Corancy

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Corancy
Vue générale du village de Corancy
Vue générale du village de Corancy
Blason de Corancy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Château-Chinon (Ville)
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Morvan
Maire
Mandat
Isabelle Bouchoux
2014-2020
Code postal 58120
Code commune 58082
Démographie
Gentilé Corancycois, Corancycoises
Population
municipale
313 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 08″ N 3° 56′ 56″ E / 47.1022222222, 3.94888888889 ()47° 06′ 08″ Nord 3° 56′ 56″ Est / 47.1022222222, 3.94888888889 ()  
Altitude Min. 322 m – Max. 730 m
Superficie 30,15 km2
Localisation

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Corancy
Liens
Site web http://www.communedecorancy.com

Corancy est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Ses habitants sont les Corancycois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village du Morvan, au cœur de la Bourgogne, est situé au sud-est du lac de Pannecière, à quelques kilomètres de Château-Chinon.

Il fait également partie du parc naturel régional du Morvan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chaumard Lavault-de-Frétoy Lavault-de-Frétoy Rose des vents
Château-Chinon-Ville N Lavault-de-Frétoy
O    Corancy    E
S
Château-Chinon-Ville Château-Chinon-Ville Arleuf

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes rencontrées dans les documents historiques sont Corensi en 1193, Corenseio en 1296, Coranceyum au XIVe siècle, Courancy en 1435, Couransy en 1600 et Courrancy en 1671 [1],[2].

Albert Dauzat et Charles Rostaing proposent d'interpréter le premier élément Corens- par le nom de personne latin (porté par un indigène) Cosentius (qu'ils reconnaissent par ailleurs dans Corancez, Cosentiacum vers 954, Eure-et-Loir) ou plutôt Corentius, car le passage de [s] à [r] n'est ni attesté, ni obligatoire[3]. Ernest Nègre préfère le nom de personne latin *Corinthius, variante de Corinthus[4].

Le second élément est le suffixe -(i)acum[5],[6], d'origine gauloise, marquant la localisation et la propriété, souvent latinisé en -eyum à partir du XIIe siècle et ayant déjà évolué en [i] dans la langue commune et qui explique la plupart des terminaisons en -y dans la toponymie du nord de la France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Comme l'atteste les fouilles archéologiques du lieu-dit l'Huis l'Abbé, cette commune paraît occupée dès l'époque gauloise, avant la conquête romaine[7].

Sur deux terrasses dominant la vallée de l'Yonne, on y a trouvé un ensemble de trous de poteaux de différentes tailles ainsi qu'un soubassement de murs qui décrit un édifice aux contours arrondis avec une cour et un foyer. Des traces du travail du fer ont démontré que l'endroit fut occupé à la fin du Néolithique[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules au bâton en barre cousu de sable accompagné, en chef, d'un arbre arraché d'or et, en pointe, d'une hure de sanglier cousue aussi de sable, défendue et allumée d'argent. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Isabelle Bouchoux    
mars 2008 2014 Henry Thenin   Chef d'entreprise
mars 1983 mars 2008 Martial Gouël PCF Directeur d'école
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 313 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
803 754 726 1 044 930 1 120 1 203 1 300 1 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 235 1 238 1 324 1 410 1 403 1 543 1 286 1 263 1 188
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 123 1 112 1 007 897 777 746 729 725 626
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
546 484 428 419 404 366 358 362 330
2011 - - - - - - - -
313 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges en 1999[10] en nombre d'individus :

Hommes Classe d’âge Femmes
25 
75 à plus
25 
38 
60 à 74
45 
44 
40 à 59
35 
40 
20 à 39
34 
45 
0 à 19
35 

Économie[modifier | modifier le code]

Élevage agricole[modifier | modifier le code]

Essentiellement agricole, le village comportent 10 exploitations d'élevage de la race bovine Charolaise.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune mise sur le tourisme vert grâce à la présence du lac de Pannecière sur son territoire.

Implication dans le programme Climat Énergie Bourgogne[modifier | modifier le code]

Plaquettes forestières utilisées dans une chaudière bois automatique

Dans le cadre du programme Climat Énergie Bourgogne, et en partenariat avec l'ADEME de Bourgogne, le FEDER, le conseil général de la Nièvre, le conseil régional de Bourgogne, le Parc naturel régional du Morvan et le Syndicat Intercommunal d'Énergies d'Équipement et d'Environnement de la Nièvre (SIEEEN), la commune s'est dotée fin 2008 d'une chaudière bois automatique utilisant des plaquettes forestières issues du déchiquetage de bois lors de l'entretien des forêts et des voies communales[11],[12].

Mise en fonction le 23 novembre 2008, cette chaudière de 70 kW permet de chauffer la mairie, l'école primaire, sa cantine et un logement communal, soit un volume total de 1 200 . À raison d'une consommation de 95 000 kWh/an, l'utilisation de la « solution bois » revient à environ 1 400 € à l'année, soit une économie de plus de 80 % par rapport à une « solution fioul »[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de Faubouloin, construite au milieu de la forêt
  • Église Saint-Euphrône des XVe et XVIe siècles, bâti sur l'emplacement d'une précédente église datant du XIIe siècle. Son chœur date du XVe siècle, sa chapelle postérieure gauche, son clocher et son portail antérieur datent du XVe siècle[13].
  • Château de Neuvelle du XVIIe siècle et sa chapelle[14].
  • Ruines du château du XIVe siècle au lieu-dit Maison Comte.
  • Fouilles archéologiques de la Maison de l'Huis l'Abbé
  • Chapelle de Faubouloin du XVIe siècle et ses 3 fontaines celtiques christianisées[15].
Article détaillé : Chapelle de Faubouloin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, page 54, 1865 de Georges de Soultrait
  2. [2] Cartulaire de l'égile d'Autun, 1296
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 209b
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (Lire en ligne)
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  6. Ernest Nègre, Op. cité.
  7. a et b Site préhistorique de l'Huis l'Abbé (Corancy-58) d'après la Société d'histoire Naturelle du Creusot (9 nombre 2008)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  11. a et b [PDF] La chaufferie bois automatique de Corancy sur le site du Parc naturel régional du Morvan
  12. Travaux réalisés depuis 2008 sur le site de la commune de Corancy
  13. « Notice no IA00002187 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IA00002191 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no IA00002188 », base Mérimée, ministère français de la Culture


Lien externe[modifier | modifier le code]

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