Jean-Bedel Bokassa

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Bokassa Ier
Jean-Bedel Bokassa lors de sa visite d'État de juillet 1970 en Roumanie
Jean-Bedel Bokassa lors de sa visite d'État de juillet 1970 en Roumanie
Titre
Prétendant au trône de Centrafrique
20 septembre 19793 novembre 1996
(&&&&&&&&&&&0625417 ans, 1 mois et 13 jours)
Prédécesseur Lui-même (empereur)
Successeur Jean-Bedel
Empereur de Centrafrique
4 décembre 197620 septembre 1979
(&&&&&&&&&&&010202 ans, 9 mois et 16 jours)
Couronnement 4 décembre 1977
Premier ministre Ange-Félix Patassé
Henri Maïdou (en)
Prédécesseur Lui-même
(président de la République)
Successeur David Dacko
(président de la République)
2e président de la République centrafricaine
Jean-Bedel Bokassa
1er janvier 19664 décembre 1976
(&&&&&&&&&&&0399010 ans, 11 mois et 3 jours)
Premier ministre Lui-même
Élisabeth Domitien
Prédécesseur David Dacko
Successeur Lui-même (empereur)
Biographie
Nom de naissance Jean-Baptiste de Lasalle Bokassa
Date de naissance 22 février 1921
Lieu de naissance Bobangui (Oubangui-Chari)
Date de décès 3 novembre 1996 (à 75 ans)
Lieu de décès Bangui (Centrafrique)
Père Mindogon Mgboundoulou
Mère Marie Yokowo
Conjoint 1) Annette Van Helst
2) Marguerite Green Boyanga
3) Martine Nguyen Thi Hue
4) Jacqueline Nguyen Thin
5) Astrid Elisabeth Van Erpe
6) Catherine Denguiadé
7) Christine Tongui
8) Marie-Joëlle Aziza-Eboulia
9) Marie-Jeanne Nouganga
10) Éliane Mayanga
11) Alda Adriano Geday
12) Gabriella Drimbo
13) Chantal Belleka
14) Marie-Charlotte Mathey
15) Rita Carlos Pimenta
16) Brigitte Eyenga
17) Augustine Assemat
18) Zara Victorine
Enfant(s) 40 enfants, dont
Prince Georges Bokassa
Princesse Martine Bokassa
Prince Jean-Charles Bokassa
Prince Saint-Cyr Bokassa
Prince Saint-Sylvestre Bokassa
Prince Jean le Grand Bokassa
Prince Charlemagne Bokassa
Prince Jean-Serge Bokassa
Prince Jean-Bedel Bokassa
Prince Jean-Bedel Bokassa Jr
Héritier Jean-Bedel

Jean-Bedel Bokassa Jean-Bedel Bokassa
Chefs d'État centrafricains

Jean-Bedel Bokassa[1] (né le 22 février 1921 à Bobangui, petit village de la préfecture de Lobaye - mort le 3 novembre 1996 à Bangui) est un ancien président de la République centrafricaine (1966-1976), autoproclamé empereur sous le nom de Bokassa Ier de l'Empire centrafricain (1976-1979).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Jean-Bedel (de la contraction de Jean-Baptiste de La Salle ou du nom de Jean Bedel, auteur d'une grammaire pour enfants[2]) Bokassa naît dans un petit village situé à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Bangui en Centrafrique. Il perd ses parents à l'âge de six ans : son père, Mindogon Mgboundoulou, chef de village devant dresser des listes de recrues pour travailler pour la Compagnie forestière Sangha-Oubangui (CFSO, appelée la Forestière), finit par se rebeller contre les brutalités de l'administration coloniale, le travail forcé et les milices des sociétés coloniales. Il libère des prisonniers qui servaient d’esclaves dans des plantations de cotons. Arrêté, emmené enchaîné à Mbaïki où il est jugé sommairement et condamné à la peine de mort, il est exécuté en public par des agents coloniaux sur la place du village juste en dehors du bureau de la préfecture le 13 novembre 1927[3].

Yokowo Marie, la mère du jeune Bokassa se suicide une semaine après l'exécution de son mari. C’est alors que Mbalanga, son grand-père, prend en main la charge de son petit-fils et décide de préparer son avenir afin qu'il soit utile à son pays.

