Affaire des diamants

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Valéry Giscard d'Estaing impliqué dans l’affaire des diamants.

L’affaire des diamants ou affaire des diamants de Bokassa est une affaire politique révélée par Le Canard enchaîné le 10 octobre 1979 et qui impliquait le président Valéry Giscard d'Estaing et l'ancien empereur de Centrafrique, Bokassa Ier, dans les années 1970.

Relations entre Valéry Giscard d'Estaing et Jean-Bedel Bokassa[modifier | modifier le code]

Valéry Giscard d'Estaing connaissait Jean-Bedel Bokassa depuis 1970. Il l'avait rencontré lors des obsèques du général de Gaulle[1].

Jusqu'à son élection à la présidence de la République française, Giscard d'Estaing s'était rendu trois fois en Centrafrique, en décembre 1970, mars 1971 et avril 1973. Il s'agissait de voyages privés organisés dans une concession du nord du pays à l'invitation d'Henry de La Tour d'Auvergne, un cousin de son épouse et un grand amateur de chasse africaine. À chaque fois, Giscard d'Estaing (qui était membre du gouvernement français) avait rencontré le président Bokassa à Bangui, avant de reprendre l'avion pour Paris[2].

En avril 1973, à la fin de son séjour, Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances de Georges Pompidou effectuait une visite de convenance au chef de l'État centrafricain. Après avoir visité le palais présidentiel en compagnie de son hôte, celui-ci lui remit des fruits d'ébène et une plaquette de diamants africains (deux étoiles de petites pierres fines), échantillon de la production de l'école de taille de pierre qu'il avait créée à Bangui. Ce cadeau était généralement réservé à ses hôtes de marque[3]. Henry Kissinger notamment avait reçu une plaquette similaire qui, selon Valéry Giscard d'Estaing[4], avait été estimée à l'époque d'une valeur entre 4 000 et 7 000 francs. Selon le témoignage de F. L. Copperman[5], ancien consul honoraire britannique à Bangui en 1973 et administrateur national du diamant (CND), la valeur des diamants que Bokassa dispensait à ses invités de marque n'excédait jamais 10 000 dollars américains. À son retour à Paris, le ministre des Finances rangea la plaquette de diamants « dans un tiroir » au ministère sans plus y prêter attention[6].

Peu après son élection à la présidence de la République française, Valéry Giscard d'Estaing rencontra de nouveau Bokassa et des membres de son gouvernement dans le château de ce dernier en Sologne. Après les entretiens entre les deux chefs d'État et le déjeuner, le président centrafricain remit au président français plusieurs cadeaux en guise d'amitié notamment un panneau décoratif en ivoire et des plaquettes de diamants. Les deux hommes se rencontrèrent encore à Bangui en mars 1975, lors d'un voyage officiel, où des cadeaux furent échangés, le président centrafricain offrant encore trois carrés de compositions en brillants au côté de défenses d'éléphants.

Dans ses mémoires, Valéry Giscard d'Estaing déclare s'être encore rendu en Centrafrique pour deux voyages privés en août 1976 et août 1978 dans la concession de chasse et bien qu'ayant décliné l'invitation de Bokassa à lui rendre visite, c'est ce dernier qui se déplaça pour rencontrer le président français en vacances[7].

Les relations personnelles entre les deux hommes restaient cordiales. Bokassa était cependant peu apprécié par la plupart de ses pairs et lui-même reprochait à la France la diminution de son aide financière. Les relations entre les deux pays ne s'étaient pas arrangées après son couronnement comme empereur avec un faste napoléonien et le refus de Valéry Giscard d'Estaing d'y assister personnellement[8].

Contexte de l'année 1979[modifier | modifier le code]

En janvier et avril 1979, des troubles violemment réprimés par les troupes commandées par les généraux François Bozizé et Mayo Mokola (Bigo, 1988 : 196-197) ont lieu à Bangui. Des écoliers en sont les principales victimes. En mai, Bokassa est présent à l'ouverture de la conférence franco-africaine où il est ostracisé par ses collègues Léopold Sédar Senghor et Félix Houphouët-Boigny. La conférence demande qu'une commission sous présidence sénégalaise enquête sur les troubles et la répression à Bangui. Elle est acceptée par Bokassa alors que le président Giscard d'Estaing déclare, lors de la conférence de presse qui suit, que si la culpabilité de Bokassa dans les exactions commises à Bangui était démontrée, celui-ci devrait alors quitter le pouvoir.

