Seleka (République centrafricaine)

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La Seleka (« Coalition » en sango), parfois orthographiée Séléka[1], est une coalition constituée en août 2012 de partis politiques et de forces rebelles opposés au président centrafricain François Bozizé[2]. Composée en partie de mercenaires tchadiens, libyens et soudanais [3][4], la Seleka se caractérise par une coloration religieuse musulmane dans une République centrafricaine dont la population est à 80 % chrétienne. Son effectif est d'environ 20 000 personnes [5][6] .

Elle a reçu un soutien du Tchad qui considère le nord de la Centrafrique comme stratégique du fait de ses ressources pétrolières [7].

Elle est officiellement dissoute en septembre 2013 [8] [9] [10] [11] ce qui n'entraîne pas de changements réels sur le terrain.

Les soldats seleka, ou désormais ex-seleka, commettent des violences sur des civils et affrontent en 2014 les forces françaises de l'opération Sangaris [12] [13].

Composition[modifier | modifier le code]

Le secrétaire général de la Seleka est Justin Kombo Moustapha[19] (UFDR)

Historique[modifier | modifier le code]

Le 11 mars 2013, la ville de Bangassou est conquise par une faction dissidente de Seleka[20].

Le 24 mars 2013, les rebelles de la Seleka — avec à leur tête Michel Djotodia qui se proclame président de la République —, ce qui conduit le président François Bozizé à fuir le pays pour le Cameroun[21],[22].

Dans cette progression, de nombreuses atteintes à la laïcité ont été constatées[23],[24].

Le 22 août, suite aux refus de la population civile du village de Bohong de subir les persécutions de la Seleka[25], le village subit de violentes représailles entraînant de dizaines de morts, des viols et des pillages[26], visant spécifiquement la population chrétienne[27]. Un millier d'habitants quittent le village.

Les rebelles se livrent par la suite à de nombreuses exactions contre la population, notamment en octobre 2013[28]. À partir de 2013, elles doivent s'opposer aux milices d'auto-défense Anti-balaka[29].

En septembre 2013, la Seleka est dissoute par Michel Djotodia [8] [9] [10] [11].

Reste néanmoins des hostilités entre les chrétiens centrafricains et les musulmans ex partisans de la Seleka, notamment dirigées contre des prêtres catholiques[30].

L'africaniste Bernard Lugan considère les manifestations violentes des membres de la Seleka comme celles de simples « coupeurs de route »[31].

D’après Médecins sans frontières, le samedi 26 avril, des ex-seleka attaquent l’hôpital de Nanga Boguila, faisant seize victimes. Avant cela, à Boningi, ils ont tué deux personnes. Puis, à Bodjomo, quatre personnes, dont deux catéchistes[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. France24 Les rebelles du Séléka sont aux portes de Bangui
  2. Centrafrique: revivez la journée du dimanche 24 mars
  3. Centrafrique : Déclaration historique sur la guerre du pétrole
  4. Centrafrique :la France mise sur son allié tchadien, Le Figaro, 17/12/2013
  5. A la Une : la Centrafrique avec la dissolution de la Seleka - RFI - Lundi 16 septembre 2013
  6. Centrafrique: désarmement des chefs de l’ex-Seleka - Journal de Bangui et RFI - 23/09/2013
  7. Les défis de la stabilité en Centrafrique, PHILIPPE HUGON, février 2014, Institut des relations internationales et stratégiques
  8. a et b Centrafrique : Michel Djotodia annonce la dissolution de la Séléka, 13/09/2013, Jeune Afrique
  9. a et b FAC SIMILE du Décret de dissolution de la coalition Séléka et de la CPJP, La Nouvelle Centrafrique
  10. a et b RCA: le président Djotodia annonce la dissolution de la Séléka, 13.09.2013, La Voix de l'Amérique
  11. a et b CAR's new president dissolves rebel group, 14 Sep 2013, Al Jazeera
  12. En Centrafrique, tension entre la Séléka et l’armée française à Bambari - La Croix - 22/5/14
  13. Combats à Bambari entre soldats français et Seleka - Paris Match - Mai 2014
  14. a, b, c et d Agonie silencieuse de la Centrafrique, Vincent Munié, Octobre 2013, Le Monde Diplomatique
  15. RCA: qui sont vraiment les combattants de la Seleka?
  16. Convention Patriotique du Salut du Kodro
  17. Centrafrique : L'A2R rejoint à son tour la coalition du Séléka
  18. Communiqué N° 001 du 19 mars 2013 du mouvement M2R qui remplace l’A2R
  19. Communiqué de presse de la Seleka
  20. Pour l’Evêque de Bangassou, « la Seleka est formée de djihadistes, notre situation est similaire à celle du Mali »
  21. « Centrafrique : François Bozizé réfugié au Cameroun après le coup d’État éclair », sur francetvinfo.fr,‎ 25 mars 2013 (consulté le 25 mars 2013)
  22. « Centrafrique : la communauté internationale dénonce le coup de force des rebelles », sur lemonde.fr,‎ 25 mars 2013 (consulté le 25 mars 2013)
  23. La laïcité en danger en Centrafrique
  24. Les leaders religieux ont appelé au respect de laïcité à tous les croyants de Centrafrique, le vendredi après une rencontre à l’évêché de Bangui
  25. La mission du commandement militaire de Bouar à Bohong obligée de rebrousser chemin
  26. Nouvelle profanation d'une église
  27. « Scènes d’apocalypse » dans un village centrafricain
  28. Musulmans et chrétiens en Centrafrique: plongée au coeur du chaos
  29. []
  30. Centrafrique : un prêtre tué à Paoua et quatre autres détenus par les ex-rebelles de la Séléka à Batangafo
  31. Bernard Lugan, « RCA : les coupeurs de route au pouvoir », L’Afrique réelle, novembre 2013
  32. RCA: traversée meurtrière de l’Ouham par d’ex-Seleka

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]