Les années dans l'armée française[modifier | modifier le code]

Les missionnaires des écoles qu'il fréquentait voulaient en faire un prêtre mais il s'engagea finalement dans la Coloniale[4] de l'armée française en mai 1939. Il fut par la suite sergent des forces françaises libres et participa au débarquement de Provence et à la bataille du Rhin. Après la guerre, il devint élève du Prytanée militaire de Saint-Louis au Sénégal puis à Châlons-sur-Marne. Il combattit ensuite en Indochine et en Algérie, obtint la Légion d'honneur et la Croix de guerre. Il fut sous les ordres du général Marcel Bigeard lorsque celui-ci était en garnison en Afrique[5]. Il termina sa carrière dans l'armée française avec le grade de capitaine[6].

Il ne quitta pas l'armée française, mais fut détaché comme conseiller militaire technique de l'armée française pour la création, la formation et l'encadrement de l'armée centrafricaine naissante. C'est par la suite qu'il demanda son départ de l'armée française pour être incorporé comme officier supérieur dans l'armée centrafricaine.

Les débuts politiques en Centrafrique[modifier | modifier le code]

Son cousin, David Dacko, président de la République centrafricaine fraîchement indépendante, fit appel à ses services pour réorganiser l'armée du pays et le nomma colonel, conseiller militaire, puis chef d'état-major en 1964[6]. À la fin de l'année 1965, le chef de la gendarmerie tenta un coup d'État contre David Dacko et envoya également des gendarmes pour tenter d'arrêter Jean-Bedel Bokassa. Retournant la situation à son profit, Bokassa neutralisa la gendarmerie et renversa Dacko à son propre avantage. Il accéda ainsi au pouvoir le soir du 31 décembre 1965, à la faveur de ce qu'on appela le « coup d'État de la Saint-Sylvestre ». Il devient 2e président de la République centrafricaine le lendemain[7].

Les années de pouvoir[modifier | modifier le code]

Surnommé « le Soudard » par le général de Gaulle[8] (qui le reçoit officiellement à Paris en mars 1969), Jean-Bedel Bokassa fut plutôt populaire durant les sept premières années qu'il passa au pouvoir[9], en dépit de la violence de son régime qui pratiquait torture et exécutions sommaires. Le 2 avril 1968, il participa à la création de l’Union des États d’Afrique Centrale (UEAC) avec le Congo-Kinshasa et le Tchad. Bokassa défendait le retour à la terre, il mit ainsi en place une réforme agraire le 30 août 1970. Politiquement, il prônait la valeur du travail et dénonçait la corruption et la bourgeoisie. Francophile, son régime était soutenu par la France qui le considérait favorable à la défense de ses intérêts dans la région, notamment les mines d'uranium de Bakouma prospectées par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA)[10].

Jean-Bedel Bokassa renforça pourtant son emprise dictatoriale, s'autoproclama président à vie le 2 mars 1972 puis se promut maréchal le 19 mai 1974 ; il se déclara musulman en 1976 et changea son nom en Salah Eddine Ahmed Bokassa avec l'objectif de plaire à Kadhafi pour bénéficier de l'aide financière libyenne[11],[12].

Le 2 janvier 1975, il forme un nouveau gouvernement et crée le poste de Premier ministre et nomme Élisabeth Domitien, qui fut la première femme à occuper ce poste en Afrique.

En septembre 1976, il dissout le gouvernement pour le remplacer par le Conseil de la révolution centrafricaine. Son cousin David Dacko, dont il avait pris la place à la tête de l'État et qu'il avait fait emprisonner à N'garagba, devient son conseiller.

Le sacre[modifier | modifier le code]

