Aubière

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Aubière
Hôtel de Ville
Hôtel de Ville
Blason de Aubière
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Aubière
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Clermont Communauté
Maire
Mandat
Christian Sinsard
2014-2020
Code postal 63170
Code commune 63014
Démographie
Gentilé Aubiérois
Population
municipale
9 536 hab. (2012)
Densité 1 247 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 06″ N 3° 06′ 42″ E / 45.7516666667, 3.1116666666745° 45′ 06″ Nord 3° 06′ 42″ Est / 45.7516666667, 3.11166666667  
Altitude Min. 343 m – Max. 467 m
Superficie 7,65 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-aubiere.com

Aubière est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aubière se situe dans l'agglomération sud de Clermont-Ferrand, au cœur du Puy-de-Dôme, à 3,7 km au sud-est du chef-lieu du département et de la région Clermont-Ferrand[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle jouxte les communes de Clermont-Ferrand, de Beaumont, de Romagnat, de Pérignat-lès-Sarliève et de Cournon-d'Auvergne[2].

Communes limitrophes d’Aubière
Clermont-Ferrand
Beaumont Aubière Cournon-d'Auvergne
Romagnat La Roche-Blanche Pérignat-lès-Sarliève

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Environnement et risques[modifier | modifier le code]

La commune est soumise à plusieurs risques naturels[3] :

  • feu de forêt ;
  • inondation - et aussi par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau ;
  • mouvement de terrain : par affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines[4], par glissement de terrain, ainsi que par tassements différentiels ;
  • phénomènes liés à l'atmosphère ;
  • phénomènes météorologiques ;
  • risque sismique : zone de sismicité modérée.

Un plan de prévention des risques naturels (PPRn) inondation sur le bassin de l'Artière a été prescrit par un arrêté de fin 1999 ; il a été approuvé le [4]. Un autre PPRn concernant divers cours d'eau sur la commune a été prescrit le [3]. Le DICRIM existe[3],[5].

13 arrêtés de catastrophe naturelle ont également été reconnus, depuis les tempêtes de 1982 jusqu'aux inondations et coulées de boue survenues en 2000[3],[6].

La commune est soumise au risque de transport de matières dangereuses, sur l'autoroute A75 et les axes structurants (avenue de Cournon, contournement sud, etc.)[6]. Il existe aussi des conduites de gaz naturel[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Artière coule à Aubière
L'Artière à 200 m de la place des Ramacles.

La commune est traversée par l'Artière, affluent de l'Allier, un cours d'eau l'irriguant d'est en ouest.

Néanmoins, cette rivière, qui coule en grande partie en souterrain, « partiellement canalisée[7] », peut entrer en crue à tout moment. La qualité de l'eau s'altère dès la confluence avec un de ses affluents, la Gazelle, qui coule depuis la commune voisine de Romagnat. Celle-ci est aussi due à l'urbanisation autour de la place des Ramacles et de la ZAC des Sauzes[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Panneaux sur la sortie 2 de l'autoroute A75 ; la sortie indique Aubière.
L'échangeur de Pérignat-lès-Sarliève dessert la commune d'Aubière. Ici, l'autoroute A75 en direction d'Issoire, en mai 2010.
Entrée depuis Romagnat par la D 21
Entrée depuis Romagnat par la D 21 en avril 2015.

La ville d'Aubière est desservie par l'autoroute A75 de Clermont-Ferrand à Béziers, qui traverse l'est de son territoire. Deux échangeurs la desservent : le no 2, desservant aussi le sud de l'agglomération, ainsi que le no 1, desservant le parc technologique de La Pardieu et la zone commerciale.

La route départementale (RD) 2009, ancienne route nationale 9, relie le nord et le sud de l'agglomération clermontoise. Elle passe sur le territoire de la commune comme étant un axe urbain à deux fois deux voies, desservant la zone commerciale Plein Sud. Après l'échangeur de Pérignat-lès-Sarliève, elle se raccorde à l'autoroute ; l'ancienne route devient la RD 978 à partir du carrefour giratoire. C'est à ce giratoire que débute la partie ouest de la RD 2089, en direction de Bordeaux, La Bourboule, Mont-Dore, Romagnat et Beaumont. La RD 2099 se raccorde au centre de Clermont-Ferrand et croise la ligne de tramway à la station Margeride.

