Jean Lumière

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Jean Lumière

Nom de naissance Jean Anezin
Naissance 20 août 1895
Marseille
Décès 2 avril 1979 (à 83 ans)
Activité principale Chanteur et professeur de chant
Genre musical Variété française
Années actives 1930 à 1960

Jean Lumière, nom de scène de Jean Anezin, né à Marseille le 20 août 1895 et mort à Paris le 2 avril 1979, est un chanteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de négociants amateurs de musique[1], Jean Anezin envisage d'abord une carrière d'acteur[2] (premier prix de comédie et de tragédie au conservatoire), puis il commence à chanter à Nice et à Marseille. À la suite d'une rencontre avec la chanteuse Esther Lekain, il fait ses débuts en 1930 à Paris au théâtre de l'Européen. C'est Esther Lekain qui lui choisit son pseudonyme : « Votre voix est claire, vous êtes du Midi, vous vous appellerez Jean Lumière »[1].

En 1934, il connaît un énorme succès avec la romance de Paul Delmet et Charles Fallot, La Petite Église, et obtient le Grand Prix du Disque[1]. Il poursuit alors une brillante carrière de chanteur de charme en France puis, après la Seconde Guerre mondiale, dans de nombreux pays étrangers (Europe, Amérique du Nord et du Sud, Moyen et Proche-Orient). Longtemps considéré comme possédant la "meilleure voix radiophonique", Jean Lumière quitte la scène en 1960 pour devenir professeur de chant[3]. Il compte parmi ses élèves Marcel Amont, Gloria Lasso, Cora Vaucaire, Mireille Mathieu.

Principales interprétations[modifier | modifier le code]

  • Visite à Ninon (Gaston Maquis)
  • Chanson d'automne (Maurice Rollinat)
  • Un amour comme le nôtre (Ch. Borel-Clerc)
  • Maman
  • Le chaland qui passe
  • Le tango chinois
  • Sérénade indochinoise
  • Un tango Langoureux (Charlys et Montho/Mateo y DECKER)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cent ans de chanson française (C. Brunschwig, L.-J. Calvet, J.-C. Klein), Paris, Éditions du Seuil, 1981.
  • La Chanson française et francophone (Pierre Saka et Yann Plougastel), Paris, Larousse, 1999.
  • Encyclopaedia universalis. Universalia 1980 (p. 570-571).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Chantal Brunschwig, Cent ans de chanson française, 1880-1980, Éditions du Seuil, 1996, p.241.
  2. Pierre Guiral, Les Marseillais dans l'histoire, Volume 3 de Les Hommes dans l'histoire, Privat, 1988, p.160.
  3. Chantal Brunschwig, op. cit., p.223.