K-pop

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K-pop

Origines stylistiques Rhythm and blues, jazz, folk, dance, musique classique, rock 'n' roll, synthpop, musique coréenne
Origines culturelles Début des années 1990 (précurseurs retracés depuis les années 1960),
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Instruments typiques Chant, basse, boîte à rythmes, clavier, échantillonneur, piano, rapping, séquenceur, synthétiseur

K-pop (abréviation de Korean pop[1] ; coréen : 가요, kayo[1]) est un terme désignant un genre musical originaire de Corée du Sud, caractérisé par une large variété d'éléments audiovisuels. Même si le terme désigne tous genres de « musiques populaires » sud-coréennes, il désigne principalement une forme moderne de musique pop sud-coréenne recouvrant notamment les genres dance pop, pop ballad (en), électronique, rock, hip-hop et R&B[2].

En 1992, la K-pop moderne est lancée depuis la popularisation du groupe Seo Taiji & Boys, dont la fusion entre plusieurs styles musicaux a remporté un franc succès, qui a révolutionné l'industrie musicale en Corée du Sud[3]. De ce fait, l'ajout d'éléments en provenance de musiques étrangères devient une pratique banale dans l'industrie de la K-pop[4].

En recherchant sur les services de réseaux sociaux et sur la plateforme de partage vidéo YouTube, la K-pop étend très favorablement son audience et se prolifère facilement grâce à ces services de partage sur Internet[5]. Au milieu des années 2000, le marché de la musique K-pop double ses ventes. À la première moitié de 2012, elle rapporte un total de $ 3,4 milliards[6], et est reconnue par le magazine anglais : Time comme l'« exportation la plus rentable de Corée du Sud[7]. »

Initialement devenue populaire à l'est de l'Asie durant la fin des années 1990, la K-pop est mise sur le marché japonais au tournant du 21e siècle. Fin des années 2000, il passe d'un genre musical à une sous-culture chez les adolescents et jeunes adultes en Asie de l'est et du sud[8]. Actuellement, la répartition de la K-pop à d'autres régions du monde peut être perçue en Amérique latine[9],[10],[11], dans le Nord-Est indien[12],[13], en Afrique du Nord[14],[15], au Moyen-Orient[16],[17], en Europe de l'Est[18],[19] et dans la population immigrée en Occident[20],[21],[22],[23],[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Le phénomène de la K-pop est apparu dans la deuxième moitié du vingtième siècle, avec la fin des guerres et le retour à un rythme de vie plus paisible et propice au divertissement. Durant les années 1950 et 1960, les performances musicales organisées par les forces américaines dans leur bases militaires et à l'extérieur, feront découvrir à la Corée de nouveaux genres musicaux modernes. Au croisement de ces cultures occidentales et asiatiques, le divertissement coréen prendra alors son essor. La scène musicale coréenne commencera à se développer avec la montée en puissance des boys bands sans pour autant négliger les auteurs-interprètes. Le rock, introduit en Corée durant les années 1970, influencera dès lors une partie de la K-pop.

Conception et industrialisation[modifier | modifier le code]

Les débuts du groupe Seo Tai-ji and Boys en 1992 marque un tournant pour la musique sud-coréenne[3]. La fondation de la SM Entertainment, créée en 1995 par l'entrepreneur coréen Lee Soo Man, a permis le lancement des premiers girls bands et boys bands. À la fin des années 1990, la YG Entertainment, la DSP Entertainment, et la JYP Entertainment ont également lancés leurs propres groupes sur scène[réf. nécessaire]. Ces entreprises du divertissement seront les pionnières de la K-pop et sont devenues des entreprises florissantes et renommées. Des groupes tels que Fin.K.L, G.O.D, H.O.T., Sechs Kies, S.E.S, et Shinhwa connaissent un succès fulgurant dans les années 1990. C'est également au cours de cette période qu'ont émergé le hip-hop et le R&B en Corée du Sud, grâce au succès d'artistes tels que Drunken Tiger et 1TYM.

L’Asie a été le premier continent touché par la vague de culture sud-coréenne, la hallyu, dès les années 1990. L’introduction de la K-pop dans les pays asiatiques tient au fait que les dramas coréens, de plus en plus présents dans les médias asiatiques, ont familiarisé le public avec la culture coréenne. De plus, les génériques de ces séries étaient eux-mêmes des chansons K-pop chantées par des stars très populaires en Corée du Sud[25].