La commune est aussi le point de départ de la RD 212, desservant la zone commerciale surnommée le Kilomètre lancé. La RD 765 longe la frontière administrative avec Clermont-Ferrand en desservant le parc technologique de la Pardieu et d'autres zones commerciales.

Les RD 21, 69 et 777 (805 ?) desservent le centre-ville.

La commune a instauré une zone de rencontre dans le centre historique en septembre 2012[8].

Néanmoins, les entrées d'agglomération sont saturées, car fréquentées par des usagers se rendant à leur travail ou dans une zone commerciale[7].

Aménagements cyclables[modifier | modifier le code]

Rares sont les aménagements cyclables existant sur la commune, comme sur l'avenue de la Margeride[7] (route départementale 2099), ou autour du parc de l'Europe[7].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches sont situées sur la commune limitrophe de Clermont-Ferrand : la gare principale, desservie par des trains TER Auvergne et grandes lignes vers Paris, ainsi que la gare de Clermont-La Pardieu (pour la desserte régionale, essentiellement vers le sud de la région).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Un tramway à la station Fontaine du Bac (commune limitrophe de Clermont-Ferrand)
La commune est desservie par le tramway (ici près de la station Fontaine du Bac), ainsi que des bus du réseau T2C.

Depuis le , la commune d'Aubière est desservie par trois arrêts du tramway (Cézeaux Pellez, Campus et Margeride), exploité par T2C, afin de desservir le campus des Cézeaux. En outre, elle est desservie par quatre lignes de bus.

La ligne 3 relie le stade Gabriel-Montpied à la place des Ramacles et à Romagnat. Venant du centre-ville de Clermont-Ferrand, cette ligne plonge vers le sud après avoir traversé le quartier Saint-Jacques. Certaines courses sont prolongées à Romagnat. Cette ligne est la seule, avec le tramway, à circuler les dimanches et les jours fériés. Les trois autres lignes suivantes ne circulent que du lundi au samedi.

La ligne 12 relie la place Delille (arrêt Delille Montlosier) au quartier Chambon. Cette ligne dessert aussi le centre-ville et se termine au droit de la zone commerciale Plein Sud.

La ligne 13, venant des hauts de Chamalières, dessert le quartier Chambon, terminus partiel (certains bus continuent, aux heures de pointe, jusqu'au terminus des Horts à Pérignat-lès-Sarliève).

La ligne 21, venant de Cébazat, se termine au quartier Chambon ; certaines courses sont prolongées jusqu'à la zone commerciale du kilomètre lancé et la zone industrielle des Ribes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Entrée d'Aubière par la départementale 2009
Entrée d'Aubière par la départementale 2009, en direction d'Issoire.

Le plan local d'urbanisme a été approuvé par délibération du conseil municipal du [9].

L'urbanisation est toutefois limitée au sud du centre-ville par le puy d'Aubière, espace naturel de 1,1 km2, et au nord par le plateau des Cézeaux[7].

Celle-ci est plus importante dans la zone commerciale bordant les routes départementales 2009 et 212.

Toutefois, les entrées de ville sont peu attrayantes, notamment l'entrée sud de l'agglomération par l'avenue du Roussillon[7].

Logement[modifier | modifier le code]

L'offre en petits logements est très concentrée sur le secteur d'Aubière[10].

En 2011, la commune comptait 5 205 logements, contre 5 172 en 2006. Parmi ces logements, 92,6 % étaient des résidences principales, 1,1 % des résidences secondaires et 6,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 51,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 47,2 % des appartements[a 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 48,6 %, en baisse sensible par rapport à 2006 (51,9 %). La part de logements HLM loués vides était de 5,8 % (contre 6,8 %)[a 2].

Aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Aubiérois et les Aubiéroises.

