Chissey-en-Morvan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chissey et Morvan (homonymie).
Chissey-en-Morvan
Vue de Chissey-en-Morvan, sur la D980
Vue de Chissey-en-Morvan, sur la D980
Blason de Chissey-en-Morvan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Lucenay-l'Évêque
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Michel Criqui
2008-2014
Code postal 71540
Code commune 71129
Démographie
Gentilé Chisséens
Population
municipale
295 hab. (2011)
Densité 9,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 02″ N 4° 13′ 34″ E / 47.1172222222, 4.22611111111 ()47° 07′ 02″ Nord 4° 13′ 34″ Est / 47.1172222222, 4.22611111111 ()  
Altitude Min. 350 m – Max. 607 m
Superficie 29,9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chissey-en-Morvan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chissey-en-Morvan
Liens
Site web www.chissey-en-morvan.com

Chissey-en-Morvan est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne. Le gentilé des habitants est : Chisséens et Chisséennes

Géographie[modifier | modifier le code]

Chissey-en-Morvan se situe dans le nord du département de Saône-et-Loire (dont elle est la commune la plus septentrionale), à proximité de la Côte-d'Or et de la Nièvre, dans le Parc naturel du Morvan. Elle est bâtie dans la vallée du Ternin, que vient grossir le ruisseau de Blanot. Elle est traversée par la route de Saulieu à Autun et l'on trouve encore quelques vestiges de la voie romaine qui allait de Autun à Sens par les montagnes du Nord-Est. À l'époque gallo-romaine, il y avait peut-être un relais de poste. C'est sur cette voie qu'est passé l'empereur Julien, venu délivrer Autun que les barbares assiègent en 356[1]. Au nord il y a deux voies, se rejoignant à Alligny-en-Morvan, l'une empruntant la montée de Pierresaut, surplombant le bourg et sur le chemin de la crête file en direction du nord, c'est l'ancienne voie romaine. La seconde suit la vallée du Ternin. De Chissey d'autres voies partent en direction de : Villiers-Brazey, Savilly et Bard-le-Régulier au nord-est et l'est et Ruisselle, Cussy, Anost, à l'ouest. Elles se raccordaient toutes avec les voies principales, reliant Autun.

Elle est située à 19 km au nord-ouest d'Autun. Le point culminant est à 607 mètres d'altitude et le village à 360 mètres, le point le plus bas est situé à 350 mètres.

En 1865, la superficie de la commune est de 2 990 ha dont 424 ha sont couverts de bois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Moux-en-Morvan (Nièvre) Blanot (Côte-d'Or) Rose des vents
Ménessaire (Côte-d'Or) N Villiers-en-Morvan (Côte-d'Or)
Savilly (Côte-d'Or)
O    Chissey-en-Morvan    E
S
Cussy-en-Morvan Lucenay-l'Évêque

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le Ternin est le principal cours d'eau qui traverse la commune.
  • Le ru de Souvert
  • Les ruisseaux de Blanot, d'Effours, de Villiers

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Bois des Avertz[2], Bas-de-Commeillon, Berthauds, Bonair, Bouley, Bulle[3], Breuil, Chaumes-Contantin, Chaumien[4], Chaumoux, Côme-des-Brus[5], Comme-au-Levain, Comme-Grain, Crots-Barbizots, Dyarde, Fiole, Fontaine, Fravelle, Gagère, Garenne, Goulots, Gouttes, Guidon, Guyards, Haut-de-la-Fiole, Larrey, Latois[6], Loizards, La Maladière[7], Les Méloisses[8], Meix-Vougeot, Mont-Toiron, Motte, Mouche, Mouilles-Simonot, Palaisot, Place, Plaine, Près, Ravine, Ravril, Repas, Roche-Dureuil, Roquets, Rougeat, Rue-Chagnot, Rue des Chamiats, Ruisselle, Soitures, Sous-les-Roches, Sous-Richard, Souvert, Valouze, Vauchezeuil, Vausserie, (Vaulcery), Verpillière[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au temps de la féodalité, la justice du bourg se divisait sur trois seigneuries :

