Bitcoin

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Bitcoin
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Bitcoin sur Ubuntu
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Développeurs Satoshi Nakamoto, Gavin Andresen
Première version 4 février 2009
Dernière version 0.8.1 (18 mars 2013)
Écrit en C++
Environnements Windows, Linux, Mac OSX
Langues Anglais, Français, Allemand, Espagnol, Néerlandais, Portugais, Italien, Russe
Type Monnaie électronique
Licence MIT License
Site web bitcoin.org

Bitcoin[1] est une monnaie électronique décentralisée conçue en 2009 par Satoshi Nakamoto (pseudonyme). Son utilisation passe par un protocole informatique exécuté par un logiciel libre éponyme, écrit en C++ et publié sous licence MIT.

Fonctionnant de façon entièrement distribuée, la gestion de la monnaie est répartie sur tous les nœuds du réseau, de façon à ce que le bon fonctionnement du système ne dépende pas de l'intégrité ou de la compétence d'un émetteur central, mais uniquement de la robustesse des procédés cryptographiques employés.

Le symbole monétaire, non officiel, est ฿ ou Ƀ[2], et le sigle correspondant est BTC.

Sommaire

Historique [modifier]

Bitcoin est une amélioration significative d'un concept imaginé par Wei Dai, appelé b-money dans un document d'avril 1999[3] et du concept « bitgold » décrit en 2005 par Nick Szabo. Bitcoin résout en particulier le problème crucial du modèle de confiance : les serveurs « honnêtes » votent avec leur puissance de calcul pour déterminer la chaîne de transaction légitime (portant la plus grande preuve de calcul). Dans b-money, les serveurs étaient supposés verser un dépôt de garantie dans un mécanisme peu explicite. L'idée d'utiliser une chaîne de preuves de calcul fut avancée dans le projet bitgold bien que Nick Szabo ne proposait d'utiliser qu'une majorité d'adresses pour établir la légitimité d'une chaîne de transactions, ce qui laissait entier le problème de contrôler le nombre des adresses.

Sur le forum bitcoin, Satoshi Nakamoto a déclaré avoir travaillé sur son concept pendant deux ans[4] de 2007 à 2009. Il a publié une annonce concernant son travail sur le site p2pfoundation en février 2009.

Description générale [modifier]

Bitcoin est à la fois une devise monétaire et un système de paiement dans cette devise. Sous ces deux aspects, bitcoin se distingue des systèmes préexistants pour les points suivants :

  • contrairement aux autres devises monétaires, bitcoin n'est pas l'incarnation de l'autorité d'un état, d'une banque ou d'une entreprise. La valeur du bitcoin est déterminée de façon entièrement flottante par l'usage économique qui en est fait et par le marché des changes. Les règles organisant l'émission monétaire sont quant à elles déterminées uniquement par un code informatique libre.
  • en tant que système de paiement, bitcoin se distingue par le fait que son fonctionnement ne requiert pas l'utilisation d'une infrastructure centralisée tenant les comptes des montants détenus afin d'assurer les transactions. Ce rôle persiste mais est attribué toutes les dix minutes environ à un ordinateur du réseau choisi de façon aléatoire.

Bitcoin repose sur une utilisation astucieuse de concepts cryptographiques notamment pour résoudre le problème dit du double paiement, qui avait jusqu'alors empêché l'émergence d'un tel type de monnaie.

Principes techniques [modifier]

Les participants forment un réseau informatique communiquant à travers Internet. Lorsqu'un ordinateur cherche à se connecter au réseau, sa première tâche consiste à trouver d'autres ordinateurs actuellement connectés. Dans les premières versions du logiciel, cette étape était réalisée en se connectant à un réseau IRC. Par la suite, cette méthode est devenue uniquement une solution de rechange, car la méthode privilégiée consiste désormais à utiliser une liste d'adresses IP statiques écrites directement dans le code source du logiciel.

