Rochers Liancourt

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Rochers Liancourt
Dokdo (ko)
Takeshima (ja)
Carte des rochers Liancourt.
Carte des rochers Liancourt.
Géographie
Revendication par Drapeau de la Corée du Sud Corée du SudDrapeau du Japon Japon
Localisation Mer du Japon (océan Pacifique)
Coordonnées 37° 14′ 00″ N 131° 52′ 00″ E / 37.233333, 131.866667 ()37° 14′ 00″ N 131° 52′ 00″ E / 37.233333, 131.866667 ()  
Superficie 0,18 km2
Nombre d'îles env, 90
Île(s) principale(s) Île de l'Ouest, île de l'Est
Point culminant non nommé (174 m sur Île de l'Ouest)
Géologie Archipel volcanique
Démographie
Population 2 hab.
Densité 11,11 hab./km2
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+9

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Rochers Liancourt
Rochers Liancourt

Géolocalisation sur la carte : Corée du Sud

(Voir situation sur carte : Corée du Sud)
Rochers Liancourt
Rochers Liancourt
Archipels de Corée du Sud - Archipels du Japon

Les rochers Liancourt, également appelés Dokdo (독도) en coréen ou Takeshima (竹島) en japonais, sont un petit groupe d'îlots situé en mer du Japon, contrôlés de facto par la République de Corée mais revendiqués par le Japon. Faisant l'objet d'un contentieux non résolu entre les deux pays, ils sont aujourd'hui rattachés par l'administration de la Corée du Sud à l'île d'Ulleungdo, distante de 87 km, dans la région du Gyeongsang du Nord, et par le Japon à la commune d'Okinoshima (en), dans l'archipel Oki, distant de 157 km, dans la préfecture de Shimane. Ces îlots ont été la cible de bombardements d’entraînement de l'armée américaine qui ont causé la mort de 30 pêcheurs le 8 juin 1948.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom occidental de « rochers Liancourt » fait référence au baleinier français Le Liancourt qui, parti du Havre, « découvrit » l'archipel le 27 janvier 1849[1]. Le nom français a servi de modèle aux noms anglais Liancourt Rocks, espagnol rocas de Liancourt, italien rocce di Liancourt, néerlandais Rotsen van Liancourt, portugais rochas de Liancourt[1]… Son usage perdure, sans doute notamment pour éviter de paraître prendre parti entre les deux pays[1].

La forme « rochers du Liancourt » est la plus conforme à l’origine de ce nom[1]. Cependant, on rencontre plus fréquemment une variante sans préposition : « rochers Liancourt »[1]. Elle s’explique par un glissement de la référence, du baleinier à son propre éponyme : le philanthrope François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld, duc de Liancourt (1747 – 1827)[1]. La Commission nationale de toponymie (CNT) déconseille l'emploi de la forme « rochers de Liancourt », car elle correspondrait grammaticalement à une référence directe, très improbable, à l’actuel chef-lieu de canton de l’Oise dont le philanthrope portait le nom[1].

Le nom coréen Dokdo s'écrit 독도 en Hangul. En Hanja il s'écrit 獨島, ce qui signifie « île solitaire ». Il est parfois retranscrit « Tokto »[1].

Le nom japonais Takeshima s'écrit en kanji 竹島, ce qui signifie « île aux bambous ». Le mot Take, qui signifie bambou, résulte peut-être d'une transcription phonétique japonaise du coréen Dok-, ou d'un moyen terme entre ces deux solutions[1], de même que le nom coréen pourrait être originaire du nom japonais. Les îlots étaient autrefois appelés sous le nom de Matsushima 松島 qui signifie « île de pins ». Alors nom de 《Takeshima》 ou 《Isotakeshima》磯竹島 en fait avaient indiqué l'île d'Utsuryo 鬱陵島, qui se situe à 92 km d'ouest-nord-ouest.

Takeshima identifié à celui d'aujourd'hui s'est inscrit pour la première fois de manière correcte sur des cartes à l'Époque d'Edo avec la distinction de l'île d'Utsuryo. Comme la publication cartographique à Époque d'Edo Kaisei Nippon yochi rotei zenzu (改正日本輿地路程全図?) par Sekisui Nagakubo (長久保 赤水?, 8 décembre 1717 - 31 août 1801) éditée en 1779 est la plus représentative.

