Famille de Montgolfier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Montgolfier
Armes de la famille.
Armes de la famille : Montgolfier
Blasonnement D'argent à une montagne de sinople, mouvante du côté droit, au pied de laquelle est une mer d'azur, aussi mouvante de la pointe de l'écu, et en chef, un globe aérostatique de gueules, ailé du même
Période XVIIe au XXIe siècles
Pays ou province d’origine Vivarais
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Charges Sénateur
Député
Procureur de la République

La famille de Montgolfier est une famille noble française subsistante[1], dont les membres les plus connus sont les frères Montgolfier, inventeurs de la montgolfière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La famille de Montgolfier est originaire de la Forie en Auvergne, près d'Ambert, avant d'arriver dans le Vivarais (Annonay), où elle a exercé pendant plusieurs siècles le métier de papetier.

Jean Montgolfier participe aux croisades lorsqu'il est capturé en 1147 par les Turcs. Il travaille trois ans à Damas dans un « Khaghidkaneh » (moulin à papier) au bord du Nahrbarada. Il s'évade avec deux compagnons, en emportant des échantillons de la feuille du papier de Damas, et se rappelant les secrets de fabrication. A La Forie, près d'Ambert, ils achétent un vieux moulin à farine et le tranforment en moulin à papier[2].

Activité de papetier[modifier | modifier le code]

Les Montgolfier sont à l'origine de l'entreprise Canson : le gendre d’Étienne de Montgolfier, Barthélémy Barou de La Lombardière de Canson (1774-1859), lui succède par son mariage avec Alexandrine, et la manufacture royale « Montgolfier » devient alors « Montgolfier et Canson » (1801), puis « Canson-Montgolfier » (1807) et enfin « Canson »[3].

Expérience de la montgolfière[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle, les frères Montgolfier font l'expérience de ce qui sera nommé la montgolfière.

Article détaillé : Frères Montgolfier.

Acquisition de la noblesse[modifier | modifier le code]

La famille Montgolfier a été anoblie en 1783 en la personne de Pierre Montgolfier, papetier, père des deux frères Montgolfier aéronautes (sans postérité actuelle), et de sept autres fils[4]. Elle est de nos jours l'une des familles les plus nombreuses de la noblesse française subsistante[5].

Principales personnalités[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason
Blasonnement officiel par Antoine Marie d'Hozier de Sérigny
  • « d'argent à une montagne de sinople, mouvante du côté droit, au pied de laquelle est une mer d'azur, aussi mouvante de la pointe de l'écu, et en chef, un globe aérostatique de gueules, ailé du même : le dit écu timbré d'un casque de profil orné de ses lambrequins d'argent, d'azur, de gueules et sinople ». Au bas de ces armoiries figure la devise : Sic itur ad astra (Proverbe latin signifiant « C’est ainsi que l’on arrive aux cieux »[6]). Règlement d'Hozier de 1784[7] (Dessin de 1903[8] à droite).
Variantes notoires
  • Variante Rietstap[9] : D'argent, à un mont de sinople, mouvant du côté dextre et issant d'une mer d'azur, en chef d'une montgolfière (aérostat) de gueules, ailée du même, les ailes abaissées[10]. Blasonnement repris dans l'armorial de l'ANF. Le vol du ballon devient d'une façon inattendue abaissé[11].
  • Variante du comte Alphonse O'Kelly de Galway en 1901[12] : d’argent à la Montgolfière (ballon) ailée de gueules, […] planant sur des monts de sinople, formant un golfe d’azur, ondé d’argent. Ce blasonnement privilégie la description en armes parlantes en mettant en relief le jeu de mot "mont-golfe". Selon ce blasonnement, la montgolfière est centrale (et non en chef) le vol n'est pas abaissé (conforme), mais la mer est ondée d'argent- ce qui n'est confirmé nulle part ailleurs.
  • Variantes de R. Valette (Catalogue de la noblesse française) et du dictionnaire de la noblesse (quasi identiques), donne un blasonnement simplifié[13].
  • Variante de E. de Séréville et F. de Saint-Simon, quasi identique à celle de d'Hozier précise que l’anoblissement date de décembre 1783 et que l’autorisation de particule est du 24 juin 1868[14].
Armes avant 1783
Avant 1783
La famille Montgolfier portait pour armoiries : d’argent, au golfe d’azur entouré de monts de sinople ; au chef d’azur chargé d’un coq d’or[15].
blason

Noms dérivés[modifier | modifier le code]