Une fois l'ordinateur connecté, la deuxième étape consiste à télécharger la base de données de toutes les transactions effectuées depuis le lancement du projet. Une transaction consiste en un transfert d'un certain montant de bitcoins d'un certain compte à un autre. Un compte est identifié par une adresse bitcoin, qui en simplifiant est l'analogue d'un numéro de compte en banque. Pour être valide, chaque transaction doit être signée, au sens cryptographique du terme. Pour cela, la cryptographie asymétrique est utilisée, ce qui est rendu possible par le fait qu'une adresse bitcoin est aussi l'empreinte cryptographique d'une clef publique. Une transaction prend en entrée la référence d'une transaction précédente qui justifie que les fonds nécessaires sont bien possédés, et présente en sortie une ou plusieurs adresses bitcoins avec les montants attribués correspondants. Une transaction épuise toujours entièrement le montant en entrée, car cela simplifie les calculs de balance totale.

Une fois la base de données téléchargée, le logiciel fonctionne en mode nominal : il communique alors continuellement avec les autres ordinateurs du réseau, avec lesquels il échange des informations sur les adresses IP du réseau et sur les nouvelles transactions apparaissant au fur et à mesure que des utilisateurs s'échangent des bitcoins. Quand une nouvelle transaction est reçue, elle n'est pas considérée comme valide tout de suite. Elle doit d'abord être incorporée dans ce qu'on appelle un bloc de transactions. Il s'agit d'un regroupement de transactions récentes qui attend pour être validé de subir un traitement cryptographique appelé preuve de travail. Effectuer cette preuve de travail requiert du temps de calcul, et en général un seul ordinateur du réseau y parvient dans un intervalle de temps d'environ dix minutes. La difficulté est d'ailleurs régulièrement adaptée pour maintenir cet intervalle.

Cette idée de regrouper les transactions en blocs et de ne valider ces blocs qu'à l'issue d'une preuve de calcul est le point le plus original du système. C'est la solution au problème du double paiement, car les différences dans la connaissance des transactions sur le réseau, différences inévitables ne serait-ce qu'à cause des latences de communication, sont alors arbitrées par ce processus de détermination du bloc, qui joue le rôle d'un tirage au sort. Lorsqu'un ordinateur remporte ce tirage au sort, il reçoit des bitcoins ne provenant pas d'une transaction précédente. Cette attribution de bitcoins permet l'introduction initiale de bitcoins dans la base, et prend la forme d'une transaction spéciale située en tête de bloc. Selon l'ordinalité du bloc, le montant de bitcoins attribué est variable et diminue géométriquement de telle sorte que la somme totale de bitcoins en circulation ne pourra jamais excéder vingt et un millions de bitcoins.

Pour transmettre des bitcoins, chaque ordinateur doit signer une transaction faisant référence en entrée à une transaction précédente dont le montant de sortie est suffisant. La clef privée doit correspondre à la clef publique avec laquelle a été créée l'adresse bitcoin en sortie de la transaction précédente. L'ordinateur doit donc stocker toutes ces clefs privées localement, sans bien sûr partager ces informations. Le fichier correspondant s'appelle wallet.dat, et c'est ce fichier qui doit être conservé et sauvegardé par l'utilisateur, et de façon confidentielle. La perte de ce portefeuille électronique entraînerait de façon irréversible la disparition des bitcoins correspondants, qui resteraient éternellement dans la base sans jamais pouvoir changer d'adresse.

La cryptographie est utilisée pour permettre le tirage au sort décrit plus haut, ainsi que la signature des transactions. À aucun moment le système ne chiffre des données transmises sur le réseau. Toutes les transactions sont donc en clair, et leur anonymat n'est protégé que par le fait que le logiciel n'utilise aucune donnée personnelle sur l'utilisateur. Par conséquent, un utilisateur ne peut trahir son identité que s'il le fait volontairement, si son adresse IP est traçable, ou éventuellement à la suite d'une méticuleuse et complexe étude statistique sur la base de données des transactions.