Toutefois, il y a une mention précédente sur le manuscrit daté de 1618 par le shogunat qui permettait à deux marchants originaires de Yonago Jinkichi Ôya et Ichibe Murakawa de traverser à Takeshima (de fait l'île d'Utsuryo) pour pêcher les oreilles de mer et chasser les lions de mer (Zalophus californianus japonicus), et exploiter des bambous et des arbres. Ils étaient utilisé Matsushima (Takeshima d'avenir) comme un port de navigation et d'escale pour les navires de passage. En 1635, le shogunat d'Edo appliqua la politique de fermeture du pays (Sakoku), mais le permis de passages ci-dessus à Takeshima et Matsushima avaient continué, ce qui signifiait que ces îlots étaient considérés comme l'intérieur du pays. L'année 1692 et 1693, Ichibe Murakawa et Jinkichi Öya y croisèrent un grand nombre de pêcheurs coréens. Le shogunat qui souhaitait maintenir de bonne relation avec le royaume coréen interdit l'accès de japonais à l'île d'Utsuryo en janvier 1696 (affaire de Takeshima Ikken)[2]. D'un côté, l'accès à Matsushima de ce temps-là c'est-à-dire Takeshima, était toujours continué.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les rochers Liancourt sont principalement constitués de deux îlots rocheux et escarpés, distant de 150 mètres (Seodo et Dongdo en coréen, Nishi-jima et Higashi-jima en japonais, signifiants dans les deux langues île occidentale et île orientale). L'îlot occidental est le plus grand des deux. Ils sont entourés d'environ 90 îlots ou récifs, des rochers volcaniques datant du Cénozoïque. 37 de ces îlots sont considérés comme des terres permanentes.

La superficie totale est d'environ 187 450 m2 avec une hauteur maximale de 169 mètres sur l'îlot occidental. Ce dernier mesure environ 88 640 m2 pour seulement 73 300 m² pour l'îlot oriental. Les rochers du Liancourt sont situés par 37° 14′ 00″ N 131° 52′ 00″ E / 37.23333, 131.86667 (). Ils se trouvent à 217 km de la Corée continentale et 212 km de l'archipel principal du Japon[3]. Mais le territoire coréen le plus proche, l'île Ulleung-do, n'est situé qu'à 87 km (visible par temps clair) tandis que le territoire japonais le plus proche, les îles Oki, se trouvent à 157 km.

L'îlot occidental consiste en un pic unique et présente de nombreuses cavités le long de sa côte. L'îlot oriental possède des falaises de dix à vingt mètres de haut. Il existe deux grandes grottes s'ouvrant sur la mer ainsi qu'un cratère. La végétation est presque inexistante[4].

Du fait de leur position, éloignée de toute côte, et de leur petite taille, les rochers du Liancourt connaissent parfois de rudes conditions météorologiques. Le temps changeant rapidement dans la zone rend les accès difficiles et aléatoires. Souvent les navires ne peuvent accoster à cause de forts vents de nord-ouest en hiver. Sinon, le climat est chaud et humide, fortement influencé par les courants océaniques chauds de la zone. Les précipitations sont élevées tout au long de l'année (moyenne annuelle de 1 324 mm), avec de rares chutes de neige. Le brouillard est fréquent. L'été, les vents du sud dominent. Les eaux alentour ont une température de 10 degrés Celsius au printemps, quand l'eau est la plus froide, et d'environ 25 degrés Celsius en août.

Les rochers Liancourt étaient inhabités à l'exception d'une petite garnison de gardes-côtes coréens estimée à une trentaine d'hommes et de gardiens de phare[4]. Mais en 2006, un couple de civils coréens, un pêcheur et son épouse, largement aidé et subventionné par le ministère coréen des Affaires maritimes, est venu s'installer sur l'île occidentale[5].

Au sommet de l'île occidentale se trouve un phare, un sémaphore avec radar et diverses antennes radios, les logements de la troupe et une plateforme pour hélicoptères. L'ensemble est protégé par quelques batteries militaires[4]. Les Coréens ont construit un quai entre cette île et des rochers avoisinant, à l'entrée du passage séparant les deux îles principales, et permettant d'accueillir de petits navires par temps calme[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Dans les archives coréennes[modifier | modifier le code]

Daehanjiji (en) (1899), ouvrage coréen de géographie qui affirme que Dokdo est un territoire coréen.

Ulleungdo n’apparaît dans les archives que depuis la conquête du Royaume d’Usan par le Royaume de Silla (57 av.J.-C. – 935 ap. J.-C) en 512. Sejong sillok jiriji (世宗實錄地理志, « L’Appendice géographique à la Chronique du Roi Sejong », 1432), compilé sous l’ordre du roi au début de la Dynastie de Joseon (1392-1897) indique que les îles d’Usan (Dokdo) et l’île de Mureung (Ulleungdo) constituaient le Royaume d’Usan. L'ouvrage précise : « les îles d’Usan et l’île de Mureung sont si proches qu’elles sont visibles d’un côté comme de l’autre, par un temps ensoleillé. »

Viennent ensuite de nombreux documents officiels dans lesquels figure le mot « Usan », ancienne appellation de Dokdo[réf. nécessaire] , dont Goryeosa (高麗史, « Histoire de Goryeo », 1451), Sinjeung dongguk yeoji seungnam (新增東國輿 地勝覽, « Nouvelle édition de la recherche élargie de la géographie de Corée », 1530), Dongguk munheon bigo (東國文獻備考, « Compilation référentielle des documents sur la Corée », 1770), Man-gi yoram (萬機要覽, « Livre de dix mille techniques de la gouvernance », 1808) et Jeungbo munheon bigo (增補文獻備考, « Édition révisée et enrichie de la compilation référentielle des documents sur la Corée », 1908). L'appellation Usan était ainsi en usage jusqu’au début du XXe siècle.

Revendications japonaises du début de l'occupation de la Corée[modifier | modifier le code]

Pêcheurs coréens et japonais photographiés ensembles sur les rochers Liancourt en 1935

En 1905, les Japonais préparent leur colonisation de la Corée en prenant le contrôle des îles Dokdo qu'ils rebaptisent Takeshima, c'est-à-dire « îles bambou » en japonais. Aucun bambou ne pousse sur ces rochers mais la plante, difficile à déraciner une fois qu'elle a conquis un territoire, peut symboliser le déploiement à venir de l'Empire[réf. nécessaire] .

C'est la préfecture de Shimane qui revendique le territoire quelques mois avant l'invasion militaire de la Corée[réf. nécessaire] , afin que l'annexion ne soit pas considéré comme un acte de guerre d'une nation envers une autre[réf. nécessaire] .

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont élaboré une série d'instruments internationaux, dont la déclaration du Caire et le traité de Paix entre les Alliés et le Japon, qui disposent du territoire du Japon. Ils se sont penchés sur la détermination des frontières du Japon dépouillé de ses anciennes colonies, en laissant cependant quelques secteurs dans l'imprécision[réf. nécessaire] .

L'indépendance de la Corée a été initialement promise par les trois grandes puissances, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine, par la déclaration du Caire du 27 novembre 1943.

La déclaration de Potsdam du 26 juin 1945 a endossé la déclaration du Caire en statuant ainsi que « les termes de la déclaration du Caire seront respectés et la souveraineté japonaise sera limitée aux îles de Honshū, Hokkaidō, Kyūshū, Shikoku et d’autres petites îles que nous désignerons ». L’acceptation expresse du Japon de la déclaration de Potsdam par un acte de soumission signé le 2 septembre 1945 légalise ces deux déclarations.

La directive du Commandant suprême des Alliés (SCAP), intitulée « Mémorandum concernant les séparations gouvernementale et administrative de certaines zones du Japon » (SCAPIN No 677), datée du 29 janvier 1946, exclut explicitement les îles Ulleungdo, Liancourt et Quelpart (Jeju) de l'administration japonaise.

En 1951, selon l’article 2 du traité de San Francisco signé avec le Japon, ce dernier reconnaît et renonce à tous les droits, titres et revendications sur la Corée. Cette renonciation inclut Quelpart, l’île Dagelet (Ulleungdo) et Port Hamilton (Geomundo). Dokdo figurait dans les premières versions du Traité, mais les États-Unis changèrent d'avis en attribuant Takeshima au Japon (un allié certain dans cette région prête à basculer dans le communisme) dans les versions de fin 1949, avant de finir par se raviser au dernier moment : nulle mention ne sera faite des cas les plus épineux afin d'éviter des poursuites par la suite et de mettre en danger l'ensemble du Traité[réf. nécessaire].

C’est en s’appuyant sur l’omission des Rochers Liancourt dans le traité de Paix que le Japon revendique la souveraineté de l’île, arguant que ce traité représente la fixation définitive de son territoire, et le rattachant au bourg d'Okinoshima (en), dans l'archipel Oki[réf. nécessaire]. Cependant, une autre interprétation de cet article serait que les îles mentionnées dans le traité ne sont que des exemples et non une liste exhaustive en regard du grand nombre des îles entourant la péninsule coréenne[réf. nécessaire]. Les cas les plus épineux impliquant la Chine et la Corée ont été éludés, absents à la signature et mobilisés sur d'autres fronts[réf. nécessaire]. Il n’y a, de plus, aucune décision qui annule le document SCAPIN No 677 dans les autres instruments d’après-guerre.

Peu après la fin de la guerre de Corée, le président sud-coréen Rhee proclame le 18 janvier 1952 la souveraineté de son pays sur une partie de la mer du Japon comprenant l’archipel : la ligne Syngman Rhee (en). En 1952 la Corée a fait appel à la force contre des civils japonais (incident du Dai ichi daihōmaru (en)) et occupe ces îles dès 1953. En 1954, la Corée du Sud prend administrativement le contrôle des îles, en y installant un contingent permanent de gardes-côtes[6]. Depuis la Ligne Syngman Rhee de 1952 jusqu'à Traité nippo-sud-coréen du 22 juin 1965, la Corée a capturé 328 bateaux de pêche japonais et a fait 44 victimes japonais, 5 morts y compris, en plus a détenu 3,929 civils japonais; bien que la Corée n'ait eu aucun ressort du pêche suivant au Droit international de la mer. En 1954 et en 1962, la Corée rejette deux propositions du Japon de régler cette question devant la Cour internationale de justice (CIJ)[7].

Revendications plus pressantes[modifier | modifier le code]

Timbres sud-coréens de 1954 représentant les îles Dokdo.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Jun'ichiro Koizumi, les revendications japonaises sur les Rochers du Liancourt se sont faites plus publiques. En 2005, le Japon a ainsi décidé d'instaurer un jour Takeshima, tandis que les manuels scolaires japonais relaient la position gouvernementale en affirmant la souveraineté japonaise sur les rochers du Liancourt[8].

Pour leur part, les Coréens ont fait des rochers du Liancourt un symbole de leur indépendance nationale vis-à-vis du Japon. En effet, les îles Dokdo ont été le premier territoire coréen à avoir été annexé par l'Empire nippon en 1905. Comme l'observe James Brook[9] :

« Une grande part de la colère de la Corée du Sud vient de la connaissance du fait que, en 1905, les Dokdo ont été la première parcelle du territoire coréen à avoir été annexée par le Japon. En cinq ans, le Japon avait colonisé l'ensemble de la péninsule. Les Dokdo « sont le premier territoire coréen à avoir été perdu au profit du Japon quand la nation a été dépouillée de sa souveraineté », a déclaré le Conseil national de sécurité coréen le mois dernier. « Ce n'est pas seulement une question territoriale, mais rien d'autre qu'un déni de l'histoire de notre libération nationale, de même qu'une justification de l'agression. » »

Au-delà du symbole politique, les îles représentent aussi désormais un enjeu économique et commercial de taille, source de litiges quant à la délimitation des zones économiques exclusives, déterminante pour la pêche et la prospection sous-marine : douze millions de tonnes de poissons y étaient pêchés en 1985, avant les accords de 1998 et de 2002 entre les deux pays y limitant la pêche[10].

La Corée du Nord considère quant à elle que les îles appartiennent à la « Nation coréenne » et parle d'une demande « pirate » et « anachronique » du Japon[11].

Après avoir classé les rochers Liancourt comme territoire sans souveraineté, le gouvernement des États-Unis reconnaît depuis le 31 juillet 2008 la souveraineté sud-coréenne sur les îles Dokdo [réf. nécessaire] [12].

Le 10 août 2012, pour la première fois depuis le début des revendications japonaises et à cinq jours de l'anniversaire de la capitulation du Japon, le président sud-coréen Lee Myung-Bak se rend sur les rochers, provoquant de vives réactions japonaises : l'ambassadeur sud-coréen à Tokyo est convoqué par le gouvernement japonais, l'ambassadeur japonais à Séoul est rappelé, et le ministre japonais des affaires étrangères Kōichirō Genba déclare que ce déplacement aurait « un grand impact sur les relations » entre les deux pays[13]. Par la suite, le gouvernement japonais annonce la révision de l'accord d'échange de devises avec la Corée du Sud créé en 2001, et le ministre japonais des finances Jun Azumi annule un déplacement à Séoul[7].

