Avallon

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Avallon
Devise et blason (Tour de l'Horloge)
Devise et blason (Tour de l'Horloge)
Blason de Avallon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Avallon (chef-lieu)
Canton Avallon (chef-lieu)
Intercommunalité CC Avallon - Vézelay - Morvan (siège)
Maire
Mandat
Jean-Yves Caullet
2014-2020
Code postal 89200
Code commune 89025
Démographie
Gentilé Avallonnais
Population
municipale
7 229 hab. (2011)
Densité 270 hab./km2
Population
aire urbaine
16 000 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 27″ N 3° 54′ 33″ E / 47.4908333333, 3.9091666666747° 29′ 27″ Nord 3° 54′ 33″ Est / 47.4908333333, 3.90916666667  
Altitude Min. 163 m – Max. 369 m
Superficie 26,75 km2
Localisation

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Avallon

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Avallon
Liens
Site web http://www.ville-avallon.fr/

Avallon est une commune française située dans le sud du département de l’Yonne en région Bourgogne (sud-est de Paris).

La ville compte plus de 7 000 habitants[1] et est découpée en quatre quartiers.

Ses habitants sont appelés les Avallonnais. L'aire urbaine d'Avallon compte près de 16 000 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville, chef-lieu d’arrondissement, est située sur un plateau dominant la vallée du Cousin. Sa superficie est d’environ 2 673 hectares.

Selon l’historien Victor Petit :

« Avallon, ville d’origine extrêmement ancienne, est bâtie dans une situation remarquablement pittoresque. Aussi jugeons-nous utile de mettre sous les yeux de nos lecteurs une carte topographique des environs d’Avallon, un plan de l’ancienne ville et enfin une vue panoramique de la ville actuelle. La vue d’ensemble, prise du haut du parc des Alleux peut donner une idée générale de l’aspect agreste et charmant de la haute colline rocheuse sur le sommet de laquelle se développe la ville tout entière(…).

Vers le centre du dessin on remarque les deux principaux monuments d’Avallon : l’église de Saint-Lazare, et, un peu sur la gauche, la tour de l’Horloge. En avant du clocher de Saint-Lazare se trouvent les restes de l’église Saint-Pierre. Un peu à gauche est le tribunal donnant sur la rue Bocquillot et aboutissant à la Petite-Porte en avant de laquelle on voit la charmante promenade dite Terreau de la Petite-Porte. La tour Gaujard est à gauche ; l’Eperon fortifié, qui domine la route de Lormes, est à droite et domine les beaux escarpements de roches granitiques qui plongent jusqu’au fond de la vallée. Le chevet de l'église Saint-Lazare cache le vaste bâtiment des Ursulines. La tour qui est en face porte le nom de l’Escharguet.

Plus à droite se voit une autre tour s’élevant au-dessus d’une énorme muraille défensive très bien conservée ainsi que sa petite guérite en pierre. Un peu plus à droite, on voit l’église neuve de Saint-Martin. Plus à droite encore, et précédée de quelques arbres verts, on remarque la sous-préfecture. Enfin, à l’extrémité du dessin, on aperçoit l’ancienne église Saint-Martin. En avant s’étend un immense terrain rocheux et ondulé qu’on nomme Les Chaumes. Le versant rapide de cette colline forme, à gauche, le vallon profond qui isole et borde, à l’est, tout un côté de la ville. Le fond de ce vallon est occupé par un petit cours d’eau venant de l’étang des Minimes. Une route longe ce ruisseau, qui traverse un groupe de maisons formant le faubourg de Cousin-La-Roche.

À droite, on voit la route de Quarré-les-Tombes, aboutissant au Pont-Claireau. Le cours du Cousin, divisé par plusieurs îles, occupe le premier plan (…) Remontons à la tour de l’Horloge. Derrière la tour Gaujard, mais à 700 mètres au-delà, se trouve l’Hôpital (…) À gauche de la maison d’école, on voit le Terreau de la Porte-Neuve. Au-dessous on reconnaît la bordure de la route de Lormes, contournant, en écharpe, le flanc cultivé de la montagne, et descendant droit au grand pont du Cousin, par le fond du vallon de l’ouest, arrosé par le petit cours d’eau du Pautot ou de Touillon. On entrevoit ce pont à la base de beaux escarpements de roches de la colline dite La Morlande, au sommet de laquelle s’élève une maison bourgeoise, qui, en construction en 1830, a pris le nom de Maison-d’Alger.