Technologies employées [modifier]

  • bitcoin utilise le concept de preuve de travail, initialement imaginé pour résoudre le problème du spam, et implémenté par exemple dans le système Hashcash ;
  • Les algorithmes de hashage sont SHA-256 et RIPEMD-160. Un double hash en SHA-256 est utilisé pour obtenir le hash des blocs et donc la preuve de travail, tandis qu'un SHA-256 suivi d'un RIPEMD-160 est utilisé pour construire les adresses bitcoins ;
  • Les signatures de transactions sont effectuées en utilisant la cryptographie à courbes elliptiques, dite ECDSA. En l'occurrence, la courbe employée est secp256k1 ;
  • Le logiciel originel écrit par Nakamoto utilise Berkeley DB pour la gestion de ses bases de données. Depuis la version 0.8.0, BerkeleyDB n'est plus utilisée que pour le porte-clef. Les transactions et blocs sont eux stockés dans une base LevelDB.
  • Au sein d'un bloc, les transactions sont stockées sous la forme d'un arbre de Merkle ;
  • La validation des transactions fait appel à un langage de script interne conçu par Nakamoto. Ce langage, volontairement minimaliste et non Turing-complet, doit permettre au logiciel de s'adapter aisément à des évolutions ultérieures et permettre des fonctionnalités avancées comme les Smart contract (en).

Contrairement à une idée reçue liée à une méconnaissance de la signification exacte du mot « cryptographie », le logiciel bitcoin, du moins dans sa conception initiale, ne chiffre aucune des données qu'il utilise. Seul le portefeuille de clefs privées est susceptible d'être chiffré par l'utilisateur, mais ceci est facultatif : la confidentialité peut être laissée à charge du système d'exploitation, comme pour n'importe quel autre fichier.

Format d'une adresse bitcoin [modifier]

Une adresse bitcoin est fabriquée à partir du RIPEMD-160 du SHA-256 de la clef publique que l'adresse identifie. Il existe donc un maximum de 2160 adresses bitcoins possibles, soit environ 1048 (à titre de comparaison il y a environ 1047 molécules d'eau sur Terre[5]). Une adresse bitcoin possède un préfixe identifiant le numéro de version (0 par défaut) et une somme de contrôle de quatre octets. En tout, une adresse bitcoin occupe donc 25 octets.

Une adresse est représentée au format ASCII grâce à un encodage dédié sur 58 caractères alphanumériques : les chiffres et les lettres majuscules et minuscules, à l'exception des lettres et chiffres l, I, 0 et O, que Nakamoto a exclues car ces lettres se ressemblent dans certaines fontes.

Voici un exemple d'adresse bitcoin (on montre ici volontairement une adresse invalide, c'est-à-dire avec une mauvaise somme de contrôle) : 175tWpb8K1S7mH4Zx6rewF9wQrcPv245W

Une adresse bitcoin est la seule information nécessaire pour recevoir des bitcoins. Il n'est pas nécessaire de faire tourner le logiciel bitcoin pour la réception, il suffit de communiquer une adresse. Seule la personne qui paie communique la transaction complète au reste du réseau à travers le logiciel client.

Principes économiques [modifier]

Agrégat monétaire fixe [modifier]

Nombre de bitcoin au cours du temps

D'un point de vue monétaire, bitcoin se distingue le plus des autres monnaies (hors métaux précieux) par le fait que l'agrégat monétaire n'est pas conçu pour s'adapter à la production de richesse. Les bitcoins sont émis lentement et régulièrement, de façon dégressive, jusqu'à atteindre asymptotiquement un montant maximal de vingt-et-un millions dans quelques décennies.

Toutes les monnaies nationales connaissent une inflation, faible à forte selon les politiques menées par leur banque centrale. À l'inverse, la monnaie Bitcoin est donc susceptible de finir par connaître la déflation, car la quantité de bitcoins générée est prévue à l'avance dans le logiciel et le nombre maximum ne dépassera pas 21 millions d'unités. De plus les bitcoins perdus par les utilisateurs ne seront jamais remplacés. C'est pourquoi le projet bitcoin est vu par la communauté comme une expérience originale en termes économiques, constituant une sorte de mise à l'épreuve de l'école autrichienne d'économie. Son succès ou son échec est difficile à prévoir.

