfre, duc d'Aquitaine, à Pépin le Bref, roi des Francs[14]. Le château féodal fut le siège d'une des premières baronnies du Nivernais. Implanté sur la presqu'île de confluence de la rivière de la Roche (ou Séglise) et du ruisseau de l'étang des Marauds, en situation perchée à l'emplacement d'un ancien oppidum romain, il était au XIIe siècle le siège du pouvoir féodal le plus important du Nivernais. Le bourg s'est développé en situation également perchée, au pied de la forteresse et sous sa protection. La plus ancienne personne connue comme seigneur de Laroche-Millay est une femme de la « maison de Glane » qui épouse vers 1180 Jean, sire de Châtillon-en-Bazois[15]. En 1253, leur petit-fils, Jean de la Roche-Millay, sire de Châtillon, organise un audacieux coup de main à Autun cum armis et equitaturis ("avec armes et chevaux") pour soustraire à la justice ecclésiastique Guy de la Perrière et d'autres seigneurs de ses amis détenus pour quelques méfaits dans la prison du chapitre[16]. Il fut condamné à rendre ses prisonniers et à suivre en chemise, avec cinq de ses complices, une procession dans les églises de Lyon, Autun, Langres, Mâcon et Chalon[17]. En 1381, la seigneurie et le château sont propriété de Guillaume de Mello, époux d'une héritière de la famille de Châtillon. Le vieux château médiéval brûla en 1412 ; il en subsiste deux tours circulaires et des murs de remparts[18].

Mouvante ( = dépendante) du duché du Nivernais, « la terre de La Roche-Milay se composait à la fin de l'Ancien Régime de quatre domaines, de treize forêts, dont les principales étaient celles de Châtillon, de La Grande-Gabrielle, de La Gravelle, de Touleurs, ..., et de dix-neuf étangs, pouvant nourrir onze mille poissons. Les rentes produisaient, année commune, mille dix livres, et les lods et ventes autant. La plupart des titres furent brûlés en 1792 »[19]. Elle comptait dans la dépendance de son donjon trente-trois seigneuries en toute justice (haute justice, moyenne justice, basse justice) et plus de cinquante avec les moyennes et basses seulement[20]. René de Rousselé en 1642, fils de René de Rousselé et de Marguerite de Montmorency, est qualifié du titre de « baron de La Roche-Millay »[21]. Louis XIV conféra le titre de comte à la fin du XVIIe siècle à son descendant Joseph-René de Rousselle (ou de Rousselé), colonel d'un régiment d'infanterie et aide de camp des armées du roi[22].

Le château de Larochemillay (travaux de restauration en cours en 2011 à la suite de l'incendie survenu en 2008)

Le château actuel fut construit à partir de 1720 par le Maréchal de Villars qui avait acheté la seigneurie à un des fils du connétable de Montmorency. « Sur ce rocher sauvage, et sans dédaigner les assises romantiques du donjon écroulé, l'ingénieur (...) a construit un édifice vraiment noble par sa grandeur, par sa simplicité et par la juste harmonie de ses proportions »[23]. Il comprend un grand corps de logis à mansardes, flanqué de deux pavillons rectangulaires. Le comte François de La Ferté-Meun achète la seigneurie pour la somme de 130 000 livres le 15 avril 1736 et fait achever les travaux de construction du château par l'architecte Michel-Ange Caristie[24]. En 1760, le comte de La Roche-Millay est Jacques-Louis de La Ferté-Meun, seigneur de Solière et de Cuzy[25]

Les familles de Noailles (par mariage, à partir de 1851) puis de Montesquiou-Fezensac, furent par la suite les propriétaires successifs du château[26].

La Roche (rivière), Saint-Gengoult (village) et le Mont Touleur (site antique et médiéval)

Les décors intérieurs du château datent du XVIIIe siècle, mais furent remaniés au XIXe siècle. Détruit partiellement (partie est) par un incendie le 18 décembre 2008, le château est en cours de restauration en 2011. Le château est inscrit à l'Inventaire des monuments historiques par l'arrêté du 15 mars 2002 et le site est inscrit par l'arrêté du 26 avril 1965[18].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1835, Larochemillay disposait déjà d'un bureau de poste[27].