En avant du pont du faubourg de Cousin-le-Pont, s’élance d’une rive à l’autre la belle arche construite pour le passage des tuyaux des fontaines remontant au niveau de la ville après être descendus d’un plateau un peu plus élevé. C’est à l’extrémité de ce plateau que s’élève la belle maison des Alleux, placée au sommet de magnifiques escarpements de roches (…) Le camp des Alleux se trouve tout à fait en dehors de notre panorama et ainsi l’étroite et tortueuse vallée du Cousin est oubliée. La vallée n’est belle que vue de la ville, et la ville n’est réellement belle que vue de la vallée[2]. »

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville se situe à une altitude comprise entre 163 et 369 mètres, la ville d’Avallon s’est établie à partir des collines surplombant la vallée du Cousin.

D’une superficie 26,75 km², Avallon est ville située encore en zone naturelle. Avallon est limitrophe au nord des communes d'Etaule et d'Annéot à l’est de la commune de Magny ; au sud elle est bordée par Saint-Germain-des-Champs ; à l’ouest par Pontaubert et Vault-de-Lugny[3].

Communes limitrophes de Avallon[3]
Pontaubert Annéot, Étaule Sauvigny-le-Bois
Vault-de-Lugny Avallon[3] Magny
Island Saint-Germain-des-Champs

Climat[modifier | modifier le code]

Au cœur du Bassin parisien, son climat est tempéré, même si elle n’échappe pas aux rigueurs climatiques, froides ou chaudes.

Pour la ville d’Avallon (220 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 sont à peu près comparables à celles de la ville d'Auxerre (où se situe la station météorologique du département de l'Yonne):

Relevés Avallon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,1 0,7 2,5 4,7 8,2 11,4 13,3 13,1 10,7 7,5 3,2 0,8 6,4
Température moyenne (°C) 2,9 4,2 6,7 9,7 13,4 16,7 19,1 18,7 16 11,9 6,4 3,5 10,8
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,7 10,9 14,7 18,6 22,1 24,9 24,3 21,4 16,3 9,7 6,2 15,2
Record de froid (°C)
date du record
−20,2
16/01/1985
−18,8
14/02/1986
−10,8
05/03/1971
−5,2
12/04/1986
−1
06/05/1957
3
02/06/1962
5,8
01/07/1960
4
26/08/1966
0,5
30/09/1954
−2,9
30/10/1997
−8,8
23/11/1998
−15,1
28/12/1962
−20,2
16/01/1985
Record de chaleur (°C)
date du record
16,8
12/01/1974
23
28/02/1960
26,6
25/03/1955
28,7
20/04/1968
31,9
15/05/1992
35,8
30/06/1952
39,6
01/07/1952
38,8
16/08/1974
35,3
01/09/1961
31,3
01/10/1985
22,8
01/11/1998
18,4
04/12/1953
39,6
01/07/1952
Nombre de jours avec gel 13,9 12,1 9 3,1 0,1 0 0 0 0 0,9 7 13,1 59,2
Ensoleillement (h) 53 86 126 167 192 222 255 224 181 126 71 55 1 758
Précipitations (mm) 54,2 50,1 49 43,4 74,9 62,5 47,2 54,9 52,1 58,1 52,8 57,3 656,6
Humidité relative (%) 87 82 77 72 76 74 71 73 78 85 87 88 79,17
Source : Infoclimat : Auxerre (1961-1990)[4]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,6
0,1
54,2
 
 
 
7,7
0,7
50,1
 
 
 
10,9
2,5
49
 
 
 
14,7
4,7
43,4
 
 
 
18,6
8,2
74,9
 
 
 
22,1
11,4
62,5
 
 
 
24,9
13,3
47,2
 
 
 
24,3
13,1
54,9
 
 
 
21,4
10,7
52,1
 
 
 
16,3
7,5
58,1
 
 
 
9,7
3,2
52,8
 
 
 
6,2
0,8
57,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Les records climatiques qu’a connus Avallon sont de -20,2 °C le 16 janvier 1985 pour la température la plus basse, et de 41,1 °C le 6 août 2003 pour la température la plus élevée. C’est une ville qui est généralement synonyme de records de températures ainsi que climatiques[réf. nécessaire].