Le montant total, ainsi que le taux annuel d'émission, sont inscrits explicitement dans le code informatique du logiciel, selon les principes énoncés ci-après.

Le logiciel prévoit l'émission de monnaie d'après une règle mathématique (de type série géométrique). Pour simplifier : 50 BTC sont émis toutes les 10 minutes pendant les 4 premières années du système. Ensuite, le montant est divisé par 2 pour passer à 25 BTC pendant les 4 années suivantes et ainsi de suite, jusqu'à atteindre la plus petite subdivision et donc le nombre maximum de bitcoins aux alentours de 2140.

Dans le code source, la fonction suivante implémente le calcul de la rétribution:

int64 static GetBlockValue(int nHeight, int64 nFees)
{
    int64 nSubsidy = 50 * COIN;
 
    // Subsidy is cut in half every 210000 blocks, which will occur approximately every 4 years
    nSubsidy >>= (nHeight / 210000);
 
    return nSubsidy + nFees;
}

En C++, l'opérateur >> est l'opérateur binaire de décalage vers la droite. Il est équivalent à une division par une puissance de deux. L'opérateur >>= est l'opérateur d'affectation équivalent. En somme, comme expliqué en commentaire, la variable nSubsidy est divisée par deux à chaque tranche de 210 000 blocs.

La série géométrique de raison 1/2 ayant une somme de 2,

\sum_{n=0}^{\infty} \left(\frac{1}{2}\right)^n = 2

un rapide calcul montre alors qu'un maximum de 21 millions de bitcoins sera émis au total.

Il faut noter que les 10 minutes et 4 ans sont des moyennes statistiques obtenues en ajustant la difficulté de la preuve de calcul requise pour la validation d'un bloc. Les valeurs réelles peuvent varier sensiblement, mais de façon prédictible.

COIN est le nombre maximum de subdivisions d'un bitcoin. Il est défini ailleurs dans le code et vaut cent millions. Ainsi, nSubsidy deviendra nul lorsque (50 * COIN) / 2^n < 1, c'est à dire après n = log(5e9) / log(2) = 33 divisions, soit environ 4 * n = 132 ans.

Transaction [modifier]

Une transaction correspond à l'envoi d'une certaine somme d'une adresse vers une autre adresse. Une transaction est prise en compte par le système au bout de 10 minutes environ.

Frais [modifier]

La question des frais de transaction n'est pas simple car aucun montant ou taux n'est écrit dans le logiciel. Ils sont essentiellement facultatifs et proposés par le payeur. En substance, une transaction n'est incluse dans la chaîne que lorsque le montant proposé (qui est souvent en fait nul) est accepté par un validateur de bloc. Les raisons d'être d'un tel système sont expliquées ci-après.

Un ordinateur qui cherche à valider un bloc et ainsi acquérir la rétribution correspondante est supposé ajouter à ce bloc les transactions qui circulent sur le réseau et dont il a connaissance. Cependant rien ne l'y oblige. Il est tout à fait possible de faire tourner une version du logiciel qui chercherait à valider des blocs sans y inclure aucune transaction. Si un tel comportement devait se généraliser, ou plus précisément si la moitié de la puissance de calcul du réseau était utilisée pour faire tourner une telle modification du logiciel, alors le réseau congestionnerait et le fonctionnement du système serait compromis. Il s'agit de l'attaque dite des 50 %, qui constitue la seule vulnérabilité reconnue par Satoshi Nakamoto, mentionnée dès l'origine du projet.

A priori, un utilisateur coopératif fera tourner la version du logiciel incluant dans le bloc toutes les transactions reçues et valides durant la recherche de la preuve de calcul, mais pour dissuader des programmeurs désireux d'augmenter leur puissance en ignorant les transactions, il est possible de concéder une part de la transaction au validateur du bloc, en supplément de la rétribution usuelle. Le montant concédé est laissé à l'appréciation de l'émetteur de la transaction. Donc pour qu'une transaction soit incluse dans la chaîne, il faut qu'elle le soit par un utilisateur jugeant que le montant des frais concédés est suffisant. Cette part des transactions vise aussi à se substituer à la diminution du montant des rétributions qui se produit tous les quatre ans.