Bokassa se couronna finalement empereur le 4 décembre 1977, soit deux jours après la date anniversaire de celui de Napoléon Bonaparte, 173 ans auparavant (Napoléon Ier a été sacré empereur le 2 décembre 1804). La cérémonie eu lieu au palais des sports de Bangui. Le sacre se déroula au cours d'une cérémonie à laquelle assistèrent 5 000 invités, dont le ministre français de la Coopération Robert Galley. Aucun chef d'État ne s'y rendit, excepté le Premier ministre de l’Île Maurice[13]. Pour marquer l’événement, Bokassa revêtit une réplique du costume que portait Napoléon Ier lors de son sacre, une épaisse cape écarlate doublée de fourrure d'hermine blanche et d'une robe incrustée de perles sur laquelle étaient brodés en fils d'or des soleil et des abeilles[14]. La cérémonie fut très fastueuse: 10 000 pièces d'orfèvrerie, 200 uniformes d'apparat, 600 smokings et pas moins de 60 000 bouteilles de Champagne et de Bourgogne. De nombreux artisans et créateurs français furent mis à contribution par l'intermédiaire de Jean-Pierre Dupont. Un trône monumental fut créé par le sculpteur Olivier Brice, empruntant le symbole de l'aigle à Napoléon. La garde-robe impériale fut conçue par Pierre Cardin. La couronne en or pur, confectionnée par le joaillier Claude Arthus-Bertrand, comportait 7 000 carats de diamants, dont l'un de 60 carats et était estimée à près de cinq millions de dollars quand le salaire moyen en Centrafrique était d'environ 100 dollars[14] ! À la fin de la cérémonie, le nouvel empereur remonta les rues de Bangui à bord d'un carrosse de bronze et d'or tirés péniblement par huit chevaux importés du Haras national du Pin, situé en Normandie, envoyés par l'Élysée. Deux chevaux moururent lors du trajet ce qui contraignit la famille impériale à parcourir les derniers mètres en limousine. On chiffra la cérémonie à quelque 100 millions de francs, financés en partie par le « cher cousin » Mouammar Kadhafi[15]. Son titre complet était « Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national : le MESAN » (Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire). Ce dernier épisode lui valut une réputation de mégalomane. Bokassa justifiait ses actions en déclarant que la création d'une monarchie aiderait la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde. Il prétendit mettre en place une monarchie constitutionnelle, mais son régime demeura une dictature redoutable et violente.

Un film de son couronnement a été réalisé par le service cinématographique de l'Armée française sur commande de la France pour les archives personnelles de Bokassa[16]. Des bobines de ce film furent stockées avec précaution dans les archives de l'ECPAD car le générique présente l'annonce de son sacre sous forme de lettres roses pailletées de diamants. Le service d'animation de l'ECPAD voulait en effet montrer sa capacité à créer de nouvelles techniques d'effets spéciaux et ainsi annoncer le faste de la cérémonie. L'affaire des diamants incita les dirigeants de l'ECPAD à placer le film au coffre sous la mention « diffusion restreinte » jusqu'à sa déclassification en juin 2008[17].

Bokassa anthropophage ?[modifier | modifier le code]

L'anthropophagie doit être rapidement évoquée car, contrairement à ce qu'ont pu écrire les médias français en 1979[Qui ?], elle n'est pas une pratique tolérée en Centrafrique à l'époque de Bokassa. En revanche, la manducation des corps, post mortem, fut une pratique sociale reconnue aux temps pré-coloniaux et parfois encore pratiquée bien qu'interdite[18]. Depuis toujours, en effet, « la manducation du corps d'un ennemi mort au combat ou exécuté, ainsi que celle d'un parent défunt, permettent d'acquérir les forces vitales du trépassé. Une telle pratique n'a rien d'asocial : ne sont consommés que des membres du groupe décédés normalement ou des ennemis. Rien n'est donc répréhensible dans cette pratique aux yeux des villageois qui s'y livrent [...] le seul but était de faire participer l'individu à la grande force vitale qui anime la Nature »[19].

Des rumeurs prétendant que Bokassa s'adonnait au cannibalisme à l'occasion lui valurent le surnom de « l'Ogre de Berengo », mais ces accusations furent rejetées lors de son procès et jugées improbables par les nombreux enquêteurs dépêchés sur place à la suite de son renversement. Selon le journaliste Patrick Pesnot, s'il n'est pas impossible que Bokassa ait pu pratiquer la manducation sous cette forme traditionnelle, il est difficile d'accepter sans preuves, à ce stade inexistantes, l'accusation de cannibalisme à son encontre, d'autant plus qu'il semblerait que cette histoire ait été inventée par les services secrets français pour ajouter du crédit à l'image de monstre qu'on voulait donner de Bokassa à l'époque pour justifier son renversement[20].

La chute[modifier | modifier le code]

En 1979, Jean-Bedel Bokassa ne jouissait plus de sa popularité passée. En janvier, il réprima dans le sang des manifestations de lycéens. Amnesty International et une commission de juristes internationaux établirent qu'il avait participé au massacre dans la prison de Bangui[réf. nécessaire] de 100 enfants qui avaient été arrêtés pour avoir protesté contre le coût trop élevé des uniformes scolaires imposés par l'empereur ; Bokassa nia farouchement son implication dans ce massacre.