Toponymie[modifier | modifier le code]

C'est sur une monnaie du peuple des Éduens qu'apparait pour la première fois le nom d'Aballo, ensuite l’Itinéraire d’Antonin mentionne Aballone et la Table de Peutinger Aballo.

Le toponyme est généralement considéré comme issu du nom de la « pomme » en gaulois (celtique) suivi d’un suffixe -one[5].

Cependant des recherches plus récentes montrent qu’aballo- signifie plus précisément « pommier »[6], le simple abalo- (un seul L) signifiant « pomme » (cf. gallois afall, breton avallen « pommier » ; gallois afal, breton aval « pomme »). La terminaison toponymique -o /-one, d'où Avallon, est un suffixe collectif localisant et Avallon se comprend donc comme « la pommeraie » ou « le verger »[7].

Le mot a pour correspondant celui du dieu-arbre Abellio(n), patron de la bonne fructification et protecteur des arbres fruitiers en général.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site était déjà occupé avant l’époque romaine. La présence d’un oppidum du peuple gaulois des Éduens en offre le témoignage.

Il semble que la ville dépendait de la province d’Autun. Le Morvan avallonnais a dû jouer un rôle attractif pour les riches familles gallo-romaines venues d’Autun : facilement accessible grâce à la Via Agrippa, avec ses sources nombreuses et ses immenses forêts. Elles firent construire un temple, un tribunal et un théâtre.

En 376, Saint Martin a fait un passage par Avallon et fait construire un temple en l'honneur d'Apollon. C'est à cet emplacement que la future église Saint-Martin-du-Bourg va être bâtie quelques temps plus tard[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les pagis bourguignons au IXe siècle

Au VIIe siècle, le moine Jonas mentionne un château nommé Cabalonem Castrum. Mais ce dispositif d'avertissement défensif n'empêche pas des invasions sporadiques de déferler sur la cité :

  • les Sarrasins venu d'Espagne en 731 en Occitanie et y démeurant dans des réduits, tentent des raids parfois fructueux au cœur de la Bourgondie au milieu du VIIIe siècle
  • les bandes vikings multiplient leurs incursions après 843.

Les habitants, effrayés, décident d'entourer Avallon d'une grande muraille.

Avallon est alors le chef-lieu du pagus Avalensis. Le sort du bourg est lié à celui de la Bourgondie : tantôt royaume indépendant, tantôt réuni au royaume d’Austrasie (jusqu’au IXe siècle). En 806 Charlemagne, dans un capitulaire, fait don d’Avallon et de l’Auxois à son fils Louis le Débonnaire. En 817 celui-ci le transmet à son fils Pépin.

En 931 le duc de Bourgogne, Gislebert, part en guerre contre le roi des Francs, Raoul, son beau-frère qui s’est emparé d’Avallon et l’a annexé au comté d’Auxerre. En 1005, le roi Robert veut reprendre le duché de Bourgogne à Otte-Guillaume : Avallon - place forte bien défendue - est assiégée pendant trois mois, mais, finalement, la famine oblige à livrer la ville. Elle est alors dévastée et la plupart des habitants massacrés ou exilés, il ne resterait selon la légende que 300 survivants.

Les habitants, serfs ou bourgeois, appartiennent alors à trois maîtres différents : le duc de Bourgogne, l’abbé de Saint-Martin, les chanoines de Saint-Lazare. En 1200, le duc de Bourgogne Eudes III affranchit les habitants d’Avallon et leur octroie une charte de commune. C'est ensuite l’abbé de Saint-Martin qui imite le duc. Par contre les chanoines, conservateurs, ne cèdent que beaucoup plus tard et sous la contrainte. Ils obtiennent « le droit de nommer quatre échevins pour régir, gouverner, manier, administrer la ville et subvenir à ses affaires et négoces, celui de présenter au choix du roi un capitaine ou lieutenant pour leur défense, et, quand le tiers état fut admis aux Etats de Bourgogne, aux alentours du XIVe siècle, ils y envoyèrent deux députés[9] ». En 1232 est passée une transaction entre les maîtres et frères de la léproserie d'Avallon et l'abbé de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun[10].