En pratique, une transaction ne concédant aucuns frais finit toujours par être incluse dans la chaîne, mais cela peut parfois prendre du temps. Un utilisateur qui souhaiterait que sa transaction soit rapidement incluse dans la chaîne doit concéder un montant qu'il jugera suffisant pour inciter quelqu'un à inclure sa transaction dès que possible.

Enfin, il faut noter que toutes les considérations qui précèdent portent uniquement sur l'inclusion d'une transaction dans la chaîne. Lorsqu'une transaction ne comporte aucuns frais, elle peut mettre un temps assez long pour être incluse, mais elle n'en demeure pas moins publique, puisque tout nœud du réseau reçoit une copie de toutes les transactions en attendant leur validation. Ainsi, le destinataire d'une transaction peut très bien accepter celle-ci dès lors qu'il voit qu'elle circule sur le réseau, sous réserve qu'il ne suspecte pas l'émetteur de vouloir tenter un double-paiement, ce qui constitue la seule menace contre laquelle protège l'inclusion dans la chaîne.

Sous-unités [modifier]

Actuellement chaque bitcoin est divisible jusqu'à la 8e décimale, c'est-à-dire en sous-unités de 0,00000001 bitcoin. Pour représenter des sommes inférieures au bitcoin, les préfixes du système international d'unités peuvent être utilisés. On peut donc parler de centiBitcoin, milliBitcoin, microBitcoin etc.

Il n'existe pas de préfixe pour désigner la plus petite subdivision, en l'occurrence le cent millionième (10−8). On compte, parmi les dénominations non officielles : le Satoshi, le decananobitcoin, le centimicrobitcoin, le bitcoinium, etc.

Bourses d'échanges [modifier]

Les bitcoins peuvent être échangés contre d'autres monnaies (USD, EUR, ...) sur différentes bourses d'échanges sur internet. Il n'est pas possible actuellement de payer par des moyens grand public comme la carte bleue ou le système Paypal. Par contre il est possible d'accéder aux bourses d'échange par virement bancaire.

Taux de change [modifier]

graphique montrant le taux de change entre BTC et USD
Taux de change d'1 bitcoin en USD sur la bourse d'échange MtGox
Date cours en euros[6]
7 février 2011 4,15 €
9 août 2011 5,36 €
2 octobre 2011 3,76 €
25 novembre 2011 1,83 €
10 décembre 2011 2,30 €
25 janvier 2012 4,34 €
3 août 2012 8,51 €
15 août 2012 10,84 €
22 octobre 2012 8,94 €
15 janvier 2013 10,97 €
15 février 2013 20,31 €
6 mars 2013 36,56 €
21 mars 2013 50,782 €
29 mars 2013 69,922 €
3 avril 2013 109,91 €
9 avril 2013 200,00 €
13 avril 2013 66,00 €
24 avril 2013 109,79 €

Un pic a eu lieu en juin 2011 où les bitcoins s'échangeaient pour plus de 30 USD[7].

Le cours a aussi connu une augmentation de plus de 400 % entre les mois de janvier et de mars 2013[8], avant de corriger sévèrement le 10 avril, suite à une défaillance du site d'échange Mt Gox et de probables ventes paniques. Le cours est alors retombé au niveau du mois précédent, aux alentours de 50$.

Le taux de change n'est qu'un indicateur de la valeur du bitcoin. Il faut aussi prendre en compte ses différentes utilisations, comme par exemple l'épargne, la spéculation boursière, l'envoi d'argent à l'étranger, l'achat de biens et de services[9],[10], etc.