Le 16 août 1979, le rapport de la commission d'enquête dénonce la responsabilité personnelle quasi-certaine de Bokassa dans le massacre d'une centaine d'enfants. Le 17 août, le ministère de la coopération annonce la cessation de l'aide française à la Centrafrique. Le 20 septembre, la France lance l'opération Caban qui aboutit à la mise en place d'un nouvel homme fort, David Dacko, qui avait été chassé du pouvoir en 1965. Dans ses mémoires, Valéry Giscard d'Estaing détaille les journées qui ont précédé le renversement de Jean Bedel Bokassa, l'implication de l'armée française et l'opération Barracuda qui aboutit à la fin de l'empire centrafricain[9]. Bokassa est ainsi emmené de force par les parachutistes français au Tchad et, de là, part en exil en Côte d'Ivoire, où il accuse la France de l'avoir trahi.

Le 21 septembre, dans une tribune du Monde, l'ancien ambassadeur de France en Centrafrique, Albert de Schonen, déclare se souvenir avoir vu de nombreuses personnalités officielles quitter Bangui avec des pépites d'or et des diamants offerts par le chef de l'État[10].

L'affaire[modifier | modifier le code]

Le 10 octobre 1979, un mois après la chute du despote africain, Le Canard enchaîné publie le fac-similé d'une commande de Bokassa en 1973 au Comptoir National du Diamant pour une plaquette de diamants de trente carats destinée à Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre des finances. Le journal satirique évalue alors à un million de francs la valeur de ces diamants, estimation contestée par certains experts[11]. Le Monde reprend l'information dans l'après-midi. Dans un éditorial intitulé « La vérité et l'honneur » signé par Jacques Fauvet mais co-écrit avec Philippe Boucher[12], le journal déplore l'absence de commentaires du chef d'État français alors que l'agence France-Presse publie dans l'après-midi une dépêche de l'Élysée indiquant « que les échanges de cadeaux de caractère traditionnel, notamment lors des visites de membres du gouvernement dans les États étrangers, n'ont, en aucun cas, ni le caractère ni la valeur qui ont été mentionnés par certains organes de presse à propos du Centrafrique ». Selon Laurent Martin, cette réponse est perçue comme ambiguë par la presse d'opposition[13] et certains journaux étrangers[14]. Dans ses mémoires, Giscard d'Estaing déclare hésiter mais finalement refuse de faire saisir le journal pour se conformer à une promesse faite en 1974 lors de son élection.

Le 15 octobre 1979, une contre-enquête détaillée du journal Le Point[15], confirme la réalité des cadeaux de Bokassa à ses hôtes étrangers et n'infirme pas l'authenticité de la signature de Bokassa[16], mais conteste la valeur supposée des diamants offerts à Giscard d'Estaing tels qu'ils avaient été estimés par Le Canard enchaîné et Le Monde[17].

L'affaire est néanmoins reprise comme argument politique par l'opposition. Ainsi, le 26 octobre à l'Assemblée nationale, Georges Fillioud accuse le gouvernement d'avoir étouffé « l'affaire des diamants ».

Le 27 novembre, dans un entretien télévisé, Valéry Giscard d'Estaing précise : « Avant que mon mandat ne s'achève, tous les cadeaux que j'ai reçus, et dont la liste sera conservée, auront été utilisés à l'une ou l'autre de ces fonctions, c'est-à-dire œuvres de bienfaisance ou musées » (...) « Je ne vous cache pas qu'il est assez désobligeant pour moi de répondre à des questions de cette nature. Je peux vous dire que déjà, ces dernières années, de nombreux cadeaux ont été envoyés à des œuvres de bienfaisance, qui le savent et qui, d'ailleurs, m'en envoient par écrit le témoignage, ou à des musées, où ils sont, à l'heure actuelle, présentés ». (...) « Enfin, à la question que vous m'avez posée sur la valeur de ce que j'aurais reçu comme ministre des finances, j'oppose un démenti catégorique et, j'ajoute, méprisant »[18].

