Moulins-Engilbert
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| Moulins-Engilbert | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Nièvre | |
| Arrondissement | Château-Chinon (Ville) | |
| Canton | Moulins-Engilbert (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Sud-Morvan | |
| Maire Mandat |
Jacques Guillemain 2008-2014 |
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| Code postal | 58290 | |
| Code commune | 58182 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 607 hab. (2010) | |
| Densité | 39 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 209 m — Max. 441 m | |
| Superficie | 40,76 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Moulins-Engilbert est une commune française, située dans le département de la Nièvre et la région Bourgogne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Hydrographie [modifier]
Moulins-Engilbert est située à la confluence de deux rivières, le Garat et le Guignon. la commune est une des portes du Parc naturel régional du Morvan dont elle fait partie depuis 2008.
Géologie [modifier]
Elle est située à cheval sur la faille du Bazois, à la fois sur des sols de roches métamorphiques (granites, schistes, quartz, etc.) et sédimentaires (calcaires fins et marneux). Son paysage est caractérisé par des vallées et des plateaux recouverts de bocages à l'ouest et de la basse montagne vers l'est (Morvan).
Villages, hameaux, bourgs, lieux-dits, écarts [modifier]
(liste non exhaustive)
- Chaumes de Marry - Commagny - James - Marry - Les Perrières Les Houllières - Le Champ Mort - Velées - Villaine - Les Levées - Champcourt - Le Pavillon - La Gretaude - Acroux - La Croix Guillier - Chevannes - Charpiot -
Histoire [modifier]
Les origines sont floues. Il ne se trouve aucun rapport comme ont pu l'avancer des érudits du XIXe siècle avec un certain Angilbert sous Charlemagne.
Des fouilles, effectuées à Marry en 1877, révèlent des mosaïques, des poteries ou encore des monnaies romaines qui attestent l'existence d'une ancienne villa romaine.
Moulins-Engilbert aurait obtenu ses premières franchises à la fin du XIIe siècle, mais aucun texte ne nous est parvenu. Le territoire appartient aux comtes de Nevers, longtemps vassaux des ducs de Bourgogne. À la fin du XIVe siècle, la ville s'entoure de remparts.
Le château daté des Xe - XVe siècle, dont il reste l'ensemble des remparts et deux bâtiments partiellement conservés, a abrité en décembre 1290 la célébration du mariage de Louis de Flandre avec Jeanne de Rethel, et en 1424 l’union de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, avec Bonne d'Artois, veuve de Philippe de Bourgogne, ainsi que la rédaction des Coutumes du Nivernais en 1463-1464 à défaut de neuf articles et finalement signée définitivement en 1534 à Nevers.
La ville aurait brûlé en 1509 (ou 1525 et aurait souffert au XVIe siècle des guerres de religion, le château aurait été pillé et incendié en 1525... mais de tout ceci nous n'avons aucune preuve.
Cette châtellenie devient, pendant la Révolution, chef-lieu de district avec cinq cantons, puis, en 1800, chef-lieu d'un simple canton.
Entre 1795 et 1800, la commune absorbe celle voisine de Sermages[1].
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Moulins-la-République[1].
En 1841, la commune de Sermages prend son indépendance et celle voisine de Commagny est absorbée à son tour[1].
Au XIXe siècle, la ville compte de nombreux moulins, ainsi que des tanneries et des tuileries. Un grand champ de foire est construit. Mais ni le canal du Nivernais, ni la ligne de chemin de fer Clamecy-Cercy-la-Tour ne passent a Moulins-Engilbert. L'exode rural est entamé dès la fin du XIXe siècle.
Le marché aux bestiaux rendit la ville assez connue et son nouveau marché au cadran, installé en 1983, la propulsa au rang des plus grands marchés de la région.
Malgré l'arrivée du tacot en 1910, Moulins-Engilbert reste à l'écart des voies modernes de communication. Au XXe siècle, cette commune est réputée pour son marché au cadran.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
« De gueules, à la croix ancrée d'or. »
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Économie [modifier]
- Marché au cadran, En fonction depuis 1983.
- Economie essentiellement agricole.
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Le château de Moulins-Engilbert dit le Vieux Château des Xe et XVe siècles[5].
- Une association "les Amis du Vieux Château" s'est créée en 2006 pour entretenir et mettre en valeur le château par des petits travaux de restauration et des activités culturelles.