En septembre 1841, une épidémie de diphtérie commence dans la commune de Larochemillay (un mort) et gagne les communes de Millay (18 morts), Poil (23 morts), Saint-Didier-sur-Arroux (29 morts), Thil-sur-Arroux (14 morts), Étang ( 5 morts) Charbonnat (3 morts), etc[28].

Vers 1845, six foires annuelles se tiennent à Larochemillay les 3 février, 1er lundi de mars, 7 mai, lundi après le dimanche de la Trinité, lundi après le 8 septembre et le 29 décembre[29].

Au milieu du XIXe siècle, le gisement de minerai de fer, à cheval sur les communes de Villapourçon, Chiddes et Larochemillay, exploité par la "Compagnie du Creusot", produit 90 tonnes de minerai en 1852 et 935 tonnes en 1853[30]. En 1858, après plusieurs refus antérieurs, le Conseil général de la Nièvre vote la création de la commune de Poil, et adopte en 1859 après maintes polémiques, le tracé de la limite communale entre Larochemillay et la nouvelle commune[31]. Cette création devient officielle par le décret du 9 mai 1860.

La construction d'une "maison d'école" pour les garçons est décidée en 1881 (mais une école existait déjà antérieurement, par exemple en 1849, l'instituteur se nomme Lamethery)[32].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le désenclavement et la modernité[modifier | modifier le code]

Larochemillay n'a jamais été desservi par le chemin de fer, mais en mars 1930, un "service par voiture automobile", puis par autobus est mis en place pour desservir la commune à destination de la gare PLM de Millay, distante de 6 km[33]. Ce service, assuré jusqu'en 1939 par M. Gauthey (et momentanément par Georges Toutain entre 1933 et 1935), est repris à cette date par Jean Courault, de Millay[34].

À partir de 1937, le "syndicat de Luzy-Larochemillay" commence les travaux de construction des travaux d'adduction d'un réseau d'eau potable[35].

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Larochemillay porte les noms de 110 personnes mortes pour la France pendant les guerres du XXe siècle dont 95 pendant la Première Guerre mondiale et 15 pendant la Seconde Guerre mondiale[36].

Le « Maquis Louis » et le camp des Fraichots (Fréchots) pendant la seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 22 décembre 1943, le capitaine Paul Sarrette, engagé volontaire en 1939, du SOE (Special Operations Executive britannique), section "F", ayant le pseudonyme "Louis", est largué sur la Nièvre. La mise en place du maquis et son développement opérationnel, sous la direction conjointe du capitaine Paul Sarrette et de K.Y.M. Mackenzie, dit "Baptiste", de nationalité anglaise et spécialiste des transmissions radios, deviennent effectifs après le débarquement de Normandie en juin 1944 dans les bois situés au nord-ouest de Larochemillay,au lieu-dit "Les Fraichots".

Le 22 juin 1944, le "camp des Fraichots" est constitué avec un effectif de 43 hommes dont plusieurs officiers de l'armée britannique, rodés à la subversion et qui avaient déjà effectué d'autres missions en France antérieurement. Un camp d'entrainement des volontaires se situe à la ferme de "Tillot", les aires de parachutages étant sur des sites appropriés des environs, notamment aux "Carruzes" sur la commune de Chiddes. De nombreux parachutages dotent les maquisards en armes, munitions, médicaments et argent pendant que l'effectif ne cesse de s'accroître. Selon un rapport du bureau FFI de la 7e région militaire, « fin mai 1944, Sarrette et Mackenzie, son adjoint, disposaient d'une force de 1 300 maquisards dont 250 gendarmes qui avaient rejoint ce maquis sur ordre du général Durand ». Le maquis comprenait aussi de nombreux jeunes qui avaient refusé la réquisition du Service du travail obligatoire (STO).

