Charles Massi

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Charles Massi, né le 25 juillet 1952 et porté disparu en janvier 2010[1], est un militaire et homme politique centrafricain. Plusieurs fois ministre sous les présidences de Ange Félix Patassé et François Bozizé, il passe dans l'opposition et est à la tête d'un mouvement rebelle actif dans le nord du pays.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est membre du M.L.P.C., ministre des ressources énergétiques et minérales du président Patassé, de 1993 à 1996, de l'agriculture et de l'élevage, de février au 17 décembre 1997.

Le 27 novembre 1997, il fonde le Forum démocratique pour la modernité (FODEM, parti dont l'existence est légalisée le 4 mai 1998). Il est limogé du gouvernement en décembre 1997 et assigné à résidence pendant la majeure partie de l'année 1998. Il est élu député en novembre 1998.

Accusé d'avoir participé à la tentative de coup d'État du 28 mai 2001, il s'exile en Europe et est condamné à mort par contumace le 27 août 2002. En 2005, il est candidat à l'élection présidentielle, et recueille environ 3 % des voix au premier tour. Il se rallie alors au candidat arrivé en tête, Bozizé.

Charles Massi est élevé au rang de Grand Officier de l'Ordre de la Reconnaissance de Centrafrique, pour services rendus à la nation (11 juin 2005).

Dans l'opposition[modifier | modifier le code]

En 2009, il se rend au Tchad, officiellement pour chercher une médiation avec le pouvoir en place à Bangui. Soupçonné de vouloir regagner clandestinement le nord de la Centrafrique, il est arrêté par les autorités tchadiennes, puis relâché après près de deux mois d'incarcération[2].

À nouveau arrêté en décembre 2009, il est remis aux autorités centrafricaines, incarcéré et déclaré décédé dans des circonstances non éclaircies.

Notes et références[modifier | modifier le code]