La commune s'appelait Aubieres sous l'an II. Le Bulletin des lois modifie son nom : Aubière et Pérignat, nom proche de la municipalité de 1793 (Aubieres et Perrignat). Elle retrouve sa dénomination actuelle après la scission de Pérignat-lès-Sarliève en 1873[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de la commune remontent au XIIe siècle, où elle se développa dans l'enceinte du château[7]. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, Aubière abritait une forte activité viticole qui a cessé suite à l'épidémie de phylloxéra. Témoins de cette activité, la plupart des maisons du bourg sont pourvues d'un cuvage, et de nombreuses caves construites sur les flancs nord et sud de la vallée de l'Artière qui traverse le bourg. Il ne reste aujourd'hui qu'un seul viticulteur installé sur la commune d'Aubière.

La particularité de ces caves est qu'elles sont construites en hauteur, en raison de la présence d'une nappe phréatique causant une trop forte humidité en sous-sol. Une légende urbaine veut donc, que l'on parle alors de « monter à la cave » plutôt que de « descendre à la cave ».

Le musée de la vigne et du vin conserve les outils traditionnels utilisés pour la viticulture et des documents d'archives. La portée de ce musée ne se limite pas à la commune d'Aubière, mais s'étend aux vins d'Auvergne.

L'expansion urbaine se confirme dans les années 1960 ; dans les années 1970 sont construits les premiers bâtiments du campus des Cézeaux et les zones commerciales en bordure de la nationale 9[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Aubière faisait partie du district de Clermont-Ferrand en 1793, lequel deviendra l'arrondissement de Clermont-Ferrand en 1801. Depuis l'an II, elle est membre du canton d'Aubieres, puis en 1801 du canton de Clermont-Ferrand-Sud ; elle redevient chef-lieu de canton par un décret de 1982. Ce canton n'est pas modifié en 2015.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections nationales

Aux élections élections présidentielles de 2002, le président sortant Jacques Chirac (UMP) a recueilli 88,95 % des suffrages exprimés, contre 11,05 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) ; au premier tour, Lionel Jospin (PS) arrivait en deuxième position avec 18,77 % des voix (Chirac atteignait alors 20,23 %)[12]. En 2007, c'est Ségolène Royal (PS) qui obtient le plus de voix dans la commune (53,03 %) alors que Nicolas Sarkozy remportait l'élection au niveau national (au premier tour, François Bayrou recueillait même 23,97 % des suffrages)[13]. En 2012, François Hollande recueille 59,86 % des suffrages[14]. Le taux de participation dépasse 80 % pour ces trois élections au second tour (respectivement 80,77 %[12], 84,75 %[13] et 80,91 %[14]).

Aux élections législatives de 2002, dans la 2e circonscription du Puy-de-Dôme, le député Alain Néri a recueilli 52,67 % des suffrages exprimés[15] — celui-ci est élu dans la circonscription[16] — ; Paul Suss est battu avec 47,33 % des voix. En 2007, Alain Néri est réélu avec 57,42 % des voix[17], y compris dans la circonscription[18]. Le redécoupage des circonscriptions législatives de 2010 affecte la commune qui se retrouve dans la 4e circonscription : Jean-Paul Bacquet recueille 42,69 % des suffrages exprimés[19] et est élu au premier tour en 2012[20]. Les taux de participation sont globalement moyens (respectivement 61,85 %[15], 60,36 %[17] et 56,57 %[19]).

Aux élections européennes de 2004, Catherine Guy-Quint recueillait 35,97 % des voix et Brice Hortefeux 21,38 %[21]. En 2009, Jean-Pierre Audy obtient 26,80 % et Henri Weber 20,33 %[22]. En 2014, la liste UMP menée par Brice Hortefeux a recueilli 22,54 % des voix, suivie par la liste UG avec 16,24 %, puis la liste FN avec 14,49 %[23]. Le taux de participation est inférieur à 50 % pour les 3 élections (47,75 % en 2004[21], 42,23 % en 2009[22] et 45,95 % en 2014[23]).

Élections locales

Aux élections régionales de 2004, Pierre-Joël Bonté a recueilli 54,25 % des suffrages exprimés tandis que le président sortant Valéry Giscard d'Estaing n'obtient que 45,75 % des voix ; le premier est élu ; le taux de participation s'élevait à 68,94 %[24]. En 2010, René Souchon obtient 63,12 % des voix (il est élu dans la région), mais seulement 52,15 % des électeurs ont voté[25].

