Quarré-les-Tombes

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Quarré-les-Tombes
Tour de l'église au Nord-Ouest, quelques sarcophages au pied
Tour de l'église au Nord-Ouest, quelques sarcophages au pied
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Quarré-les-Tombes
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Morvan-Vauban
Maire
Mandat
Sylvie Soilly
2008-2014
Code postal 89630
Code commune 89318
Démographie
Population
municipale
731 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 07″ N 3° 59′ 54″ E / 47.3686111111, 3.99833333333 ()47° 22′ 07″ Nord 3° 59′ 54″ Est / 47.3686111111, 3.99833333333 ()  
Altitude Min. 298 m – Max. 606 m
Superficie 46,05 km2
Localisation

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Quarré-les-Tombes

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Quarré-les-Tombes

Quarré-les-Tombes est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Autrefois : Quarreia au VIIIe siècle, puis jusqu'au XVIIIe siècle : Carré-les-Tombes ou Saint-Georges-lez-Carré-les-Tombes[1]

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est un petit village typique du Morvan situé entre les vallées de la Cure et du Trinquelin. Il est situé sur une colline granitique haute de 450 mètres, ce qui expose le village aux vents du Nord . «  La température y est froide et dure. »[2]

Le village est situé à un carrefour de routes:

  1. d'Avallon à Saint-Brisson,
  2. de Rouvray (Yonne) à Lormes,
  3. de Quarré à Cussy-les-Forges,
  4. de Quarré à Châtel-Censoir.

La superficie de la commune est de 4605 hectares.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

le bourg compte 37 hameaux:

  • Bousson-le-Bas;
  • Bousson-le-Haut;
  • les Breuillottes;
  • Les Brizards; belle auberge anciennement "Auberge de la Cloche" devenu "l'Auberge des Brizards " tenue par 4 générations de femmes et ou vécut l'accordéoniste "Lulu Charleu;"[3]
  • Champlois, dont le grand pavillon était un manoir seigneurial ;
  • Charmolin ;
  • Les Chaumes;
  • Chausse-Plaine;
  • Le Croisé;
  • Le Crot;
  • Les Fourniers;
  • La Foultière;
  • La Gorge; qui avait un manoir en 1280 (propriétaire Jean de Roilly) ;
  • Les Granges-Rateaux;
  • Les Guichards;
  • L'Huis-au-Gris
  • Les Iles-Ménéfriers sont connus essentiellement pour l'accumulation de roches appelées Roche-des-Fées. Haut lieu de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale, le 24 juillet 1944 se sont concentrés 2000 combattants des maquis et des groupes qui formeront la 3e demi-brigade de l'Yonne des Forces françaises de l'intérieur (FFI) du régiment Verneuil, de là ils s'élanceront pour libérer avec les forces alliées et les autres unités des FFI, les départements de l'Yonne, et de la Côte-d'Or.
  • Les Lavaults; " Auberge de l'Âtre ", tenue par M. et Mme Francis Salamolard;
  • La Maison Forestière;
  • Les Mathieux; abritait jusqu'en 1667 une chapelle dédiée à saint Eptade;
  • Menemois-Dessous;
  • Menemois-Dessus;
  • Les Moingeots
  • Montevin;
  • Mont-Gaudier-Dessous;
  • Mont-Gaudier-Dessus;
  • Mont-les-Champlois;
  • Moulin-Colas, on y a découvert des débris de constructions romaines;
  • Mouli de Breuillotte;
  • Moulin Lardot;
  • Poil Chevré;
  • La Presle;
  • Les Valtats; du nom d'une famille supposée avoir été ramenée de Champagne par Olivier de Chastellux qui revenait de Thiérache en 1610, dont les premiers arrivants furent installeé à Bussières, terre des Jaucourt, seigneurs originaire de Champagne ;
  • Velars-le-Comte; est d'origine romaine (tuiles, médailles et statuettes retrouvées). En 1325, il appartenait à Guyot de Veillart ;
  • Les Vermiraux; où une institution de placement d'enfants, fermée en 1910, a fait l'objet d'une thèse, intitulée "Économie des secrets dans une institution éducative et sanitaire de placement d'enfants"[4], soutenue en 2007 à l'Université de Paris VIII Saint-Denis par Emmanuelle Jouet[5] et d'une pièce de théâtre[6].
  • Villiers-les Potots[7], dont le nom vient d'une villa romaine et le surnom d'une famille du pays ;