Le "Musée de la Résistance" à Saint-Honoré-les-Bains illustre le "maquis Louis"

Ce maquis était membre du réseau "Libération-Nord", sous les ordres du colonel Roche, alias "Moreau". Les hommes étaient répartis en compagnies de 150 hommes, commandées par des officiers d'active ou de réserve. L'encadrement subalterne était formé d'hommes promus sur place et la discipline était rigoureuse (les hommes étaient réveillés à 7 heures, faisaient de l'éducation physique jusqu'à 8 heures, disposaient ensuite d'une heure pour déjeuner et faire leur toilette, etc..). Les hommes logeaient dans les maisons du hameau (maison Georges Perraudin, maison Denys, maison Laudet, maison Lagandré, etc.), dans des baraquements (les baraques du Chantier de jeunesse de Larochemillay furent démontées et réutilisées par les maquisards[37]) et dans des tentes (on utilisait les toiles des parachutes). Le poste de commandement était une simple cabane en bois, de trois à quatre mètres sur cinq. La surveillance du camp était assurée en permanence par des guetteurs armés postés en bordure des deux chemins d'accès au camp. Les moyens de transport automobile (des tractions avant de marque Citroën et même un autocar fonctionnant au gazogène) étaient suffisants pour déplacer 4 compagnies à la fois et un groupe d'artillerie était équipé de mortiers lourds. La protection périphérique du maquis était assurée par 14 groupes de villageois composés chacun de 14 hommes armés de fusils-mitrailleurs, mitraillettes et fusils. Le service sanitaire comprenait un service ambulant qui suivait les compagnies lors des actions de guerre et une infirmerie au camp, avec un médecin civil. Une clinique était installée clandestinement au château de Champlevrier à Chiddes et deux chirurgiens (M. et Mme Sautter), un médecin et des infirmiers professionnels y travaillaient. Quelques femmes faisaient partie des maquisards, jouant surtout des rôles d'agent de liaison ou de renseignement. L'une d'elles, la receveuse des PTT de Luzy prévint opportunément des mouvements de la Wehrmacht ... grâce à une ligne téléphonique directe et secrète qui la reliait au maquis. D'autres compagnies dépendant du maquis Louis étaient cachées dans des sites du voisinage (L'Haut de L'Arche, Soret-Tillot, Les Grands Bois)[38].

Le mois d'août 1944 voit les opérations militaires se multiplier. L'avance alliée, en effet, se déploie vers l'est de la France pendant que la première armée française de De Lattre de Tassigny remonte la vallée du Rhône. Les Allemands voulant échapper au débordement sont contraints de passer dans la zone du Morvan pour regagner l'Allemagne, empruntant la RN 478 pour échapper à la tenaille des troupes alliées. Les maquisards des Fraichots multiplient les embuscades, les sabotages, les attaques et contre-attaques et assurent un radio-guidage pour les attaques aériennes de la R.A.F. et les parachutages. Le 31 août 1944, deux officiers britanniques sont largués pour coordonner les opérations.

Malheureusement le capitaine “Louis”, Paul Sarrette, et six de ses compagnons sont tués accidentellement (explosion d'un mortier mal chargé) au cours d'un exercice militaire le 5 septembre 1944 (un monument commémoratif se trouve à proximité de l'accident sur la D 227, au carrefour de la route des Carruzes, sur le territoire de la commune de Chiddes). "Baptiste" succède à "Louis" à la tête du maquis. Ils ne verront pas la libération de Luzy le 10 septembre 1944 qui marque la fin des activités militaires du maquis[39].

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Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 287 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
705 1 480 1 457 1 640 1 796 2 039 2 203 2 211 2 215
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 188 1 322 1 395 1 347 1 502 1 608 1 656 1 640 1 637
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 720 1 754 1 718 1 315 1 126 1 080 970 862 666
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
640 558 516 417 337 287 294 297 285
2011 - - - - - - - -
287 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2004[41].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire : La modification à plusieurs reprises des limites communales complique la lecture de l'évolution démographique de Larochemillay : l'annexion de Saint-Gengoult vers 1792 (mais sa population a été incluse dans celle de Larochemillay lors du recensement de 1793) et celle de Poil avant 1800 expliquent la forte différence entre la population de 1793 et celle de 1800 (Poil avait 858 habitants en 1793) ; de même la recréation de la commune de Poil en 1860 explique l'apparent déclin brutal subi entre les recensements de 1856 et 1861, Poil comptabilisant 806 habitants lors du recensement de 1861.