Lors de la campagne présidentielle de 1981, Valéry Giscard d'Estaing revient en partie sur ses dénégations et le mépris exprimé en 1979 ; il déclare, le 10 mars 1981, dans le Grand Débat sur TF1 : « En fait, ce n'était pas du tout, comme on l'a dit, des diamants, c'est-à-dire de grosses pierres ayant une grande valeur et que l'on pouvait garder pour soi, auxquelles on pouvait donner je ne sais quelle destination. C'était plutôt des produits de la Taillerie de Bangui qui sont plutôt utilisables sur un plan de décoration en bijouterie. »[19]

Témoignage de Valéry Giscard d'Estaing[modifier | modifier le code]

Dans le tome 2 de ses mémoires publiés en 1991, Valéry Giscard d'Estaing se déclare surpris par ces attaques qui reposent sur des éléments selon lui totalement faux et dément avoir reçu une plaquette de trente carats. Il est surtout consterné par l'attitude du Monde, alors que la veille son directeur, Jacques Fauvet, a diné avec lui lors d'une réception donnée à l'ambassade du Portugal[12] où les deux hommes ont discuté des affaires nationales et internationales. Jacques Fauvet signe le lendemain un éditorial accusateur intitulé « La vérité et l'honneur ». À partir de ce jour, Valéry Giscard d'Estaing ne lira plus Le Monde, blessé par les accusations fondées sur les seules informations du Canard enchaîné, et par la mise en cause de son père et de ses cousins dans des activités liées à l'Afrique mais qui n'avaient rien à voir avec Bokassa et son cadeau. En décidant, selon ses termes, de traiter l'affaire par le mépris et de faire confiance aux autres journaux pour mener une enquête scrupuleuse qui rétablirait la vérité, son attitude est néanmoins perçue comme de l'arrogance et un aveu de culpabilité. D'ailleurs, au-delà du don des diamants, c’est l’ensemble du mode de vie du Président et de sa famille qui est critiqué.

René Journiac, le conseiller aux affaires africaines du président français, fut le premier à mettre au jour ce qui lui semblait être une supercherie[20]. Par simple comparaison graphologique, il semblait que le style de signature n'était pas conforme à celui de Bokassa en 1973, semblant présumer que l'ancien chef d'État centre africain n'avait apposé sa signature sur les documents que très récemment, peut-être même lors de son exil en Côte d'Ivoire. Mais surtout les titres sous lesquels Bokassa aurait ou avait signé (président, président à vie, maréchal-président, Sa Majesté l'empereur), mentionnés dans les documents publiés dans le Canard enchaîné, étaient des titres postérieurs à celui qu'il utilisait en 1973[21].

L'enquête de la DST[modifier | modifier le code]

Une enquête est alors menée par la DST. Rapportée dans les mémoires de Valéry Giscard d'Estaing, celle-ci conclut également que les notes signées de l'ex-empereur et sur lesquelles reposaient les accusations étaient des documents falsifiés[22], apparemment rédigés, selon elle, par le journaliste Roger Delpey, ancien conseiller de Jean-Bedel Bokassa dont il rédigeait une biographie. Delpey est ainsi arrêté par la DST à la sortie de l'ambassade de Libye et une liasse de feuillets en blanc recouverts de la signature de Bokassa est retrouvée lors de la perquisition de son domicile[23]. Roger Delpey[24] qui démentira avoir été l'informateur du Canard enchaîné, sera incarcéré en détention préventive pendant sept mois, jusqu'au 28 novembre 1980, la DST l'ayant fait inculpé pour « intelligence avec une puissance étrangère ». Le tribunal conclut par un non-lieu en novembre 1981[25]. En 1985, il est débouté par la Cour de cassation de sa demande d'indemnité pour arrestation arbitraire[26].