  • Papier joseph, du nom de Joseph Montgolfier.
  • Montgolfier, marque et nom d'une entreprise de production et distribution d'emballage[16], firme fondée en 1860 par Élie de Montgolfier.
  • Établissement Mongolfier France, fabricant de vaisselle, d'objets d'Art de la table et de décoration[17].
  • Montgolfier consultants, société de conseil ayant inventé la Matrice « montgolfière »[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Association d’entraide de la noblesse française
  2. Jean Anglade, Les Montgolfier, éditions Perrin.
  3. Vincent Huguet, « Quand les artistes créent le mythe Canson », Beaux Arts magazine, juin 2010 - Livre d'Art et de Papier, Marie-Hélène Reynaud
  4. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, augmenté du Catalogue provincial sous Louis XVI et au XIXe siècle, Éditions Robert Laffont, Paris, 2007, 414 pages, (ISBN 978-2-221-10875-8) : V° Montgolfier. Autre source : Lettres-patentes données par le roi Louis XVIe du nom, au sieur Pierre Montgolfier. — décembre 1783. « Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir, salut : Les machines aérostatiques inventées par les deux frères, les sieurs Étienne-Jacques et Joseph-Michel Montgolfier, sont devenues si célèbres (....) Pierre Montgolfier, leur père, était issu d'une famille ancienne honorable (...) ce qui nous détermine surtout à nous empresser d'en faire jouir le dit sieur Pierre Montgolfier, c'est que ce sera tout à la fois récompenser dignement et les travaux du père et la belle découverte des machines aérostatiques, entièrement due aux connaissances et aux recherches de ses deux fils. À ces causes, de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, nous avons anobli, et par ces présentes signées de notre main, anoblissons le dit sieur Pierre Montgolfier, et du titre d'écuyer, l'avons décoré et décorons; (...) Donné à Versailles, au mois de décembre, l'an de grâce 1783, et de notre règne le dixième. Signé Louis. (et plus bas) Par le Roi. « Le Baron de Breteuil. ». Le sieur Antoine Marie d'Hozier de Sérigny, chevalier juge d'armes de la noblesse de France, (...), par les ordres de S. M., et conformément à l'arrêt du conseil du 9 de mars 1706, régla ainsi qu'il suit, par son arrêté du 7 janvier 1784, inscrit au Registre des anoblissements, les armes concédées à la famille Montgolfier : « Un écu d'argent à une montagne de sinople, mouvante du côté droit, au pied de laquelle est une mer d'azur, aussi mouvante de la pointe de l'écu, et en chef, un globe aérostatique de gueule, ailé de même : le dit écu timbré d'un casque de profil orné de ses lambrequins d'argent, d'azur, de gueules et sinople. » Au bas de ces armoiries figure l'exergue : Sic itur ad astra. Source : Nouveau manuel complet d'aérostation: ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballons, par Dupuis-Delcourt, Librairie encylopédique de Roret, 1850, pages 190 à 192. (visible sur google livres).
  5. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 141.
  6. http://www.abc-lettres.com/proverbe-latin/sic-itur-ad-astra.html :
  7. Nouveau manuel complet d'aérostation: ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballons, par Dupuis-Delcourt, Librairie encylopédique de Roret, 1850, pages 190 à 192 http://books.google.fr/books?id=0vAOAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=Nouveau+manuel+complet+d'a%C3%A9rostation&cd=1#v=onepage&q=&f=false
  8. Armes de la famille de Montgolfier, publiées dans l'hebdomadaire Les contemporains, numéro 539, Paris, daté du 8 février 1903.
  9. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, 1887.
  10. http://www.euraldic.com/blas_mo2.html : Armorial de Jean-Baptiste Rietstap, et ses Compléments
  11. Cela peut être dû à une interprétation d'un dessin peu précis
  12. Alphonse O'Kelly de Galway, Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason, 1901.
  13. Sans la position du mont dans la mer, ni la position du ballon en chef, ni la couleur des ailes pour Valette. Peut-être suffisant pour des ouvrages axés sur la noblesse, cela ne permettrait pas de faire référence en matière d'héraldique
  14. E. de Séréville et F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, tome 1, 1214 pages, 1975 : page 731 sub verbo « de MONTGOLFIER ».
  15. Florentin Benoit d’Entrevaux, Armorial du Vivarais, à Privas Imprimerie centrale M•DCCCC•VIII (1908), 495 pages, réimpression en « facsimile » à 200 exemplaires, Les Éditions de la Bouquinerie, Valence, dépôt légal 1990 (ISBN 2-908287-02-1) : notice Montgolfier, page 359.
  16. Site de Montgolfier SAS
  17. Site montgolfier.fr
  18. Site Montgolfier Consultants

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]