Larochemillay a connu, depuis que les recensements existent, un très fort déclin démographique. Si l'on inclut Poil, l'ensemble formé par "Larochemillay + Poil" est passé de 1563 habitants en 1793 à 452 habitants en 2006, soit une perte de 1111 personnes en 213 ans ( - 71,1 %). Si l'on considère les seuls chiffres concernant la commune de Larochemillay (Poil exclu), le déclin est également spectaculaire, la commune passant de 705 habitants en 1793 à 293 en 2007, soit une perte de 412 habitants en 214 ans ( - 58,4 %).

Larochemillay (Poil inclus) a gagné des habitants pendant la majeure partie du XIXe siècle, parvenant à son maximum démographique en 1886 avec 2 634 habitants (1656 habitants pour Larochemillay et 978 pour Poil à cette date). Depuis, et pendant tout le XXe siècle en particulier, le déclin démographique a été continu et spectaculaire, Larochemillay (Poil exclu) perdant 1369 habitants entre 1886 et 1999 ( - 82,7 % en 113 ans), l'année 1999 étant celle du minimum démographique. La première décennie du XXIe siècle montre en effet une stabilisation démographique avec même un léger gain de 6 habitants entre 1999 et 2007.

Ce déclin démographique s'explique par un important exode rural lié aux conditions naturelles difficiles (isolement, altitude, pentes, climat) qui s'est poursuivi jusqu'à la fin du XXe siècle, le solde migratoire étant alors constamment négatif (par exemple - 1,9 % l'an entre 1975 et 1982). Comme cet exode était et est encore surtout le fait de jeunes adultes, cela entraîne un vieillissement démographique important de la population communale : en 2007, les 65 ans et plus forment 34,9 % de la population totale alors que les 0 à 19 ans n'en formaient que 13,7 %. Il s'ensuit un déficit naturel important (entre 1999 et 2008, Larochemillay a comptabilisé en 9 ans 44 décès pour seulement 11 naissances, à peine plus d'une par an en moyenne. Le solde naturel a été en moyenne de - 1,3 % l'an entre 1999 et 2007. La première décennie du XXIe siècle enregistre toutefois un léger retournement avec un solde migratoire positif pour la première fois depuis des décennies ( + 1,5 % l'an entre 1999 et 2007),mais cette immigration est essentiellement le fait de retraités, parfois d'origine étrangère, de nombreux Hollandais en particulier venant s'installer dans la commune. La densité de la population est désormais très faible, autour de 7 habitants par km²[42].

Larochemillay enregistre une diminution spectaculaire du nombre de ses résidences principales passées de 188 en 1968 à 145 en 2007 ( - 43 en 39 ans), cela au profit des résidences secondaires dont le nombre est passé pendant la même période de 54 à 139 ( + 85 en 39 ans), leur nombre égalant presque désormais celui des résidences principales. L'habitat est essentiellement pavillonnaire (96,2 % du total des logements en 2006) et ancien (114 logements (81,6 % du total) sont antérieurs à 1949, 11 seulement postérieurs à 1990[43].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Baillis[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1427 - Jean Letors
  • 1438 - Hugues de Druy
  • 1570 - Jean de Merans
  • 1624 - Jean Dubosc
  • 16.. - Guy Coquille (Bailli)
  • 1672 - Gilbert Enfer
  • 1690 - Zacharie Caillery
  • 1700 - Jean Geoffroy
  • 1703 - Joseph-René Dubosc
  • 1724 - François Dubosc