Risques et critiques [modifier]

Dès l'origine, bitcoin a fait l'objet de critiques souvent véhémentes, à l'encontre d'aspects aussi bien techniques qu'économiques ou même politiques. Nombre de ces critiques ne sont pas propres à bitcoin, et pourraient être adressées à d'autres systèmes de paiement ayant des caractéristiques similaires (anonymat pour le cash, montant fixe pour l'or, etc.)

Les risques les plus souvent mentionnés pour les utilisateurs de Bitcoin sont les suivants :

  • Risque lié à l'irréversibilité des transactions, essentiellement liée à l'anonymat, même relatif, du système, qu'on retrouve aussi avec toute forme de paiement en espèces ;
  • Risques opérationnels liés au logiciel et à l'environnement informatique (fichier wallet mal protégé, bande passante requise pour charger les blocs, possibilité d'attaques de déni de service…). Ce risque se retrouve avec toute forme de paiement électronique ou même avec les cartes bancaires dont une simple photocopie peut parfois être utilisée par les malfaiteurs ;
  • Risque de change par rapport aux monnaies fiduciaires. Ce risque est lié au fait que bitcoin est une monnaie à part entière, particulièrement jeune et donc sujette à de fortes variations de son cours ;
  • Risque technologique : il est souvent avancé que le réseau bitcoin ne pourrait pas monter en puissance pour traiter toutes les transactions en mode pair-à-pair. La croissance exponentielle de la taille de la base de données deviendrait ingérable. Cependant, il faut noter que, pour économiser de l'espace disque, cette base est stockée à l'aide d'un arbre de Merkle qui pourra être « élagué » au fil du temps. D'autre part, si les nœuds du réseau peinent à suivre l'augmentation de la taille de la base de données, des « super-nœuds » bitcoin sont déjà envisagés, comparables aux processeurs de paiement qu'on trouve sur les réseaux bancaires actuels. On peut noter aussi que, la loi de Moore aidant, et la population mondiale n'étant finalement que de quelques milliards d'individus, la totalité des activités économiques humaines, même à l'échelle mondiale, est probablement à la portée de calcul et de stockage mémoire des ordinateurs personnels modernes.

D'autres critiques[11] portent sur le concept même d'une telle monnaie, en comparaison avec les monnaies étatiques ou l'étalon-or :

  • Bitcoin n'est pas une monnaie de commerce : Avec un plafond à 21 millions, le bitcoin aura toujours de la valeur mais sera une monnaie en déflation constante. C'est l'inverse d'une logique keynésienne qui préfère que l'argent soit dépensé au plus vite, quitte à s'endetter pour consommer, plutôt que d'épargner en permanence. Dans ces conditions Bitcoin a peu de chance de devenir une monnaie dynamique comme le sont les monnaies fondantes et pourrait rester à jamais une valeur inerte, un vulgaire placement[12].
  • La création de la monnaie consomme du temps machine [réf. nécessaire] (alors que la monnaie étatique peut être créée à partir de rien). Il est alors souvent rétorqué que ce temps machine assure la sécurité du traitement des transactions (les réseaux bancaires consomment aussi du temps machine pour traiter les transactions, ainsi que de l'énergie pour la construction et le fonctionnement de l'infrastructure logistique). Par ailleurs, la difficulté de traitement des blocs n'a rien de figé : elle s'adapte au nombre de personnes cherchant à obtenir des bitcoins par cette méthode. Elle résulte donc d'un choix volontaire des participants, et non d'une donnée extrinsèque à laquelle ils devraient se plier ;
  • Le concept favoriserait les premiers acquéreurs de la monnaie (« early adopters »), ce qui vaut au bitcoin d'être parfois assimilé à un schéma de Ponzi[13]. Cette critique n'a finalement pas de sens puisque de multiples occasions de vendre profitablement ses bitcoins pour en racheter plus tard se présentent. En effet, le bitcoin constitue un marché fortement volatile, il est alors aisé de comprendre qu'un bitcoin ne reste généralement pas longtemps dans la main de son propriétaire.
  • Lorsque le cours monte, bitcoin est aussi parfois comparé à la tulipomanie[14]. Toutefois, à la différence des bulbes de tulipes, le bitcoin n'est pas seulement spéculatif mais il peut trouver une réelle utilité dans les échanges marchands comme monnaie d'échange.