Mondialisation[modifier | modifier le code]

Affiche du concert SM Town à New York en octobre 2011.

La K-pop ne cesse de gagner en influence sur les marchés étrangers en dehors de l'Asie, notamment aux États-Unis, en Europe, au Canada et en Australie. En 2009, les Wonder Girls sont devenues le premier groupe coréen à être placé, aux États-Unis, sur le U.S. Billboard Hot 100 chart avec leur single, Nobody. L'année suivante, l'artiste solo Taeyang et le groupe féminin 2NE1 ont commencé à produire nombre de musiques différentes à travers les États-Unis et le Canada avec la sortie de plusieurs albums et chansons à succès. Bonamana, le quatrième album des Super Junior, a été classé à la 7e place au Billboard's World Album-Chart en 2010.

Afin de poursuivre les efforts de mondialisation du genre, les artistes travaillent de plus en plus avec des talents en dehors de la Corée. Aux États-Unis, les artistes coréens sont en tournée avec des groupes tels que les Jonas Brothers et certains collaborent avec des producteurs tels que Kanye West, Teddy Riley, Diplo, Rodney Jerkins, Chris Brown et Will.i.am. En août 2010, le label coréen SM Entertainment organise une tournée mondiale SMTown Live afin de populariser ses artistes dans le monde entier. La tournée passe par les États-Unis, la Chine, le Japon et la France.

Développement[modifier | modifier le code]

Japon et Asie[modifier | modifier le code]

C’est à partir du début des années 2000 que la K-pop s'exporte au Japon avec des artistes comme BoA ou TVXQ. Poussés par la taille du marché japonais (le Japon est le deuxième marché mondial pour l’industrie musicale, derrière les États-Unis)[26] et par la crise qui frappe de plein fouet l’industrie musicale coréenne au début des années 2000[27], les labels coréens tentent dans un premier temps de conquérir le marché japonais et le Japon devient la première étape dans la stratégie de développement de la K-pop en Extrême-Orient. Les maisons de disques coréennes coopèrent avec les Japonaises pour adapter le plus possible leurs artistes et leur marketing au marché japonais. Un des éléments essentiels consiste à faire apprendre le japonais aux artistes et aux groupes de K-pop destinés à faire carrière au Japon. De cette façon, ils peuvent supprimer la barrière de la langue, et interpréter sans difficulté leurs chansons traduites systématiquement en japonais[28].

Tous ces efforts ont produit leurs effets puisque depuis quelques années, la K-pop est devenu un genre musical très populaire au Japon. La K-pop représente, en 2011, 7,8 % du chiffre d'affaires total de l'industrie musicale japonaise, pour une valeur de 309,5 millions de dollars[29]. Le classement officiel des ventes de singles et d’albums, publié par l’Oricon, témoigne de ce succès. Les singles et albums coréens y battent régulièrement des records de vente dans la catégorie des artistes non-Japonais, et atteignent très souvent les premières places dans les classements[30]. Parmi les artistes et les groupes de K-pop les plus populaires au Japon, on retrouve BoA, Tohoshinki (TVXQ), Girls' Generation, Kara, Super Junior, Big Bang, Rain, Jang Geun-suk, SHINee et 2PM.

La K-pop est déjà connue depuis plusieurs années dans les pays d'Asie du Sud-Est. Les groupes de K-pop réalisent fréquemment des tournées dans ces pays. À Taïwan par exemple, l'exposition médiatique est telle que l'on retrouve des stars coréennes dans les publicités pour les enfants et les jeunes, et les chaînes de télévisions accordent une large place à la K-pop lorsqu'elles diffusent des programmes musicaux. De plus, le gouvernement coréen a déjà manifesté officiellement sa volonté de conquérir les pays d'Asie du Sud-Est comme Taïwan, la Chine, la Thaïlande, le Viêt Nam, et plus récemment la Malaisie ainsi que les Philippines. La présence d'artistes originaires de ces pays dans de nombreux groupes de K-pop est un outil marketing qui fonctionne, tandis que la relative proximité des cultures d'Extrême-Orient facilite aussi la propagation du phénomène[31].