Curés[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1552 - Jean Bailezy
  • 1625 - François Mandiot
  • 1687 - Jean-Baptiste Berger qui exerça son ministère jusqu'en 1719 année de sa mort. Il fut aussi prieur de Vanoise[44].
  • 1703 - Jean de Méru
  • 1727 - Léonard Rigogogne, mauvais prêtre, qui s'empara de sa propre autorité de la paroisse y conférant les sacrements dans la juridiction. Il fallut y envoyer successivement deux prêtres pour essayer sans succès de le déloger. C'est avec un procès et au bout de deux ans qu'il fut expulsé. Il est décrit comme violent, ivrogne, impudique, blasphémant contre Dieu et les Saints
  • 1734 - Léonard Tannier
  • 1769 - Joseph Alexandre, assista à l'Assemblée préparatoire des États Généraux à Nevers en 1787
  • 1789 - Nicolas Gauthier, intrus, livra ses lettres de prêtrise, qui furent brûlées à Moulins-Engilbert
  • 1830 - Vacher, en 1793
  • N - D - Bonnamour
  • N - D - Chantret
  • N - D - Pannetier

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Nathalie Michon   Agricultrice
mars 2001 mars 2008 Michel Berthier    
mars 1989 mars 2001 Jean Martin (Maire Honoraire)   Agriculteur retraité
novembre 1977 mars 1989 Michel Jeannerod    
1971 novembre 1977 Fernand Dubuc    
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1971 Joseph Rollot   Artisan sabotier
1935 1945 Jean Ducreux    
avant 1849 après 1858 Charles Martin    

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Champ Robert, une zone industrielle millénaire[modifier | modifier le code]

Champ Robert est le hameau le plus occidental de la commune, s'étirant joliment sur la courbe de niveau des 500mètres, il domine la vallée de Montjouan, face au mont Touleur qui le sépare de Larochemillay. Autrefois au carrefour de plusieurs routes conduisant à Larochemillay, Chiddes, Saint-Honoré-les-Bains et Villapourçon, il fut dédaigné par le nouveau tracé de la D227 dont il n'est plus qu'un appendice.

Champ Robert fut depuis les temps les plus anciens une zone d'extraction du minerai de fer[45]. De nombreuses traces d'excavations à ciel ouvert sont encore visibles dans les environs. Deux entrées de galeries étaient connues dans les années cinquante, aujourd'hui effondrées. Une carrière de marbre a été exploitée à différentes époques depuis la présence romaine jusqu'au XXe siècle, dans les années 1960, au lieu dit “La Marbrière”[46]. L'activité minière fit naître à la fin du XIXe siècle le projet, vite abandonné, d'une desserte ferroviaire sans doute à l'origine de la légende de la gare de Larochemillay.

En surplomb de La Marbrière, les vestiges d'un petit château dit “l'Ouche du château”[47] sont encore visibles qui aurait été le fief d'une seigneurerie selon l'abbé Baudiau[48]. Champ Robert ne compte plus que six habitants permanents alors qu'au début du siècle dernier[Quand ?] on en recensait dix fois plus. Les résidents secondaires, en été, portent l'effectif du hameau à une vingtaine d'habitants. Champ Robert, selon Baudiau, viendrait du latin Campus Roberti. Étymologie contestable car le nom se prononce en patois San Rôbé (é bref), et non San Rôbér (é appuyé)[49] , qui se traduirait plutôt par Le champ volé (dérobé).

Une association dénommée “Touleur” créée par les résidents permanents et secondaires s'emploie activement à maintenir le patrimoine local. Champ Robert, aujourd'hui, est devenu le lieu bucolique de paisibles troupeaux de charolais, des jonquilles et des châtaignes.

Les Fraichots, base du maquis Louis[modifier | modifier le code]

La stèle commémorative du Maquis Louis aux Fraichots

Sur la D192, 3 km au nord-ouest de Larochemillay près du Bouchet, une petite stèle évoque l'épopée du maquis Louis dont la base était située dans l'ancien village des Fraichots, aujourd'hui disparu, à quelques centaines de mètres de là (prendre le chemin de terre à gauche de la stèle). Un autre édifice commémoratif l'avoisine. On déplorera le mauvais goût architectural de ce dernier et son emplacement en concurrence de l'édifice original, en revanche, on y trouve d'intéressantes indications historiques (carte et noms).