Aux élections cantonales de 2008 : Laurence Mioche obtient 52,20 % des voix[26] — elle est élue dans le canton[27] — et Hubert Tarrérias 47,80 % ; 66,15 % des électeurs ont voté[26]. Ces élections deviennent départementales où en 2015, le binôme Pierre Riol - Éléonore Szczepaniak a recueilli 51,20 % des voix[28], élu dans le canton[29]. 51,28 % des électeurs ont voté[28], taux légèrement supérieur à la moyenne du canton[29].

Aux élections municipales de 2008, Christian Sinsard, de la liste « La gauche unie »[30],[Note 1], sort vainqueur d'une triangulaire avec 49,22 % des suffrages exprimés et 22 sièges gagnés au conseil municipal[31]. Pierre-Jean Bargnoux (« Pour Aubière aujourd'hui »[30]) et Jérôme Girard-Liovingut (liste « Un seul parti pris Aubier »[30]) sont battus avec respectivement 6 et 1 sièges[31]. 63,80 % des électeurs ont voté[31]. En 2014, Christian Sinsard (liste « Aubière, un bilan, un projet, une équipe »[32]) est réélu au second tour avec 43,42 % des voix et 21 sièges[33] ; Sylvan Casildas (UMP, « Ensemble pour l'avenir d'Aubière »[32]) et Nicole Lozano (DVG, « Nouvelle donne pour Aubière »[32]) sont battus (respectivement 6 et 2 sièges[33]). 64,43 % des électeurs ont voté[33].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2011, Aubière comptait 9 475 habitants[34], chiffre alors en vigueur en 2014. Ce nombre étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29.

Le conseil municipal est composé de 8 adjoints et de 20 conseillers municipaux[35].

Deux membres sont élus au conseil communautaire. Le site de la mairie mentionne deux conseillers communautaires[35] tandis que le site du ministère de l'Intérieur mentionne une conseillère municipale et le maire comme étant élus au dit conseil[32].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1812 Guillaume Girard - Notaire
1812 1827 Louis Voiret - Médecin
1827 1848 Jean Foulhouze - Notaire
1848 1854 Michel Noëllet dit Lacourtière - Agriculteur
1854 1855 François Casière - Agriculteur
1855 1867 Pierre Henri Daumas-Foulhouze - Notaire
1867 1870 Martin Gioux-Chatagnier - Agriculteur
1870 1874 Michel Roche-Chaduc - Agriculteur
1874 1876 François Cassière-Noëllet - Agriculteur
1876 1896 Michel Roche-Chaduc - Agriculteur
1896 1900 Michel Bourcheix - Agriculteur
1900 1912 Francisque Noellet-Roche - Agriculteur
1912 1929 Jean Noellet-Degironde - -
1929 1935 Jean Carsac - -
1935   Eugène Martin - -
1947 1965 Ernest Cristal - -
septembre 1965 septembre 1982 Georges Digue PS puis DVG Médecin
septembre 1982 mars 1983 Jean Drouin   Imprimeur
mars 1983 mars 2008 Hubert Tarrérias  ? puis UMP Pharmacien
mars 2008 en cours
(au 13 novembre 2014)
Christian Sinsard[36] PCF Cadre sécurité sociale

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Aubière dépend de la cour administrative d'appel de Lyon, du conseil de prud'hommes, du tribunal administratif, du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du tribunal de commerce, du tribunal des pensions, du tribunal paritaire des baux ruraux et du tribunal pour enfants de Clermont-Ferrand, de la cour d'appel de Riom et de la cour d'assises du Puy-de-Dôme[37].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Parc Franck Bayle
Parc Franck Bayle.

Depuis 2009, la commune d'Aubière a amélioré les pratiques d'entretien des espaces verts, en acquérant du matériel électrique pour réduire la pollution, des broyeurs de végétaux, ou encore des fleurs moins consommatrices d'eau et d'une durée de vie plus élevée par rapport à des fleurs traditionnelles[7].