Histoire[modifier | modifier le code]

Le surnom du village provient du grand nombre de tombes vides, en pierre, placées dans le cimetière entourant l'église. Ces cercueils, au nombre de deux mille autrefois, ont été mis au jour à l'occasion de la création d'un cimetière extra-muros et proviendraient de la carrière de Champ-Rotard près de Dissangis.

Quarré, anciennement Careacum, appartenait à Corbon, seigneur de Corbigny. Son fils le légua en 706 à l'abbaye de Flavigny.

Au XIe siècle, le village passa sous la dépendance des sires de Chastellux, barons de Quarré. Le château était construit au-dessous de l'étang actuel. La motte fut nivelée en 1863.

Au XVIIIe siècle, Saint-Georges-lez-Carré-les-Tombes fait partie du bailliage d'Avalon et compte 34 feux en 1763.

Aux XIXe et XXe siècles, la commune de Quarré-les-Tombes (surtout ses hameaux) fut, comme beaucoup d'autres dans le Morvan, le lieu de très nombreux placements d'enfants de l'Assistance publique-[8]. Une agence de Quarré-les-Tombes des enfants assistés de la Seine fonctionna même de 1896 à 1910. Elle fut supprimée notamment parce qu'elle entraînait une nouvelle augmentation des placements. Les placements ne diminuèrent significativement que dans la 2e moitié du XXe siècle.Journal de mathieu Tamet, directeur de l'agence d'Avallon de 1896 à 1919

La révolte des « enfants de Vermiraux » provoqua en 1910 la fermeture de l'orphelinat et un procès qui se tint à Avallon en 1911. En mettant en évidence l'exploitation abusive des enfants et les carences de l'administration dans la gestion de la tuberculose endémique, en évoquant en outre des abus sexuels possibles[9], le procès eut un retentissement national qui mit en cause les insuffisances ou les complaisances de ministres de la IIIe République face aux partis attachés aux institutions catholiques. L'affaire a marqué l'histoire de l'Assistance publique et a fait en 2011 l'objet de commémorations[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945   Alphonse Boedot    
1947   Georges Truchot    
1965   Antoine Breuzard    
1971   Jean Legros    
1995   Francis Salamolard   Restaurateur
1997   Danièle Roy DVD Ancienne conseillère générale
2008   Daniel Sœuvre    
2008   Sylvie Soilly[11]   Agent comptable

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 731 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 771 2 005 1 838 1 918 2 240 2 154 2 323 2 370 2 348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 236 2 098 2 068 2 208 2 149 2 141 2 101 2 104 2 108
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 128 1 902 1 706 1 417 1 352 1 283 1 252 1 283 1 141
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 160 984 863 772 735 723 714 716 723
2011 - - - - - - - -
731 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église

Au quatorzième ce n'était qu’une petite chapelle dédiée à Saint Georges ; la légende prétend qu'il aurait sauvé Quarré-les-Tombes des Sarrasins. Elle fut reconstruite au XVIe siècle, et de cette époque ne subsiste que le chœur. En effet, le curé Blaise Begon, au XVIIIe siècle fit agrandir à la fois la nef et le transept alors qu'il faisait rebâtir le clocher. C'est le curé Henry qui, au long du XIXe siècle, donna à l'église l'allure qu'elle a conservé jusqu'à nos jours. La chaire et le banc d’œuvre en bois sculpté sont de style Louis XIII. Le baron de Chastellux, seigneur des lieux qui trépassa en 1617, est inhumé dans l'église, ainsi que son père[14].