Le charme de la Louére[modifier | modifier le code]

Le charme de la Louére

Entre le Foudon et les Rompas sur l'ancienne voie romaine de Bibracte à Saint-Honoré-les-Bains[50], dite “le chemin ferré” (portée à tort sur la carte de randonnée de l'IGN : “le chemin pavé”), dans la forêt de Chatillon à la cote 523. Le charme de la Louére était le point de rendez-vous annuel des ouvriers agricoles et des fermiers jusqu'au début du XXe siècle. Là se tenaient les discussions d'embauche entre ouvriers et patrons pour un contrat oral d'un an. Cette pratique avait pour nom la “Louée” peut-être à l'origine du nom du lieu encore que la “louére” soit en patois le nom d'un piège à loup. Situé sur un col, il était facile en ces temps de grands marcheurs, d'y accéder, par la crête depuis les communes de Larochemillay ou Semelay et par les vallées depuis celles de Villapourçon, Chiddes ou Glux. On trouve à proximité, le long du "chemin ferré", de nombreuses traces d'excavations de minerai de fer.

L'église paroissiale Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de Larochemillay a toujours été sous le patronage de saint Pierre, apôtre. La fête patronale de la Saint-Pierre fut longtemps très fréquentée. L'église actuelle a été construite en 1870-1871, remplaçant l'ancienne église située au milieu du cimetière ett qui était une construction toute simple, sans style, composée d'une nef et d'un chœur flanqué de deux chapelles. L'église actuelle est peinte à même la pierre, tout est peint, rien n'a été oublié ; des saints sont peints sur l'autel et des scènes religieuses en haut du chœur, les fresques datant de 1872 ont été peintes par François Verdier et Alexandre Dreux. Sur l'antependium du maître-autel, le Christ est encadré par les quatre Évangélistes : Matthieu, Luc, Marc et Jean. Au-dessus de l'autel, saint Pierre conduit les fidèles à la prière. Le haut de la nef est bleu et parsemé d'étoiles comme le ciel[51].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie culturelle et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Un festival, dénommé Les Petits Plaisirs de La Roche a été organisé en juillet 2010[53].
  • Une journée de battage à l'ancienne est organisée chaque année[54].
  • Les Foulées de Bibracte sont une course de montagne de 12 kilomètres (3,5 km sur route et 8,5 km de chemins de terre en forêt) partant du bourg de Larochemillay et se terminant au sommet du mont Beuvray. Le dénivelé est de 719 mètres[55].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jacques-François Baudiau, Le Morvand, 3e Ed:Guénégaud, Paris,1965, t.I. p.478-503
  • Ernest Badin et Maximilien Quantin, Géographie départementale de la France, Département de la Nièvre, Paris, J-J Dubochet, Le Chevalier et Cie, 1847
  • Joseph Bruley, Le Morvan cœur de la France, Société Amicale et Philanthropique La Morvandelle, 1966
  • Docteur E. Bogros, À travers le Morvand, mœurs, types, scenes et paysages, Editions du bastion 1989, réédition de l'ouvrage de 1873

