Roh Tae-woo

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Dans ce nom coréen, le patronyme, Roh, précède le prénom.
Roh Tae-woo
Roh Tae-woo durant un exercice militaire conjoint coréo-américain, en 1989.
Roh Tae-woo durant un exercice militaire conjoint coréo-américain, en 1989.
Fonctions
6e président de la République de Corée
(Corée du Sud)
25 février 198824 février 1993
Premier ministre Lee Hyun Jae
Kang Young Hoon
Roh Jai Bong
Shin Hyon Hwak
Chung Won Shik
Hyun Soong Jong
Prédécesseur Chun Doo-hwan
Successeur Kim Young-sam
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Daegu, Gyeongsang du Nord (Corée japonaise)
Nationalité sud-coréenne
Parti politique Parti de la justice et de la démocratie
Parti démocrate libéral
Conjoint Kim Ok-suk
Religion Bouddhisme

Roh Tae-woo
Présidents de la République de Corée
Roh Tae-woo
Hangeul 노태우
Hanja 盧泰愚
Romanisation révisée No Tae-u
McCune-Reischauer No T'ae-u

Roh Tae-woo est un ancien général et un homme politique sud-coréen, né le 4 décembre 1932 à Daegu.

Suite aux manifestations de 1987, qui rassemblèrent jusqu'à 100 000 personnes le 8 juillet à Séoul, le chef de l’État sud-coréen, le général Chun Doo-hwan, accepta l'élection du nouveau président de la République au suffrage universel direct[1]. Choisi comme le successeur de Chun Doo-hwan, le général Roh remporta l'élection organisée le 16 décembre 1987 (avec 35,9 % des voix) à la faveur notamment de la division de l'opposition entre Kim Young-sam (27,5 %) et Kim Dae-jung (26,5 %)[2].

Son mandat (1988-1993) a été marqué par l'organisation des Jeux de la XXIVe olympiade à Séoul, et l'entrée conjointe des deux Corées à l’ONU en 1991. Par ailleurs, une nouvelle Constitution a été adoptée en 1988. La même année, 2000 prisonniers politiques ont été libérés.

Suite à la campagne anti-corruption menée après 1993 par son successeur Kim Young-sam, et de la mise en cause de leur rôle dans le soulèvement de Kwangju en 1980[3], Roh Tae-woo a été condamné, ainsi que son prédécesseur Chun Doo-hwan. La peine de Roh Tae-woo, de vingt-deux ans et demi de prison, a été réduite à dix-sept ans en appel, avant qu'il ne soit libéré début 1998, sur l'intervention du nouveau président Kim Dae-jung[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Histoire de la république de Corée » (consulté le 9 janvier 2008)
  2. (es) « Biografía de Kim Dae Jung » (consulté le 9 janvier 2008)
  3. Sur ce dernier point impliquant une accusation de « trahison », voir (en) Kwangju and Beyond: Coping with Past State Atrocities in South Korea
  4. (en) « 2 Ex-Dictators Leave Korea Jails, Pardoned After 2 Years », sur le site du New York Times (consulté le 9 janvier 2008)

Sources[modifier | modifier le code]