Occident[modifier | modifier le code]

Amérique du Nord et Europe[modifier | modifier le code]

La K-pop commence à se faire remarquer en Amérique du Nord et en Europe à la fin des années 2000. Durant cette période certains artistes Coréens tentent une percée à l’international, notamment aux États-Unis, à l’image de la chanteuse BoA qui y sort un album tout en anglais en 2009 (classé 127e du Billboard 200 à sa sortie en avril 2009)[32], ou des Wonder Girls dont le single “Nobody” réussit en octobre 2009 l'exploit d'entrer dans le Billboard Hot 100, à la 76e place[33]. Dans le même temps, de nombreux fans occidentaux de la culture japonaise, découvrent progressivement la K-pop, en particulier grâce à sa popularité grandissante au Japon et à la mise en ligne par les labels coréens des clips officiels des chansons sur les grandes plateformes telles que YouTube.

Avec le nombre croissant de fans internationaux de K-pop, les majors coréennes commencent à organiser des concerts et des festivals en Amérique du Nord, en Europe, et également en Amérique du Sud. Ces manifestations rencontrent un très grand succès auprès des fans, les places se vendent généralement très rapidement. Les meilleurs exemples sont le SM Town World Tour et le Music Bank World Tour, deux tournées rassemblant des groupes de K-pop très populaires, et dont les concerts en Asie, en Amérique du Nord, et en Europe ont tous connu un grand succès[34]. De nombreux grands médias traditionnels sur tous les continents consacrent de plus en plus régulièrement des reportages et des articles sur le phénomène K-pop qui se répand dans le monde entier. Les Girls' Generation seront même invitées à se produire aux très populaires Late Show with David Letterman et Live! With Kelly les 31 janvier et 1er février 2012[35],[36]. En 2011, l'album des BIGBANG, Tonight, est devenu le premier album K-pop à atteindre le top 10 de l'US iTunes chart et est le seul album de langue non-anglaise dans le top 100.

Un concert gratuit s'est tenu le 21 mai 2012 aux États-Unis, ce concert sponsorisé par Google, était rediffusé en direct sur YouTube à h du matin (heure française). Ce concert d'environ 3 heures a rassemblé plus de 110 000 personnes en ligne venant du monde entier. Le 3 novembre 2013, battant les One Direction, Lady Gaga et d'autres artistes, les Girls' Generation gagnent le prix de la vidéo de l'année aux YouTube Music Awards.

France[modifier | modifier le code]

La France est un des pays européens qui réserve actuellement le meilleur accueil à la K-pop[37]. Le meilleur exemple de la popularité de la K-pop dans l’Hexagone remonte à la mise en vente des places pour la date parisienne de la tournée SM Town World Tour en juin 2011, qui rencontre un succès tel que toutes les places sont vendues en 15 minutes[38]. De nombreux fans déçus de ne pas avoir pu acheter une place organisent alors un flash mob géant devant le musée du Louvres à Paris le 1er mai pour demander un second concert, qu’ils obtiennent. Cette fois, les places se vendent en moins d'une heure[39]. Ce sont donc deux concerts à guichets fermés qui se tiennent les 10 et 11 juin 2011 au Zénith de Paris devant un total de 14 000 fans venus de toute l’Europe[40]. Le 12 octobre 2011, la major Universal annonce la signature des Girls' Generation pour la promotion de leur carrière à l’international, tandis que le label affilié Polydor annonce quelques jours plus tard la sortie de leur album The Boys sur le territoire national. Après avoir fait une sortie remarquée aux États-Unis le 17 janvier 2012, il se classe 130e des meilleures ventes d’albums en France à sa sortie nationale le 13 février 2012[41].