Évènements notables [modifier]

  • 3 janvier 2009 : création du bloc genesis[15]
  • Février 2009 : Annonce sur le site P2Pfoundation et publication d'une première version du logiciel
  • 12 décembre 2010 : Dernier message posté par Nakamoto sur le principal forum
  • 9 février 2011 : Le bitcoin atteint la parité avec le dollar[16].
  • Février 2011 : Lancement de Silk road
  • Utilisation de cartes graphiques (GPU) pour miner les bitcoins[Quand ?]
  • Juin 2011 : Le taux de change dépasse les 30 USD, et redescend sous les 4 USD en décembre
  • Utilisation de cartes FPGA pour miner les bitcoins[Quand ?]
  • 27 septembre 2012 : Création de la Fondation Bitcoin[17]
  • 16 novembre 2012 : Wordpress accepte les bitcoins pour ses services payants[18]
  • 28 novembre 2012 : Division de la récompense de minage, de 50 à 25 BTC
  • 6 décembre 2012 : Un partenariat entre la startup Paymium (qui gère le site Bitcoin-Central.net, site d'échange français) et la société Aqoba (Établissement de Paiement) permet à Paymium d'opérer comme prestataire de service de paiement, et donc de tenir des comptes en euros et d'émettre des cartes de paiement utilisables en euro et en bitcoins[19].
  • 14 février 2013 : le site communautaire Reddit met en place un système permettant d'acheter des "Reddit Gold" avec des bitcoins[20].
  • 16 février 2013 : le site de stockage en ligne Mega, successeur de Megaupload, accepte les paiements en bitcoin[21].
  • 12 mars 2013 : incident lié à une non-rétrocompatibilité de la version 0.8.0 : la chaîne a été séparée en plusieurs versions et certaines sont restées bloquées pendant quelques heures[22]
  • 11 avril 2013 : effondrement de la valeur du Bitcoin qui passe de 266 $ à 105 $ avant de se stabiliser à 160 $ (122 €) en moins de six heures. Le 13 avril, le cours atteint 66 euros. Le cours avait été multiplié par huit en moins de cinq semaines[23].

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Une francisation possible de la prononciation est /bitkwɛ̃/, comme dans les mots français bit et coin
  2. unicode caractère 0x0243
  3. (en) b-money sur le site de Weidai, le 19 avril 1999
  4. [1]
  5. Voir l'article Ordre de grandeur (nombres)
  6. bitcoin.fr
  7. bitcoincharts.com : année 2011
  8. bitcoincharts.com : début 2013
  9. Services and Goods
  10. Que faire avec mes bitcoins
  11. Bitcoin va-t-il sauver l'humanité ?, Is the cryptocurrency Bitcoin a good idea?
  12. Les défauts de bitcoin
  13. Bitcoin: de la révolution monétaire au Ponzi 2.0, Owni, juin 2011
  14. La bitcoin mania: la nouvelle bulle spéculative du jour, article du site www.express.be
  15. On sait que le bloc n'a pas été créé avant cette date car il contient le titre de la une d'un quotidien anglais.
  16. (en)http://www.nostate.com/4044/bitcoin-history-us-dollar-parity-on-9-february-2011/
  17. (en)[https ://bitcoinfoundation.org/blog/?p=28] Premier post du blog de la Bitcoin Foundation.
  18. (en)[2] Annonce sur le blog de Wordpress.
  19. Banco? Bitcoin fait son trou dans la banque Ouishare.net, 8 décembre 2012
  20. (en)http://blog.reddit.com/2013/02/new-gold-payment-options-bitcoin-and.html
  21. (en)http://www.bbc.co.uk/news/technology-21496977
  22. (en)annonce sur le sujet
  23. http://www.20minutes.fr/high-tech/1136245-20130411-monnaie-electronique-bitcoin-victime-crach