Tropique

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Les tropiques sont les deux parallèles du globe terrestre qui délimitent une bande à l'intérieur de laquelle le soleil apparaît au zénith au moins une fois dans l'année. Chaque tropique est séparé de l'équateur par 23° 26' de latitude : le tropique du Cancer au Nord, et le tropique du Capricorne au Sud (les noms de Cancer et Capricorne ont été attribués il y a environ 2000 ans selon la position qu'occupait alors le Soleil dans le zodiaque au solstice d'été). On désigne aussi sous le nom de tropiques les régions du monde situées près de ces lignes, en particulier les zones littorales et les îles de ces régions. L'emplacement exact des tropiques varie avec l'inclinaison de la terre sur son orbite.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les tropiques (lignes bleu foncé) de part et d'autre de l'équateur (ligne bleu clair)

La partie du globe située entre les deux tropiques, comprend tous les points de la Terre où le Soleil apparaît au zénith à midi solaire une ou deux fois dans l'année. Au nord du tropique du Cancer ou au sud du tropique du Capricorne, le soleil n'atteint jamais une élévation de 90° et ne se trouve jamais à la verticale du sol. Sur les tropiques mêmes, le Soleil atteint le zénith une fois l'an, lors du solstice.

Lorsque le soleil atteint le zénith du tropique du Cancer, c'est l'été (en juin) dans l'hémisphère nord et l'hiver dans l'hémisphère sud. Entre ces deux saisons, le Soleil passe à la verticale de l'équateur le jour du printemps (mars) dans son mouvement vers le nord et le jour de l'automne dans son mouvement vers le sud.

Du fait du redressement de l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre, les tropiques se rapprochent[1] de l'équateur à une vitesse très rapide : environ 14,45 mètres par an (4 cm par jour). Pour les mêmes raisons, les cercles polaires se rapprochent des pôles. Au total, la zone intertropicale perd ainsi environ 1550 km² par an. Les tropiques continueront à se rapprocher de l'équateur pendant environ 10 000 ans, où ils atteindront les latitudes de ± 22° 36'. La précession des équinoxes a une période de 26 000 ans environ. On peut donc évaluer à 13 000 ans la durée précédente.

À proximité de l'équateur, on rencontre le plus souvent un climat avec des températures élevées et des précipitations abondantes toute l'année : c'est le climat équatorial. En revanche, près des tropiques (Cancer ou Capricorne), l'année est souvent marquée par une saison sèche et une saison des pluies, donc des précipitations variables, alors que la température est élevée tout au long de l'année, ce qu'on qualifie de climat tropical.

Cependant, les vents dominants, les courants marins, la présence ou pas d'une masse continentale importante ont une telle influence sur le climat d'une région donnée que l'on observe de nombreux endroits où, bien que l'on soit au niveau d'un tropique, le climat n'est pas tropical (par exemple le centre de l'Australie ou du Sahara, où il n'y a pas de saison des pluies) ; et des régions où le climat est "tropical" sans que l'on soit sous les tropiques (c'est le cas du Kenya, pays situé sur l'équateur mais dont l'essentiel du territoire a un climat nettement tropical).

Articles détaillés : climat et climat tropical.

Les grandes régions tropicales[modifier | modifier le code]

Les régions situées en climat à régime tropical proprement dit sont situées principalement en Amérique centrale et Amérique du Sud, le centre et une partie du sud de l'Afrique, le nord de l'Australie et une partie de l'Indonésie. Le reste de la zone intertropicale se partage essentiellement entre un climat désertique (surtout en Afrique), équatorial ou de mousson (surtout en Asie).

Voir aussi la Catégorie:Habitat tropical

Les climats[modifier | modifier le code]

Les biotopes[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Catégorie:Réserve ou zone protégée tropicale

Les zones tropicales sont considérées, pour les récifs coralliens, forêts et mangroves comme abritant une part importante du patrimoine mondiale de biodiversité[2]

La végétation tropicale[modifier | modifier le code]

On peut y retrouver les types d'arbres suivant : Hure, Ceiba, Acajou, Capara, Palissandre, Teck, Hévéa et le Noyer du Brésil

  • Les plantes terrestres
  • Les plantes marines

Voir aussi la Catégorie:Végétation tropicale

La faune[modifier | modifier le code]

La faune y est très riche.

  • La faune terrestre
  • La faune marine

Voir aussi la Catégorie:Faune tropicale

Occupation et exploitation par les hommes[modifier | modifier le code]

  • Les modes de vie traditionnels
  • La colonisation
  • L'exploitation de la forêt
  • Le tourisme

Les mesures conservatoires[modifier | modifier le code]

Une identité culturelle tropicale?[modifier | modifier le code]

Les grandes civilisations tropicales[modifier | modifier le code]

Civilisations:

Peuples en zone à climat tropical:

Aborigènes d'Australie

La musique[modifier | modifier le code]

Les traditions populaires[modifier | modifier le code]

Les cultures traditionnelles utilisent les matériaux abondants que fournit une nature généreuse. Les faibles variations de température du climat tropical favorisent la construction d'habitations et le port de costumes légers.

  • L'architecture traditionnelle

L'évocation "tropicale"[modifier | modifier le code]

Attraction allemande (carg lifter hangar) à Briesen-Brandebourg, qui recrée l'ambiance tropicale

Dans les pays avec de longues périodes hivernales, les populations ont une vision idéalisée des tropiques qu'ils cherchent à reconstituer dans des milieux artificiels ou à retrouver à travers des travaux artistiques.

Littérature[modifier | modifier le code]

Arts visuels[modifier | modifier le code]

  • Jardins
    • Terra Botanica, parc à thème ludique, propose des serres recréant à l'identique des déserts, la jungle tropicale et les conditions extrêmes.
  • Cinéma
  • Spectacle
  • Photographie
    • Tropical Drift (1994) The Murray and Isabella Rayburn Foundation, New York. Livre de photographies de Ralph Gibson.
  • Arts graphiques

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David P. Rubincam, B. Fong Chao et Bruce G. Bills, « The Incredible Shrinking Tropic », Sky & Telescope, vol. 95, no 6,‎ juin 1998, p. 36–38 (présentation en ligne).
  2. Cormier-Salem, M., et al. (2002). Patrimonialiser la nature tropicale : dynamiques locales, enjeux internationaux Paris IRD.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]