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gustave Heuzé, "Les Primes d'honneur, les médailles de spécialités et les prix d'honneur des fermes-écoles décernés dans les concours régionaux en France", 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54398574/f335.image.r=Millay.langFR
  2. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-larochemillay.html
  3. a et b http://sites.google.com/site/montbeuvray/larochemillay(ni%C3%A8vre)
  4. Dufrenoy et Élie de Beaumont, "Explication de la carte géologique de la France : publiée par ordre de M. le Ministre des travaux publics. Tome 1", 1841, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54409235/f137.image.r=Millay.langFR
  5. Pierre Larousse, "Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique...", tome 11, 1866-1877, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k205363w/f1004.image.r=Millay.langFR
  6. Jonas Hennery, "Dictionnaire général de géographie universelle ancienne et moderne, historique, politique, littéraire et commerciale. accompagné d'une introduction à l'étude de la géographie dans ses rapports avec l'histoire", tome 1, 1839-1841, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k206096d/f557.image.r=Millay.langFR
  7. Paul Joanne, "Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies. 4, L-M ", 1890-1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73392f/f109.image.r=Millay.langFR
  8. Jacques-François Baudiau, "Le Morvand", imprimerie de Fay père et fils, 1867, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5791782r/f484.image.r=Chiddes.langFR
  9. Augustin Joseph Crosnier, "Hagiologie nivernaise, ou Vies des saints et autres pieux personnages qui ont édifié le diocèse de Nevers par leurs vertus", Imprimerie de Fay, Nevers, 1858, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56131052/f503.image.r=Larochemillay.langFR
  10. René de Lespinasse, "Cartulaire du prieuré de La Charité-sur-Loire (Nièvre), ordre de Cluni", H.Champion, Paris, 1887, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57548269/f395.image.r=Larochemillay.langFR
  11. "Bulletin officiel du Ministère de l'intérieur", 1860, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5541632n/f4.image.r=Larochemillay.langFR
  12. Lucien Gueneau, "En Morvan : nos bons saints miracleurs et guérisseurs : monsieur saint Martin, le bon saint Gengoux", Imprimerie de la Tribune, Nevers, 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5772301p/f55.image.r=Chiddes.langFR
  13. Lucien Gueneau, "En Morvan : nos bons saints miracleurs et guérisseurs : monsieur saint Martin, le bon saint Gengoux", Imprimerie de la Tribune, Nevers, 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5772301p/f52.image.r=Larochemillay.langFR
  14. Tableau synoptique de l'histoire du Nivernais et du Donziais, "Bulletin de la Société nivernaise des sciences, lettres et arts", 1872, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k298746k/f158.image.r=Larochemillay.langFR
  15. "L'Intermédiaire des chercheurs et curieux : Notes and queries français : questions et réponses, communications diverses à l'usage de tous, littérateurs et gens du monde, artistes, bibliophiles, archéologues, généalogistes, etc..", 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k734514/f425.image.r=Millay.langFR
  16. Jacques-Gabriel Bulliot, "Essai sur le système défensif des Romains dans le pays Éduen", 1856, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5620587n/f264.image.r=Millay.langFR
  17. "Bulletin de la Diana", Monbrison, 1887, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56754239/f117.image.r=Millay.langFR
  18. a et b D'après un panneau d'information situé à l'entrée du site
  19. Jacques-François Baudiau,Le Morvand, 1867, imprimerie de fay père et fils, Nevers, 1867, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5791782r/f486.image.r=Chiddes.langFR
  20. La liste des seigneuries concernées est donné par Jacques-François Baudiau,Le Morvand, 1867, imprimerie de fay père et fils, Nevers, 1867, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5791782r/f486.image.r=Chiddes.langFR
  21. "L'Intermédiaire des chercheurs et curieux : Notes and queries français : questions et réponses, communications diverses à l'usage de tous, littérateurs et gens du monde, artistes, bibliophiles, archéologues, généalogistes, etc.", 1911, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k734216/f48.image.r=Millay.langFR
  22. Jacques-François Baudiau,Le Morvand, 1867, imprimerie de fay père et ils, Nevers, 1867, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5791782r/f486.image.r=Chiddes.langFR
  23. Maurice Constantin-Weyer, Morvan, Revue "Europe", n° 73 du 15 janvier 1929, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54256768/f57.image.r=Larochemillay.langFR