La version du Canard[modifier | modifier le code]

Le Canard enchaîné a toujours maintenu sa version, tout en reconnaissant que la valeur supposée des diamants était sujette à contestation[27]. Selon l'hebdomadaire, la note de Bokassa de 1973 lui avait été remise par un haut fonctionnaire du ministère français de la Coopération en poste à Bangui après la chute de Bokassa et non par Roger Delpey comme l'affirmait la DST[28]. L'hebdomadaire satirique a publié deux interviews de l'ex-dictateur où celui-ci attestait de l'authenticité des documents et de la nature des cadeaux remis[29] mais l'ex-empereur estimait que Giscard l'avait trahi et en voulait à la France pour sa destitution[30].

Selon la version relatée dans les mémoires de Giscard d'Estaing, l'ex-empereur aurait pu a posteriori signer une telle note en Côte d'Ivoire durant son exil. Selon l'historien Laurent Martin, Jacques Foccart (qui n'était plus en poste à l'Élysée depuis 1974), confirmerait la version du Canard enchaîné dans ses mémoires alors que le journaliste Jean Bothorel pencherait vers celle de Giscard d'Estaing dans sa biographie consacrée à l'ancien président[31].

Révélations de Pierre Péan[modifier | modifier le code]

En 2008, le journaliste Pierre Péan qui était en 1977 à Bangui où il préparait un livre sur Bokassa, accrédite finalement globalement la version de Giscard d'Estaing, distinguant notamment deux affaires des diamants[32].

Il révèle ainsi que le fameux haut fonctionnaire français mentionné par les journalistes du Canard était Maurice Espinasse, qui fut directeur de l'École nationale de l'administration locale et conseiller de Bokassa. Après l'opération Caban qui avait déposé l'empereur de Centrafrique, Claude Angeli avait demandé à Pierre Péan de récupérer auprès d'Espinasse une note, que celui-ci s'était vanté de détenir, et qui prouvait que Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre des finances, aurait reçu une plaquette de « 30 carats environ ». La version officielle serait que cette note, signée du général Bokassa, aurait été retrouvée dans les décombres du palais de Bangui.

La note récupérée par Pierre Péan est publiée le 10 octobre dans le numéro du Canard portant le titre de une « Quand Giscard empochait les diamants de Bokassa ».

À partir du 5 décembre, d'autres documents sont publiés affirmant que le président français avait reçu encore plus de diamants. C'est ce que Péan appelle la seconde affaire des diamants, portant en fait sur des documents que le journaliste confirme comme étant entièrement falsifiés par Roger Delpey, lors de son passage à Abidjan où il avait retrouvé un Bokassa aigri et décidé à se venger de Giscard[32].

L'affaire vue par Le Monde[modifier | modifier le code]

En 2014, dans une enquête intitulée Le jour où... « Le Monde » choisit de torpiller Giscard[12], Raphaelle Bacqué revient sur l'affaire telle qu'elle fut vécue à l'intérieur du journal le Monde et évoque l'aspect très politique de son exploitation. Son enquête mentionne notamment l'hostilité générale des journalistes du Monde à Giscard d'Estaing et leurs proximités avec l'opposition mais aussi les débats internes entre ceux tels que le chef du service politique, Raymond Barillon, sont circonspects et réticents à reprendre les révélations du Canard enchaîné et ceux, tels l'éditorialiste Philippe Boucher, « abhorrant le giscardisme », veulent pousser l'affaire en l'amalgamant notamment avec des révélations mentionnées par Minute sur un permis de construire obtenu par Raymond Barre et des informations sur le patrimoine en Afrique de cousins de Giscard. Philippe Boucher, plus tard nommé au Conseil d'État par François Mitterrand, reconnaîtra en 2014 avoir eu la dent un peu dure dans l'exploitation de cette histoire[12].

Épilogue[modifier | modifier le code]

En 1980, la série de plaquettes de diamants remis par l'ancien chef d'État centre-africain à Valéry Giscard d'Estaing sont photographiés et expertisés avec d'autres cadeaux que ce dernier avait reçus durant son mandat de la part de chefs d'États étrangers. Dans ses Mémoires, Valéry Giscard d'Estaing publie le document officiel attestant du montant résultant de l'expertise des diamants par le président de la Compagnie des experts près de la cour d'appel de Paris pour un montant bien inférieur à celui cité dans l'article du Canard enchaîné[33]. L'ensemble des diamants est vendu en 1981 pour la somme de 111 547 francs de l'époque[34],[35]. Une partie du montant de leur vente est rétrocédé au gouvernement de Bangui pour la Croix-Rouge de Centrafrique[36], alors que le reste (67 025 francs) est versé à des œuvres caritatives du pays[37]. L'expertise n'a pas été remise en question par le Canard enchaîné ni en 1981, ni lors de la parution des Mémoires de Valéry Giscard d'Estaing en 1991. Personne n'a ainsi démontré que des diamants de 30 carats pour une valeur d'un million de francs ont effectivement été remis à Valéry Giscard d'Estaing en 1973.