Aubière a également initié un Agenda 21 en février 2009[7].

La déchèterie la plus proche est à Romagnat[38], gérée par la communauté d'agglomération.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Aubière est jumelée avec Grevenmacher (Luxembourg) et Sperlonga (Italie) et mène des actions de coopération décentralisée avec Rollo (Burkina Faso)[39].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 9 536 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 491 2 948 3 106 3 487 3 513 3 753 3 775 3 582 3 780
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 839 3 955 3 920 3 767 3 260 3 352 3 289 3 265 3 248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 032 2 860 2 861 3 268 3 406 3 474 3 433 4 063 4 725
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2012 -
6 820 7 844 9 190 8 674 9 106 9 898 10 065 9 536 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[40].)
Histogramme de l'évolution démographique


Au recensement de 2012, Aubière est la 10e commune du département du Puy-de-Dôme[41] et la 17e de la région d'Auvergne[42] en nombre d'habitants.

Les ménages[modifier | modifier le code]

La commune comptait, en 2011, 4 739 ménages totalisant 8 600 habitants. La majorité de ces ménages (52,1 %) ne comptent qu'une personne. Ces parts sont en baisse par rapport à 2006[a 3].

Parmi les 2 163 ménages avec famille, 37,5 % étaient des couples avec enfants, 11,9 % des familles monoparentales et 50,6 % des couples sans enfant[a 4].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune d'Aubière est très jeune : plus de 40 % de la population avaient moins de 30 ans en 2011 du fait de la présence du campus.

De même, la population scolarisée dans la commune est de 1 954 personnes âgées de 18 à 24 ans, sur les 2 307 habitants de la commune, en 2011[a 5].

Pyramide des âges d’Aubière en 2011 en pourcentage[a 6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans et plus
1,2 
6,4 
75 à 89 ans
10 
12 
60 à 74 ans
13,6 
17,2 
45 à 59 ans
20,4 
14,7 
30 à 44 ans
13,6 
39,3 
15 à 29 ans
30,2 
10 
0 à 14 ans
10,9 
Pyramide des âges du Puy-de-Dôme en 2011 en pourcentage[43]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans et plus
1,2 
6,9 
75 à 89 ans
10,8 
15,3 
60 à 74 ans
15,8 
21 
45 à 59 ans
20,4 
20,1 
30 à 44 ans
18,4 
19,5 
15 à 29 ans
17,8 
16,9 
0 à 14 ans
15,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aubière fait partie de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère les deux écoles maternelle élémentaire publiques Beaudonnat et Vercingétorix[44].

Le conseil général du Puy-de-Dôme gère de son côté le collège public Joliot-Curie[44].

Le groupe scolaire Saint-Joseph, composé de l'école élémentaire et du collège, est un établissement d’enseignement privé[44].

Diverses écoles sont installées au campus des Cézeaux.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête de la Rosière a lieu au printemps. C'est à cette occasion qu'est élue la Rosière.
  • Chaque année en septembre, Aubière organise « La Foire de la Saint-Loup ». Il s'agit d'un grand vide-grenier.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche est le CHU Gabriel-Montpied, dans le quartier Saint-Jacques, au sud de Clermont-Ferrand, non loin d'Aubière.

Sports[modifier | modifier le code]

Aubière compte un club de football aux couleurs jaune et bleu de la ville, qui joue et s'entraîne au stade Beaudonnat, ainsi qu'une Amicale Laïque (basket, tennis, handball…) des associations de danse, un gymnase pour la pratique du judo/karaté, un club d'athlétisme.

Depuis 2002, le Stadium Jean-Pellez accueille des compétitions d'athlétisme.

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage s'élevait à 28 663 €, ce qui plaçait Aubière au 18 330e rang des communes de plus de 49 ménages en métropole[45].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 6 951 personnes, parmi lesquelles on comptait 58,7 % d'actifs dont 52,2 % ayant un emploi et 6,6 % de chômeurs[a 7].

On comptait 9 451 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 3 648, l'indicateur de concentration d'emploi est de 259,1 %, ce qui signifie que la commune offre plus de deux emplois par habitant actif[a 8].