Malgré ses fortifications, Avallon n'échappe pas aux violences engendrées par la guerre de Cent Ans. En 1359, le roi Édouard III d'Angleterre, après avoir bousculé les troupes bourguignonnes à Montréal, s'installe dans l'ancien château de Guillon, d'où il ravage l'Avallonnais. Malgré le traité de Guillon et le départ des Anglais, des bandes de mercenaires continuent à piller la région.

Au commencement du XVe siècle les tours et les remparts sont en ruines. En 1419 et 1421, une aide financière accordée par les ducs de Bourgogne, Jean sans Peur et Philippe le Bon, permet de les relever. Pourtant en 1433, Jean d'Espailly dit Fort-Épice, mercenaire et capitaine au service du roi de France, s'empare de la ville par surprise et la garde pendant huit mois. Il faudra six semaines d'un siège mené par le duc Philippe en personne, pour reprendre Avallon. La cité, avec ses faubourgs brulés et détruits, a perdu la moitié de sa population - une ruine qu'elle doit autant aux troupes ducales qu'aux bandes de Fort-Épice.

Il faut vingt ans à la ville pour se relever de cette épreuve. On reconstruit les remparts, en partie abattus par la sape et le bélier des assiégeants. On élève en 1453 une tour carrée au point le plus haut d'Avallon, pour y établir le guet et y placer une horloge. Les rues se pavent.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

La vieille ville
Plan de la ville d’Avallon vers 1750

En 1543, la population a presque triplé. Mais les guerres de religion ne vont pas épargner la ville, ainsi les ligueurs, en 1590, causent de grands dommages. La foudre endommage aussi le grand clocher de Saint-Lazare et le petit clocher, respectivement en 1589 et 1595. Il faut ajouter à ce sombre tableau, la peste en 1531, et 1587.

Le XVIIe siècle est le temps des embellissements : en 1713 l’hôpital est reconstruit (dotation du président Odebert), en 1770 c’est la construction de l’Hôtel-de-Ville et en 1791 la démolition de l’église de Saint-Julien

Rappelons quelques traditions de la ville : le guetteur de nuit, criant l’heure et demandant de prier pour les trépassés, le fantôme de "carême-prenant" qui parcourait la ville en procession, la messe de Pâques fleurie où l’on faisait pleuvoir sur l’assistance des oublies et où on libérait des oiseaux au sein de la nef.

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à une tour d'argent maçonnée de sable.
Commentaires : La devise d'Avallon est Esto nobis, Domine, turris fortitudinis (Soyez pour nous, Seigneur, une tour de force)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1912 1919 Mathieu Tamet Parti républicain, radical et radical-socialiste  
         
1965 1976 Jules Mathe    
1976 1983 Jean Chamant RPR Avocat, député puis sénateur
1983 1989 Léon Laurent RPR  
1989 1995 Léo Grézard PS - MRG  
1995 2001 Yves Vanhaecke[11] RPR Député-maire
2001 en cours Jean-Yves Caullet PS Maire - Député de 2000 à 2002 et en 2012, conseiller régional jusqu'en 2011
Jumelages 
Cadre de vie 

Avallon bénéficie du label « ville fleurie » avec deux fleurs attribuées depuis 2004 par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris ainsi que du statut de Station Verte de France[12].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 229 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 166 5 038 5 483 5 060 5 569 5 666 5 666 5 745 5 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 543 5 533 6 070 5 816 5 930 6 139 6 335 6 076 5 809
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 906 5 848 5 900 5 235 5 387 5 603 5 848 5 637 5 497
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
5 976 6 846 8 814 8 904 8 617 8 217 7 483 7 366 7 229
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Antenne économique de l’Avallonnais, partagée entre la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne et la Chambre des Métiers.
  • Hôtel d'entreprises de l'Avallonnais, géré par la CCI Yonne : location de bureaux et ateliers pour les entreprises[15].

Principales entreprises :

  • le Groupe Schiever - dont le siège est situé à Avallon - est une entreprise de distribution qui exploite des hypermarchés et supermarchés dans le nord-est de la France, ainsi qu’en Pologne.
  • la société Pneu Laurent, filiale du fabricant de pneumatiques Michelin, est spécialisée dans le rechapage de pneumatiques poids lourds, camionnettes et génie civil.
  • SKF Roulements d’orientation (RKS SA) est une entreprise de SKF France, filiale du groupe suédois SKF. 85 % de sa production est destinée à l’exportation.

