Vulcania

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Vulcania
Vulcania logo 2014.png
Ouverture 20 février 2002
Pays Drapeau de la France France
Département Puy-de-Dôme
Commune Saint-Ours-les-Roches
Propriétaire Conseil régional d'Auvergne
Type de parc Parc à thèmes
Site Web www.vulcania.com
Coordonnées
géographiques
45° 48′ 49″ N 2° 56′ 24″ E / 45.813611, 2.9445° 48′ 49″ Nord 2° 56′ 24″ Est / 45.813611, 2.94

  Géolocalisation sur la carte : Auvergne

(Voir situation sur carte : Auvergne)
Vulcania

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Vulcania
Le site vu depuis le puy des Goules.
Le cône volcanique.
L'entrée.

Vulcania est un centre français de culture scientifique autour du volcanisme, situé à Saint-Ours-les-Roches, dans le Puy-de-Dôme, à 15 km au nord-ouest de Clermont-Ferrand. Lancé par Valéry Giscard d'Estaing, il porte aussi le nom de Parc européen du volcanisme.

L'activité est gérée par la société d'économie mixte Volcans. Le projet a rencontré une opposition de la part de défenseurs de la nature.

Historique[modifier | modifier le code]

Projet[modifier | modifier le code]

Vulcania est à l'origine une idée du volcanologue français Maurice Krafft. Il devient par la suite[Quand ?] l'un des projets qui ont tenu à cœur à Valéry Giscard d'Estaing, alors président du Conseil régional d'Auvergne, qui souhaite créer un pôle de notoriété nationale et internationale, à la fois didactique et ludique[1]. La forte implication de l'ancien président de la République ajoute une dimension politique aux enjeux économiques, techniques et environnementaux.

La vente[Laquelle ?] s'étant faite par soumission cachetée, Valéry Giscard d'Estaing a fait une offre à titre personnel, bien inférieure à celle de M. Echalier, propriétaire d'une entreprise proche. Voyant que la vente lui échappait, l'ancien président a fait valoir le droit de préemption du conseil régional d'Auvergne, puis a décidé d'utiliser l'idée des époux Krafft, en la déplaçant sur ce terrain[Lequel ?]. L'idée première présentée au conseil municipal de Saint-Ours-les-Roches évoquait un centre équestre privé.[pas clair]

L'architecte autrichien Hans Hollein a dessiné un ensemble ouvert incorporant un cône monumental souhaitant faire référence, par sa forme, aux puys du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne. D'autres efforts ont été faits pour que Vulcania puisse sembler intégré et adapté à son milieu naturel, en enterrant les trois quarts de ses fondations.

Opposition au projet[modifier | modifier le code]

L'implantation de Vulcania au cœur de la chaîne des Puys rencontre une vive opposition chez les défenseurs de la nature. Les défenseurs du site naturel refusent qu'il soit dénaturé par ces constructions et s'alertent également des risques géologiques[2]. De plus, le projet s'implante dans un site classé Parc naturel régional[2]. Dans une lettre adressée à Valéry Giscard d'Estaing, le vulcanologue et ancien secrétaire d'Etat Haroun Tazieff accuse « le massacre d'un des monuments naturels les plus préservés de France, crime dont le but essentiel est le profit[3] ».

Le porte-parole du mouvement pour la sauvegarde des volcans d'Auvergne, Marcel Breugnot, écrit en 1997 dans le journal Libération que le projet vise à « saccager l'un des paysages les plus singuliers de l'Hexagone[2] ».

Le groupe politique Les Verts du conseil régional d'Auvergne souhaitait qu'un référendum soit effectué auprès des habitants de la région Auvergne, concernant ce projet et les importants investissements financiers de leur conseil régional[4]. Selon les écologistes, ce projet ne justifie pas « un investissement équivalent à un tiers du budget annuel de la région[3] ».

