Villapourçon

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Villapourçon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Moulins-Engilbert
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Morvan
Maire
Mandat
Guy Cloix
2014-2020
Code postal 58370
Code commune 58309
Démographie
Population
municipale
454 hab. (2011)
Densité 9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 00″ N 3° 57′ 38″ E / 46.95, 3.96055555556 ()46° 57′ 00″ Nord 3° 57′ 38″ Est / 46.95, 3.96055555556 ()  
Altitude Min. 315 m – Max. 818 m
Superficie 50,43 km2
Localisation

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Villapourçon

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Villapourçon

Villapourçon (Raporçon en bourguignon-morvandiau) est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Villapourçon se situe dans le massif du Morvan et fait partie de son parc naturel régional. Le village est situé dans une cuvette ouverte vers l'Ouest, dominée par les bois de la Gravelle, le mont Préneley et la forêt de Châtillon. Il comprend de nombreux hameaux, plus ou moins grands, les principaux étant les Marceaux, le Puits, Sanglier, Petiton, la Ruchette, le Foudon, Fragny, Cussy, Les Bourbas. La superficie de la commune est de 5 043 ha.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Onlay Saint-Léger-de-Fougeret Fâchin Rose des vents
Préporché
Saint-Honoré-les-Bains
N Glux-en-Glenne
O    Villapourçon    E
S
Sémelay Chiddes Larochemillay

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve le nom de Villare Puscionum en 889 (RDAE 57), à lire peut-être *Purcionum ; Villa Roporcono en 966 (DT), à lire *Villaro *Porciono ; Villa es porcos en 1233, Villa a Pourson en 1243, Villesaporsons 1534.

Formation médiévale en Ville- « domaine rural » suivi du mot porc dérivé avec un suffixe -ion, c'est-à-dire « porcin ». Elle se réfère à un élevage de ce type. L'élément es de certaines formes anciennes (Villa es porcos), signifie « aux » en ancien français, d'où le singulier a « au » (Villa a Pourson) ce qui expliquerait l'actuel Villa-

Ernest Nègre préfère y voir une formation en VILLARE > villier, viller, mot dérivé du précédent, suivi de PORTIONU > portion, c'est-à-dire « domaine partagé en portions ».

Historique[modifier | modifier le code]

Une exploitation vouée à l'élevage des porcs s'y serait implantée. Cet élevage n'était pas le seul dans la région, par exemple Préporché laisse bien entendre son origine. L'élevage des porcs était une spécialité gauloise, comme le rapporte Strabon.

Située à proximité de l'oppidum de Bibracte, plusieurs chemins gaulois passaient sur son territoire, puis ce furent les voies romaines qui le traversèrent. Celle d'Autun à Saint-Honoré-les-Bains passe au nord du mont Beuvray, puis au Puits, au Foudon, au Haut de l'Arche puis s'enfonce dans la forêt de Châtillon. Cette commune évolua comme toutes celles de la région au fil des siècles, dans ce Morvan que tant de gens croyaient sauvage et mystérieux.

Le Moyen Âge vit s'édifier une maison forte au lieu dit La Courbasse, dont il reste une tour incluse dans la ferme, et des bâtiments du XVe et XVIe transformés en granges. Villapourçon appartenait aux seigneurs de Larochemillay pour le temporel, et était liée à l'évêché d'Autun par l'intermédiaire du prieur du monastère de la Vanoise à Larochemillay pour le spirituel et les taxes ecclésiastiques.

Le village fut en partie détruit durant les guerres de Religion, en particulier son église abattue en 1574, reconstruite puis détruite en 1793 sur ordre de Joseph Fouché.

Le village fut sur le devant de la scène publique après qu'une bande de malandrins assassine en 1817 le meunier du lieu-dit Fragny, avec sa famille, ce qui amena l'installation de la guillotine dans la ville de Château-Chinon après les condamnations à mort de six des assassins.

On a exploité autrefois des gisements de minerai de fer à La Ruchette, près des gisements exploités par les gaulois de Bibracte, dite mine des Prabis ou mine des Eduens. On y exploita peut-être de l'étain, si l'on se réfère à la racine irlandaise Pras signifiant « étain ».

Il y a eu des fours à chaux au lieu-dit Lachaux, et une carrière de marbre au Puits.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Michel Perraudin   Retraité de La Poste
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 454 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 852 1 660 1 868 1 933 2 270 2 315 2 565 2 618 2 740
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 681 2 702 2 717 2 535 2 730 2 790 2 914 3 075 3 101
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 200 2 996 2 749 2 204 2 040 1 876 1 671 1 477 1 261
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 068 956 764 646 573 537 457 454 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


À titre historique on notera que la population était de 3 075 âmes en 1855, 2 700 en 1914, 1 600 seulement en 1939 suite aux pertes de la première guerre mondiale, pour tomber à 1 261 en 1954. À titre de comparaison Château-Chinon (Ville) comptait 3 121 habitants en 1851. Comme de nombreuses communes du Morvan, l'habitat était faible dans le bourg, car de nombreux écarts (plus de 35) étaient souvent plus peuplés, comme Sanglier, Fragny, etc.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au lieu dit Le Foudon on trouve un rocher de Saint-Martin, l'apôtre évangélisateur des Gaules y ayant sauté depuis le mont Beuvray (Bibracte) pour échapper à la Wouivre (bête fabuleuse). Ce courageux apôtre avait déjà sauté depuis le Pas de l'Âne (en bas du Mont Beuvray vers Saint-Léger-sous-Beuvray) pour accéder au sommet du mont. Mais à ce moment-là il sauta avec son âne.
  • Cascade de la Dragne, au lieu dit Dragne, sur le ruisseau du même nom qui prend sa source un peu plus en amont, à Rangère. Elle est typique des eaux sauvages du Morvan et mérite le détour (signalisation dans le lieu-dit).
  • L'ancien château de La Courbasse a complètement disparu, il y existe une ferme sur l'emplacement, peut être construite avec les pierres du manoir. Elle comporte une tour genre pigeonnier.
  • Actuellement le village possède un relieur d'art, fournisseur du Sénat, un joaillier, une fromagerie bio à Siloé, un groupe folklorique appelé "Les gui yan neux de Raporçon" qui se produit régulièrement dans la région.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marilène Clément (1920-1987), romancière née et décédée à Villapourçon
  • Gaston Chaissac (1910-1954) peintre], écrivain et musicien, a vécu de 1926 à 1937 à la Poste de Villapourçon[3]
  • Jean-Jacques Marceau (1947-2013)[Médecin né à Melun décédé à Istres (13)Passionné d'opéra et de musique classique, il fonde le Festival ARTEMUS dont il est président jusqu'à sa mort. Ces deux enfants Gwladys flutiste de grand talent et Alban, violoniste se produisent au Festival Artemus

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Sources Daniel Abadie, conservateur du musée du Jeu de Paume et autres biographes.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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