Le 17 août, le Japon propose pour la troisième fois à la Corée du Sud de régler leur différend territorial au sujet des rochers devant la Cour internationale de justice[14]. La Corée du Sud rejette de nouveau la proposition, et renvoie la lettre du Premier ministre japonais sans y répondre, s'attirant les foudres du gouvernement japonais dont le porte parole Osamu Fujimura déclare : « En vertu des usages protocolaires, il est inconcevable que des lettres échangées entre dirigeants soient renvoyées »[15]. Le refus est finalement officialisé par télégramme diplomatique le 30 août[16].

Réserve naturelle[modifier | modifier le code]

Vue panoramique des deux îles principales des rochers Liancourt.

Quasiment inhabitées, à l'exception de deux résidents permanents et de la petite garnison d'une quarantaine de policiers, fonctionnaires du Ministère Coréen de la Pêche et gardiens de phare[17], les rochers du Liancourt constituent une importante réserve naturelle, notamment pour les oiseaux migrateurs.

Vingt-deux espèces d'oiseaux peuplent l'archipel, protégé en tant que « monument naturel » par la législation sud-coréenne depuis 1982[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Différend territorial des « rochers du Liancourt », Commission nationale de toponymie du Conseil national de l’information géographique, août 2008, référence 2008–CNIG–0036/CNT [PDF]
  2. (en) Bardo Fassbender, Anne Peters, Simone Peter, Daniel Högger, The Oxford Handbook of the History of International Law [lire en ligne]
  3. L'outil Free Map Tools permet de mesurer ces distances.
  4. a, b, c et d France 3, magazine Thalassa, novembre 2007
  5. (en) Kim Tong-hyung, « Dokdo Hosts First Civilians in a Decade », The Korea Times,‎ 19 février 2006 (lire en ligne)
  6. (en) Corey Richardson, « South Korea must choose sides », Asia Times,‎ 9 septembre 2006 (lire en ligne)
  7. a et b Tokyo veut porter son différend insulaire avec Séoul devant la CIJ, Le Monde, le 17 août 2012
  8. (en) « Japan history texts anger East Asia », sur news.bbc.co.uk,‎ 5 avril 2005 (consulté le 2 avril 2011)
  9. (en) James Brook, « A desolate rock - and a focus of Korean pride », The New York Times,‎ 6 mai 2005 (lire en ligne)
  10. On peut apprécier l'urgence de ces enjeux en observant une carte de la délimitation des différentes zones entre le Japon et la Corée. Voir carte dans : « Cartes : Zone économique exclusive du Japon et de la Corée du Sud et litiges frontaliers en 2002 », sur ladocumentationfrancaise.fr (consulté le 2 avril 2011). On constate notamment que les îles Dokdo/Liancourt/Takeshima se situent à la limite des zones économiques exclusives japonaise et sud-coréenne.
  11. (en) « Japan Urged to Behave with Discretion », sur kcna.co.jp,‎ 22 avril 2006 (consulté le 2 avril 2011)
  12. (en) Jung Sung-ki, « US Reclassifies Dokdo as Korean », The Korea Times,‎ 31 juillet 2008 (lire en ligne)
  13. Le président sud-coréen sur des îles contestées, fureur du Japon, AFP sur Google News, le 10 août 2012
  14. Dokdo : le Japon propose la CIJ, Le Figaro, 17 août 2012.
  15. La Corée du Sud a renvoyé sans y répondre une lettre du PM japonais Noda, AFP sur Romandie, le 23 août 2012
  16. La Corée du Sud refuse l'offre du Japon de régler leur litiges devant la CIJ, AFP sur Romandie, le 30 août 2012
  17. Reportage sur la visite de Han Seung-soo à Dokdo en juillet 2008 : (en) « Dokdo or Takeshima », sur boston.com,‎ 25 février 2009 (consulté le 2 avril 2011)
  18. (en) Shin Yong-ha, professeur d'histoire sociale à l'Université nationale de Séoul, « History and Culture of Dokdo Islands », sur clickkorea.org (consulté le 2 avril 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]