Monuments[modifier | modifier le code]

Office de Tourisme

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église St-Lazare
  • La Collégiale Saint-Lazare

La Collégiale fut fondée au XIIe siècle, afin d’accueillir les nombreux pèlerins qu’attiraient à Avallon les reliques de Saint Lazare.

De l’édifice bâti au IVe siècle, seule subsiste une crypte sous le chœur actuel.

Les deux portails de la façade sont datés du XIIe siècle. L’historien Victor Petit les qualifiait en 1870 de "chefs-d’œuvre de la sculpture décorative[2]".

Le clocher, incendié puis ruiné plusieurs fois, s’effondra en 1633 et fut remplacé en 1670 par la tour actuelle.

Article détaillé : Église Saint-Lazare d'Avallon.
  • L’église neuve de Saint-Martin

Elle est construite vers 1650 et faisait partie du couvent des Visitandines. Sa façade est d’ordre dorique et le petit portail, d’ordre ionique. Elle fut restaurée et agrandie en 1848.

  • L’église Saint-Julien

C’était une petite église qui s’élevait là où se trouve la place du marché. Au XIe siècle, au moment de sa construction, elle se situait hors les murs. On pense qu’elle fut la deuxième église construite à Avallon. En 1520, elle fut reconstruite en partie. Les intempéries l’endommagèrent de nombreuses fois. En 1793, elle fut rasée

  • Les Capucins

En 1653, grâce aux subsides de Pierre Odebert, le couvent fut construit sur le terrain de la promenade allant de la rue de Lyon à la rue des Jardins. L’élaboration de ce bâtiment donna lieu pendant trois ans à des querelles assez vives entre les opposants et les partisans du nouveau couvent

  • Les Minimes

En 1615, un couvent fut construit à l’angle de la rue du faubourg de Saint-Martin et de la rue des Jardins. Auparavant à cet endroit la famille Odebert possédait une maison forte. " Les bâtiments étaient fort simples. La chapelle n’avait pas non plus d’ornementation architecturale[2]."

  • Les Ursulines

Ce couvent, construit en 1629 à côté de la tour de l’Horloge, dépendait des Ursulines de Dijon. La cour intérieure, carrée et bordée d’une galerie voutée rappelle le cloitre moyen-âgeux. Les bâtiments, vastes, ont été divisés par lots et mis en vente comme biens nationaux le 12 fructidor de l’an IV.

  • Les Visitandines

Les dames de la Visitation établirent leur couvent en 1646. Le terrain appartenait à l’abbaye de Saint-Martin et était situé entre la voie romaine et le vallon de l’Etang-des-Minimes. La répartition des bâtiments respecte les traditions monacales du Moyen Âge.

En 1848 l’église du couvent fut restaurée, agrandie, et devint l’église Saint-Martin.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Château d'Avallon[modifier | modifier le code]

De ce qui fut la demeure des ducs de Bourgogne il ne reste rien. Les archives sont d’autre part assez évasives quant au sujet. L’emplacement "englobait les terrains occupés actuellement par le collège et le couvent des Ursulines au nord, le tribunal et la maison de détention à l’ouest, et par les églises de Saint-Lazare et Saint-Pierre à l’est. Le côté sud, c’est-à-dire celui qui touche à la Petite-Porte pouvait, selon toutes les probabilités, être occupé par le donjon[2]"

Cette forteresse est mentionnée dès le VIIe siècle.

Les portes et murailles fortifiées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Remparts d'Avallon.
Guérite

On connait mal les premières enceintes qui ont très probablement existé - gauloise, gallo-romaine et haut Moyen Âge, et qui n'ont pas laissé de vestiges. Mais on connait mieux les périodes de construction ultérieures :

  • XIe siècle
  • début du XIVe siècle
  • fin du XVIe siècle

Au cours du XVIIe siècle, le royaume de France est en paix et la ville cesse d'entretenir les fortifications et tours, qu'elle loue à des particuliers. Au XVIIIe siècle, Avallon est à l'étroit dans son enceinte et les trois portes principales sont détruites afin de permettre l'extension de la ville. Une partie des tours et des remparts subira ensuite le même sort.