  • Celle du seigneur du Château de Chissey-en-Morvan. Elle ne comprenait que son manoir et ses dépendances : Fontaine et La Verpillière. Selon la délimitation réalisée en 1608, elle suivait le cours de la rivière, en remontant jusqu'à la Côme-des-Brus, du chef qu'elle tirait à Ruisselle à la maison en ruines de Guillemain de Buffières, elle côtoyait le ru de Souvert et reprenait le cours de la rivière. Fief en toute justice, elle mouvait de l'évêché d'Autun ; mais ses dépendances relevaient du Duché de Bourgogne. Le château a reçu la visite de Napoléon, à son retour de l'île d'Elbe ; il y passa la nuit du avant d'aller décorer l'abbé Rasse au relais de poste de Pierre Écrite.
  • Celle de l'Évêque d'Autun s'étendait sur une autre partie du bourg. La justice se rendait sous un gros orme au nord de l'église. Les officiers du prélat y venaient 4 fois par an tenir leurs "Jours". En 1568, des gens s'opposèrent à l'exercice de la juridiction épiscopale. Le procès qui s'ensuivit confirma les droits de l'évêque. Le , le bailli de Lucenay condamna Marie Robelin femme Roidot à 14 sous d'amende pour avoir traité Marie Berthaud de "Vaudoise". L'évêque avait droit de haute justice également sur Souvert, où le bailli de son Excellence venait 4 fois l'an tenir ses "Jours".
  • Celle de la Maison forte de La Mothe-Chissey formait une terre en toute justice dans la mouvance du Duché de Bourgogne, située à l'est du bourg ; dans une prairie traversée par le ruisseau du Blanot se trouve à un endroit dit des Roquets une Maison forte de la Mothe-Chissey, connue également sous le nom de Maison forte des Roquets. Le possesseur était seigneur laïc de l'église et avait des droits de dîme dans toute la paroisse ; mais il devait au curé une portion congrue de 300 livres.

Au sud est se trouve Souvert avec sa Maison seigneuriale de Souvert, qui était autrefois alternatif avec Lucenay. Les dîmes se partageaient entre le seigneur des lieux, celui de Chissey, le curé et l'évêque. Ce hameau était alternatif de Lucenay-L'Évêque.

  • Le Château de La Prée (Pratum) est un manoir du XVIIIe siècle situé sur la rive droite du Ternin, à l'ouest du bourg, possédant des tourelles. Ce fief était en 1404 à Andoche de Chissey, qui en fait aveu. Il passera à la Maison du Buy.

Au-dessus de La Prée, dans une gorge est situé Vaulsery (Valserinus) ; il y avait là autrefois un manoir dit La Grande Maison. Cette seigneurie avec haute justice mouvait en partie de la baronnie de Lucenay, et en partie de celle de Menesserre (Ménessaire). Son possesseur jouissait du droit de chasse dans toute la baronnie de Lucenay. Au XVIe siècle un habitant de ce hameau, Emiland Pautot, chef d'une bande de pillards, dévasta à leur tête le Château de Monthelon, commettant moult exactions sur les biens et les personnes. Il sera condamné à être pendu et étranglé ; il le fut à Autun le , ses biens furent confisqués au profit du seigneur[10].