3 377 des 3 648 personnes âgées de 15 ans ou plus (soit 92,6 %) sont des salariés[a 9], parmi lesquels 77,3 % sont soit titulaires de la fonction publique soit des contrats à durée indéterminée, 10 % des contrats à durée déterminée ; parmi les non-salariés, on recensait 3,5 % d'indépendants et 3,75 % d'employeurs[a 10]. La majorité des actifs (72,9 %) travaillent dans une autre commune du département ; la part restante travaillant dans la commune[a 11].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au , Aubière comptait 672 entreprises : 42 dans l'industrie, 78 dans la construction, 477 dans le commerce, les transports et les services divers et 75 dans le secteur administratif[a 12], ainsi que 928 établissements[a 13].

Au , la commune comptait 7 hôtels[a 14]. Aucun camping[a 15] ni autre hébergement collectif[a 16] n'est installé.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Au recensement agricole de 2010, la commune comptait 7 exploitations agricoles. Ce nombre est en nette diminution par rapport à 2000 (8) et à 1988 (11)[46].

La superficie agricole utilisée sur ces exploitations est de 69 hectares en 2010. Ces exploitations sont individuelles ; il n'y a pas de GAEC[46].

On trouve sur le territoire de la commune de nombreux jardins potagers privés, toutefois la pression démographique et foncière voit peu à peu se réduire la superficie de ces terrains.

Commerce et services[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Menhir de La Pardieu.
Menhir de La Pardieu.

Aubière ne possède qu'un seul édifice inscrit au titre des monuments historiques.

Le menhir du Pont d'Aubières dit de La Pierre Piquée, dressé allée Bourbaki, au lieu-dit des Sauzes, fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques le [47].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christian Forestier (né à Aubière le 8 décembre 1944) ancien président de l'université de Saint-Étienne, ancien recteur des académies de Reims, Dijon, Créteil et Versailles, ancien directeur des enseignements secondaires puis des enseignements supérieurs au ministère de l'éducation nationale, ancien directeur du cabinet de Jack Lang, administrateur général du Cnam.
  • André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme (circonscription de Thiers-Ambert) a passé son enfance à Aubière.
  • Renaud Lavillenie, champion olympique de la perche et détenteur du record du monde à 6,16 m le s'entraîne au stadium Jean-Pellez à Aubière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la fasce d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au 1er tour des municipales de 2008, la liste de Christian Sinsard était de nuance communiste et s'appelait « Un souffle nouveau »[30]. Monique Guyot-Berini ayant été éliminée au 1er tour, la liste est renommée « La gauche unie », de nuance Union de la gauche[30].
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références Insee[modifier | modifier le code]

Dossier local établi par l'Insee :