Ironie de l'histoire, la presse épingle en juin 1980 l'épouse du président, Anne-Aymone Giscard d'Estaing, qui en marge du Sommet du G7 à Venise, échange le sac à main offert comme cadeau de bienvenue par les autorités italiennes contre un à-valoir[38].

Cette affaire des diamants, qui aurait été dévoilée dans le but de discréditer le président de la République, survenait deux ans avant l'élection présidentielle de 1981. Le mépris de Valéry Giscard d'Estaing accrédite finalement aux yeux du public l'accusation portée par Le Canard enchaîné et pourrait être une des causes de sa défaite face au candidat du Parti socialiste, François Mitterrand.

Depuis, et afin d'éviter toutes polémiques de ce genre, les présidents François Mitterrand et Jacques Chirac ont rassemblé l'ensemble des cadeaux protocolaires et diplomatiques qu'ils ont reçus durant leur mandat présidentiel dans des musées dédiés. Ces cadeaux sont donc répertoriés et accessibles au grand public sous formes d'expositions[39],[40].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Le documentaire Parole d'homme de Bernard Cuau analyse, avec l'aide d'un professeur de logique une intervention télévisée de Valéry Giscard d'Estaing où il se défend d'avoir reçu les diamants. Le film tente de montrer qu'en analysant le discours, on voit que Giscard d'Estaing dit le contraire de ce qu'il déclare et qu'il a effectivement bien reçu ces diamants[41]. Le film sera censuré[41]. Laurent Fabius serait venu le visionner « en cachette » à l'Université Paris VII où enseignait Bernard Cuau[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Valéry Giscard d'Estaing, Le Pouvoir et la vie. L'affrontement, Cie 12, 1991, p. 292.
  2. Valéry Giscard d'Estaing, Le Pouvoir et la vie. L'affrontement, Cie 12, 1991, p. 295
  3. Le 21 septembre 1979, le quotidien Le Monde publiait déjà un article de l'ancien ambassadeur de France en Centrafrique de 1969 à 1971, qui faisait état de la pratique des cadeaux dont bénéficiaient les visiteurs officiels de la part du gouvernement de Bangui.
  4. Valéry Giscard d'Estaing, Le Pouvoir et la vie. L'affrontement, Cie 12, 1991.
  5. The Economist, 18 février 1989.
  6. Dixit VGE dans ses mémoires.
  7. Valéry Giscard d'Estaing, Le Pouvoir et la vie. L'affrontement, Cie 12, 1991, p. 309.
  8. Il fut représenté par le ministre de la Coopération, Robert Galley.
  9. VGE, Ibid., p. 319-325.
  10. Laurent Martin, op. cit., p. 694.
  11. Dans un courrier des lecteurs de The Economist, 18 février 1989, traduit et cité par VGE dans ses mémoires, M. Copperman, écrit que cette valeur était pourtant supérieure à la valeur totale du stock de diamants polis détenu par la CND, seul producteur de diamants polis et taillés en Centrafrique. M.Copperman fut directeur du CND.
  12. a, b, c et d Raphaelle Bacqué, Le jour où... « Le Monde » choisit de torpiller Giscard, Le Monde, 25 juillet 2014
  13. Laurent Martin op. cit. p. 441 et p. 695.
  14. Laurent Martin op. cit. p. 441 et p. 694 Les informations firent le tour de la planète  : le grand quotidien japonais Asahi Shimbun,(…) le Washington Post, (…) New York Times, Time(…), Newsweek.
  15. Cité dans le livre de Valéry Giscard d'Estaing et par L'Express n° 2925 du 26 juillet au 1er août 2007 dans l'article de Clémence Pène intitulé « Les diamants de Bokassa, le petit cadeau qui fit trébucher Giscard ».