Le 8 février 2012, le Music Bank K-Pop Festival réunit les groupes Girls' Generation, 2PM, B2ST, 4Minute, SHINee, T-ara, U-Kiss et Sistar à Bercy pour un concert devant près de douze mille personnes[42],[43]. Le 6 avril 2012, le Super Show 4 des Super Junior est passé au Zénith de Paris[44]. Le 9 février 2013, les Teen Top se sont produits au Trianon à Paris pour leur première tournée mondiale. Plusieurs reportages ont été réalisés sur différentes chaînes françaises. Le chanteur Jay Park a tenu pour la premier fois un concert en France le 26 octobre 2013 au Palais des congrès - Paris EST à Montreuil avec le rappeur Dok2 en première partie. En décembre 2013, le groupe Infinite s'est produit à l'Olympia à Paris pour leur tournée mondiale. Le 8 février 2014, le duo Dynamic Duo s'est produit au Nouveau Casino puis le 9 février 2014, s'est produit le groupe VIXX au Palais de Tokyo pour leur Global Show Case Milky Way Encore[45]. Dynamic Duo et VIXX sont présents au Midem de Cannes du 1er au 4 février 2014. Le 13 avril 2014, pour leur tournée mondiale High Kick Tour, les Teen Top reviennent en France au Bataclan. Les B.A.P ont tenu leur premier concert en France le 30 avril 2014 au Zénith de Paris.

Labels[modifier | modifier le code]

Les trois plus grandes maisons de production coréennes sont SM Entertainment, JYP Entertainment et YG Entertainment, appelées les Big Three, elles dégagent des bénéfices allant jusqu'à dix milliards de wons. Pour l'année 2012, le label SM Entertainment, dont les ventes s'élèvent à plus de 38 400 000 000 de wons (soit à peu près 27 519 056 euros), a réalisé un résultat net de 16.4 milliards de wons (11 millions d'euros)[46],[47].

Liste des labels coréens et principaux chanteurs liés[réf. nécessaire] :

  • YG Entertainment (BIGBANG, 2NE1, PSY, Epik High, Se7en, WINNER, Akdong Musician, Lee Hi, BOM&Hi)
  • Core Contents Media (T-ara, Davichi, Co-Ed School, The Seeya, 5Dolls, SPEED)
  • C-JeS Entertainment (JYJ, Gummy)
  • Cube Entertainment (4Minute, B2ST, BTOB, G.NA)
    • A Cube Entertainment (A Pink, Huh Gak)
    • CUBE DC (Rain, Shin Ji Hoon, Roh Ji Hoon)
  • DSP Media (Kara, Rainbow, Rainbow Pixie, A-JAX, Puretty)
  • FNC Entertainment (CN Blue, F.T. Island, Juniel, AOA)
  • Happy Face (Dalshabet)
  • Brave Entertainment (Brave brother, Brave girls, Bigstar)
  • 2 Walks Entertainment (DMTN)
  • JYP Entertainment (2PM, Wonder Girls, Miss A, JJ Project, Got7, 15&)
    • Big Hit Entertainment (2AM, GLAM, BTS (Bangtan Boys))
    • J. Tune Entertainment (MBLAQ Two X)
  • LOEN Entertainment (IU, Baek Ji Young, FIESTAR, Sunny Hill, HISTORY)
  • NegaNetwork (Brown Eyed Girls, LC9, Lunafly)
  • NH Media (U-Kiss)
  • Pledis Entertainment (After School, Hello Venus, NU'EST, Kahi)
  • Polaris Entertainment (Ladies Codes)
  • Seven Seasons (Block B)
  • Shinhwa Company (Shinhwa)
  • SM Entertainment (Girls' Generation, Super Junior, f(x), SHINee, BoA, TVXQ, EXO-K, EXO-M)
    • Woollim Entertainment (INFINITE, Nell, Tasty)
  • Starship Entertainment (Sistar, Boyfriend, K.will)
  • Staship-X ( Mad Clown, Junggigo)
  • Star Empire Entertainment (Jewelry, Nine Muses, ZE:A , Soreal)
  • WM Entertainment (B1A4)
  • TS Entertainment (Secret, B.A.P., Untouchable)
  • Brand New Stardom (EvoL Topp Dogg)
  • DreamT Entertainment (Girl's Day)
  • H2 Media Entertainment (MYNAME)
  • Top Media (Teen Top, 100%)
  • AOMG (Jay Park, GRAY, Simon D, Loco)

Méthode et organisation[modifier | modifier le code]

Utilisation d’Internet[modifier | modifier le code]

En premier lieu, les majors utilisent intensivement les nouveaux médias, avec par exemple la mise en ligne des clips officiels de leurs artistes sur les plateformes vidéo pour faciliter l’accès à la K-pop aux fans étrangers. Dans ce but, le label coréen SM Entertainment a lancé en 2009 sa propre chaîne sur YouTube, où l'on peut visionner les clips vidéos de ses artistes[24]. Plus tard, d'autre labels en ont créé aussi (par exemple YG Entertainment). De même, les maisons de disques et leurs artistes utilisent intensivement les réseaux sociaux comme moyen de promotion, ainsi que de nombreux concours en ligne destinés aux fans étrangers[48].