Plusieurs associations, comme le Club alpin français, France nature environnement, SOS volcans, l'Association d'études et de défense de l'environnement des pays de Limagne et de Combrailles, se rassemblent dans un comité de liaison pour la sauvegarde des volcans d'Auvergne, qui accuse également « le manque de démocratie[3] » concernant le choix de ce projet, ainsi que « le coût de l'opération et la lourdeur des aménagements annexes[3] ». Forts d'une pétition ayant rassemblé 16 000 signatures, le comité et des communes riveraines ont déposé des recours au tribunal administratif avec pour effet le report du projet et de sa construction en 1997[3],[5] et donc son ouverture, alors prévue l'été 2000[6]. Le projet qui est alors surnommé par certains de ses détracteurs le « Giscardoscope[3],[5] » , en écho à celui du Futuroscope, ouvert près de Poitiers en 1987.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Le parc Vulcania a ouvert ses portes le 20 février 2002. Au cours de sa première année, le centre a accueilli 626 756 visiteurs, dont un tiers de groupes. L'année suivante, ils ont été 584 189.

En 2004, malgré 420 777 visiteurs, le parc a engendré un déficit net d'exploitation de 1,707 million d'euros. En 2005, le parc accueille 355 866 visiteurs, portant le nombre total de visiteurs à un peu moins de deux millions depuis l'ouverture. Face à la diminution de l'activité, la SEM Volcans a dû réduire ses effectifs de moitié. Le contrat d'affermage avec la SEM a été dénoncé le 12 juillet 2005. La Région a lancé un appel à candidature pour un nouveau contrat d'affermage à l'issue duquel la SEM Volcans a été retenue. La Région reste donc propriétaire de Vulcania, sa gestion étant confiée à la SEM Volcans. En 2006, la fréquentation recule encore à 210 000 visiteurs, malgré de nouveaux efforts consentis pour la relancer. En mai 2006 le Conseil régional d'Auvergne a donc dû engager un plan de relance auquel seuls les élus Verts se sont opposés.

Le 21 mars 2007, le nouveau Vulcania est lancé, préfiguration de ce que sera Vulcania 2 (initialement prévu en 2008). Des investissements ont été consentis pour augmenter le nombre d'attractions ludiques au sein du parc afin de changer son image et d'attirer de nouveaux visiteurs, plus avides de sensations fortes que d'informations scientifiques pures. Le bilan de l'année 2007 montre que plusieurs grands parcs à thème, tels que Disneyland Paris ou le parc Astérix ont bénéficié d'une croissance significative, peut-être liée à une météo maussade, mais également aux multiples innovations mises en place[7]. Il en va de même à Vulcania où la fréquentation est repartie à la hausse, avec 262 000 visiteurs[8].

En 2008, Vulcania rouvre ses portes en s'appuyant sur quatre nouvelles attractions, plus ludiques et plus spectaculaires (Le VolcanBul, Dragon Ride où l'on voit notamment le journaliste Patrick Poivre d'Arvor commenter un faux JT, Le Grand Geyser et Les Maquettes Géantes). Il s'agit explicitement d'améliorer le taux de revisite et d'encourager le visiteur à consacrer une journée entière à l'exploration des différents espaces, plutôt qu'une demi-journée comme c'est généralement le cas pour les musées. En outre, le calendrier d'ouverture est élargi, puisque la saison commence le 19 mars 2008 et se termine le 12 novembre 2008. Vulcania annonce « une hausse de 10 % de sa fréquentation par rapport à l'été 2007, déjà en forte progression[9] ». La durée des visites et les journées de nocturnes ont augmenté, de même que les dépenses annexes (boutiques, restaurants). La fréquentation de la saison s'établit finalement à 313 420 visiteurs[10].