Dans la nuit du 20 septembre 1979, alors que Bokassa Ier se trouvait en Libye dans l'optique d'un rapprochement avec le colonel Kadhafi, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, future DGSE) lança l'Opération Caban. Un commando infiltré du Service Action accueille le Transall du 1er RPIMa commandé par le colonel Briançon-Rouge à l'aéroport de Bangui-Mpoko. Après avoir neutralisé l'aéroport, des renforts atterrissent et le chef des Forces Spéciales contacte le colonel Bernard Degenne basé à la capitale du Tchad pour qu'il envoie ses « barracudas », nom de code pour huit hélicoptères Puma et transports aériens Transall. La prise de Bangui pouvait débuter. Le lendemain aux alentours de minuit et demi, David Dacko annonçait officiellement la chute de l'Empire centrafricain et proclamait la République[21]. Le 10 octobre 1979, l'hebdomadaire satirique français Le Canard enchaîné révéla l'affaire des diamants, ce qui contribua à la défaite de Valéry Giscard d'Estaing lors de l'élection présidentielle de 1981. Bokassa reviendra sur cette affaire dans un livre[22], au milieu des années 1980 au cours de son exil français. Empereur déchu, Bokassa se réfugia à Abidjan, en Côte d'Ivoire, pendant quatre ans, puis en France, dans son château d'Hardricourt dans les Yvelines, pour finalement retourner à Bangui en octobre 1986, bien qu'il y eût été condamné à mort par contumace. Il fut arrêté et jugé pour trahison, meurtre, cannibalisme et détournement de fonds.

Le 12 juin 1987, au terme de son second procès, il fut reconnu non coupable des charges de cannibalisme mais la peine de mort fut confirmée pour les autres charges. Sa peine fut d'abord commuée en prison à vie en février 1988, puis en 10 ans de réclusion. Il fut amnistié par André Kolingba en 1993 en tant que dernier acte présidentiel et mourut en 1996 d'un arrêt cardiaque. Il a été inhumé dans son ancien palais de Berengo. Il est « réhabilité dans tous ses droits » par le président François Bozizé le 1er décembre 2010, à l'occasion de la fête nationale et du cinquantenaire de la proclamation de l'indépendance de la République centrafricaine.

Il avait 17 femmes et 39 enfants reconnus[23].