Depuis 1926, les vestiges des anciennes fortifications sont inscrits aux monuments historiques[17]. Aujourd'hui, Avallon bénéficie de sa situation de "porte du Morvan" et du cadre préservé de sa vieille ville, avec ses rues étroites et ses maisons anciennes. Les remparts, tours et bastions contribuent également au charme d'Avallon et renforcent ses attraits sur le plan touristique.

La Tour de l’Horloge[modifier | modifier le code]

Tour de l’Horloge
Article détaillé : Tour de l'Horloge (Avallon).

Tour de guet construite en 1456 à l'endroit le plus haut de la ville. Elle figure sur les armes d'Avallon.

Les maisons anciennes[modifier | modifier le code]

vieille maison

Deux maisons remarquables du XVe siècle : une non loin de la Tour de l’Horloge et portant le no 7 de la rue Bocquillot, l’autre sur le côté de la place Saint-Lazare, avec une tourelle d’escalier.

Cette dernière - appelée la « Maison des sires de Domecy » - était au XVe siècle la maison de ville des seigneurs de Domecy, Jean et Antoine de Salins. En 1633, une tempête renverse le clocher de Saint Lazare sur la maison, devenue propriété du Chapitre de la Collégiale. Elle sera ensuite détenue jusqu’au XIXe siècle par la famille Minard. La façade est classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1925.

Propriétaire du bâtiment depuis 1996, la ville d’Avallon a lancé en 2003 un projet de restauration. Une souscription publique ouverte en 2007 est destinée à rassembler les fonds nécessaires. L’objectif est d’ouvrir un espace culturel, abritant un fonds de livres anciens et consacré à l’art de la reliure.

Hôpital

L’hôpital[modifier | modifier le code]

En 1659, le futur établissement reçoit 30 000 livres du président Pierre Odebert. Le bâtiment est construit aux frais de la ville entre 1715 et 1728 : il est situé vers l’extrémité de la promenade du Grand-Cours. En 1820, le curé d'Island, fait un don de six mille francs, pour fonder à l'hôpital, un lit pour un pauvre malade d'Island[18].

En 1843, le bâtiment s’agrandit d’un corps de logis pour les hommes du côté ouest. En 1867 nouvelle construction pour les femmes, en parallèle au bâtiment précédent.

Hôtel-de-Ville[modifier | modifier le code]

Hôtel-de-Ville

Il est sis dans la grande rue et face à la place Saint-Julien. L’édifice a été construit en 1770 et ressemble à une maison particulière. "Deux culasses de canons de fer forgé, munies de leurs anneaux, sont placées en guise de borne aux côtés de l’entrée. Ces deux gardiens semblent dater du XVe siècle ; ils sont mentionnés comme étant hors de service dès le milieu du XVIe siècle[2]."

La place Saint-Julien[modifier | modifier le code]

Cette place "a été agrandie de tout l’emplacement qu’occupait l’église de Saint-Julien. On y remarquait, il y a quelques années, la façade d’un très vieil édifice désigné comme étant la résidence des anciens ducs de Bourgogne. Les dépendances de cette demeure portent le nom de Cour-Catin qui est celui de " Nicolas Catin, chevalier et capitaine de cent hommes d’armes qui l’occupa sous les ordres des ducs de Bourgogne". Il ne subsiste de l’ancien bâtiment qu’une tourelle d’escalier et quelques pans de murs, datant du XVe siècle, enclavés dans des constructions récentes[2]. "

Les ponts[modifier | modifier le code]

En 1775 un pont en pierre fut construit pour le passage de la route de Lormes. Il faut remarquer les deux piles centrales qui sont obliques : cela permettait d’être dans le fil de l’eau.

Un ancien pont en bois, rénové en pierre en 1457, n’avait plus qu’une arche en 1870. Il était non loin du premier pont cité.

Le Pont-Claireau, à l’extrémité du faubourg de Cousin-la-Roche, doit être mentionné pour la beauté du point de vue : barrière naturelle de roches et cascade du Cousin.

Une grande arche de 27 mètres d’ouverture permet, en enjambant le Cousin, d’alimenter en eau les fontaines d’Avallon à partir des trois cours d’eau de l’Etang-du-Chapitre, de Montmain, et d’Aillon : elle a été construite en 1847.