Méthode de commercialisation[modifier | modifier le code]

Les labels coréens mettent occasionnellement en vente les chansons de certains groupes sur des plateformes de téléchargement légal comme iTunes[49].

Suivant les continents et le degré de popularité déjà atteint par la K-pop, on observe également l’émergence de partenariats entre les acteurs coréens et étrangers. On peut par exemple citer l’alliance de la major coréenne YG Entertainment avec la major japonaise Avex pour créer le label YGEX dont le but est la distribution et la promotion des groupes de K-pop au Japon[50].

Déplacements à l’étranger[modifier | modifier le code]

Pour conquérir de nouveaux fans et satisfaire la demande de ceux déjà existants, les groupes de K-pop réalisent des concerts et des tournées fréquentes en Asie, en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Ces déplacements promotionnels contribuent largement à la popularité croissante du genre sur la scène internationale en entraînant une médiatisation[51].

Construction des chansons[modifier | modifier le code]

Les chansons, dont les paroles sont souvent traduites dans plusieurs langues (majoritairement l’anglais, le japonais, et le chinois) pour s’adapter aux différents marchés, sont efficaces, grâce à un titre facile à retenir ainsi qu’un refrain généralement répétitif. Les allusions au sexe et à la drogue y sont quasiment inexistantes pour donner une image pure et positive de la K-Pop[52][non pertinent]. Les maisons de disques coréennes n’hésitent plus à recourir à des producteurs internationaux très connus[53] pour créer des chansons alliant des sonorités propres à la culture occidentale aux sonorités plus typiquement coréennes.

Contrôle de l’image[modifier | modifier le code]

Les majors coréennes proposent de nombreuses auditions visant à recruter des membres étrangers pour les groupes qu’ils veulent lancer[54]. Les départements de développement des idoles de chaque major coréenne sélectionnent des candidats étrangers par le biais du téléphone ou par internet et organisent régulièrement des auditions. Elles essayent par exemple de recruter des candidats en Chine, aux États-Unis, et au Canada[24].

Le but d’avoir des membres non-coréens dans un groupe est à la fois de lutter contre la barrière de la langue et de permettre aux fans étrangers de s’identifier plus facilement à leurs idoles. Enfin, l’image de chacun des membres des groupes de K-pop est extrêmement soignée et contrôlée. Ceux qui aspirent à devenir des stars de la K-pop doivent suivre un programme d’entraînement intensif sur plusieurs années avant que leur groupe ne débute officiellement[55]. Ces programmes ont déjà engendré de nombreux scandales, les conditions étant vivement critiquées au même titre que les contrats liant les artistes à leur maison de disques[56].

Fanclubs[modifier | modifier le code]

En Corée du Sud, les fan clubs sont des mouvements de soutien reconnus par les label discographiques[57]. Chaque fan club a sa couleur associée. En Corée, le Dream concert, est un concert où les fan clubs défendent leur groupe favori grâce à des ballons. Ces ballons sont de la couleur officielle du groupe[58]. Par exemple, la couleur des ballons du fan club de Super Junior, les ELF est le bleu saphir, celle des ballons du fan club des TVXQ est rouge.

Les sasaengs (en)[59] sont des fans excessifs, au comportement parfois dangereux pour les stars, lesquelles, bien qu'ayant contribué au fanatisme, préfèreraient que cette minorité de fans s'en tiennent au fétichisme de la marchandise (ex produits dérivés) et au prosélytisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Todd Joseph Miles Holden et Timothy J. Scrase, Medi@sia: global media/tion in and out of context, Taylor & Francis,‎ 2006 (ISBN 978-0-415-37155-1, lire en ligne), p. 144 :

    « Since the 1990s, the term “K-pop” has become popularized to refer to Korean popular music, being widely used throughout East and Southeast Asia. »

  2. « K-Pop », Doosan Encyclopedia, Naver (consulté le 11 mars 2012).
  3. a et b Lily Rothman, « Beyond PSY: 5 Essential K-Pop Tracks », Time,‎ 12 avril 2013 (consulté le 13 avril 2013).
  4. « What Marketers Can Learn from Korean Pop Music », Havard Business Review (consulté le 19 octobre 2012).
  5. (en) Yoon, Lina. (26 août 2010) "K-Pop Online: Korean Stars Go Global with Social Media". Time. Consulté le 20 février 2011.
  6. Donnie Kwak, « PSY's 'Gangnam Style': The Billboard Cover Story », Billboard (consulté le 2 novembre 2012) : « The Korean music industry grossed nearly $3.4 billion in the first half of 2012, according to Billboard estimates, a 27.8% increase from the same period last year. ».
  7. « South Korea’s Greatest Export: How K-Pop’s Rocking the World », Time,‎ 7 mars 2012 (consulté le 28 avril 2013).
  8. (en) South Korea’s pop-cultural exports, The Economist.
  9. Anjani Trivedi, « Forget Politics, Let’s Dance: Why K-Pop Is a Latin American Smash », Time (magazine),‎ 1er août 2013 (consulté le 9 janvier 2014).
  10. Marlon Bishop, « Meet Latin America's Teenage Korean Pop Fanatics », NPR,‎ 15 décembre 2013 (consulté le 9 janvier 2014).
  11. « South Korea's K-pop spreads to Latin America » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 28 mars 2013.
  12. « Remote Indian state hooked on Korean pop culture » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 24 février 2013.
  13. Anugya Chitransh, « ‘Korean Wave’ takes Indian kids in its sway », The Times of India,‎ 3 juin 2012 (consulté le 9 janvier 2014).
  14. « Korean pop culture spreads in Cairo », Egypt Independent (consulté le 14 avril 2013).
  15. « Egyptian-Korean ties endorsed through pop idol competition », Egypt Independent (consulté le 30 juillet 2011).
  16. « Middle East: Korean pop 'brings hope for peace' », BBC,‎ 7 août 2013.
  17. Natalie Long, « Infinite lead K-Pop invasion in Dubai », Gulf News,‎ 7 décembre 2013 (consulté le 9 janvier 2014).
  18. « K-pop Comes to Poland », The Warsaw Voice.
  19. Mark James Russell, « The Gangnam Phenom », Foreign Policy (consulté le 11 octobre 2012) : « First taking off in China and Southeast Asia in the late 1990s, but really spiking after 2002, Korean TV dramas and pop music have since moved to the Middle East and Eastern Europe, and now even parts of South America. ».
  20. August Brown, « K-pop enters American pop consciousness », Los Angeles Times,‎ 29 avril 2012 (consulté le 24 mars 2013) : « The fan scene in America has been largely centered on major immigrant hubs like Los Angeles and New York, where Girls' Generation sold out Madison Square Garden with a crop of rising K-pop acts including BoA and Super Junior. ».
  21. John Seabrook, « Cultural technology and the making of K-pop », The New Yorker (consulté le 4 mars 2013) : « The crowd was older than I’d expected, and the ambience felt more like a video-game convention than like a pop concert. About three out of four people were Asian-American, but there were also Caucasians of all ages, and a number of black women. »
  22. Peter Chen, « 'Gangnam Style': How One Teen Immigrant Fell For K-Pop Music », Huffington Post,‎ 9 février 2013 (lire en ligne) :

    « It is common for Chinese teens in the U.S. to be fans of K-pop, too. »