Son avocat fut Raymond de Geouffre de La Pradelle[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Biographies et portraits
Ouvrages thématiques
  • André Baccard, Les martyrs de Bokassa, Paris, Editions du Seuil, coll. « Histoire immédiate »,‎ 1987, 349 p. (ISBN 978-2-0200-9669-0, OCLC 17764009)
  • Didier Bigo, Pouvoir et obéissance en Centrafrique, Paris, Editions Karthala,‎ 1988, 341 p. (ISBN 978-2-8653-7213-3, OCLC 21445679)
  • Roger Delpey, Le Blanc et le Noir : Le hold-up du siècle,‎ 1991, 242 p. (OCLC 463695885).
  • Jean Français, Le putsch de Bokassa : Histoire secrète, Paris, L'Harmattan, coll. « Mémoires africaines »,‎ 2004, 116 p. (ISBN 978-2-7475-5693-4, OCLC 54459601).
  • Bélizaire Prudence, Mindongon ou la rébellion visionnaire, Paris : Négritude, 1997 (ISBN 2-02-79669-2[à vérifier : isbn invalide])
  • Emmanuel Germain, La Centrafrique et Bokassa : 1965-1979 : force et déclin d'un pouvoir personnel, Paris, L'Harmattan, coll. « Études africaines »,‎ 2000, 285 p. (ISBN 978-2-7384-9994-3, OCLC 47049844, lire en ligne)
Articles
  • Didier Bigo, « Ngaragba, "l'impossible prison" », Revue française de science politique, 39e année, no 6, 1989. p. 867-886. [lire en ligne]
  • Jean-Pierre Bat, « Bokassa, dernier empereur d'Afrique », L'Histoire, décembre 2013, no 394, p. 66-71.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Bokassa Ier, empereur de Françafrique, film d'Emmanuel Blanchard, Programm 33 et ECPAD, 2010
  • Notre ami l'empereur Bokassa Ier, film de Cédric Condom, France 3, 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Également orthographié « Jean-Bédel »
  2. Jacques Duchemin, L'Empereur, Paris, Albin Michel,‎ 1981, 363 p. (ISBN 2-226-01180-3), p. 40.
  3. Calixte Baniafouna, Les Noirs de l'Élysée, t. 1 : Un palais pas comme les autres, L'Harmattan, coll. « Études africaines »,‎ 2009, 360 p. (ISBN 9782296112698, OCLC 690763733, lire en ligne), p. 62
  4. Après sa carrière militaire, il s'écriait « Nom de Dieu, vive la Coloniale ! » en présence de ses compagnons d'armes.
  5. Marcel-Maurice Bigeard, Ma vie pour la France, Monaco, éditions du Rocher,‎ 2010, 502 p. (ISBN 978-2-2680-6435-2 et 9782914214841, OCLC 650205417), p. 414.
  6. a et b Jean-Pierre Bat, « Bokassa, dernier empereur d'Afrique », L'Histoire, décembre 2013, no 394, p. 68.
  7. André Saura, Philibert Tsiranana, 1910-1978 : premier président de la République de Madagascar, vol. 1 : À l'ombre de de Gaulle, Paris, Harmattan, coll. « Etudes africaines »,‎ 2006, 382 p. (ISBN 978-2-2960-1330-8, OCLC 76893157, lire en ligne), p. 245
  8. « Si nous avons vu qu'à l'heure du putsch de la Saint-Sylvestre Bokassa n'était pas démuni d'appuis dans les milieux français (secteur privé et Jacques Foccart, conseiller aux Affaires africaines), il n'empêche que le général de Gaulle fut très irrité à l'annonce de la prise du pouvoir par le « Soudard » qui appelait le Général « Papa ». Et il le fit sentir ! » In Didier Bigo, Pouvoir et obéissance en Centrafrique, Paris, Editions Karthala,‎ 1988, 341 p. (ISBN 978-2-8653-7213-3, OCLC 21445679) , p. 96.
  9. Pierre Lunel, Sexe, mensonges et politique, Archipel,‎ 2012, 280 p..
  10. Violaine Challeat-Fonck et Pierre Péan, « Bokassa », émission La Marche de l'Histoire, 18 novembre 2010
  11. Richard Filakota, Le renouveau islamique en Afrique noire : L'exemple de la Centrafrique, Éditions L'Harmattan, coll. « Études africaines »,‎ 2009, 210 p. (ISBN 978-2-2962-1525-2, OCLC 315137777), p. 136.
  12. Didier Bigo, Pouvoir et obéissance en Centrafrique, Karthala,‎ 1988, 337 p. (ISBN 978-2-8653-7213-3, OCLC 21445679), p. 242 « Mais ce dernier lui rappelle sa très brève conversion à l'islam : le temps d'« empocher ses millions et de remercier l'islam pour devenir empereur ». ».
  13. Olivier Thomas, « Les dessous du sacre de Bokassa Ier », L'Histoire, no 382,‎ décembre 2012 (lire en ligne), p. 34.
  14. a et b Jean-Pierre Bat, « Bokassa, dernier empereur d'Afrique », L'Histoire, décembre 2013, no 394, p. 67.
  15. Indécents tyrans sur Lemonde.fr
  16. Patrice Tessier, film « 4 décembre 1977 : couronnement de sa majesté impériale Bokassa Ier, empereur de Centre-Afrique », France, 4 décembre
  17. Emmanuel Blanchard, documentaire « Bokassa 1er, empereur de Françafrique », 2011
  18. Emmanuel Germain, La Centrafrique et Bokassa : 1965-1979 : force et déclin d'un pouvoir personnel, Paris, L'Harmattan, coll. « Études africaines »,‎ 2000, 285 p. (ISBN 978-2-7384-9994-3, OCLC 47049844, lire en ligne) p. 180-186. '
  19. Jean-Pierre Magnant, « Loi et Superstition » in Science et Superstition", colloque à l'université de Bangui, 21-23 mai 1983.
  20. Monsieur X & Patrick Pesnot, Les dossiers secrets de Monsieur X: Les dessous de la Françafrique, Éditions Nouveau Monde & France Inter, 2008.
  21. Jean-Barthélémy Bokassa et Olivier Keravel, Les Diamants de la trahison, Laffont, 2006 (ISBN 978-2756900742)
  22. Roger Delpey, La Manipulation, Jacques Grancher,‎ 1981, 346 p. (OCLC 7784951)
  23. Selon un de ses petits-fils, Jean-Barthélémy Bokassa, interviewé sur Paris Dernière diffusé le 10 novembre 2006
  24. 5 minutes visibles en streaming uniquement.