Ranavalona III

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ranavalona III
Photographie de la reine Ranavalona III.
Photographie de la reine Ranavalona III.
Titre
Reine de Madagascar
(7e monarque de Madagascar)
13 juillet 188328 février 1897
(&&&&&&&&&&&0496213 ans, 6 mois et 28 jours
Couronnement 22 novembre 1883
Premier ministre Rainilaiarivony
Prédécesseur Ranavalona II
Successeur Abolition de la monarchie
Philibert Tsiranana
(chef de l'État provisoire)
Biographie
Dynastie Merina
Nom de naissance Razafindrahety
Date de naissance 22 novembre 1861
Lieu de naissance Amparibe
Date de décès 23 mai 1917 (à 55 ans)
Lieu de décès Alger (Algérie[1])
Père Andriantsimianatra
Mère Raketaka
Conjoint Rainilaiarivony
Enfant(s) Sans descendance
Héritier Marie-Louise Razafinkeriefo

Ranavalona III
Monarques de Madagascar

Ranavalona III, née le 22 novembre 1861 à Amparibe et décédée en exil à Alger le 23 mai 1917, est la dernière reine de Madagascar sur lequel elle règne de 1883 à 1897, sous l'influence de son Premier ministre et époux, Rainilaiarivony.

Biographie[modifier | modifier le code]

Couronne de Ranavalona III, au Musée de l'Armée, à Paris.

Origines et succession[modifier | modifier le code]

La reine Ranavalona II décède en 1883. Elle lui succède sous le nom de Ranavalona III. Alors que la reine Ranavalona Ire jouissait d'une marge de manœuvre telle qu'elle était vraiment considérée comme « reine gouvernante », les souveraines féminines qui se succèdent depuis Rasoherina (en 1863), assument une fonction de chef d'État surtout honorifique, l'essentiel du pouvoir exécutif étant entre les mains du Premier ministre, en l'espèce Rainilaiarivony, qui devient également son époux.

Une mainmise coloniale française progressive[modifier | modifier le code]

Le choix diplomatique d'européanisation modérée qui suivit le relatif autarcisme de Ranavalona Ire place le royaume de Madagascar dans une situation délicate. Les ambitions coloniales de la France se font de plus en plus pressantes, si bien qu'en 1885, celle-ci y établit une sorte de protectorat économique et diplomatique. Le Premier ministre Rainilaiarivony échoue à s'y opposer en 1894 et entraîne l'invasion française l'année suivante. L'armée française ne rencontre quasiment pas d'opposition ; en effet, le gouvernement français a promis à travers le traité du 1er octobre 1895 la conservation du régime monarchique.

Le tournant politique majeur a lieu le 18 janvier 1896, quand le nouveau gouverneur de l'île, Hippolyte Laroche, obtient de la reine une déclaration reconnaissant de fait la « prise de possession » de Madagascar par la France. Le Premier ministre Rainilaiarivony doit, lui, s'exiler et le 6 août, l'Assemblée nationale française et le gouvernement Méline prononcent unilatéralement la transformation du royaume de Madagascar en colonie française. La reine est arrêtée dans la nuit du 28 février 1897 par le gouverneur général, Joseph Gallieni, et le lendemain, la monarchie, qui existait en tant que telle depuis 1817 et dont les origines remontaient au Royaume d'Émyrne (XVIe siècle), est abolie.

Exil[modifier | modifier le code]

La reine Ranavalona III visitant les blessés français en métropole, octobre 1914.

Ranavalona III est exilée sur l'île de La Réunion puis en Algérie. Elle séjourna en métropole à Saint-Honoré-les-Bains.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mathilde Dubesset (dir.), Intellectuelles : Numéro 13, Presses Universitaires du Mirail,‎ 2001 (ISBN 9782858165773, lire en ligne), p. 227

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-France Barnier, Ranavalo, dernière reine de Madagascar, 2e éd., Paris, Balland, 1996 (ISBN 2-7158-1094-6)
  • Dominique Ranaivoson, Madagascar : dictionnaire des personnalités historiques, Sépia, Saint-Maur-des-Fossés ; Tsipika, Antananarivo, 2011 (2e éd.), p. 152 (ISBN 978-2-84280-101-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :