Enval

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Enval
Bourg d'Enval vu depuis la table d'orientation du sentier de l'APAGE.
Bourg d'Enval vu depuis la table d'orientation du sentier de l'APAGE.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement de Riom
Canton Canton de Riom-Ouest
Intercommunalité Riom-Communauté
Maire
Mandat
Christian Melis
2014-2020
Code postal 63530
Code commune 63150
Démographie
Gentilé Envalois / Envaloise
Population
municipale
1 370 hab. (2011)
Densité 281 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 00″ N 3° 03′ 01″ E / 45.9, 3.0503 ()45° 54′ 00″ Nord 3° 03′ 01″ Est / 45.9, 3.0503 ()  
Altitude Min. 378 m – Max. 720 m
Superficie 4,87 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.enval.net/

Enval est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une grande partie du territoire de la commune est occupée par les gorges d'Enval, site naturel classé « zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique », très fréquenté par les touristes et les promeneurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime : entre la seigneurie de Tournoël et les nominations de l'abbaye de Mozac[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, tous les terroirs composant aujourd'hui la commune d'Enval dépendaient de la seigneurie de Tournoël : la paroisse disparue de Saint-Jean-d'en-Haut, les villages de Beauvaleix et de la Sauzède (paroisse de Saint-Hippolyte) et le village d'Enval (séparé entre la paroisse de Saint-Hippolyte et la paroisse de Saint-Genès-l'Enfant)[1].

Quant au pouvoir ecclésiastique, il résidait dans la nomination de la cure de Saint-Jean-d'en-Haut (paroisse sur les hauteurs, éloignée du bourg d'Enval) du ressort exclusif de l'abbaye de Mozac.

Création tardive de la commune[modifier | modifier le code]

La commune d'Enval fut créée par amputation d'une partie du territoire de Saint-Genest-l'Enfant (commune de Malauzat depuis 1928) et de Saint-Hippolyte (commune de Châtel-Guyon depuis 1973) le 12 mars 1874.
La rive droite du ruisseau de l'Ambène appartenait à Saint-Genest-l'Enfant et la rive gauche de l'Ambène à Saint-Hippolyte.

Au XVIIIe et au XIXe siècles, Enval est un village vigneron. Le vignoble couvre en 1814 près de 80 hectares et produit un vin au goût de terroir assez prononcé. Le phylloxéra à la fin du XIXe siècle (1893-1900) ainsi que l’évolution des goûts expliquent sa lente disparition. De cette époque subsistent des maisons vigneronnes dans la rue de l'Ambène et des caves à vin voûtées sur l'autre rive du ruisseau, rue des Caves.

George Sand, qui a séjourné plusieurs fois à Enval, note le caractère rude du lieu et la qualité de son eau minérale et de son vin[2]. À l'occasion de son dernier séjour, elle remarque des changements importants, notamment dans l'habitat : « La civilisation y a pénétré ».

Au XXe siècle, Enval abrite deux établissements d'accueil des tuberculeux : l'un se trouve aux Graviers, dans le bas du village, l'autre est le sanatorium Étienne-Clémentel, construit entre 1927 et 1934 sur les hauteurs du village, à l'initiative d'Étienne Clémentel et sous la direction de l'architecte Jean Amadon. Son architecture se rattache à l’esthétique art-déco.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Caillaud DVG Vice-président de Riom-Communauté
mars 2008 mars 2014 Jean Caillaud DVG  
mars 2014 en cours Christian Melis[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 370 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
760 736 713 705 690 658 627 591 513
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
506 554 729 758 702 507 534 598 1 057
1990 1999 2006 2011 - - - - -
1 322 1 352 1 452 1 370 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements[modifier | modifier le code]

En mai 2010 et en juin 2011, ont eu lieu les championnats de France des Jeunes et de semi-rapide pour les seniors (adultes) du jeu de dames.

Cette compétition a eu lieu du 26 au 28 mai 2012 au même endroit (les Graviers), le week-end de la Pentecôte[6].

