Étang-sur-Arroux

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Étang-sur-Arroux
Image illustrative de l'article Étang-sur-Arroux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Saint-Léger-sous-Beuvray
Intercommunalité Communauté de communes de Beuvray - Val d'Arroux
Maire
Mandat
Dominique Commeau
2014-2020
Code postal 71190
Code commune 71192
Démographie
Population
municipale
1 965 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 01″ N 4° 11′ 25″ E / 46.8669444444, 4.1902777777846° 52′ 01″ Nord 4° 11′ 25″ Est / 46.8669444444, 4.19027777778  
Altitude Min. 266 m – Max. 433 m
Superficie 34,63 km2
Localisation

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Étang-sur-Arroux

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Étang-sur-Arroux

Étang-sur-Arroux est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne. Elle est également membre du parc naturel régional du Morvan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Comelle Laizy Brion Rose des vents
N Mesvres
La Chapelle-sous-Uchon
O    Étang-sur-Arroux    E
S
Saint-Didier-sur-Arroux Saint-Nizier-sur-Arroux La Tagnière

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Robert Jacquemard PRG Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 965 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
696 909 1 040 1 052 1 086 1 093 1 144 1 157 1 093
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 121 1 149 1 310 1 434 1 555 1 664 1 818 1 801 1 852
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 965 1 916 1 930 1 875 1 826 1 662 1 653 1 726 1 628
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 587 1 524 1 567 1 760 1 835 1 836 1 912 1 927 1 953
2011 - - - - - - - -
1 965 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au XIIe siècle, le village d'Etang-sur-Arroux était tenu en arrière fief par une noble famille, les d’Estang.
  • L’ancienne église Saint-Pierre du XIe siècle laissa place, au milieu du XIXe siècle, à l’édifice actuel de style néogothique. À partir du XIXe siècle, avec l’essor de l’industrie, la commune devint un important carrefour routier et ferroviaire.
  • Le pont à 5 arches, symbole du nouvel essor d’Étang-sur-Arroux, devint vite, et demeure encore aujourd’hui, le blason de la ville.
  • La Perrière, sur la rive gauche de l’Arroux, est un lieu très ancien et formait autrefois, comme Étang, une dépendance de l’évêché d’Autun. Il fut cédé en fief au comte de Nevers. Une ancienne voie romaine conduisait les habitants d’Autun à Toulon-sur-Arroux en passant par le Mousseau.
  • Le Château de la Perrière : le castel était un fleuron du patrimoine du chancelier Nicolas Rolin. L’équipe du centre de [castellologie] de [Bourgogne] s’est intéressée au site et a entrepris des fouilles. Voici les conclusions des travaux de fouille menés à ce jour : « Nous voyons apparaître aujourd’hui un bâtiment au plan fortement contraint par le relief, avec au nord un château « haut », bâti au sommet d’un rocher, et sans doute rapidement victime de la désagrégation du substrat, et au sud un château bas qui enveloppe le rocher à la base et essaie d’en régulariser le plan. Le château haut est sans doute un peu plus ancien, c’est en tout cas ce que donne à penser l’archère à étrier. Il est composé d’une tour ronde à l’est et d’un bâtiment à base carrée à l’ouest. Cet ensemble a souffert précocement de l’instabilité du substrat. La tour ronde s’est ouverte et a sans doute été rapidement détruite. Le bâtiment ouest a été dans un premier temps stabilisé par une terrasse de chemisement, qui elle-même a été absorbée dans un talus. Tous ces efforts n’ont pas empêché la totale disparition de la courtine nord. Au sud, les structures, plus basses, ont moins souffert. Elles sont sans doute également plus tardives. On imagine mal la savante stéréotomie des tours octogonales avant le XIVe siècle, aussi est-il tentant d’attribuer ce chantier à Nicolas Rolin. Le passage du rond à l’octogone pourrait être une référence à la tour du château Rivau (tour des Ursulines à Autun) ou de celle du Plessis à Blanzy. Néanmoins, aucun de ces exemples ne met en place une stéréotomie aussi maîtrisée. Au sommet du tertre, des prospections de surface ont permis de repérer de larges tâches cendreuses noires, riches en céramiques médiévales. Assurément, il ne s’agit ni de terre végétale, ni de couche de démolitions. Comme nous l’avons vu, le château a été soigneusement démonté. Le sommet de la butte n’est donc pas recouvert par d’épaisses couches de remblais, mais il semble au contraire que les couches d’occupation soient à l’air, et disparaissent rapidement sous l’agression de l’érosion, accélérée par le défrichement et les visiteurs de plus en plus nombreux. Enfin, dernier mystère : nos dégagements n’ont pas permis de mettre en évidence l’emplacement d’une porte, ce qui compromet évidemment la compréhension générale du site. Le dégagement des derniers remblais qui cachent la périphérie du château, au milieu du flanc ouest et sur l’angle nord-ouest, pourrait peut-être apporter des réponses à cette question. »
  • La Maison du Passeur : située en bordure de l’Arroux, cette maison du XVIIe siècle est le symbole du village de cette époque. En effet c’est ici que vivait « le passeur » qui permettait aux Etangois de passer d’une rive à l’autre grâce à sa barque. L’actuel pont, aujourd’hui ne fut construit qu’au XIXe siècle.
  • La grotte de la Garenne : appelée ainsi pour sa situation au lieu-dit "La Garenne", a été construite comme une réplique de Lourdes. C’est l’abbé Gadant qui, avec l’aide de sa paroisse, édifia cette grotte en 1936.
  • Panorama de Beauvoir : en montant sur les hauteurs de la commune d'Étang-sur-Arroux, en direction de Saint-Didier-sur-Arroux, peu après le hameau de Velet.
  • Le gymnase des Guillemots : l'architecte Daubert a réalisé le gymnase d'Étang-sur-Arroux dans la plus pure tradition néogothique de Viollet-le-Duc. Il décida de faire évacuer les eaux de cette enveloppe d'ardoises noires au moyen de gargouilles au dessin contemporain. Ce monolithe noir est devenu un repère dans ce paysage sans le dénaturer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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