En 2009, Vulcania ouvre ses portes avec deux nouvelles attractions : L'Odyssée magique, un film de 20 minutes, tourné en 70 mm en Auvergne, Islande, Guyane, États-Unis et Viêt Nam. deuxième attraction est la Terre en colère qui remplace le simulateur de séisme. En 2010, Vulcania décide de faire une pause avec les attractions dynamiques en se penchant sur le côté beaucoup plus pédagogique du parc avec pour slogan Objectif terre. Cette pause peut s'expliquer par le fait que Vulcania réserve des attractions plus spectaculaires pour l'année d'après. Le parc s'est renouvelé grâce à ces deux nouveautés, menant le compteur à 12 nouvelles attractions depuis 2007. De 2008 à 2010, le parc d'attractions se renouvelle en mettant de nouveau la terre à l'honneur. La fréquentation de la saison s'établit à 341 000 visiteurs, soit 14 500 visiteurs de plus qu'en 2009[11].

En 2011, Vulcania ouvre une nouveauté : Mission TOBA (Vol au-dessus d'un super volcan en Indonésie) ; Cinéma dynamique. Une autre nouveauté temporaire a vu le jour à l'occasion du 20e anniversaire de la mort du couple Krafft : Les Diables des volcans. La fréquentation s'établit à 338 000 visiteurs[12]. En 2012, la nouveauté est la Cité des enfants. En 2013, la nouveauté est un parcours scénique d'ETF Ride Systems et JoraVision : Volcans sacrés ainsi que l'exposition "De Lave et de Feu". En 2014, un ballon captif est prévu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le grand rêve auvergnat de Valéry Giscard d'Estaing », Le Monde, article du 19 octobre 1996
  2. a, b et c Tribune dans le journal Libération, du 31 décembre 1997.
  3. a, b, c, d, e et f Article du journal Libération, du 11 février 1997.
  4. Article sur Vulcania, site du groupe EELV du conseil régional d'Auvergne, 18 avril 2008.
  5. a et b Article du journal Les Echos, du 6 mars 1998.
  6. Article journal Le Moniteur, 21 février 2002.
  7. « Les innovations ont dopé les parcs de loisirs », Le Monde, article du 6 septembre 2007
  8. « Un bilan financier 2007 légèrement excédentaire pour Vulcania », Le Nouvel Observateur, dépêche du 10 janvier 2008 [1]
  9. « Saison d'été en hausse pour les parcs de loisirs », dépêche AFP, 22 août 2008 [2]
  10. Vulcania s'est réveillé en 2008, Parkothek
  11. [3]
  12. Fréquentation 2011 sur le site Auvergne.eu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) H. Hollein, « Vulcania is the centrepiece of the European Park of Volcanology, near Clermont-Ferrand. Controversially chosen by former president Valery Giscard d'Estaing, Hollein's design draws on a longstanding fascination with the inner workings of the earth », Architecture Today, 2003, no 134, p. 18-29
  • (fr) Géologie en Auvergne : du passé à l'avenir suivi de Vulcania, Centre européen du volcanisme, Société des amis des universités de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, 1995, 183 p.
  • (fr) Jean-Michel Duclos, Vulcania : main basse sur les volcans, Golias, 2002, 294 p. (ISBN 2914475225)
  • (fr) Sylvie Jolivet et Pierre Delohen, « La lave de Chambois pour habiller un volcan », Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment, 2002, no 5125, p. 40-41
  • (fr) F. D. de Larouzière, « Vulcania, actualité et premier bilan », Géologues, 2004, no 140, p. 109-110
  • (fr) Daniel Martin, L'identité de l'Auvergne : mythe ou réalité historique : essai sur une histoire de l'Auvergne des origines à nos jours, Éditions Créer, 2002, p. 394 (ISBN 2909797708)
  • (fr) Jean-Christophe Nougaret, « Vulcania, un traitement environmental d'exception », Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment, 2000, no 5056, p. 78-79
  • (fr) Y. Thonnerieux, « Aménagements : Vulcania et l'environnement », Le Courrier de la nature, 2003, vol. 203, p. 33-35

Liens externes[modifier | modifier le code]

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