Oubangui-Chari

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7° N 20° E / 7, 20

Oubangui-Chari

1903 – 1958

Drapeau
Drapeau de la France
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Oubangui-Chari en 1910. Le territoire ne correspond qu’à la partie sud-est de l’actuelle République centrafricaine.

Informations générales
Statut Colonie (1906-1947)
Territoire d'outre-mer (1947-1958)
Capitale Bangui
Superficie
Superficie 700.000 km²
Histoire et événements
10 mai 1889 Décret de création du poste de Bangui
29 décembre 1903 Création du Territoire de l'Oubangui-Chari
1er janvier 1958 Proclamation de la République centrafricaine

Entités suivantes :

L’Oubangui-Chari est un territoire français en Afrique centrale entre 1903 et 1958. Colonie, puis territoire d'outre-mer de la République française en 1947, il devient, sous le nom de République centrafricaine (RCA), un État membre de la Communauté en 1958, avant d'accéder à l’indépendance le 13 août 1960.

Histoire[modifier | modifier le code]

La colonisation de l'Oubangui-Chari a commencé avec l'établissement de l'avant-poste Bangui en 1889. Le territoire fut appelé Oubangui-Chari en 1894. Le territoire était contesté par le Sultan d’Égypte. Ce n'est qu’après la défaite des forces égyptiennes que la France a établi une administration coloniale dans ce territoire en 1903.

Le « Territoire de l’Oubangui-Chari » est créé par le décret du 29 décembre 1903, portant organisation du Congo français et dépendances[1]. Le « Territoire de l'Oubangui-Chari » est administré, par délégation du commissaire général au « Congo français et dépendances », par un administrateur civil portant le titre de « délégué permanent » et résident à Bangui.

Le décret du 11 février 1906, portant réorganisation des possessions du Congo français et dépendances[2], unit le « Territoire de l'Oubangui-Chari » au « Territoire militaire du Tchad » et les érige en « Colonie de l’Oubangui-Chari-Tchad, » dont le chef-lieu est Fort-de-Possel. Le 11 décembre 1906, un décret transfère le chef-lieu à Bangui.

En 1910, il devint l’un des territoires de la fédération de l’Afrique-Équatoriale française (AEF), avec le Tchad, le Moyen-Congo et le Gabon, tout d’abord en tant que territoire unifié sous le nom « Oubangui-Chari-Tchad », puis en tant que colonie autonome en 1915.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

En 1924, la colonie est divisée en 11 circonscriptions et 24 subdivisions. Ce découpage n'a jamais été fixe et fait l'objet d'un nombre considérable de rectifications. À la suite de la réforme Renard[3], la région de l'Oubangui-Chari est divisée en 6 départements, la région du Tchad en 4 départements entre 1935 et 1937.

En 1935, la région de l'Oubangui-Chari compte 6 départements, dont deux s'étendent sur le sud-ouest de l'actuel Tchad.

Département Chef-lieu Subdivisions et Postes de Contrôle Administratif
1 Haute-Sangha-M'poko Bangui Berbérati, Boali, Boda, Carnot, Damara, Mbaïki, Ngotto
2 Oubangui-Ouaka Bambari Alindao, Dékoa, Fort-Sibut, Fort-Crampel, Les Mouroubas, Grimari, Mobaye, Ippy
3 Mbomou Bangassou Birao, Bria, Ouadda, Yalinga, Bakouma, Foroumbala, Ouango, Rafaï, Zémio, Djemah
4 Ouham-Pendé Bozoum Baboua, Baïbokoum, Batangafo, Bocaranga, Bouar, Bouca, Paoua
5 Logone Moundou Bongor, Doba, Laï, Kélo, Léré, Flanga
6 Chari-Bangoran Fort-Archambault Koumra, Moïssala, Ndélé

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 29 décembre 1903, portant organisation du Congo français et dépendances, publié au Journal officiel de la République française du 24 janvier 1904 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5492365f/f35.image
  2. Décret du 11 février 1906, portant réorganisation des possessions du Congo français et dépendances, publié au Journal officiel de la République française du 14 février 1906 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5492906n/f45.image
  3. Décrets du 5 juin et 30 août 1934, Journal Officiel du 15 octobre 1934 p. 802

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Route reliant Bangui à Batangafo (1924)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Toussaint-Eugène Agoumara, Guerres et politique coloniale : le cas de l'Oubangui-Chari (1870-1956), Université Toulouse 2, 1998, 796 p. (thèse de doctorat d'Histoire)
  • Maurice Amaye, Les Missions catholiques et la formation de l'élite administrative et politique de l'Oubangui-Chari de 1920 à 1958, Université d'Aix-en-Provence, 1985, 2 vol., 876 p. (thèse de 3e cycle d'Histoire des pays d'outre-mer)
  • Jean-Joël Brégeon, Un rêve d'Afrique : administrateurs en Oubangui-Chari : la Cendrillon de l'Empire, Denoël, Paris, 1998, 327 p. (ISBN 2-207-24724-4)
  • Félix Éboué, Les peuples de l'Oubangui-Chari. Essai d'ethnographie, de linguistique et d'économie sociale, Comité de l'Afrique française, Paris, 1933, 104 p.
  • Maurice Guimendego, Les populations du Centre-Est de l'Oubangui-Chari (actuelle Centrafrique) face à l'implantation coloniale française, 1900-1945 : contribution à l'étude des résistances anticoloniales, École des hautes études en sciences sociales, Paris, 1999, 2 vol. (thèse de doctorat d'Histoire)
  • Emmanuel Kouroussou Gaoukane, La Justice indigène en Oubangui-Chari (1910-1940), Université d'Aix-en-Provence, 1985, 386 p. (thèse de 3e cycle d'Histoire des pays d'outre-mer)
  • Claude Liauzu (dir.), « Oubangui-Chari (Centrafrique) », in Dictionnaire de la colonisation française, Larousse, Paris, 2007, p. 513-514 (ISBN 978-2-03-583343-3)
  • Pierre Mollion, Sur les pistes de l'Oubangui-Chari au Tchad : 1890-1930 : le drame du portage en Afrique centrale, L'Harmattan, Paris, 1992, 272 p. (ISBN 2-7384-0785-4)
  • Apollinaire Oratchi, L'Organisation postale et la radiodiffusion en Oubangui-Chari et Tchad de 1889 à 1970, Université Aix-Marseille 1, 1986, 471 p. (thèse de 3e cycle d'Histoire contemporaine)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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