Moulins-Engilbert

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Moulins-Engilbert
Blason de Moulins-Engilbert
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Moulins-Engilbert
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Morvan
Maire
Mandat
Jacques Guillemain
2008-2014
Code postal 58290
Code commune 58182
Démographie
Population
municipale
1 607 hab. (2010)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 14″ N 3° 48′ 38″ E / 46.987222, 3.810555546° 59′ 14″ Nord
       3° 48′ 38″ Est
/ 46.987222, 3.8105555
  
Altitude Min. 209 m — Max. 441 m
Superficie 40,76 km2
Localisation

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Moulins-Engilbert

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Moulins-Engilbert

Moulins-Engilbert est une commune française, située dans le département de la Nièvre et la région Bourgogne.

Sommaire

Géographie [modifier]

Hydrographie [modifier]

Moulins-Engilbert est située à la confluence de deux rivières, le Garat et le Guignon. la commune est une des portes du Parc naturel régional du Morvan dont elle fait partie depuis 2008.

Géologie [modifier]

Elle est située à cheval sur la faille du Bazois, à la fois sur des sols de roches métamorphiques (granites, schistes, quartz, etc.) et sédimentaires (calcaires fins et marneux). Son paysage est caractérisé par des vallées et des plateaux recouverts de bocages à l'ouest et de la basse montagne vers l'est (Morvan).

Villages, hameaux, bourgs, lieux-dits, écarts [modifier]

(liste non exhaustive)

  • Chaumes de Marry - Commagny - James - Marry - Les Perrières Les Houllières - Le Champ Mort - Velées - Villaine - Les Levées - Champcourt - Le Pavillon - La Gretaude - Acroux - La Croix Guillier - Chevannes - Charpiot -

Histoire [modifier]

Les origines sont floues. Il ne se trouve aucun rapport comme ont pu l'avancer des érudits du XIXe siècle avec un certain Angilbert sous Charlemagne.

Des fouilles, effectuées à Marry en 1877, révèlent des mosaïques, des poteries ou encore des monnaies romaines qui attestent l'existence d'une ancienne villa romaine.

Moulins-Engilbert aurait obtenu ses premières franchises à la fin du XIIe siècle, mais aucun texte ne nous est parvenu. Le territoire appartient aux comtes de Nevers, longtemps vassaux des ducs de Bourgogne. À la fin du XIVe siècle, la ville s'entoure de remparts.

Le château daté des Xe - XVe siècle, dont il reste l'ensemble des remparts et deux bâtiments partiellement conservés, a abrité en décembre 1290 la célébration du mariage de Louis de Flandre avec Jeanne de Rethel, et en 1424 l’union de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, avec Bonne d'Artois, veuve de Philippe de Bourgogne, ainsi que la rédaction des Coutumes du Nivernais en 1463-1464 à défaut de neuf articles et finalement signée définitivement en 1534 à Nevers.

La ville aurait brûlé en 1509 (ou 1525 et aurait souffert au XVIe siècle des guerres de religion, le château aurait été pillé et incendié en 1525... mais de tout ceci nous n'avons aucune preuve.

Cette châtellenie devient, pendant la Révolution, chef-lieu de district avec cinq cantons, puis, en 1800, chef-lieu d'un simple canton.
Entre 1795 et 1800, la commune absorbe celle voisine de Sermages[1].
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Moulins-la-République[1].
En 1841, la commune de Sermages prend son indépendance et celle voisine de Commagny est absorbée à son tour[1].

Au XIXe siècle, la ville compte de nombreux moulins, ainsi que des tanneries et des tuileries. Un grand champ de foire est construit. Mais ni le canal du Nivernais, ni la ligne de chemin de fer Clamecy-Cercy-la-Tour ne passent a Moulins-Engilbert. L'exode rural est entamé dès la fin du XIXe siècle.

Le marché aux bestiaux rendit la ville assez connue et son nouveau marché au cadran, installé en 1983, la propulsa au rang des plus grands marchés de la région.

Malgré l'arrivée du tacot en 1910, Moulins-Engilbert reste à l'écart des voies modernes de communication. Au XXe siècle, cette commune est réputée pour son marché au cadran.

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
« De gueules, à la croix ancrée d'or. »

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1903 Joseph Berger    
mars 2001 en cours Jacques Guillemain SE Conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
1 894 1 905 1 830 1 732 1 711 1 571 1 685 1 658 -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
Source : Base Insee[2],[3],[4].

Économie [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Les ruines du château de Moulins-Engilbert.
Une association "les Amis du Vieux Château" s'est créée en 2006 pour entretenir et mettre en valeur le château par des petits travaux de restauration et des activités culturelles.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Jacqueline & Serge Bernard, Moulins-Engilbert. A l'écoute des pierres t.I, éd Les Annales des Pays Nivernais dans La Camosine, N°110 du 1er trimestre 2003, 40.p.
  • Jacqueline & Serge Bernard, Moulins-Engilbert. A l'écoute des pierres, t.II, éd Les Annales des Pays Nivernais, dans: La Camosine, N°117, 3e trimestre 2004, 45. p.
  • JACQUOT E., BONHOMME F., MIGNOTTE Y., PERE P. et PORTET F., « Le Vieux Château de Moulins-Engilbert, un projet pluridisciplinaire ». Dans : Patrimoine, revue de l’Institut national du patrimoine, tome n°6, p.142-147.
  • BONHOMME F., « Le château de Moulins-Engilbert (Nièvre) : approches et étude du bâti d’un chef-lieu de châtellenie ». Dans : Chastels et maisons fortes en Bourgogne : actes des journées de castellologie de Bourgogne 2008-2009, tome III, p.19-39.
  • Elicio Colin, Petite histoire du Nivernais : Le Nivernais et les principaux événements de l'histoire générale, Nevers, Éditions Ropiteau, 1901, 268 p. 
  • Jean Drouillet, Folklore du Nivernais et du Morvan, La Charité-sur-Loire, Éditions Bernadat 
  • Alfred Massé, Histoire du Nivernais, Paris, Boivin et Cie, 1938, 308 p. 
  • N. J. Morellet, J. C. Barat, E. Bussière (ill. Barat, Raymond, Geoffrey et Bussière), Le Nivernois : Album historique et pittoresque, Nevers, Éditions Bussière, 1838-1840, 27 cm × 34,5 cm, 2 volumes de 204 et 260 p. 

Articles connexes [modifier]

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Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Moulins-Engilbert », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 5 août 2012
  2. Résultats du recensement de la population - Moulins-Engilbert, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  3. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  4. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  5. Etudes croisées du Vieux Château de Moulins-Engilbert (Nièvre), coll. Archéologie en Bourgogne, n°17, Dijon, 2009, 16 p. -ISSN : 1771-6640
  6. Notice no PA00112925, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Notice no IA00001768, base Mérimée, ministère français de la Culture