Gâcogne

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Gâcogne
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Clamecy
Canton Corbigny
Intercommunalité Communauté de communes du Pays corbigeois
Maire
Mandat
Christophe Gagnepain
2008-2014
Code postal 58140
Code commune 58120
Démographie
Population
municipale
274 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 50″ N 3° 52′ 15″ E / 47.2305555556, 3.87083333333 ()47° 13′ 50″ Nord 3° 52′ 15″ Est / 47.2305555556, 3.87083333333 ()  
Altitude Min. 271 m – Max. 577 m
Superficie 25,21 km2
Localisation

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Gâcogne

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Gâcogne

Gâcogne est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village se situe dans le massif du Morvan et fait partie de son parc naturel régional. Il est traversé par l'Anguison.

Situation de la commune de Gâcogne dans le département de la Nièvre

La commune regroupe 34 hameaux, huis et domaines répartis sur 2 521 hectares.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vauclaix Vauclaix Brassy Rose des vents
Mhère N Brassy
O    Gâcogne    E
S
Mhère Mhère Ouroux-en-Morvan

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue de Gâcogne depuis la chapelle du Banquet (Mhère)

Dans l'antiquité, la ville avait pour nom Vasconium (ou Vascons) et était une colonie de soldats Romains. On y trouve d'ailleurs des traces de la voie romaine reliant Château-Chinon à Vézelay.

Au VIIe siècle, les bénédictins de Saint Léonard de Corbigny batissent un prieuré à Jailly, appartenant à Corbon. Leur paroisse, antérieure au XIIe siècle, faisait partie de l’archiprêtré de Corbigny, donc du diocèse d’Autun.

On retrouve des mentions de la ville sous le nom Gacongne en 1596.

En 1853, elle comptait 1 274 habitants, mais l’abattage et le flottage de bois ont entraîné une forte migration. Toutefois, elle a su conserver «l'auberge de Gâcogne», un commerce qui tient lieu d'épicerie, station-service, dépôt de pain, point-poste, café-restaurant et chambres d’hôtes. On trouve aussi des chambres d’hôtes dans «l’huis Pillavoine» et un gîte de séjour à «l’huis au Page». La vie du village demeure animée, grâce à un comité des fêtes dynamique : fête patronale de la Saint Laurent, soirées thématiques...

Le Tacot du Morvan[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la commune était desservie par une des lignes du Tacot du Morvan : le chemin de fer de Corbigny à Saulieu.

La commune disposait d'une gare, au lieu-dit La Gare, qu'elle partageait avec sa commune voisine de Brassy.

Le trafic voyageurs fut stoppé le .

Locomotive à vapeur Tacot du Morvan de Corbigny à Saulieu
Commune précédente
Lormes
Gâcogne
Brassy-Gâcogne (Gare)
Commune suivante
Brassy

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Christophe Gagnepain   Chef comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 274 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
329 754 809 1 030 1 000 1 030 1 191 1 282 1 341
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 274 1 321 1 300 1 372 1 377 1 303 1 313 1 306 1 205
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 031 975 931 796 731 682 614 553 549
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
505 474 415 344 256 250 268 264 267
2011 - - - - - - - -
274 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • L’activité économique de la région consiste en l’élevage et l’exploitation forestière.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


  • L’église Saint Pierre aux Liens et Saint Laurent, datant de 1871 et consacrée en 1875. À sa construction, on reprocha au maire André Marie Dupin de n’avoir pas restauré l’église du XIIe siècle (déjà remise en état sous Louis XIV). Mais celui-ci a aussi fait ériger la chapelle du Banquet sur la commune de Mhère.
  • Sur la place du village on peut remarquer l'arbre désigné sous le nom de "Vieux Sully".
  • À La Roche, on peut voir un ancien atelier de maréchalerie et de travail à bœufs.
  • À Grand Mont on trouve une croix en fer forgé du XIXe siècle appareillée avec des chaînes d’angles harpées en son socle (une particularité car les socles sont généralement monolithes).
  • À Lavault est situé un abreuvoir à arcades, du XIXe siècle lui aussi.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le danseur, peintre et sculpteur Cardo résida au hameau du Moulin Granard.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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