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

En 1889, le conseil d’administration de la Caisse d’Épargne d’Avallon, établissement fondé en 1836 sous tutelle municipale, décide la construction d’un siège à Avallon. L’ancienne halle aux grains, qui avait été construite en 1772 non loin de la Porte Auxerroise, est démolie et la nouvelle Caisse d’Epargne inaugurée en 1893.

En 1986, la ville d’Avallon achète le bâtiment qui n’était plus occupé. En 1989, la bibliothèque municipale s’y installe. Elle prend le nom de Bibliothèque Gaston-Chaissac.

La sous-préfecture[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture est installée dans une belle demeure bâtie en 1845.

Le Tribunal[modifier | modifier le code]

Il se situait en 1870 face aux portails de l’église Saint-Lazare. On admet que l’immeuble a été construit sur l’emplacement du prétoire antique. Sa façade a été remaniée à diverses époques. La cave fort rustique qui s’étend sous le bâtiment, est intéressante : elle permet de dater l’édifice du XIIIe siècle. De la même époque : une cheminée et une tourelle carrée percée d’une fenêtre à croisillons.

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

Panorama[modifier | modifier le code]

Vue d’Avallon et de la Collégiale Saint-Lazare depuis les Chaumes

Culture[modifier | modifier le code]

Musée de l'Avallonnais
  • Musée de l’Avallonnais
  • Musée du Costume
  • Grenier à Sel
  • Atelier de Verrerie d’Art
  • Salles Saint-Pierre et La Fabrique
  • Les Abattoirs
  • Galerie du Mouton Bleu

Sports[modifier | modifier le code]

La ville d'Avallon marque le départ de la grande traversée du Morvan1 (GTM1) en VTT. Ce circuit de 98 kilomètres jusqu'à Saulieu nécessite de deux à trois jours d'efforts. En chemin, les contemplatifs s'émerveilleront devant les paysages de bocage et les univers boisés, comme la forêt au Duc, qui abrite de mystérieuses accumulation de mégalithes. Les plus sportifs seront comblés par le GMT2 de Saulieu à Autun : des sentiers au sol pierreux et surtout la montée tortueuse jusqu'au point culminant, le Haut Folin (901 mètres).

La ville d'Avallon compte trois clubs de football : le Club Olympique Avallonnais (COA), l'Association des Franco Migrants (AFM) et l'Avallon Football Club (AFC).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jacques-François Baudiau: " Le Morvand ", 3e Ed:Guénégaud¨. Paris 1965. t.III. p. 3 à 51.
  • Florence Lucy, Les nobles du bailliage d'Avallon à la fin de l'Ancien Régime, Université de Dijon, 1985, 115 p. (mémoire de maîtrise d'Histoire)
  • Jean-Luc Pers, Une petite ville de l'Yonne au XIXe siècle : Avallon 1840-1900, Université de Dijon, 1991, 41 p. (mémoire de maîtrise d'Histoire)
  • Gérard Sainson, La Chatellenie d'Avallon au XVe siècle, Université de Dijon, 1972, 181 p. (mémoire de maîtrise d'Histoire)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Populations légales 2007 de la commune d’Avallon Insee
  2. a, b, c, d, e et f Victor Petit, Description des villes et campagnes du département de l’Yonne, librairie Voillot, Avallon,‎ 1870 (réimpr. 2001)
  3. a et b « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. Archives climatologiques mensuelles - Auxerre (1961-1990)
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse 1963, épuisé, réimpression Librairie Guénégaud 1979, p. 40b.
  6. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éditions Errance,‎ 2003 (ISBN 2-87772-237-6), p. 1
  7. X. Delamarre, Op. cité.
  8. Bernard Pujo, Histoire de Vézelay, p. 26
  9. M.Challe: le siège d’Avallon en 1433
  10. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte n°XLVIII. Texte en ligne.
  11. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  12. Palmarès 2004 du 45e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 23 septembre 2009.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  15. Hôtel d'entreprises de l'Avallonnais
  16. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte n°XLVIII. Texte en ligne.
  17. Inventaire général du patrimoine culturel - ref PA00113613 - Base de données Mérimée
  18. Abbé Jacques-François Baudiau: " Le Morvand ", 3e Edt Guénégaud, Paris 1965, t.III.p. 53.