Isolat (linguistique)

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En linguistique, un isolat est une langue dont on ne peut démontrer de filiation (ou « relation génétique ») avec d'autres langues vivantes. La langue basque, le coréen, l'aïnou ou encore le bourouchaski sont des isolats.

Certaines langues deviennent des isolats lorsque toutes les langues auxquelles elles sont reliées s'éteignent. C'est par exemple le cas de la langue pirahã au Brésil, dernier survivant de la famille mura. D'autres, comme le basque, sont des isolats depuis que leur existence est documentée.

Le terme de « relation génétique » doit être compris dans le sens de celui entendu par l'histoire des langues, selon laquelle la quasi-totalité des langues parlées dans le monde peuvent être rassemblées par familles issues de langues ancestrales communes. Par exemple, le français, issu du latin, appartient à la famille des langues indo-européennes, le mandarin à la famille des langues sino-tibétaines. Selon ce critère de classification, chaque isolat constitue une famille à lui seul, ce qui explique l'intérêt que leur portent les linguistes.

Sommaire

Les isolats [modifier]

Section non exhaustive, à corriger et mettre à jour.

En Afrique [modifier]

Isolats (noir), quasi-isolats (gris acier) et langues de classification douteuse (gris perle) d'Afrique.

En Amérique [modifier]

Isolats (noir), quasi-isolats (gris acier) et langues de classification douteuse (gris perle) d'Amérique du Nord.
Isolats (noir), quasi-isolats (gris acier) et langues de classification douteuse (gris perle) d'Amérique du Sud.

En Asie [modifier]

En Europe [modifier]

  • Basque : aucune langue vivante ou morte n'a pu lui être reliée avec certitude.
    Si la langue aquitaine (aujourd'hui morte) pourrait s'être effectivement détachée assez tôt du vascon (aussi appelé vieux basque et dont sont issus le basque occidental et le basque gascon, les deux principales variétés du basque moderne)[réf. nécessaire], avant d'être elle-même balayée par les langues occitanes et anglo-normandes au Moyen-Âge, puis très tardivement par le français, le rattachement de la langue ibère à la même famille est une hypothèse beaucoup plus incertaine.
    L'isolat du basque n'est génétiquement pas prouvé (comme tous les isolats, ils sont fort peu probables, mais on a seulement des difficultés à retrouver avec certitude des ancêtres communs, faute d'écrits suffisants, autrement que par des comparaisons lexico-phonologiques) et de nombreux auteurs sont d'accord sur l'existence d'une famille de langues vasconiques, dont il ne reste cependant aujourd'hui que le basque moderne (dont les variantes dialectales, en tant que langues distinctes, comme le basque gascon, font souvent débat[pas clair]) et les rares écrits aquitains (qui ont subsisté à la conquête anglo-normande puis aux interminables guerres entre les royaumes de France et d'Angleterre pour les provinces de Gascogne et d'Aquitaine).
    Le vascon (ou vieux basque) lui-même selon des recherches plus récentes aurait des ancêtres aussi éloignés que le sumérien, dont les descendants ont couvert des langues en apparence isolées aujourd'hui comme les langues dénées en Amérique du Nord et les langues caucasiennes et iénisséiennes en Asie centrale.[réf. nécessaire]
  • Ibère : langue morte dont on n’a qu’une connaissance très partielle, de nombreuses similarités de vocabulaire l'ont fait rapprocher du basque, sans que l'on ait jamais pu prouver ou infirmer que ces points communs aient été de simples emprunts mutuels. Certains auteurs la rattachent à la famille vasconique ou la joignent dans une famille cousine des langues navarro-ibériques.
  • Étrusque : langue morte, parlée par les peuples antiques des environs de la Toscane, toujours mal comprise.
    Cette langue semble dériver aussi du sumérien, via une langue commune pré-indo-européenne non clairement identifiée dont serait aussi issue les langues finno-ougriennes, caucasiennes, et vasconiques.
    Son isolat réel est aujourd'hui mis en doute par des recherches récentes montrant que l'étrusque appartient à la famille des langues tyrséniennes, où se classe alors également :

Toutefois si on restreint la notion d'isolat linguistique uniquement aux seules langues vivantes qu'on peut rattacher à une même famille, l'ibère et l'étrusque en tant que langues mortes ne sont pas à proprement parler des isolats.[réf. nécessaire] Tout dépend du sens donné à la définition du terme famille. Dans ce cas la seule langue vivante en Europe constituant un isolat est le basque moderne (si le basque gascon moderne y est aussi attaché en tant que variété dialectale[pas clair]).[réf. nécessaire]

Notes et références [modifier]


Voir aussi [modifier]