Louise de Savoie

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Louise de Savoie
Louise de Savoie représentée avec un gouvernail, symbole de la régence.
Louise de Savoie représentée avec un gouvernail, symbole de la régence.
Titre
Régente de France
1515 – 1515
Régente de France
1525 – 1526
Biographie
Date de naissance 11 septembre 1476
Lieu de naissance château de Pont-d'Ain[1]
Date de décès 22 septembre 1531
Lieu de décès Grez-sur-Loing
Père Philippe II de Savoie
Mère Marguerite de Bourbon (1438-1483)
Conjoint Charles d'Orléans
Enfant(s) François, Marguerite
Entourage Anne de Beaujeu
Religion Catholicisme

Louise de Savoie

Louise de Savoie, née le 11 septembre 1476 au château de Pont-d'Ain[2] et morte le 22 septembre 1531 à Grez-sur-Loing, princesse de la maison ducale de Savoie, fut la mère de François Ier, le roi emblématique de la Renaissance française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Philippe, duc de Savoie, dit sans Terre et de Marguerite de Bourbon. À la mort de sa mère, elle a été confiée à sa tante, Anne de Beaujeu, fille du roi de France Louis XI, alors régente du royaume et qui aura une influence des plus importantes pour son avenir.

En 1488, à 12 ans, elle épouse Charles d'Orléans, comte d'Angoulême, dont elle a deux enfants :

Veuve à dix-neuf ans, elle se consacre à l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì. Son unique objectif devient alors de bien préparer son fils, son « César bien aimé » à l'accession au trône, car le roi Louis XII n'a pas de descendant mâle[3].

Elle est titrée duchesse d'Angoulême, duchesse d'Anjou et comtesse du Maine après l'accession de son fils au trône de France à la mort du roi Louis XII le 1er janvier 1515.

Elle est deux fois régente de France pendant les campagnes italiennes de son fils : en 1515, lorsqu'il partit battre les Suisses à la bataille de Marignan, puis à nouveau en 1525-1526. La régence de Louise de Savoie est de première importance après la capture du roi lors de la bataille de Pavie car, du fait de son expérience, elle peut organiser la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint. Elle y déploie toute son énergie et s'illustre par ses succès diplomatiques permettant les alliances avec l'Angleterre de Henri VIII et l'empire ottoman de Soliman le Magnifique, et finalement obtenir la libération du roi François Ier le 19 février 1526 contre la détention de ses fils aînés François et Henri.

Elle a encore l'occasion de s'illustrer en négociant, au nom de son fils, avec Marie de Luxembourg et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas espagnols, sa belle-sœur, tante de Charles Quint, la paix des Dames, signée à Cambrai le 5 août 1529, qui n'est toutefois qu'une accalmie dans l'affrontement entre le roi de France et l'empereur mais qui permet la libération de ses petits-enfants François et Henri (contre la modeste somme de deux millions d'écus d'or).

Elle a une grande influence et sait diriger le royaume selon ses intérêts politiques et familiaux. Ses choix ont marqué durablement la France. Elle ne serait pas étrangère non plus à la trahison du connétable Charles III de Bourbon (dont elle récupéra la plupart des terres)[réf. nécessaire] et à l'exécution de Semblançay[réf. nécessaire].

Louise de Savoie meurt le 22 septembre 1531. Clément Marot la dépeint comme une sainte qui a réformé la cour de France et lui a enfin donné de bonnes mœurs, à tel point que son trépas laisse le pays et la nature sans vie, les nymphes et les dieux accourent et gémissent. Il la dépeint comme évangélique dans sa conception de la vie sociale avec une vision pastorale et traditionnelle de la manière dont on doit se conduire.

Louise de Savoie
Copie médiocre d'après Clouet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P.Henry-Bordeaux, Louise de Savoie, régente et « roi » de France, Paris, 1954.
  • Maurice Zermatten, Louise de Savoie, 1960.

Louise de Savoie dans la littérature[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain,‎ Bourg-en-Bresse et Lyon, A. Brun, 1873, p. 299 disponible en ligne sur Gallica.
  2. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain,‎ Bourg-en-Bresse et Lyon, A. Brun, 1873, p. 299 disponible en ligne sur Gallica.
  3. Lorsque naît le fils d'Anne de Bretagne, tant espéré par cette dernière et tant redouté par Louise de Savoie, elle écrit : « Il ne pouvoit retarder l'exaltation de mon César, car il avoit faute de vie »

Liens externes[modifier | modifier le code]

Iconographie principale[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]