  24. La famille Caristie est une dynastie de maçons venus du Piémont au XVIIe siècle en Bourgogne et dont plusieurs membres ont été des architectes actifs en Bourgogne au XVIIIe siècle, voir http://www.abeicite-corbigny.com/mystere.ws. Michel-Ange Caristie construisit aussi par exemple l'hôpital de Saulieu entre 1745 et 1748
  25. Jacques-François Baudiau,Le Morvand, Nevers, 1865; 3e éd. Guénégaud, Paris,1965, t.II, p.141.
  26. Huber Naber, comte de la Ferté-Meun, est décédé âgé de 92 ans le 4 septembre 1898 au château de Larochemillay. Il avait une fille, la duchesse de Noailles et plusieurs petits-enfants dont une petite-fille mariée au comte Henri de Montesqiou-Fezensac voir "La France illustrée. Journal littéraire, scientifique et religieux", n° du 26 novembre 1898, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5764660x/f11.image.r=Millay.langFR
  27. "Almanach royal et national... : présenté à Sa Majesté et aux princes et princesses de la famille royale", A.Guyot et Scribe, 1835, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204222j.r=Millay.langFR
  28. D.-Zacharie Daviot, " Relation historique d'une épidémie de diphthéropathie (maladie connue sous les différents noms de stomatite pseudo-membraneuse, angine couenneuse, croup, diphtérie cutanée, etc.), observée dans le département de Saône-et-Loire et de la Nièvre, pendant les années 1841, 1842, 1843 et 1844", 1845, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54738188/f47.image.r=Millay.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54738188/f51.image.r=Millay.langFR
  29. Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, "Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France et de plus de 20,000 hameaux en dépendant", volume 3, F.Didot, Paris, 1844-1846, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55500863/f532.image.r=Millay.langFR
  30. "Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations", Conseil général de la Nièvre, 1854, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57866247/f93.image.r=Larochemillay.langFR
  31. "Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations", Conseil général de la Nièvre, 1859, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6155937h/f461.image.r=Larochemillay.langFR
  32. "Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations", Conseil général de la Nièvre, août 1881, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58068706/f9.image.r=Larochemillay.langFR
  33. "Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations", Conseil général de la Nièvre, avril 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57735824/f150.image.r=Larochemillay.langFR
  34. "Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations", Conseil général de la Nièvre, mai 1939, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5786572z/f73.image.r=Larochemillay.langFR
  35. "Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations", Conseil général de la Nièvre, octobre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5786028t/f17.image.r=Larochemillay.langFR
  36. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=58140&pays=France&dpt=58&idsource=13813&table=bp02&lettre=&debut=100
  37. Jacques Canaud, Les maquis du Morvan (1943-1944), "Bulletin de la Société d'histoire moderne", n°3, année 1981, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5733440b/f11.image.r=Larochemillay.langES
  38. D'après les panneaux d'information implanté sur place
  39. D'après un récit de Jean Marie, ancien maire de Chiddes
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  42. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=58140-COM&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  43. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=58140-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
  44. Gabriel Vannereau: Les couvents dans la tempête. Editions du Val de Loire 1964
  45. Voir les travaux du Centre archéologique européen de Bibracte
  46. "Le marbre de Champ Robert" rapport de A. Chermette, Ingénieur-Géologue; 1964, collection privée
  47. Porté sur l'ancien cadastre (Mairie de Larochemillay) sous le nom de “Château d'Auvergne”
  48. Jacques-François Baudiau : Auteur de l'ouvrage “Le Morvand” 1865. Mine d'informations qui souffre malheureusement d'une trop grande absence de références citées
  49. sɑ̃ ro:be, sɑ̃ ro:be:r, dans l'Alphabet Phonétique International selon les règles fixées par Roger DRON dans "Le patois du Morvan"
  50. “À travers le Morvand” E. Bogros, 1873
  51. d'après une notice explicative apposée dans l'église paroissiale de Larochemillay
  52. Bulletin n°145 de la Camosine
  53. http://www.lespetitsplaisirsdelaroche.com/
  54. http://www.avmm.eu/article-article-journal-02-08-10-larochemillay-64956737.html
  55. http://courir39.forumactif.net/t333-foulees-de-bibracte-a-larochemillay-le-12-juin-2010

Lien externe[modifier | modifier le code]

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