- Le château de Marry
- L'église Saint-Jean-Baptiste des XIVe, XVIe et XXe siècles
- Une église des XVe et XVIe siècles[6]
- Le Prieuré Saint-Hilaire de Commagny des XIIe et XVe siècles[7] selon l'histoire de l'art, appartenant à l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun en 1161. L'église est dédiée à saint Laurent et l'une des chapelles attenantes est dédiée à saint Gervais et saint Protais.
- Le marché au cadran
- La Maison de l'élevage et du Charolais, une des maisons du réseau de l'écomusée du Morvan. La maison retrace l'histoire du Morvan agricole et de ses agriculteurs-éleveurs depuis le XIXe siècle à nos jours.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Philippe De Moulins (1325-31 juillet 1409), né à Moulins-Engilbert, évêque d'Évreux puis de Noyon, secrétaire et conseiller des rois Jean II, Charles V et Charles VI.
- Charles François Robert de Chevannes, (Moulins-Engilbert.1737 - Lormes. 1823), Maréchal des logis de la garde du roi, commandant au château de Versailles en 1789, Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis
- Jules Miot (1809-1883), député de la Nièvre en 1848, membre du Conseil de la Commune de Paris en 1871, a été pharmacien à Moulins-Englibert dans la première moitié du XIXe siècle.
- Jean Thibaudin, né à Moulins-Engilbert en 1822, général et ministre de la Défense (1883).
- Amédée Dunois (1878-1945), est né à Moulins-Engilbert. Arrêté par la Gestapo en 1943, il meurt au camp de Bergen-Belsen en février 1945. Écrivain et humaniste, syndicaliste aux côtés de Jean Jaurès.
- Henri Cadiou (1906-1989), né et mort à Paris. Artiste peintre ayant fréquenté Moulins-Engilbert de 1935 à 1988, où il peignit une partie importante de son œuvre. Sa sépulture se trouve à Moulins-Engilbert où une rue porte son nom depuis 2001.
- Wilfrid Perraudin (1912-2006), Artiste peintre, natif de la commune.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jacqueline & Serge Bernard, Moulins-Engilbert. A l'écoute des pierres t.I, éd Les Annales des Pays Nivernais dans La Camosine, N°110 du 1er trimestre 2003, 40.p.
- Jacqueline & Serge Bernard, Moulins-Engilbert. A l'écoute des pierres, t.II, éd Les Annales des Pays Nivernais, dans: La Camosine, N°117, 3e trimestre 2004, 45. p.
- JACQUOT E., BONHOMME F., MIGNOTTE Y., PERE P. et PORTET F., « Le Vieux Château de Moulins-Engilbert, un projet pluridisciplinaire ». Dans : Patrimoine, revue de l’Institut national du patrimoine, tome n°6, p.142-147.
- BONHOMME F., « Le château de Moulins-Engilbert (Nièvre) : approches et étude du bâti d’un chef-lieu de châtellenie ». Dans : Chastels et maisons fortes en Bourgogne : actes des journées de castellologie de Bourgogne 2008-2009, tome III, p.19-39.
- Elicio Colin, Petite histoire du Nivernais : Le Nivernais et les principaux événements de l'histoire générale, Nevers, Éditions Ropiteau, 1901, 268 p.
- Jean Drouillet, Folklore du Nivernais et du Morvan, La Charité-sur-Loire, Éditions Bernadat
- Alfred Massé, Histoire du Nivernais, Paris, Boivin et Cie, 1938, 308 p.
- N. J. Morellet, J. C. Barat, E. Bussière (ill. Barat, Raymond, Geoffrey et Bussière), Le Nivernois : Album historique et pittoresque, Nevers, Éditions Bussière, 1838-1840, 27 cm × 34,5 cm, 2 volumes de 204 et 260 p.
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site du Vieux Château de Moulins-Engilbert
- Parc naturel régional du Morvan
- Ecomusée du Morvan
- Moulins-Engilbert sur le site de l'Institut géographique national
- Moulins-Engilbert dans le patrimoine du Morvan
- Site de la Communauté de Communes du Sud Morvan
- Moulins-Engilbert et son canton
Notes et références [modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Moulins-Engilbert », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 5 août 2012
- Résultats du recensement de la population - Moulins-Engilbert, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Etudes croisées du Vieux Château de Moulins-Engilbert (Nièvre), coll. Archéologie en Bourgogne, n°17, Dijon, 2009, 16 p. -ISSN : 1771-6640
- Notice no PA00112925, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no IA00001768, base Mérimée, ministère français de la Culture