  • Les sarcophages

Ce sont cent douze éléments de sarcophages (soixante-six couvercles et quarante-six cuves) qui se trouvent autour de l'église. Ils étaient à l'origine mille ou plus ; placés là entre les VIIe et Xe siècles, ils sont de pierre calcaire provenant de carrières situées jusqu'à quarante kilomètres du village. On ne sait exactement quand ces sarcophages furent trouvés dans l'ancien cimetière. Ils furent déplacés à l'occasion des travaux de l'église et lors du transfert du cimetière (1869). Ils ont toujours été connus vides, que ce soit d'ossements ou d'objets. On se perd en conjectures quant à leur raison d'être ; on suppose que les Quarréens auraient été fabricants de sarcophages, ou encore que se trouvait ici une nécropole où l'on aurait enterré les gens sous la protection de Saint Georges[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(liste alphabétique)

  • Abbé Blaise Bégon (Avallon.1737-1795 Saint-Germain-des-Champs), curé de 1761 à 1790 et maire de la ville de 1790 à 1791, dénoncé et emprisonné comme prêtre réfractaire
  • Abbé Vaast Barthélemy Henry (1797-1884), curé de la paroisse et historien du canton
  • Abbé Jacques-François Baudiau (1809-1880), successivement curé de Montigny-sur-Canne (1834); Dun-les-Places (1844); Entrains-sur-Nohain (1876) et historien régionaliste, auteur du Morvand, décédé à Quarré le alors qu'il était en vacances chez sa sœur.
  • Marcel Garnier (1890-1971), poète, écrivain, auteur de pièces de théâtre et romans, né dans la commune le
  • Lulu Charleu, musicien, accordéoniste, compositeur, animateur, né à Autun et décédé à Paris. Il fit les beaux jours de l'Auberge des Brizards aux Brizards dans les années 1970-1980.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jacques-François Baudiau: Le Morvand, Nevers, 1865, 3e éd. Guénégaud, Paris, 1965, 3.vol., t.III, p.105 - 484.
  • Collectif, Quarré-les-Tombes, in: Bulletin de Mémoires Vivantes du Canton de Quarré-les-Tombes, site internet[15].
  • Victor Petit: Quarré-les-Tombes, in: Descriptions d'Avallon et de l'Avallonnais 1867.
  • Claude Courtépée, Quarré-les-Tombes, in: Description générale et particulière du Duché de Bourgogne , 1re Édition:1774-1785. Réédition 1846-1848.
  • Abbé Vaast Barthélemy Henry, Mémoires historiques sur le Canton de Quarré-les-Tombes, Ed Odobé 1876, 2vol, réédition 2006, 2 vol., t.I, 716.p., (ISBN 291530114X), t.II, 716.p. (ISBN 2915301158)
  • Abbé Guignot, Essai sur Quarré-les-Tombes, ses sarcophages mérovingiens et sa station préhistorique, Tours, impr. Paul Bousrez, 1895, 117 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Géographique, historique et politique des Gaules et de la France, par l'abbé Jean-Joseph Expilly(1719-1793), p. 316.t.I.(1763)
  2. Victor Petit : Description des villes et campagnes du département de l'Yonne
  3. Evelyne Hugues: " L'Odette des Brizards "Ed Tirésias. 1998.Paris.412pp.(ISBN 2-908527-50-3)
  4. http://vermiraux.org/these.html
  5. http://www.liberation.fr/societe/0101616240-un-morvan-tres-nourrissant, une version courte de cette thèse a été publiée aux éditions L'Œil d'or sous le titre "La révolte des enfants des Vermiraux"
  6. S. Sandor, Les enfants de Vermiraux, Les Cygnes, Avallon, novembre 2011.
  7. ou les Pautots en 1871, V. Petit : Description des villes et campagnes du département de l'Yonne
  8. Las Vergnas ML, Histoire de l'Agence d'Avallon des enfants assistés de la Seine, Publibook, 2012
  9. Journal de Mathieu Tanet, 15 mars 1911, sur le site consacré au directeur de l'époque et futur maire d'Avallon.
  10. Programme des manisfestations commérotives de l'affaire des Enfants de Vermiraux.
  11. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 31 décembre 2013.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  14. a et b Syndicat d'initiative de Quarré-Les Tombes
  15. « Bulletin de Mémoires Vivantes du canton de Quarré-les-Tombes: Quarré-les-Tombes »