  • Le Manoir de Commegrain, avec justice et juridiction, était la possession au XIVe siècle d'une famille de ce nom. Les ruines du manoir étaient encore visibles au XIXe siècle, à l'orée d'un bois. Jean de Commegrain, Ostelin de Commegrain et Jeanne de Commegrain vendirent le fief à Andoche de Chissey, qui en fit aveu à l'évêque d'Autun, Milon de Grancey, en 1401. Guillaume de Chaulgy, parent d'Andoche, en fit de même en 1413, son fils Jean de Chaulgy avait épousé N... de Chissey, dame de Vaulcery et de Commegrain, fille d'Erard de Chissey.
  • Ruisselles, peut-être dit l'Abbé Baudiau le Rioscella du testament de Varé. Ce lieu était jadis alternatif avec Cussy. Ce hameau fut totalement incendié en 1828, puis partiellement par deux fois en 1858. Jacques de Chaulgy jouissait de la totale justice en 1482 sur le meix Vougeot. Les habitants étaient sujets du seigneur du Buy, mais devaient néanmoins le guet et la garde au Château de Chissey. Ils étaient tenus de moudre leurs grains au Moulin de Buy. Toutefois Philibert de Clairon leur permit de réédifier l'ancien moulin du lieu-dit Bulle et il leur fournit à cette fin le bois et les meules, à la condition qu'il serait mouvant, virant, tournant à la Saint Michel venant, et qu'il lui payeraient le droit ordinaire. Le , Frédéric de Loisey et son épouse Marguerite de Cléron affranchissent Lazare Guyotat et son épouse pour la somme de 750 livres. En 1686, le fils de ces gens était juge de Buy. Le seigneur de cette terre l'échangea en 1777 à celui de Chissey pour ses droits à Buy. Le hameau de Ruisselle était alternatif de Cussy-en-Morvan.
  • Valouze était une dépendance de la seigneurie de Menessaire (Ménessaire), dont les habitants en 1609 se reconnaissaient justiciables, mainmortables et corvéables du baron et confessèrent qu'ils lui étaient redevables solidairement de 4 livres et 6 sous de taille à la Saint Lazare, 15 boisselets de froment, 4 de seigle et 9 et demi d'avoine à la Saint-Martin, plus pour champoyer leur bétail, tant gros que menu, dans la forêt de Patué, prendre bois-mort et mort-bois, une poule et deux boisselets d'avoine.
  • Buy (Boxum), aujourd'hui Buis, situé sur l'ancienne voie romaine, au nord-ouest, était selon certains savants la maison de campagne de la reine Brunehaut, au temps où elle s'était retirée à Autun. Dans le champ situé devant le Château de Buis furent découvertes des ruines, mêlées de couches de charbon et de médailles mérovingiennes. D'aucuns pensent que ces ruines remontent aux Sarrasins en 731. La seigneurie de Buy était une terre en toute justice, mouvant de la châtellenie de Liernais. L'ancien château fut démoli en 1781 et reconstruit par celui toujours en place aujourd'hui. Sa haute justice comprenait Buy, La Prée, Ruisselles et Chaumien, s'exerçait à Saulieu, en 1732, par emprunt de territoire. Ce fief appartenait au XIIIe siècle à la famille de Buy. Les habitants devaient au seigneur de Liernais les droits de messerie, de tailles, donnant six vingt-deux livres, en 1675. Près du hameau du Buis existait un lieu-dit La Maladière et une maladrerie existait à Chissey-en-Morvan, ce toponyme n'est pas restitué sur la section cadastrale de 1827 mais figure au terrier de Lucenay dressé en 1460 par Simon Le Pelletier (archives de M. de Ganay à Visigneux). Sur le plan cadastral de 1813, au B no 1 à 10 figure une Croix de la Maladière, terres en bordure de la voie romaine, Autun, Châlons-sur-Saône au nord-ouest de Couches, la terre voisine portant le nom de Bains Bénits, de nombreux tessons de céramiques dans le voisinage attestent qu'il y avait là des vestiges gallo-romains.
  • Maison seigneuriale de Vaucheseuil, dans les bois (Vallis Silvarum), mouvait en fief de Lucenay et en arrière-fief de Ménessaire (Mennessere), Jean de Ternan en fit aveu en 1341 de par sa femme, fille de Marguerite d'Aligny qui le porta à son époux messire de Nuerre. En 1397, Hugues et Andoche de Chissey, enlevant les matériaux de cette maison, furent assignés par l'évêque pour cet acte et pour devoir non fait[11]. Le , ils étaient 9 ténementiers, auxquels Jean de Lugny, baron de Messerre accorda les droits d'usage et de pacage aux bois d'Avertz et des Latois, pour une rente de trois sous quatre deniers, par feu, deux boisselets d'avoine et une poule. Le seigneur de Liernais avait droits de messerie, de tailles, donnant six vingt-deux livres sur les habitants de ce lieu et de Buy près Chissey en 1675. Le comte de Villebertin vendit le fief en 1711 à Roch de Courroy dont la veuve, Claude de Mauroy, le repassa 9 ans après aux Buffot de Millery. Gabriel-François de Millery l'aliéna en 1755 à Louis-François de La Coste, seigneur de Buy, qui la céda à Claude Lévite de Flacellière. Etienne Liogeau, son fils, l'a repassé à Léger Guyotat, dit marquis de Messerre. Elle appartient en 1866 à son gendre Fernand Jacquinot. En 1814, dans les Bois dit Les Latois, s'assemblèrent jusqu'à 2 000 paysans favorables à Napoléon et qui résistèrent aux armées d'occupation luxembourgeoises et autrichiennes ; ils étaient connus sous le nom de Bandes de Saulieu[12]
  • Palaiseau (Palatiolum), partagé entre trois communes, faisait autrefois partie des domaines du bienheureux Varé, qui donna cette terre en 706 au Monastère de Saint Andoche de Saulieu, qui inféoda cette terre le à Guillaume de Clugny, seigneur de Messaire (Messerre), parce que depuis 28 ans estant demeurée en friche à cause des pestes et autres maladies contagieuses, et des ravages des gens de guerre cette terre ne rapportait rien[13]. Andoche de Clugny, fils de Guillaume, se reconnaît en 1414 homme lige des chanoines, à cause de ce fief. Le roi l'ayant donné plus tard à la famille Brulart, il passa en 1730 à Philippe Barbuat, conseiller du roi au Parlement de Dijon[14]. Les habitants de ces lieux étaient autrefois francs-bourgeois à Saulieu, en payant 20 deniers au chapitre. Cette terre fut unie par le seigneur de Messerre à la Mothe-Chissey.