Patrimoine et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste d'Enval.
  • Église Saint-Jean-Baptiste (XIXe siècle). Construite en 1838-1839 dans le style néo-gothique et agrandie en 1874, elle a succédé à l'ancienne église Saint-Jean-d'En-Haut. La nef unique composée de trois travées s'achève par un chœur semi-circulaire ; deux chapelles latérales forment une sorte de transept. Deux verrières d'Émile Thibaud (1806-1896) représentant une Vierge à l'enfant et le Christ[7] et deux verrières d'Adrien Baratte (1868-1940) : sainte Jeanne d'Arc et saint Jean-Baptiste. Restaurée avec l'aide de la fondation du Patrimoine en 2010-2011.
  • Croix et fontaines :
    • Croix de l'ancien cimetière de Saint-Jean-d'En-Haut (classée au titre des Monuments historiques en 1913[8]). Richement décorée, elle porte sur son socle une inscription qui la date de 1506 : L'an mil V C et VI fut faicte la p[rés]ente croix.
    • Croix de mission près de l'église, de style gothique refaite par l’École Départementale de Sculpture et d’Architecture de Volvic en 1948. Socle d’origine (1863) ;
    • Fontaine et croix de Lauriat (1895) : fontaine en pierre de Volvic surmontée d'une croix en fonte ;
    • Croix du Fresne (1860) en fonte, à l'entrée de la rue de l'Ambène ;
    • Croix des Mâtres (1658) ;
    • Croix des Graviers (XVe siècle) : croix pattée en pierre de Volvic portant, dans un médaillon, un Christ en croix ;
    • Croix de la Sauzède (1669), proche de la précédente : cette croix en pierre de Volvic porte dans des médaillons le monogramme du Christ et celui de la Vierge Marie ; une inscription donne la date et rappelle Charlote Colombier vefve (veuve) de sieur G. Valette. A proximité se trouve la fontaine de la Sauzède.
  • Source Marie. Cette source, exploitée au XIXe siècle pour les qualités médicinales de son eau gazeuse ferrugineuse, a été oubliée après la Première Guerre mondiale et redécouverte en 1999. George Sand aimait cette eau[9].
  • Les gorges d'Enval, site naturel classé « zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique » traversé par l'Ambène.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • George Sand : elle appréciait Enval, qu'elle a visité à plusieurs reprises[10].
  • Guy de Maupassant : il avait l'habitude de résider dans une maison de briques rouges située au pied des gorges d'Enval. Il a par ailleurs donné le nom de l'ancien bar situé sur la place principale du village : "Au Retour du Bout du Monde". Enval est aussi le cadre de son roman Mont-Oriol, publié en 1887.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Édouard Gatian de Clérambault, Le château de Tournoël (Auvergne). Les seigneurs - Le château - La seigneurie, Paris, Éditions Champion, 1910, p. 185-186.
  2. Georges Sand, Dernières pages, Paris, Calmann-Lévy, 1877, pp. 262-265 (en ligne).
  3. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 23 juin 2014).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Site du championnat.
  7. Offertes en 1848 par Dorothée Lebrun de Plaisance, comtesse de Chabrol-Volvic.
  8. https://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Enval&DOM=Tous&REL_SPECIFIC=3
  9. « Je ne veux pas oublier la source minérale d'Enval, propriété d'une vieille bonne femme qui l'a enfermée dans une cahute et qui la vend aux amateurs. C'est une eau limpide et acidulée, délicieuse au goût et dont les habitants de Riom font usage comme eau de Seltz. Ceux d'Enval la prisent à l'égal du vin, et, pour mon compte, je la préférerais beaucoup, quoique le vin des coteaux environnants soit très bon. » Loc. cit., p. 265.
  10. « Il y a un petit coin, aux environs de Riom, où je me plaisais singulièrement jadis. C'est un hameau nommé Enval... ». Loc. cit., p. 262.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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