Moulins-Engilbert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Moulins.
Moulins-Engilbert
Les ruines du château.
Les ruines du château.
Blason de Moulins-Engilbert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Moulins-Engilbert
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Morvan
Maire
Mandat
Jacques Guillemain
2008-2014
Code postal 58290
Code commune 58182
Démographie
Population
municipale
1 557 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 14″ N 3° 48′ 38″ E / 46.987222, 3.8105555 ()46° 59′ 14″ Nord 3° 48′ 38″ Est / 46.987222, 3.8105555 ()  
Altitude Min. 209 m – Max. 441 m
Superficie 40,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Moulins-Engilbert

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Moulins-Engilbert

Moulins-Engilbert est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Moulins-Engilbert est située à la confluence de deux rivières, le Garat et le Guignon. la commune est une des portes du Parc naturel régional du Morvan dont elle fait partie depuis 2008.

Géologie[modifier | modifier le code]

Elle est située à cheval sur la faille du Bazois, à la fois sur des sols de roches métamorphiques (granites, schistes, quartz, etc.) et sédimentaires (calcaires fins et marneux). Son paysage est caractérisé par des vallées et des plateaux recouverts de bocages à l'ouest et de la basse montagne vers l'est (Morvan).

Villages, hameaux, bourgs, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Chaumes de Marry - Commagny - James - Marry - Les Perrières Les Houllières - Le Champ Mort - Velées - Villaine - Les Levées - Champcourt - Le Pavillon - La Gretaude - Acroux - La Croix Guillier - Chevannes - Charpiot -Le gros chêne- Le bois de Chaume

-

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Maux Sermages Rose des vents
Limanton N Saint-Léger-de-Fougeret
Onlay
O    Moulins-Engilbert    E
S
Vandenesse Préporché

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines sont floues. Il ne se trouve aucun rapport comme ont pu l'avancer des érudits du XIXe siècle avec un certain Angilbert sous Charlemagne.

Des fouilles, effectuées à Marry en 1877, révèlent des mosaïques, des poteries ou encore des monnaies romaines qui attestent l'existence d'une ancienne villa romaine.

Moulins-Engilbert aurait obtenu ses premières franchises à la fin du XIIe siècle, mais aucun texte ne nous est parvenu. Le territoire appartient aux comtes de Nevers, longtemps vassaux des ducs de Bourgogne. À la fin du XIVe siècle, la ville s'entoure de remparts.

Le château daté des Xe - XVe siècle, dont il reste l'ensemble des remparts et deux bâtiments partiellement conservés, a abrité en décembre 1290 la célébration du mariage de Louis de Flandre avec Jeanne de Rethel, et en 1424 l’union de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, avec Bonne d'Artois, veuve de Philippe de Bourgogne, ainsi que la rédaction des Coutumes du Nivernais en 1463-1464 à défaut de neuf articles et finalement signée définitivement en 1534 à Nevers.

La ville aurait brûlé en 1509 (ou 1525 et aurait souffert au XVIe siècle des guerres de religion, le château aurait été pillé et incendié en 1525... mais de tout ceci nous n'avons aucune preuve.

Cette châtellenie devient, pendant la Révolution, chef-lieu de district avec cinq cantons, puis, en 1800, chef-lieu d'un simple canton.
Entre 1795 et 1800, la commune absorbe celle voisine de Sermages[1].
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Moulins-la-République[1].
En 1841, la commune de Sermages prend son indépendance et celle voisine de Commagny est absorbée à son tour[1].

Au XIXe siècle, la ville compte de nombreux moulins, ainsi que des tanneries et des tuileries. Un grand champ de foire est construit. Mais ni le canal du Nivernais, ni la ligne de chemin de fer Clamecy-Cercy-la-Tour ne passent a Moulins-Engilbert. L'exode rural est entamé dès la fin du XIXe siècle.

Le marché aux bestiaux rendit la ville assez connue et son nouveau marché au cadran, installé en 1983, la propulsa au rang des plus grands marchés de la région.

Malgré l'arrivée du tacot en 1910, Moulins-Engilbert reste à l'écart des voies modernes de communication. Au XXe siècle, cette commune est réputée pour son marché au cadran.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules, à la croix ancrée d'or. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1903 Joseph Berger    
mars 2001 en cours Jacques Guillemain SE Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 557 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 136 2 517 2 317 2 482 2 937 3 316 2 867 3 013 3 016
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 057 2 828 2 978 3 030 3 108 3 484 3 545 3 411 3 214
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 086 2 841 2 790 2 412 2 322 2 288 2 151 2 224 1 989
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 894 1 905 1 830 1 732 1 711 1 571 1 685 1 557 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Une association "les Amis du Vieux Château" s'est créée en 2006 pour entretenir et mettre en valeur le château par des petits travaux de restauration et des activités culturelles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline & Serge Bernard, Moulins-Engilbert. A l'écoute des pierres t.I, éd Les Annales des Pays Nivernais dans La Camosine, N°110 du 1er trimestre 2003, 40.p.
  • Jacqueline & Serge Bernard, Moulins-Engilbert. A l'écoute des pierres, t.II, éd Les Annales des Pays Nivernais, dans: La Camosine, N°117, 3e trimestre 2004, 45. p.
  • JACQUOT E., BONHOMME F., MIGNOTTE Y., PERE P. et PORTET F., « Le Vieux Château de Moulins-Engilbert, un projet pluridisciplinaire ». Dans : Patrimoine, revue de l’Institut national du patrimoine, tome n°6, p.142-147.
  • BONHOMME F., « Le château de Moulins-Engilbert (Nièvre) : approches et étude du bâti d’un chef-lieu de châtellenie ». Dans : Chastels et maisons fortes en Bourgogne : actes des journées de castellologie de Bourgogne 2008-2009, tome III, p.19-39.
  • Elicio Colin, Petite histoire du Nivernais : Le Nivernais et les principaux événements de l'histoire générale, Nevers, Éditions Ropiteau,‎ 1901, 268 p.
  • Jean Drouillet, Folklore du Nivernais et du Morvan, La Charité-sur-Loire, Éditions Bernadat
  • Alfred Massé, Histoire du Nivernais, Paris, Boivin et Cie,‎ 1938, 308 p.
  • N. J. Morellet, J. C. Barat, E. Bussière (ill. Barat, Raymond, Geoffrey et Bussière), Le Nivernois : Album historique et pittoresque, Nevers, Éditions Bussière,‎ 1838-1840, 27 cm × 34,5 cm, 2 volumes de 204 et 260 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Moulins-Engilbert », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 5 août 2012)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Etudes croisées du Vieux Château de Moulins-Engilbert (Nièvre), coll. Archéologie en Bourgogne, n°17, Dijon, 2009, 16 p. -ISSN : 1771-6640
  5. « Notice no PA00112925 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no IA00001768 », base Mérimée, ministère français de la Culture