  23. « Black is the New K-Pop: Interview With 'Black K-Pop Fans' », The One Shots (consulté le 4 mars 2013).
  24. a, b et c (ko) « "K-POP 한류 아하~ 이렇게 다르구나…" - Les 3 couleurs de la K-Pop dans la Hallyu », Sports chosun,‎ 21 mars 2012, p. La K-Pop est devenue un style musical accès dans le monde entier. Elle est d'abord devenue populaire en Chine et en Asie du Sud-Est à la fin des années 90 grâce à des groupes comme Baby Box, NRG, et H.O.T. Aujourd'hui, elle est en train de conquérir également les pays occidentaux, des États-Unis à l'Europe, en passant par l'Amérique du Sud. Les départements de développement des idoles [de chaque major coréenne] sélectionnent au niveau international des candidats potentiels par le biais du téléphone ou d'internet, et organisent des auditions officielles régulièrement. Les majors coréennes essayent de recruter en Chine, à Los Angeles, à New York, et au Canada. La maison de disque coréenne SM collabore avec les partenaires locaux, établie des entreprises locales, et lance des albums à l'étranger. En plus de cette stratégie, elle utilise activement les réseaux sociaux tels que Youtube ou Facebook. SM Entertainment a rendu accessible ses œuvres dans le monde entier en ouvrant sa chaîne Youtube en 2009. (lire en ligne)
  25. « La hallyu dans le monde à travers des statistiques », sur Soompi,‎ 21 novembre 2011 (consulté le 12 avril 2013).
  26. [PDF] (en) « The Recording Industry In Japan 2011 », sur riaj.or.jp.
  27. (en) « Piracy makes harsh music for S Korea industry ».
  28. « Comment la K-Pop a-t'elle conquis le territoire nippon », sur Soompi,‎ 19 septembre 2011.
  29. (en) « K-Pop artists record highest-ever sales in Japan », sur Korean Herald.
  30. « Japon : la K-Pop continue sa conquête du marché musical », sur Soompi,‎ 18 février 2012.
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  32. (en) « BoA 's Chart History », sur Billboard.com.
  33. (en) « Jay Sean Recaptures Hot 100's Top Slot », sur Billboard.com.
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  35. (en) « David letteman show », sur YouTube.
  36. (en) « Live! With Kelly », sur YouTube.
  37. « combien de fois les vidéos de K-Pop ont-elles été visionnées sur Youtube en 2011 »-Soompi
  38. « SM Town : Le Zénith complet... ou presque ! (le point à 13h30) ».
  39. « Vidéo Flash-mob Kpop du 1er mai 2011 à Paris : la version longue de l'événement qui a fait le tour de la planète »-Orient-extreme
  40. (en) « SM Entertainment gains $1.6 million from SM Town Paris ? »
  41. « charts in France – Top Album de la semaine du 13 février 2012 », sur Charts in France.
  42. Music Bank - K-Pop Festival, bercy.fr
  43. La K-pop coréenne à l'assaut de Bercy, Le Figaro.
  44. Super Junior a mis le feu à Paris avec le Super Show 4. 7 avril 2012. Soompi.
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  46. SM, YG, JYP Entertainment : Combien les grandes agences ont-elles gagné en 2011 ?, soompi.fr
  47. SM, YG and JYP’s Profits for 2011 Revealed, 31 mars 2012. enewsworld.mnet.com. Consulté le 31 mars 2012.
  48. (en) « Korean Pop, with Online Help, Goes Global », sur Time world.
  49. (en) « iTunes now offer wider selections of popular Korean artists in its store », sur Calgaryjournal.
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  51. « TF1 News vous explique tout sur Girls' Generation le nouveau phénomène K-pop », sur TF1.
  52. « 10 raisons de découvrir la k-pop »
  53. « les artistes pop coréens travaillent avec de grands producteurs internationaux », sur Orient-extreme.net.
  54. « KPOP Star » de SBS organisera des auditions dans 5 villes du monde, sur French.visitkorea.or.kr.
  55. « regardez le reportage Kpop diffusé dans l'effet papillon », sur Planete-kpop.com
  56. (en) « The Dark Side Of South Korean pop music »-BBC News
  57. (en) Learn about K-Pop fan clubs’ names and origins!, hellokpop.com
  58. (en) « Warning: this post is long. If you’re looking for anything specific, it is highly suggested that you search (ctrl/cmd + F) for it. », sur Tumblr (consulté le 2 avril 2013).
  59. Jusqu’où les anti-fans et les fans sasaengs sont-ils capables d’aller ?

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lefebvre Cl. : « La K-pop au top », air le mag, no 31, juillet 2012, p.  44-47
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