  1. LOG T2 – Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. FAM T1 – Ménages selon leur composition.
  4. FAM T3 – Composition des familles.
  5. FOR T1 – Scolarisation selon l'âge et le sexe en 2011.
  6. POP T3 – Population par sexe et âge en 2011.
  7. EMP T1 – Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  8. EMP T5 – Emploi et activité.
  9. ACT T1 – Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2011.
  10. ACT T2 – Statut et condition d'emploi des 15 ans ou plus selon le sexe en 2011.
  11. ACT T4 – Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
  12. DEN T3 – Nombre d'entreprises par secteur d'activité au 1er janvier 2013.
  13. DEN T5 – Nombre d'établissements par secteur d'activité au 1er janvier 2013.
  14. TOU T1 – Nombre et capacité des hôtels au 1er janvier 2014.
  15. TOU T2 – Nombre et capacité des campings au 1er janvier 2014.
  16. TOU T3 – Nombre d'autres hébergements collectifs au 1er janvier 2014.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre Aubière et Clermont-Ferrand », sur Lion 1906.
  2. « Aubière », sur Lion 1906.
  3. a, b, c et d Risques dans la commune, sur macommune.prim.net.
  4. a, b et c « Dossier départemental sur les risques majeurs dans le Puy-de-Dôme », Préfecture du Puy-de-Dôme,‎ (consulté le 16 janvier 2015).
  5. « Information communale sur les risques majeurs », Cadre de vie & Environnement, sur le site de la mairie (consulté le 16 janvier 2015).
  6. a et b « Information communale sur les risques majeurs », sur macommune.prim.net, Ville d'Aubière,‎ (consulté le 16 janvier 2015).
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Agenda 21 : Un projet pour le territoire », Cadre de Vie & Environnement, sur le site de la mairie (consulté le 4 avril 2015).
  8. « Observatoire national des aménagements – Aubière », sur Voirie pour tous,‎ (consulté le 12 octobre 2013).
  9. « P.L.U. », Cadre de vie & Environnement, sur le site de la mairie (consulté le 16 janvier 2015).
  10. « SCoT du Grand Clermont. Rapport de présentation », Grand Clermont (consulté le 4 avril 2015).
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. a et b « Résultats de l'élection présidentielle de 2002 », sur le site du ministère de l'Intérieur,‎ (consulté le 4 avril 2015).
  13. a et b « Résultats de l'élection présidentielle de 2007 », sur le site du ministère de l'Intérieur,‎ (consulté le 4 avril 2015).
  14. a et b « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  15. a et b « Résultats des élections législatives de 2002 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  16. « Résultats des élections législatives de 2002 - 2e circonscription du Puy-de-Dôme », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  17. a et b « Résultats des élections législatives de 2007 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  18. « Résultats des élections législatives de 2007 - 2e circonscription du Puy-de-Dôme », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  19. a et b « Résultats des élections législatives de 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  20. « Résultats des élections législatives de 2012 - 4e circonscription du Puy-de-Dôme », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  21. a et b « Résultats des élections européennes de 2004 », sur le site du ministère de l'Intérieur.
  22. a et b « Résultats des élections européennes de 2009 », sur le site du ministère de l'Intérieur.
  23. a et b « Résultats des élections européennes de 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  24. « Résultats des élections régionales de 2004 », sur le site du ministère de l'Intérieur.
  25. « Résultats des élections régionales de 2010 », sur le site du ministère de l'Intérieur.
  26. a et b « Résultats des élections cantonales de 2008 », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  27. « Résultats des élections cantonales de 2008 - canton d'Aubière », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  28. a et b « Résultats des élections départementales de 2015 », sur le site Élections du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  29. a et b « Résultats des élections départementales 2015 - canton d'Aubière », sur le site Élections du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  30. a, b, c, d et e « Résultats des élections municipales de 2008 - Listes », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  31. a, b et c « Résultats des élections municipales de 2008 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  32. a, b, c et d « Résultats des élections municipales de 2014 - Listes », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  33. a, b et c « Résultats des élections municipales de 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 4 avril 2015).
  34. « Populations légales 2011 de la commune d'Aubière », sur le site de l'Insee (consulté le 4 avril 2015).
  35. a et b « Le Conseil Municipal », Vie Municipale, sur le site de la mairie (consulté le 4 avril 2015).
  36. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 26 juin 2014).
  37. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 16 janvier 2015).
  38. « Aubière, ville propre & belle », Cadre de Vie & Environnement, sur le site de la mairie (consulté le 4 avril 2015).
  39. [PDF] « * », sur ac-clermont.fr (consulté le 30 mai 2010).
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2012.
  41. « Recensement : quelles communes du Puy-de-Dôme ont gagné le plus d'habitants ? », sur La Montagne,‎ (consulté le 2 janvier 2015).
  42. « Recensement : quelles communes d'Auvergne ont gagné le plus d'habitants ? », sur La Montagne,‎ (consulté le 2 janvier 2015).
  43. Évolution et structure de la population du Puy-de-Dôme, Insee, 2011 (consulté le 26 juin 2014).
  44. a, b et c Annuaire des établissements scolaires de la commune d'Aubière, site du Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 12 octobre 2013).
  45. [zip] Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011, Insee (fichier RFDM2011COM).
  46. a et b Résultats du recensement agricole (cadrage) sur le site du ministère de l'Agriculture.
  47. « Notice no PA00091873 », base Mérimée, ministère français de la Culture