En 1789, Chissey-en-Morvan, qui est divisé en Chissey-en Royauté et en Chissey-en-Duché, dépendait du bailliage de Saulieu et de la recette d'Autun.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chissey-en-Morvan, autrefois : Chisseium - Chaissey, 1260 - Cessy, 1271 - Chaisseyo, 1293 - Chissiacus avant 1312 - Chissey, 1382 - Chsissey-en-Royauté, 1757 et Chissey-en-Duché - Chissey-en-Morvant, 1783 - Chissey-en-Morvan An X. Le nom de la commune proviendrait du nom d'homme Cassius[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur à trois tours d'or maçonnées de sable, à la bordure componée d'argent et de gueules. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 François Maney DVD ...
mars 2008 en cours Michel Criqui ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 295 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 089 1 170 1 245 1 336 1 348 1 339 1 629 1 620 1 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 450 1 415 1 394 1 391 1 378 1 298 1 338 1 424 1 334
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 205 1 171 1 058 812 153 720 672 547 479
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
510 475 439 367 343 281 298 300 295
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Château de Chissey-en-Morvan
  • Château de Buis, reconstruit en 1781
  • Château du Guidon, au lieu-dit les Goulots
  • Maison forte de La Mothe-Chissey, ou des Roquets, origine XVe siècle
  • Maison seigneuriale de Vaucheseuil
  • Maison seigneuriale de Souvert
  • Manoir de la Prée
  • Manoir de Vaulsery dit La Grande Maison
  • Moulin Guidon, appelé aussi Pérolle, à 400 mètres au sud du Château, à main droite en venant d'Autun. Existait déjà en 1743. En 1788 il appartient au Château de Chissey. Il fonctionna jusque dans les années 1970.
  • Moulin du Buis (1503), en activité en 1882, en ruine aujourd'hui.
  • Moulin de la Mouche, en ruines
  • Moulin du Bourg ou du Château
  • Moulin de la Mothe
  • Moulin de la Loche
  • Moulin Marry
  • Fontaine Boutin, source
  • Église Saint-Martin
  • l'ancienne voie romaine, allant de Autun à Sens

L'Église[modifier | modifier le code]

