Jacques-François Baudiau

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Jacques-François Baudiau

Nom de naissance Jacques-François Baudiot
Naissance 15 octobre 1809
Planchez (Nièvre)
Décès 17 septembre 1880 (à 70 ans)
Quarré-les-Tombes (Yonne)
Nationalité Drapeau de France France
Profession Abbé
Autres activités écrivain, historien

Jacques-François Baudiau (orthographié Baudiot avant 1853) naquit le 15 octobre 1809 au lieu-dit Les Févres, commune de Planchez (Nièvre) et décéda le 17 septembre 1880 à Quarré-les-Tombes (Yonne). Prêtre catholique, il est l'auteur d'un ouvrage sur le Morvan.

Sommaire

Sa vie [modifier]

Né, au cœur d'un hameau, proche des bords de la Cure, berceau de sa famille paternelle, d'un milieu aisé, il perdit son père alors qu'il n'avait que trois ans.

Sa mère, originaire de Grosse, au finage de Planchez, avait été veuve en première noces. Il fut élevé par son grand-père, meunier à Chevigny, aux Settons[1]. Il se rendit à l'école de Planchez où il fut remarqué par l'abbé Charles Morey (curé de Corancy et Planchez), puis par l'abbé Gonin, nouveau curé, qui lui appris le latin[2].

Il suit ses études au petit séminaire de Nevers et fut en 1831: sous-diacre; 1832: diacre et ordonné prêtre en 1833, par Monseigneur: Louis Robert Paysan, évêque d'Angers. Il est vicaire à Château-Chinon, puis curé de Montigny-sur-Canne, en 1834 et y fait reconstruire l'église. Il réalise alors ses premiers travaux historiques.

Il fut nommé en 1844 curé de Dun-les-Places. Son maire, le chevalier et corsaire Marie-Auguste Xavier Feuillet (1774-1861), ex-lieutenant de vaisseau, offrit une nouvelle église bâtie au hameau des Places, sous le vocable de Sainte-Amélie. Elle fut consacrée en 1851 et : « Jamais foule ne s'était réunie dans un coin du Morvan»[3]C'est à Dun-les-Places que l’abbé Baudiau étudie le Morvan et écrit Le Morvand ou essai géographique, topographique et historique de cette contrée.

En 1876, il devint curé doyen d'Entrains-sur-Nohain, où il continue son travail d'historien et écrit alors Histoire d'Entrains depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours.

En vacances chez sa nièce à Quarré-les-Tombes, il meurt subitement le 17 septembre 1880, dans la paroisse de son confrère l'abbé Vaast Barthélemy Henry, curé et historien des lieux. Il est inhumé à Entrains, après avoir reçu dans les deux paroisses des funérailles populaires.

Il a laissé le souvenir: « d'un homme savant, doué de mémoire et de modestie, bienveillant, doux et charitable ». Il a mûri son projet d'une histoire du Morvan pendant son premier ministère. Il parcouru le Morvan, monté sur une petite jument grise, qui se prêtait aux rêves du chercheur, comme le dit l'abbé Lucien Charrault.

Il a glané ses autres informations, dans les livres anciens, les Bibliothèques, les archives de Dijon et de par ses fonctions reçut un accueil favorable, dans les abbayes, et châteaux de la région. Sa documentation sérieuse, et consciencieuse fait que son ouvrage est toujours un outil de référence pour l'histoire de cette contrée, sous l'Ancien Régime.

Œuvres [modifier]

  • Le Morvand ou essai géographique, topographique et historique de cette contrée (1854 : 1ère édition en 2 volumes, 1865 : 2nde édition en 3 volumes). Ouvrage réédité en 1965 et 1990
  • Histoire d'Entrains depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours.


Bibliographie [modifier]

  • Lucien Charrault, Dans l'Ombre du Morvan, , Lai Pouëlée, 1987, réédition de 1933.
  • Histoire d'Entrains depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours (1879)
  • Claude Pequinot & Ginette Picard,sous la Direction de Jacqueline Bernard ,Jacques Baudiau (1809-1880), dans : Des Morvandiaux de l'Ombre à la Lumière t.II,p.31-33.
  • J.F. Baudiau, un précurseur de l'unité du Morvan, dans La Page du Journal du Centre, nov 1970

Notes et références [modifier]

  1. Le Moulin est aujourd'hui au fond du Lac des Settons
  2. Ou par L'abbé Benoït, curé de Montsauche
  3. Lucien Charrault