La Meilleure Façon de marcher

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La Meilleure Façon de marcher

Réalisation Claude Miller
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Sortie 1976
Durée 82 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Meilleure Façon de marcher est un film français réalisé par Claude Miller en 1976.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans une colonie de vacances, dans les années 1960, Philippe, moniteur qui fait de l'initiation au théâtre, est surpris dans sa chambre, travesti en femme, par Marc, un autre animateur, grande gueule et sportif. Philippe, qui se sent coupable, a peur que Marc ne dévoile ce goût particulier ; ce qu'il ne fait pas. Mais, de fait, Marc le sait et Philippe se fait des idées, s'ensuivent brimades et coups bas, mêlant sadisme et vénération qui lient les deux moniteurs de façon ambiguë. Jusqu'à la fête de fin de séjour où, à l'occasion d'un bal costumé, Philippe renverse la situation.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le titre du film fait référence à une chanson scoute devenue un classique des colonies de vacances : « La meilleure façon de marcher, c'est encore la nôtre, c'est de mettre un pied devant l'autre et de recommencer. »
  • C'était Philippe Léotard qui était pressenti à l'origine pour jouer le rôle de Marc.
  • Claude Miller s'est inspiré de ses propres expériences en colonies de vacances pour certaines scènes. Il y est allé trois fois avec la ville de Montreuil. Ainsi, le moniteur invite les enfants à se coucher du côté droit (façon un peu hypocrite, dans les années 50-60, d'entraver la propension à se masturber des garçons préados, la majorité d'entre eux étant droitiers).

Le , Philippe Caloni reçoit Patrick Dewaere sur France Inter pour la sortie du film La Meilleure Façon de marcher[1]. L'acteur dévoile qu'il a instantanément accepté le rôle, dès la lecture du scénario, ce qui est alors inédit pour lui. Concernant la très révélatrice et intense dernière séquence du film réalisée en fin de tournage où son personnage maccho et primaire dévoile son trouble, face au jeune homme sexuellement ambigu joué par Patrick Bouchitey, qu'il avait continuellement agressé au cours de l'histoire, Dewaere déclare : « C'est la plus grande scène du film. Je n'ai tourné tout le film que pour cette scène-là ». Le journaliste soulève la question du risque de tourner avec Claude Miller que personne alors ne connaît vraiment. Dewaere répond avec malice : « Non. Ce n'est pas un risque. C'est un bon calcul ! ». La journaliste Sophie Dumoulin précise qu'il vient d'achever le tournage de F comme Fairbanks de Maurice Dugowson. Il compare : « Dans le film de Claude Miller, je suis un type que rien n'abat alors que pour le film de Dugowson, je deviens fou à la fin », soulignant combien les événements dramatiques d'une existence peuvent affecter un être humain aussi fragile et sensible que le personnage de F comme Fairbanks. Concernant sa technique d'acteur, Dewaere confirme qu'il refuse de « faire semblant ». Il prétend que ce serait plus simple et qu'il procéderait ainsi par paresse. Il confirme littéralement vivre les émotions du personnage et agir en fonction du rôle. Il réfute en revanche, la notion d'improvisation et confirme un choix délibéré, une réflexion et une certaine préparation.

Prix et nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] « Entretien avec Patrick Dewaere » dans l'émission Inter actualités de 13 h sur France Inter, le 1er mars 1976, sur le site de l'INA

Lien externe[modifier | modifier le code]