Chissey-en-Morvand fut christianisé de bonne heure, c'est une des plus anciennes paroisses de la région. La construction de l'église dédiée à Saint Martin, évêque de Tours, fut réalisée au XIe - XIIe siècle. Le chœur qui se termine en mur droit et la chapelle, seuls voûtés, sont du XIIe siècle. Cet assemblage de diverses époques est assez misérable à l'appréciation de l'abbé Baudiau, qui la visita en compagnie du curé qu'il tenait en estime. La nef, rebâtie en 1755 sous l'autorité de l'évêque d'Autun Monseigneur Antoine de Malvin de Montazet, était surmontée d'un clocher en bardeaux. Mais 100 ans plus tard les fidèles durent ouvrir leurs parapluies pendant les offices. L'évêque d'Autun Monseigneur Frédéric-Gabriel-Marie-François de Marguerye interdit l'église et elle fut reconstruite par l'architecte Jacques Rollet. L'église fut restaurée en 1898. Le clocher, précédemment au milieu de la nef, a été reconstruit au-dessus du porche d'entrée. La flèche de l'ancien clocher a été conservée, à la demande des habitants. Elle était entourée d'un petit cimetière où l'on pouvait encore voir en 1865 quelques tombes. Ce cimetière a été déplacé plus loin. Juste au-dessus de celui-ci se trouvait une fontaine sous le vocable de Saint Martin, qui donnait lieu autrefois à des pèlerinages, très suivis par de nombreux pèlerins en quête d'une guérison des fièvres, ou pour obtenir de la pluie. La paroisse était jadis de l'archiprêtré et du bailliage de Saulieu. Les premiers titres sont seulement de 1100. Le patronage de la cure et des dîmes appartenait au chapitre de Bard-le-Régulier, auquel elles furent données en 1282 par l'Évêque Hugues d'Arcy (1286-1298), en échange du Prieuré de Saint-Hilaire, près de Chalon-sur-Saône, et de la cure de Braux (Brecis). Le chapitre inféoda par la suite les dîmes au seigneur de la Mothe-Chissey, auquel étaient dus les honneurs de l'église et qui dès lors fut chargé de payer la portion congrue du curé. La collation de ce bénéfice passa en 1724 au chapitre de Notre-Dame de Semur, lors de l'annexion de celui de Bar (Bard). En 1789, elle était du diocèse et de l'archiprêtré d'Autun, à la collation de la collégiale de Semur-en-Auxois, au droit de l'ancien Prieuré de Bard-le-Régulier[18].

Mobilier[modifier | modifier le code]

Le Presbytère[modifier | modifier le code]

L'ancien presbytère, très convenable, était au sud de l'église. Il fut bâti en 1778 par l'entrepreneur Hugues Valvin, sous la direction de l'architecte Dalbert. Il fut aliéné pendant la Révolution. Le nouveau est placé à l'ouest dans une belle position, mais moins commode pour le desservant.

Les Curés

(liste non exhaustive)

  • 1537 - Clément Chauvot
  • 1543 - Claude Paillet
  • 1568 - Jacques Charreau
  • 1586 - Jean Collenot
  • 1620 - Étienne Berger
  • 1664 - Lazare de Dron
  • 1684 - Claude Seguenot
  • 1707 - Claude Sauvageot
  • 1721 - André Pugeot, inhumé dans le chœur de l'église.
  • 1753 - Alexis Bouillote
  • 1759 - Lazare Gagnard
  • 1761 - Jean-Edme de Lanoe, il bâtit le presbytère.
  • 1791 - Favre, ancien chapelain de Couard, intrus.
  • 1802 - Robé
  • 1812 - Nicolas Lagneau, de Valence
  • 1838 - Brochot
  • 1842 - Claude Jacob, Nivernais - François Houbache.
  • 1865 - Charles Doret, originaire de Lucenay, prêtre studieux ayant fourni de nombreux renseignements historiques à l'Abbé Baudiau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roland Niaux : Chissey-en-Morvan, en ligne
  2. Abbé Jacques-François Baudiau : Le Morvand, p. 471
  3. Abbé Jacques-François Baudiau : Op, cit p. 468
  4. Abbé Jacques-François Baudiau : Op. cit, p. 469
  5. Abbé Jacques-François Baudiau : Op. cit, p. 459
  6. Bois situés entre Chissey et Lucenay-L'Évêque
  7. Roland Niaux : Lieux de cultes, établissements religieux dans l'arrondissement d'Autun, figure au terrier de Lucenay dressé en 1460 par Simon Le Pelletier (archives de M. de Ganay à Visigneux), non retrouvé au cadastre de 1827.
  8. Petit fief près de Buy, consistant en deux cantons de bois et mouvant de Ménessaire, (Menesserre)
  9. Dictionnaire topographique de la France.
  10. Archives de l'évêché d'Autun
  11. Abbé Jacques-François Baudiau : Archives du Château de Buy
  12. « Le camp des Latois »
  13. Terrier de Mennesserre, Manuscrit de G. Moreau in : Jacques-François Baudiau, Po, cit, p. 60
  14. Courtépée, nouv. édit., t IV.
  15. Dauzat et Rostaing ; Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Guénégaud. (Larousse 1963)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  18. Courtépée: t.IV. p. 128; C.O. C.2884, p. 69
  19. « Notice no PM71000932 », base Palissy, ministère français de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :