David Dacko

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David Dacko
Image illustrative de l'article David Dacko
Fonctions
3e président de la République centrafricaine
20 septembre 19791er septembre 1981
(1 an, 11 mois et 12 jours)
Élection 15 mars 1981
(au suffrage universel)
Premier ministre Henri Maïdou
Bernard Ayandho
Jean-Pierre Lebouder
Simon Narcisse Bozanga
Prédécesseur Bokassa Ier (empereur)
Successeur André Kolingba
1er président de la République centrafricaine
14 août 19601er janvier 1966
(5 ans, 4 mois et 18 jours)
Élection 14 août 1960
(par l'Assemblée nationale)
Réélection 5 janvier 1964
(au suffrage universel)
Président du gouvernement Lui-même
Prédécesseur Poste créé
Successeur Jean-Bedel Bokassa
1er président du gouvernement centrafricain
1er mai 19591er janvier 1966
(6 ans, 8 mois et 0 jour)
Président Lui-même
Prédécesseur Abel Goumba
Successeur Jean-Bedel Bokassa
Biographie
Date de naissance 24 mars 1930
Lieu de naissance Bouchia (Oubangui-Chari)
Date de décès 20 novembre 2003 (à 73 ans)
Lieu de décès Yaoundé (Cameroun)
Nationalité centrafricaine
Parti politique Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire
Diplômé de Université de la Sorbonne (Paris)
Institut d'études politiques de Paris
Institut des hautes études d'outre-mer
Religion Catholicisme

David Dacko
Chefs du gouvernement centrafricains
Présidents de la République centrafricaine

David Dacko, né le 24 mars 1930 à Bouchia, près de Mbaïki (Oubangui-Chari) et mort le 20 novembre 2003 à Yaoundé (Cameroun), est un homme politique centrafricain, président de la République centrafricaine à deux reprises, de 1959 à 1965 et de 1979 à 1981.

Biographie[modifier | modifier le code]

Instituteur puis directeur d'école, cousin du président du Conseil de gouvernement Barthélemy Boganda, David Dacko, député de l'assemblée territoriale de l'Afrique noire en 1957, milite activement au sein du MESAN fondé par son parent en 1950.

La mort de ce dernier en février 1959 le propulse, à 29 ans, à la tête de la République centrafricaine. Dacko met alors en place une constitution hybride où président et chef du gouvernement se confondent. L'indépendance proclamée le 13 août 1960 fait de lui le premier chef de l'État centrafricain.

Peu après, le régime devient plus autoritaire : le MESAN devient parti unique et le président perd sa responsabilité politique devant le Parlement. Réélu en 1964, Dacko tente de mettre en œuvre une politique d'austérité pour assainir des finances structurellement déficitaires. Ces innovations sont mal supportées par la population mais surtout l'administration et l'armée. Le 31 décembre 1965, Jean-Bedel Bokassa, neveu de Boganda, le renverse.

La carrière de Dacko n'est pas terminée pour autant. Conseiller personnel de Bokassa en 1976, son ancien adversaire, David Dacko retrouve le pouvoir lorsque la France organise l'opération Caban en septembre 1979 contre le chef de l'éphémère Empire centrafricain que Bokassa avait institué en grande pompe en 1977.

La République rétablie, il est réélu en février 1981 face à Ange-Félix Patassé. Dacko, inquiet des troubles qui agitent le pays et les rumeurs de coup d'État, démissionne dès le mois de septembre. Aussitôt, le général André Kolingba le remplace, interdit tous les partis et instaure pour près de dix ans un Comité militaire de redressement national.

David Dacko tente de se présenter à l’élection présidentielle d'octobre 1992, mais l'annulation du scrutin met fin à ce projet de retour dans la vie politique. Il est battu par Patassé lors des élections d'août 1993 et échoue une nouvelle fois en septembre 1999.

Depuis lors, David Dacko vivait à Bangui, presque totalement retiré de la vie politique. En octobre 2003, très affaibli, il participe au Dialogue national, se présentant devant les délégués pour solliciter leur pardon et surtout se réconcilier avec son ancien adversaire Abel Goumba.

Malade, il se rend peu après au Cameroun pour se faire soigner mais meurt en novembre d'une insuffisance respiratoire aiguë.