  16. L'ancienne secrétaire de Bokassa, Mme Dimitri, citée dans la note de l'empereur et retrouvée par Le Point, déclare même : « Je ne conteste pas son authenticité ».
  17. L'hebdomadaire interroge l'ancienne responsable de la préparation et de la gestion des cadeaux de Bokassa à ses invités de marque qui confirma l'authenticité des documents publiés mais infirme la valeur supposée des compositions de diamants offerts à Giscard d'Estaing - citation à fournir.
  18. Article du Monde du 12 mars 1981, Article du Monde du 29 avril 2006 et vidéo d'archive de l'INA.
  19. ina.fr.
  20. VGE, Le Pouvoir et la vie, p. 341-342.
  21. VGE, ibid, p 342, Bokassa a successivement utilisé les titres de président, président à vie, maréchal-président, Sa Majesté l'empereur Bokassa Ier.
  22. Article de L'Express, ibid « Une enquête de la DST révèle (…) que Roger Delpey a fourni les faux documents ».
  23. VGE, ibid, p. 344.
  24. par ailleurs auteur du livre La manipulation aux éditions Jacques Grancher, 1981 dans lequel il dénonce un complot giscardien.
  25. Claude Wauthier, Quatre présidents et l'Afrique. De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Éd. du Seuil,‎ 1995, p. 324
  26. En 1991, il conteste son appartenance supposée à l'extrême droite affirmée par VGE dans son livre, le poursuit et le fait condamner à un franc de dommages et intérêts pour diffamation, jugement définitif après arrêt de la Cour de cassation (chambre mixte) le 3 juin 1998.
  27. Le Canard enchaîné, Le Canard ~enchaîné nous écrit, L'Express, n° 2627, 9 août 2007].
  28. L'Express, n°2627, et Laurent Martin, op. cit, page 443 et note 732 p. 695.
  29. Le Canard enchaîné, 17 septembre 1980 et 15 octobre 1980, cité par Laurent Martin op. cité p. 441.
  30. Bokassa règle ses comptes avec Giscard d’Estaing.
  31. Laurent Martin, op. cit, page 695 : « Jacques Foccart (…) semble confirmer la version du Canard enchaîné en mettant en doute la thèse défendue par le biographe de VGE (voir Jacques Foccart parle, entretiens avec Philippe Gaillard, Éditions Fayard/Jeune Afrique, 1997 p. 256-258 et Jean Bothorel, Un si jeune président, Grasset, 1995 ».
  32. a et b Karl Laske et Laurent Valdiguié, Le vrai Canard, Stock, 492p, 2008, cité par l'Express n°2994 du 20 novembre 2008, p. 48-52.
  33. Document officiel publié en annexe dans le livre de Valéry Giscard d'Estaing et déposé aux Archives nationales.
  34. Voir annexe livre de Valéry Giscard d'Estaing, p 483, précisant pour les années 1974/1975 et 1980 les valeurs de l'ensemble des 8 lots de diamants offerts par Bokassa à Valéry Giscard d'Estaing dont les lots 1 et 2, objets de la campagne de presse de 1979.
  35. La valeur de l'ensemble totalisait 45 899 francs (valeur de 1974) contre 114 997 Francs (valeur 1980), la valeur des lots 1 et 2 étant passé de 6 768 francs à 16 936 francs et celle des carats ayant dans l'ensemble été multiplié par trois entre 1974 et 1980.
  36. Voir Le Pouvoir et la vie, tome 2, ibid., p. 484.
  37. Ibid., pour le détail des versements effectués du 4 au 12 février 1981 pour un montant de 111 547 francs.
  38. Jean-Marc Philibert, L'argent de nos présidents. De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Max Milo,‎ 2008, p. 53
  39. = Musée du Président Jacques Chirac =
  40. Musée du Septennat de François Mitterrand
  41. a, b et c Jean-Baptiste Morain, « A l’aigre douce – Portrait Emmanuelle Cuau », Les Inrockuptibles,‎ 24 avril 2007 (lire en ligne)